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RIP George !

Everything she wants, ce morceau a marqué des années difficiles de ma vie, tumultueuses, violentes, suicidaires, loin de tout soutien, seule avec mes deux enfants encore si petits… L’époque Mantes la Ville, l’époque no future, la fin des années 80…
Wham! n’était pas particulièrement ma tasse de thé mais des potes chez qui je me réfugiais l’écoutaient en boucle.

Et puis il y avait ce slow qui me faisait monter les larmes…

RIP Georgios Kyriacos Panayiotou ! ton décès me ramène à un bien triste passé heureusement effacé.

Merde une crise cardiaque à 53 ans, ça fait jeune quand même ! Encore un qui ne passera pas la soixantaine…

Tourisme à Chambé

Bientôt la rentrée, j’ai donc accompagné les filles à Chambéry pour la tournée des magasins fringues.
Oui, il faisait trop chaud dans le Sud, alors je suis allée chercher un peu de fraîcheur en Savoie.
J’en ai profité pour faire ma touriste et prendre des photos de quelques lieux de ma jeunesse.

Les éléphants

Les éléphants

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Le café Fo (chez Folliet) où je traînais avec mes potes le mercredi quand je n’étais pas au bar moderne à côté (qui n’existe plus d’ailleurs).

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Le lycée Vaugelas où j’ai eu mon bac (à l’époque on ne rentrait pas de ce côté là).

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La place Saint-Léger et la fontaine des Marmousets.

Bon ça a quand même bien changé, en mieux avouons le.

Tiens, je n’avais même jamais vu la statue de la Sasson.

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La Sasson, statue de la Savoie commémorant le centenaire de l’annexion de la Savoie à la France 1792-1892.

Normale déboulonnée, embarquée en Allemagne et décapitée, cette oeuvre d’Alexandre Falguière ne fut restaurée pour retrouver sa place originale qu’en 1982. Et comme j’ai quitté le lycée en 74, depuis je n’ai pas trop eu l’occasion de repasser dans ce quartier.

Ah là là souvenirs souvenirs…

Eté 1981, l’été des grandes décisions

Marbella, mes deux bébés à la garderie,  cours d’aérobic au bord de la piscine sur Don’t stop ’til you get enough, sea sexe and sun, vacances de rêve….

Pas tout à fait, c’était surtout les vacances des grandes décisions. Il fallait partir loin pour pouvoir les prendre à tête reposée et surtout loin de toute manipulation et influence extérieure.

En rentrant de ces fameuses vacances j’ai liquidé toutes mes affaires, donné, trié, rangé et je suis partie avec mes deux enfants sous le bras pour la capitale pour commencer une nouvelle vie.

J’avais décidé de  quitter la région où j’étais née, où j’avais vécu un divorce difficile, où j’avais accouchée seule, où je n’étais pas entourée, et où plein d’ondes négatives plombaient ma vie.

Au début je voulais partir pour Montpellier, ce que j’ai fait 20 ans plus tard, mais à cette époque, toute seule avec deux enfants,  ça aurait été encore plus difficile. Mon choix c’est donc porté sur Paris. C’était plus raisonnable.

J’ai donc repris mes études, démarré une carrière, tout en élevant mes enfants seule….

Tout ça,  je l’ai décidé ce fameux été 1981.

Histoire de bac, d’exams, de QI d’huître, de trac…

En cette période de Bac et de Brevet, me voilà à réfléchir sur les sujets que j’ai eu à l’époque. Et bien niet ! je suis bien incapable de m’en rappeler. Tout ce dont je me souviens c’est l’angoisse qui me tenaillait le ventre lorsque j’ai passé les matières du Bac, et surtout la nausée jusqu’au vomissement lors de ma matière la plus forte. J’ai d’ailleurs du la repasser à l’oral pour cause de malaise sur ma copie, bleurp ! enfin surtout pour cause de mauvaise note.  A part ça pfff ben pas grand chose d’autre.

Par contre, je me souviens que j’étais dispensée de l’épreuve d’EPS pour cause de genou, et oui je traine ça depuis toute jeune. Et je me souviens aussi très bien que mon père pensait que je ne l’aurais jamais ce fichu bac, trop nulle que j’étais.

Du coup, lors des résultats, j’ai mis un sacré moment à admettre que je l’avais pour de vrai, et mon père aussi d’ailleurs. Vu mon niveau plus que moyen, c’était tellement extraordinaire, exceptionnel, incroyable que je réussisse cette étape qu’une petite fête a été organisée à la maison avec des potes pour arroser ça. La seule qui ait été organisée en mon honneur d’ailleurs. Faut dire  qu' »ils » allaient enfin pouvoir se débarrasser de moi en m’expédiant vers de lointaines études, alors oui, ça se fête ce genre d’évènement  !

Par la suite j’ai passé d’autres exams, jusqu’au bac +4 même, et  ça m’a toujours rendue malade, bleurp !  Bien trop peur que mon manque d’intelligence soit mis en exergue noir sur blanc ou à l’oral.  Pourtant il fallait y aller. Même une course de ski, ça me rendait malade. Évidemment, je déteste toute sorte de compétition. Et je ne vous parle même pas de parler face à un public, l’horreur ! et le permis de conduire, même ça ! Mes jambes tremblaient tellement quand j’ai passé l’exam, qu’il a fallu s’arrêter le temps que ça se calme, la honte !

Je crois bien que cette trouille me poursuit depuis ce jour de CM2 où suite à des tests psychologiques, la psy m’avait déclarée qu’au vu des résultats j’étais bien trop bête pour passer en 6ème. D’après elle, je ne pourrais avoir que des difficultés. En clair j’avais le QI d’une huitre ! Je ne vous raconte pas l’humiliation. En plus cette conne a étalé sa science sur mon manque d’intelligence devant tout le monde. Sic !

Et pourtant je suis passée en 6ème. Mes résultats tout au long de l’année étant bons, il n’y avait donc pas de raison de me faire redoubler.

Ensuite, malgré cette médiocrité intellectuelle dont j’ai fait preuve ce jour là, pour cause de mal être dans ma vie d’enfant surement,  je n’ai jamais redoublé. J’ai eu mon brevet et mon bac ! J’ai même eu des résultats tout à fait honorables lors des autres exams que j’ai passé tout au long de ma vie. Pour une bécasse qui stresse au point de tomber malade chaque fois qu’elle doit être jugée sur quelque chose, c’est pas trop mal non !

Quand je pense à tous ces cons d’adultes qui ont contribué à faire de moi une introvertie, solitaire, souffrant de complexe d’infériorité, franchement je ne les remercie pas !

Quoi qu’après tout ça m’est égal, tant qu’on ne me demande pas d’être le leader de quoi que ce soit et de parler en public tout va bien, ça ne m’empêche pas d’avancer  transquillou dans mon coin. Et surtout qu’on ne me demande plus de passer un quelconque exam, je vieillis et mon QI… ben avec le temps il ne s’est pas arrangé, hinhin !

Il était une fois le ski de vitesse aux JO

Le ski de vitesse ou kilomètre lancé, on n’a pas vu souvent ce genre de sport aux JO. La seule fois ça a été lors des Jeux Olympiques d’hiver de 1992 d’Albertville en tant que sport de démonstration.
L’épreuve s’est déroulée aux Arcs, et c’est Michaël Prüfer qui a réalisé le record olympique ainsi que le record du monde avec une vitesse de 229.29 Km/h.

Très émouvant de voir une connaissance gagner les JO ! Et oui il fut un temps lointain quand j’étais ado, j’ai eu l’occasion de skier avec ce mec et son frère. On était du même coin, et le dimanche matin très tôt on prenait le car dans la vallée pour monter skier en station à la Plagne, ou ailleurs.

Et puis la vie a fait que… j’ai perdu de vue tout le monde.

Ah là là souvenirs, souvenirs ! le bruit des remontées mécaniques, le crissement des skis sur la neige, la vitesse, les copains de ski… parfois tout ça me manque.

Venus

Entendu aujourd’hui sur Nostalgie, Venus des Shocking Blue.

Retour aux années 69/70, l’internat, tout ça, tout ça… Le groupe, des néerlandais, cartonnait à l’époque avec ce morceau. J’avais d’ailleurs le 45 Tours. Souvenirs souvenirs, et voilà l’occasion de me dandiner un peu plus sur ma chaise.

Et oui, pour l’anecdote, les écouteurs quasi toute la journée sur les oreilles, j’écoute Nostalgie au boulot. Les autres radios me stressent quand je bosse avec leur musique boum boum boum ou leurs blablablas, celle-ci m’apaise. Les musiques d’hier étaient plus cools pour les oreilles, et plus dansantes aussi, farpètement !
Je me dandine donc, bas la mesure et bouge la tête en rythme tout en bossant, si si. C’est mieux que de criser sur les bruits de clavier dans l’openspace. 😉
J’ai l’air un peu dingue comme ça, mais bon comme tout le monde pense que je ne suis pas toute nette comme gonzesse, ça complète le tableau hin hin !

Ma déclaration

Bon ce soir c’est massacre de France Gall à la téloche. Tu parles d’un hommage ! y a mieux quand même…

Et s’ils pouvaient éviter de massacrer celle-là tellement chargée en émotion les p’tits jeunes hein ?

Morceau qui ramène à l’époque bien triste du crash de Balavoine certes, mais surtout au suicide par pendaison de quelqu’un que j’aimais profondément en ce qui me concerne…

Du pain, d’la tome

Je croque dans un carré de chocolat noir, et voilà mon esprit qui s’évade loin dans la petite enfance dans ce souvenir de goûter que j’aimais tant. Non il n’y avait pas de chocolat mais c’était tout simplement du pain et de la tome. Un bon morceau de cette vieille tome des Bauges sortie du garde-manger, accompagné d’une grosse tranche coupée dans la miche, ça c’était du goûter !

Nous étions une bande de petits du bourg Evescal qui avaient entre 5 et 8 ans. Insouciants, nous n’étions bien que dehors à inventer des jeux simples avec les choses de la nature, et nous ne voulions rien d’autre pour goûter que du pain et d’la tome.

Nous nous installions au lavoir pour manger après avoir posé le bocal rempli de têtards pêchés aux « îles ».
Puis nous faisions friser les tiges de pissenlits en les coupant dans le sens de la longueur avant de les tremper dans l’eau. J’étais fascinée de les voir s’enrouler au contact de l’eau.
Il nous arrivait même de râper du savon et de le mélanger dans un verre d’eau pour faire des bulles. Pour que ça marche, nous fabriquions nous-mêmes nos baguettes avec des tiges de bois souple.

Laps de temps de bonheur bien trop bref qui m’a laissé des souvenirs indélébiles remplis de nostalgie et d’émotion.

A Geneviève, Maryse, Patou, Pascale.

Première étoile

Je ne sais pas pourquoi mais ce matin j’ai pensé à ma première étoile en me levant. Très mauvais souvenir d’ailleurs, dont je garde un goût amer. Cette étoile je l’avais grandement gagnée sous un temps de merde, froid, neige, brouillard. Quand on est pitchoune le mauvais temps c’est plutôt angoissant. Et bien cette étoile, la mère d’une « copine » m’a obligée à la donner à sa fille qui n’avait pu la passer pour cause « d’entorse ».

Fille d’amis de mes parents avec qui nous passions des vacances à la Rosière en Savoie si je me souviens bien, je la détestais.
On me comparait toujours à elle. Regarde Trucmuche comme elle fait bien ci ; Regarde Trucmuche comme elle fait bien ça, elle ! Regarde trucmuche comme elle travaille bien ! C’est pas difficile, elle faisait toujours tout mieux que moi. Bref, elle était tout simplement le bien et moi le mal.

Ce jour de première étoile donc, sa mère a prétexté que si sa fille chérie n’avait pas eu cette « entorse », elle l’aurait eu son étoile, et surtout plus brillamment que moi puisque de toute façon elle skiait mieux bien évidemment. Donc il était légitime que je la lui donne, sous-entendu que moi je ne la méritais pas.
Ne me lâchant pas, et surtout soutenue par personne, je n’ai pas eu d’autre choix que de la lui céder. Sic !

Une fois quitté le lycée, je n’ai jamais revu ces gens là que l’on m’imposait, avec qui j’ai collectionné pas mal de mauvais souvenirs remplis de vexations, humiliations, et frustrations. Un jour, le petit monstre exemplaire m’a même balancé à la figure un serpent mort trouvé dans un champs, alors qu’elle connaissait ma phobie.

Et ces derniers temps, sa sœur est apparue dans ma vie via facebook. Ne l’ayant pas vu évoluer durant toutes ces années, bref ne la connaissant pas, j’ai découvert sa personnalité au travers de son journal. Imaginez donc une personne catho pratiquante accrochée aux lois divines, de droite, affichant sa haine du gouvernement actuel, et perdant rapidement son sang froid quand on n’a pas les mêmes opinions qu’elle jusqu’à en être insultante ; face à moi, athée, de gauche, dans le mouve de ce monde qui change, et essayant de temporiser tant bien que mal pour rester le plus tolérante possible. Rien à voir !
Bref après des tentatives d’échanges plus que difficiles sur l’actualité, puisqu’elle est venue donner son avis sur mon mur, je me suis retrouvée de nouveau à être le mal et elle le bien.
C’est de famille quoi !

Finalement, c’est peut-être pour ça que cette histoire si lointaine de première étoile a ressurgi de ma mémoire…

En tous les cas peu importe que je représente le mal pour ces gens là, au moins tout ce que j’ai, je l’ai vraiment gagné par moi-même et pas en le prenant aux autres. Et ça ma foi, même si je n’ai pas grand chose, j’en suis fière.