Souvenirs

Sophie-Noëlle le 1 juin 2013

Bon ce soir c’est massacre de France Gall à la téloche. Tu parles d’un hommage ! y a mieux quand même…

http://www.dailymotion.com/video/x3jrz1

Et s’ils pouvaient éviter de massacrer celle-là tellement chargée en émotion les p’tits jeunes hein ?

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Morceau qui ramène à l’époque bien triste du crash de Balavoine certes, mais surtout au suicide par pendaison de quelqu’un que j’aimais profondément en ce qui me concerne…

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Sophie-Noëlle le 21 avril 2013

Je croque dans un carré de chocolat noir, et voilà mon esprit qui s’évade loin dans la petite enfance dans ce souvenir de goûter que j’aimais tant. Non il n’y avait pas de chocolat mais c’était tout simplement du pain et de la tome. Un bon morceau de cette vieille tome des Bauges sortie du garde-manger, accompagné d’une grosse tranche coupée dans la miche, ça c’était du goûter !

Nous étions une bande de petits du bourg Evescal qui avaient entre 5 et 8 ans. Insouciants, nous n’étions bien que dehors à inventer des jeux simples avec les choses de la nature, et nous ne voulions rien d’autre pour goûter que du pain et d’la tome.

Nous nous installions au lavoir pour manger après avoir posé le bocal rempli de têtards pêchés aux « îles ».
Puis nous faisions friser les tiges de pissenlits en les coupant dans le sens de la longueur avant de les tremper dans l’eau. J’étais fascinée de les voir s’enrouler au contact de l’eau.
Il nous arrivait même de râper du savon et de le mélanger dans un verre d’eau pour faire des bulles. Pour que ça marche, nous fabriquions nous-mêmes nos baguettes avec des tiges de bois souple.

Laps de temps de bonheur bien trop bref qui m’a laissé des souvenirs indélébiles remplis de nostalgie et d’émotion.

A Geneviève, Maryse, Patou, Pascale.

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Sophie-Noëlle le 5 février 2013

1ere etoileJe ne sais pas pourquoi mais ce matin j’ai pensé à ma première étoile en me levant. Très mauvais souvenir d’ailleurs, dont je garde un goût amer.
Cette étoile je l’avais grandement gagnée sous un temps de merde, froid, neige, brouillard. Quand on est pitchoune le mauvais temps c’est plutôt angoissant.
Et bien cette étoile, la mère d’une « copine » m’a obligée à la donner à sa fille qui n’avait pu la passer pour cause « d’entorse ».

Fille d’amis de mes parents avec qui nous passions des vacances à la Rosière en Savoie si je me souviens bien, je la détestais.
On me comparait toujours à elle. Regarde Trucmuche comme elle fait bien ci ; Regarde Trucmuche comme elle fait bien ça, elle ! Regarde trucmuche comme elle travaille bien ! C’est pas difficile, elle faisait toujours tout mieux que moi. Bref, elle était tout simplement le bien et moi le mal.

Ce jour de première étoile donc, sa mère a prétexté que si sa fille chérie n’avait pas eu cette « entorse », elle l’aurait eu son étoile, et surtout plus brillamment que moi puisque de toute façon elle skiait mieux bien évidemment. Donc il était légitime que je la lui donne, sous-entendu que moi je ne la méritais pas.
Ne me lâchant pas, et surtout soutenue par personne, je n’ai pas eu d’autre choix que de la lui céder. Sic !

Une fois quitté le lycée, je n’ai jamais revu ces gens là que l’on m’imposait, avec qui j’ai collectionné pas mal de mauvais souvenirs remplis de vexations, humiliations, et frustrations. Un jour, le petit monstre exemplaire m’a même balancé à la figure un serpent mort trouvé dans un champs, alors qu’elle connaissait ma phobie.

Et ces derniers temps, sa sœur est apparue dans ma vie via facebook. Ne l’ayant pas vu évoluer durant toutes ces années, bref ne la connaissant pas, j’ai découvert sa personnalité au travers de son journal. Imaginez donc une personne catho pratiquante accrochée aux lois divines, de droite, affichant sa haine du gouvernement actuel, et perdant rapidement son sang froid quand on n’a pas les mêmes opinions qu’elle jusqu’à en être insultante ; face à moi, athée, de gauche, dans le mouve de ce monde qui change, et essayant de temporiser tant bien que mal pour rester le plus tolérante possible. Rien à voir !
Bref après des tentatives d’échanges plus que difficiles sur l’actualité, puisqu’elle est venue donner son avis sur mon mur, je me suis retrouvée de nouveau à être le mal et elle le bien.
C’est de famille quoi !

Finalement, c’est peut-être pour ça que cette histoire si lointaine de première étoile a ressurgi de ma mémoire…

En tous les cas peu importe que je représente le mal pour ces gens là, au moins tout ce que j’ai, je l’ai vraiment gagné par moi-même et pas en le prenant aux autres. Et ça ma foi, même si je n’ai pas grand chose, j’en suis fière.

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Sophie-Noëlle le 21 octobre 2012

Un dimanche gris, les yeux humides perdus dans le vague, le coeur rempli de nostalgie…

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The Moody Blues – Nights In White Satin – 1967.
Ah là là ! Encore un slow qui tue…

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Sophie-Noëlle le 18 octobre 2012

Une journée ensoleillée d’avril, le tourne disque installé dans le jardin, tendrement enlacés ils dansaient le slow.  Du haut de leurs 17 ans, ils se laissaient bercer au son de la musique, sans trop penser à leur avenir. Ils étaient juste bien ensemble.

Ça faisait un moment déjà qu’ils s’étaient trouvés. L’été du BEPC à la piscine…  et depuis, insouciants, c’était lui et elle, elle et lui. Ils passaient les WE, les vacances ensemble et fréquentaient la même bande de copains.

Elle, elle aimait être à ses côtés. Elle se sentait apaisée oubliant le mal-être qu’elle portait en elle, et les tourments familiaux dont elle ne lui parlait jamais. Elle retrouvait sa gaité et son insouciance à ses côtés.
Lui, amoureux, impressionné, la regardait comme un gros sucre d’orge, l’enrobant de tendresse, se demandant tout le temps s’il ne rêvait pas qu’elle soit là près de lui.
Ses parents à lui l’appréciaient, et elle les aimait aussi. Elle aurait presque voulu être adoptée pour rester dans cette famille là chez qui elle aimait se réfugier.

Ils ne se sont jamais disputés, jamais fâchés. L’histoire aurait pu continuer longtemps ainsi. Ils auraient pu se marier et avoir beaucoup d’enfants…  

Mais la vie en a décidé autrement. Elle est partie.

Sa famille à elle ne la voulait pas à la maison. Après l’internat, le bac, elle devait faire ses études ailleurs, loin, chez l’autre partie de sa famille.

Replongée dans ses tourments, en quête permanente d’amour familial, pensant qu’en partant elle le trouverait enfin, elle s’est laissée faire, le laissant seul.

Il a été si malheureux sans elle, mais il ne lui a jamais dit les mots.
Elle a été si mal là où elle était. Loin de cette passion, de ses amis, elle se sentait si peu à sa place. Mais elle n’a pas su l’appeler pour lui dire.

On ne souhaitait pas qu’elle revienne. Pourtant elle est revenue. Et bien sûr elle fut mal accueillie. Et elle ne sut plus où aller. Il ne le sut pas.

Il fréquentait alors une autre bande de copains proche de sa famille à elle. Il pensait pouvoir ainsi se rapprocher à nouveau d’elle.
Mais elle pensa au contraire qu’elle ne comptait plus pour lui.
Elle fuyait tous ces gens trop proches de ses tourments familiaux qui la rejetaient comme le faisaient les siens.
Il ne le savait pas.

Elle s’éloigna cette fois volontairement pour ne pas souffrir plus et continua sa vie autrement, sans lui…

Triste qu’elle s’éloigne, il continua aussi la sienne sans elle…

Ils n’ont jamais cassé. L’histoire ne s’est jamais terminée. Ils n’ont juste pas su se parler, parce qu’en ce temps là, on ne disait pas les choses. Et puis ils étaient si jeunes. Et ils se sont perdus de vue, laissant leur histoire en suspens.

Un jour pourtant ils se sont croisés, mais là encore ils n’ont pas su se dire les mots, trop d’émotion. Et ils se sont de nouveau perdus de vue.

Et 38 ans plus tard, il l’a retrouvée. Cette fois il est venu la voir chez elle et avec toute cette infinie douceur qu’il a toujours porté en lui, il a enfin commencé à lui parler, à lui dire ce qu’elle aurait tant aimé entendre. Et elle lui a parlé aussi. Ils avaient tant de choses à se dire, à se raconter.
Et il est reparti dans sa vie à lui. Parce qu’ainsi va la vie.

Aujourd’hui assaillie par tous ces souvenirs là, qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle-même, émue, bouleversée, le coeur gros, et toujours aussi seule, elle pleure ses 17 ans.

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Sophie-Noëlle le 1 juillet 2012

Je ne sais pas pourquoi mais ce soir je me suis mise à penser au magazine 100 idées, vous savez ce magazine des années 70/80 qui nous expliquait comment faire tout nous même. Une lubie comme ça !
Je me suis donc amusée à faire une petite recherche sur Google, et je suis tombée sur ce blog :
Le blog des 100 idéalistes

Oh joie ! du coup, j’ai passé ma soirée à le parcourir en me remémorant mes réalisations d’antan, et mes rêves.
J’adorais ce magazine, le feuilleter, et imaginer tout ce que je pourrais réaliser, créer, customiser, restaurer. C’est d’ailleurs le seul magazine de bonnes femmes que j’ai acheté jusqu’à le collectionner. Il était gai, coloré, plein d’idées originales et de reportages intéressants. On y trouvait vraiment des idées sur tout, pour bricoler, tricoter, cuisiner, fabriquer des jouets avec rien, redonner vie à de vieux objets. Il portait bien son nom. En plus les photos étaient sympas, et les mannequins respiraient le naturel.

Bien que je craquais sur les recettes de gâteaux au chocolat et les menus de fête, mon truc à moi c’était surtout le tricot.

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Couverture 100 idées

Et quand j’étais ado, dans les années 70, je me suis tricotée une multitude de pulls, T-shirts, débardeurs, gilets, en coton ou en laine, et de toutes les couleurs.
J’en avais deux que j’aimais particulièrement, un col roulé parme, et un jacquard dans les tons de gris violet bordeaux. Le premier a disparu de la circulation je ne sais quand, ni où, et j’ai prêté le second à ma sœur qui ne me l’a malheureusement jamais rendu. Elle avait tendance à confondre prêter et donner, la coquine. J’ai même tricoté pour des copains qui ont été ravi de porter mes œuvres.

Ensuite, quand je suis devenue maman, fin des années 70 début 80, j’ai tricoté tous les pulls de mes enfants, en commençant par la layette.
Il y avait aussi ces jupes et ces robes fleuries que je rêvais de porter, tellement elles étaient fraiches, élégantes, et féminines. J’ai du m’en coudre une ou deux. Et oui je sais aussi coudre !
J’ai même trouvé de quoi réaliser des déguisements pour mes enfants quand ils étaient en primaire. Déguisements que j’ai gardé et donné à ma fille l’année dernière pour mes petites filles. icon smile

Dommage que ma collection de 100 idées des années 70 ait été jetée sans qu’on me demande mon avis. Je n’avais pas vraiment de chez moi à cette époque, et pas d’endroit où préserver mes affaires. Du coup, je l’ai longtemps regrettée, car il y avait des tas d’idées dedans que j’aurais bien aimé réaliser, non pas sur l’instant mais plus tard quand l’occasion se serait présentée. Et malheureusement par la suite, je n’ai pas retrouvé ces premiers numéros.

Et puis en 89 il n’y a plus eu de 100 idées, et je n’ai plus été très motivée pour tricoter, ou même coudre.

J’ai quand même gardé quelques réalisations, 2 pulls, un bonnet que je porte encore, et le gilet Lucky Luke de mon fils quand il était petit.

pulls 500x375

Pulls style irlandais

Alors de tomber sur ce blog est un vrai plaisir. Et qui sait ? peut-être vais-je reprendre les aiguilles pour apporter un peu de gaité et d’originalité à ma garde robe. Je trouve le look vintage des modèles des 100 idées bien plus sympa que ce que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce.

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Sophie-Noëlle le 16 juin 2012

Hier au soir j’ai eu un coup de nostalgie et j’ai plongé le nez dans mon disque dur pour revoir un peu toutes les photos qui y trainent.
Et je me suis arrêtée sur celles que j’avais prises à Annecy-le-vieux le 2 janvier 2011 lors d’une balade avec mon fiston et sa compagne.
Je les avais un peu oublié ces photos, et finalement j’ai eu beaucoup de plaisir à les revoir, d’autant que le souvenir de cette journée est très agréable. J’adore faire la touriste avec fiston.

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Annecy-le-vieux

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Annecy-le-vieux encore !

C’était le lendemain d’un super réveillon que j’avais passé à Hauteville, le hameau inhabité. Là aussi je m’étais régalée à prendre des tas de photos de ce lieu encore authentique.

Voilà, souvenirs magiques d’un WE offert dans une période de chômage et de grande pauvreté. icon smile

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Sophie-Noëlle le 28 novembre 2010

On a tous en mémoire des tubes que nos parents écoutaient en boucle et qui ont marqué notre enfance. Entre Frank Sinatra, Otis Redding, les surfs et tant d’autres, chez moi le WE c’était divers et variés.

Je ne sais pas pourquoi, un coup de blues peut-être, mais ce soir un  morceau me revient particulièrement en tête :

« Sag Warum ? » du luxembourgeois Camillo Felgen (1959). Le slow qui tue des années 60 !

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Je ne comprenais rien à ce qu’il racontait, le monsieur, mais ça chaloupait bien. Aujourd’hui j’ai la traduction. Sortez vos mouchoirs, ou serrez votre douce dans vos bras, in french dans le texte :

DIS POURQUOI ??

Chaque nuit j’erre, je suis seul, je me demande: Pourquoi?
Les journées sont interminables
Et je me demande: Pourquoi?

Où es tu partie? Je t’appelle souvent, mais tu n’entends pas.
Tu ignores à quel point je suis seul
Et je me demande: Pourquoi?
Dis: Pourquoi?

Je voulais être heureux
Et tu me laisses seul.
Quand reviendras tu, dis,
Quand rebrillera le bonheur pour nous?

Oh oui, ce serait bien, d’être près de toi, de marcher ensemble;
Pourtant, je suis seul, je suis toujours seul
Et je me demande : Pourquoi?
Dis: Pourquoi?

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Sophie-Noëlle le 1 novembre 2010

Aujourd’hui c’est la Toussaint et ce jour me laisse bien mélancolique. Non pas parce que c’est le jour des morts, mais plutôt parce que la Toussaint était autrefois une période où je partais en Savoie pour passer quelques jours avec mes enfants.
C’était l’occasion de fêter nos anniversaires d’octobre tous ensemble, et plus tard celui de ma petite-fille de début novembre…
C’était aussi l’occasion de rendre quelques visites pour me recharger en châleur humaine… et surtout pour retrouver quelques bons copains d’enfance avec qui partager joies, peines et souvenirs autour d’un bon gorgeon.
J’en profitais également pour me balader sur les routes de mon enfance, afin de me ressourcer et me remplir les yeux des couleurs automnales. J’allais aussi me recueillir auprès de ma petite cousine par alliance partie trop tôt, dont la disparition a changé bien des choses dans le cours de ma vie…

20041107 labaraterie

Aujourd’hui, la distance qui me sépare de ma petite famille est moins importante en km, mais mes moyens, tels une peau de chagrin, rétrécissent chaque année un peu plus… Alors voilà plusieurs années qu’il ne m’est plus possible de franchir cette distance en ce trimestre toujours plus difficile… 6 ans déjà !
Aussi j’ai du vague à l’âme… L’ambiance familiale, les copains, les odeurs et les couleurs automnales, la froidure du temps, tout ça me manque..

J’irai peut-être pour Noël… Je dis çà tous les ans… sinon ça sera au printemps, période plus facile…

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Sophie-Noëlle le 11 octobre 2010

Il pleut fort cette nuit… et quand il pleut comme ça, je ne sais pas pourquoi, je pense toujours à cette chanson italienne :

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Et de chantonner dans ma tête « La pioggia,la pioggia non esite se mi guarda tu. Butta via l’ombrello,amor,che non serve più, la pioggia non bagna il nostro amore quando il cielo è blu,il cielo è blu. tralalala… »

Bon, il faut dire que Gigliola Cinquetti, a un peu bercé mon enfance, c’est sûrement pour ça que cette mélodie me revient sans cesse en tête…

Du coup rien que de parler de Gigliola, celle-ci me revient aussi :

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Son grand prix de l’eurovision en 64….
C’est-y pas mignon tout ça ?

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