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J’encaisse plus, trop c’est trop !

Certes aux dernières nouvelles, je suis quelqu’un ‘aigri d’après une personne « bienveillante » qui ne cherche qu’à me rendre service. Mais bien sûr ! Lui par contre n’aime pas les gens , tellement sa haine en transpire  tant il crache de venin sur les autres dans ses commentaires.  Bref chacun son problème…

Mais après le psy il y a deux jours qui me suggère que je devrais réfléchir à quitter Montpellier, parce que vivre seule dans une une ville où je connais autant de monde est peut-être encore plus difficile. sic ! Manquait plus que ça, c’est la goutte d’eau !


Grand vide, désarroi, désespoir…
Envie de  partir ou mourir ou dormir longtemps
Et puis me réveiller un jour
Dans un autre temps…


Peut-être suis-je très solitaire dans cette ville. Mais tout bien réfléchit, c’est là que je vis ma vie. C’est là que je me suis installée depuis tant d’années seule, sans que personne ne me demande jamais comment je fais pour m’en sortir sans soutien. C’est là que j’ai mes habitudes. C’est là que j’ai participé à plein d’assos en tant que bénévole. C’est là que je connais plein de monde et de réseaux. C’est là que je me suis bataillée pour obtenir des boulots et c’est là que  j’espère arriver bientôt jusqu’à la retraite, si je tiens le coup. C’est là qu’il y a la mer pas loin, mon défouloir, dont j’ai tant besoin pour me ressourcer. C’est là que je suis arrivée à me faire quelques rares amis.

Tout est peut-être superficiel, éphémère, mais j’ai tant déménagé qu’ailleurs je ne connais personne, ou si peu ! Tout recommencer toute seule comme ça dans un lieu inconnu à mon âge en plus, franchement non ! Revenir en arrière encore moins ! Le passé est le passé, chacun a évolué de son côté, et je ne vis pas avec les histoires d’hier !

Mais bon sang, de bonsoir  j’irais où  d’abord ??? hein !!!! Au chômage, sans moyen, je ne peux même pas déménager dans un quartier qui me conviendrait mieux dans ma propre ville, alors m’expatrier dans un lieu inconnu pour me retrouver encore plus isolée, là où chacun à sa vie, son réseau d’amis, son propre noyau familial dont je ne fais pas partie… Ben non !

Il m’a vraiment achevée mon psy !

Et tous ces bons conseilleurs qui ne connaissent strictement rien de la vie de ceux qu’ils conseillent, et qui sont incapables de leur tendre la main quand ils en ont besoin me font chier et là je sature !

Je n’arrive plus à encaisser, je n’arrive plus à rester à l’écoute de ceux qui ne savent que s’écouter eux-mêmes, trop c’est trop. Qu’on me fiche la paix ! Et que ceux qui jugent la ferment, se regardent et s’habillent un peu d’humilité !

Oui je sature et je pète les plombs  !! Trop c’est trop !

Et oui j’ai le cœur gros prêt à exploser de tout ce temps gâché passé et présent ! Je voudrais enfin dormir longtemps et puis me réveiller un jour dans un autre temps…

La question psy du jour

Fallait s’y attendre, l’euphorie du mois dernier est tombée. Le mois d’août est arrivé avec ses journées remplies de solitude. Tout le monde est parti, ou a autre chose à faire.  Chacun sa vie, les enfants ont la leur et n’ont jamais rien à me raconter, je ne suis qu’une étrangère dans leur vie. Et je n’ai même plus envie d’aller à la plage seule…

– Avez-vous pensé à partir ? me demande-t-il.

– Oui mais pour aller où ? Ma vie est ici depuis si longtemps et je connais plein de gens ici, de réseaux. Certes les relations sont pour la plupart superficielles, éphémères, le chômage isole.  J’ai peu de vrais potes que je vois rarement, mais je ne saurais pas où aller… 
N’est-il pas plus difficile pour vous de vivre aussi seule dans une ville où vous connaissez autant de monde ? 

….

Grand blanc !

Bien sûr il a raison, mais que répondre ? La mer est si importante pour moi. Je voudrais juste changer de logement.

….

J’ai quitté son bureau encore plus déprimée que quand je suis arrivée, frustrée par une séance trop courte, emplie d’une sensation d’inachevé …

Avant de rentrer chez moi, j’ai erré dans le centre ville comme une âme en peine, à fleur de peau, les larmes aux yeux.

Je ne dors pas, j’ai oublié de lui dire. Je ne me projette pas plus loin que la journée du lendemain, et je ne sais pas où je vais….

J’ai l’adresse du CPCT (Centre psychanalytique de consultation et de traitement ) de Montpellier en cas de trop gros mal-être, je ne sais même pas si je vais les contacter. Je ne sais même pas si je vais le rappeler, lui, pour le revoir en septembre…

Que faire du reste de ma vie ? où aller ?  A quoi ça sert tout ça ?

Nota bene : photo vue de la salle d’attete

Je suis une célibataire électron libre à conquérir

Bon allez je vous le fais type annonce puisque je  ne rencontre quasiment jamais de célibataires (mais où se cachent-ils donc ?), et que le dernier rencontré, tout gentil d’apparence, m’a prise un peu pour une récréation le temps de trouver quelqu’une plus à son goût, jusqu’à finir par me rappeler mon ex mari par ses propos moralisateurs à mon égard (ciel danger, fuyons !).

Donc, je suis une célibataire, vivant seule, sans casserole d’ex, ni enfants à charge depuis bien longtemps, plus d’animaux non plus, libre comme l’air quoi !
Et qui n’a surtout pas envie de revenir à des contraintes familiales, genre esclave d’un bonhomme, de gosses, de pavillon à crédit, et  de diverses bestioles à s’occuper en plus.
J’ai passé l’âge et j’aspire à autre chose. D’ailleurs ça n’a jamais été mon truc, bien trop habituée à ma liberté de solitaire depuis des décennies, et bien trop habituée à gérer mes affaires toute seule pour le pire et le moins pire, même quand j’avais besoin d’aide.
Pas la peine de me ramener des histoires d’ex non plus, ça saoule ! Et oh mec je suis là, oublie ton(tes) ex un peu !

Bref j’ai tous les critères pour partager de bons moments en bonne compagnie l’esprit libre !
Mais attention, pour ceux qui sont en recherche perpétuelle de partenaires sexuelles, bons moments ne veut pas dire ‘Marie couche toi là’ !

Comme j’en ai assez de errer toujours toute seule, j’ai plutôt besoin d’un complice avec qui partager des sorties, des WE, des voyages, échanger, découvrir, se découvrir, et plus si affinités, tendresse et affections.
Le top serait de laisser venir les choses tranquillement…

Pour tout dire, je déteste les chasseurs trop pressés qui ne pensent qu’au sexe illico presto, et bonsoir Clara !
Je déteste les mecs qui profitent d’une soirée sympathique pour ensuite faire un méga baratin sur leur désir de garder leur liberté de célibataire volage pour continuer à courir la gueuse, et en plus sans se protéger…
Je déteste les mecs qui ont la manie de recadrer et d’inférioriser d’un air supérieur toute contradictrice, jusqu’à la traiter d’aigrie, uniquement pour lui rendre service évidemment, en toute amitié et bienveillance, mais limite harcèlement moral  ! Le chevalier blanc, vous connaissez ? Celui qui enfonce l’autre pour se valoriser, et bien c’est tout à fait ça !
C’est du vécu, et je n’en veux plus !
De tomber dans le piège de ce genre de bavard manipulateur n’a juste pour effet pour moi que de me sentir sale. Surtout de leur servir de bouche-trou le temps que la belle sirène que je ne suis pas se présente. Mon petit cœur n’est pas insensible. Et quand admiration il y avait depuis des lustres, la déception est d’autant plus grande ! Ah merde, c’est donc ce genre de cavaleurs là, j’aurais pas cru  ! comme quoi !

Bien sûr,  je suis bien consciente de ne pas avoir le physique formaté qui plait aux coureurs de jupons en pleine crise de l’âge. D’ailleurs les hommes préfèrent les grosses, même pas vrai ! Mais c’est pas une raison pour faire mumuse avec moi. Je ne suis pas un morceau de viande ! A vrai dire leur comportement est le dernier des racismes exercé légalement, et oui ! ça rend méfiante !

Donc, je ne suis pas une bavarde invétérée, dragueuse, collectionneuse de mecs. L’aventure d’un soir n’est pas mon truc. Passer d’un mec à l’autre uniquement pour le sexe n’est pas mon truc.  Et il est vrai que l’équivalent en mec me fait fuir. De la tendresse bordel ! Me suis toujours demandée d’ailleurs pourquoi ces types n’allaient pas voir des prostitués. Certes ça coûte cher mais un dîner aussi ! Ne serions-nous pas toutes des putes à leurs yeux finalement.

Ceci dit, je suis surtout en manque  d’affection, d’écoute, de complicité. Et ma foi si le charme agit, si le feeling se développe, il n’est pas dit que…  Je ne suis pas fermée, loin de là.
Il suffit d’un mélange d’allure générale, de façon de s’exprimer, de savoir-vivre, de savoir-être, de curiosité intellectuelle, d’humilité, et très important, d’odeur de peau, pour que déclic il y ait.  Par contre si bavardage égocentrique sans fin et beauf attitude il y a, c’est foutu.
Bref, dès lors qu’alchimie se forme, que je suis conquise et en confiance, oh joie ! Je suis une personne charmante, douce, généreuse, conciliante et même attachante. Parfaitement ! adorable avec les gens adorables avec moi.
Mais  j’aime bien quand même me réserver mes petits moments de solitude pour me ressourcer.

Quoi qu’il en soit, je ne désespère pas du tout, je suis sûre qu’un jour je plairai sincèrement à quelqu’un, il n’est jamais trop tard. Tous les hommes ne sont pas  égocentriques et en pleine crise du démon de midi après tout. Et il y en a même qui apprécient et respectent les femmes de mon âge avec des rondeurs.

Je suis donc une célibataire à conquérir, électron libre,  disponible, sans casserole d’ex, sans enfant à charge et pas prête d’en refaire, et surtout à mille lieux des idées saugrenues de vie en commun et de tout ce qui va avec dès les premières rencontres.

Un peu sur la défensive  au début certes vu le peu d’habitude que j’ai à être abordée, un peu introvertie aussi, mais sociable, et pas si difficile que ça à apprivoiser.

Parfois je me dis que j’aurais du être un mec, ça aurait été plus facile pour plein de choses… (quoi qu’eux n’ont aucune capacité à résister à la solitude.. )

Un peu perdue, que faire, où aller ?

Je me sens un peu perdue là. Je me pose de nouveau la question de rester ou pas à Montpellier, l’effet Savoie a encore frappé. Comme quoi, elle est quand même récurrente cette question  !

Je suis partie de Montpellier quelques jours, non pas pour prendre des vacances, mais pour m’évader de toutes ces ondes toxiques et négatives qui m’ont envahie et affaiblie ces derniers mois, surtout depuis le décès de mon père. La charge a été trop importante d’un coup.
Bref je me suis évadée pour me refaire une santé morale dans un milieu sain, autour de personnes aimantes qui se parlent, qui échangent, qui vivent leur vie sans médire sur les autres.
Il me fallait urgemment me baigner dans cet environnement là pour me ressourcer, me reconstruire, redécouvrir aussi la vie de famille, et m’éloigner quelques temps de ce vide qui m’entoure, de toutes ces rencontres éphémères, de ces instants T associatifs sans suite, de ces gens qui prennent, utilisent et  jettent.

Maintenant  je dois rentrer chez moi mais personne ne m’y attend vraiment, et ma vie là-bas n’est pas des plus joyeuses depuis 15 ans, pour cause de chômage, pauvreté, quartier sans vie, toussa, toussa. Je crains que le retour me soit difficile!

Comme tout le monde j’ai besoin de me sentir entourée, et de pouvoir échanger avec des gens…
Chez moi, je suis plutôt isolée. Le quartier où je vie n’incite vraiment pas  à une vie sociale, et je vois bien trop peu les quelques rares amis que j’ai dans le sud. Bref j’ai une vraie vie de solitude, et comme c’est quasi permanent, ça finit par être déprimant, même si au fond de moi je suis une solitaire.

Je n’attends rien, je réfléchis juste. je sais qu’un jour je vais trouver la solution même si je n’en suis encore qu’au stade de ne pas savoir que faire.  Comme ma vie est quand même bien ancrée dans le Sud depuis des années, l’idéal serait de changer tout simplement de quartier ou de ville  pour me rapprocher des endroits moins dortoirs.
Malheureusement tant que je suis encore coincée par le chômage, et l’approche de la retraite,  je ne peux pas déménager, prisonnière du système administratif. Bien sûr j’ai fait diverses demandes, mais rien pas de réponse…

Quand je pense qu’autrefois, plus jeune, quand ça n’allait pas quelque part, je prenais mes clics et mes clacs, mes enfants sous le bras quand ils étaient encore là, et partais m’installer ailleurs… Il faut dire que question boulot c’était plus facile à trouver aussi.

Donc aujourd’hui c’est un peu plus compliqué, et puis je vieillis… et peut-être qu’aussi, j’ai une grosse envie qu’un jour quelqu’un de bienveillant me sert très fort dans ses bras  pour me ré-insuffler toute cette énergie que j’ai perdue au fil de ces années de solitude, de précarité, de bouche-trous, et de batailles.

Accords, désaccords et exclusion…

Dans la vie on ne peut pas toujours être en accord avec tout le monde, chacun sa vie, son vécu, ses expériences, son fardeau, et ma foi les divergences d’opinions font notre richesse. Et pour moi ce n’est pas parce qu’on n’est pas toujours en accord avec quelqu’un sur un sujet lambda qu’on doit se brouiller à vie…

Et bien je suis en train de découvrir en ce moment que des personnes m’avaient évitée pendant des années uniquement parce qu’une fois, il y a 15, 20, 30 ou 40 ans, je ne sais pas quand, j’aurais eu une « dispute » ou plutôt des désaccords avec elles !!!!!
Le pire est que je n’ai aucun souvenir de ces échanges prétendument houleux, comme quoi ça ne devait pas être très important.
N’empêche suite à ces désaccords, certainement mineurs puisqu’oubliés, j’ai quand même du subir une vie d’exclusion sans bien comprendre le pourquoi du comment. Punie la fille !

Je découvre tout ça ces jours ci, et j’en reste un peu comme deux ronds de flanc ! Tant de solitude pour si peu !

Mais bon, après tout c’est pas grave. J’ai toujours eu une vie dense et d’autres chats à fouetter que ces histoires du passé dont je ne me souviens même pas. Ressasser c’est pas mon truc. Que ces personnes n’aient pas su « pardonner » c’est leur problème pas le mien. Mais quand même c’est sacrément consternant, et j’avoue que ça m’a fait un peu de peine ! Enfin, tout ça est effacé, on n’en parle plus et on remet les compteurs à zéro…

Et puis même si je ne rentre dans aucun moule, après tout je ne suis pas un monstre, loin de là.
Surtout que lorsque chaque fois qu’on a besoin de moi je répond toujours présente, même si on me jette de nouveau après. ça m’est égal finalement.
J’ai toujours été comme ça, à l’écoute, prête à apaiser les conflits, à consoler, à servir d’éponge, avec le cœur et la porte ouverte, voir même un peu trop conciliante au dépend de ma propre santé.
D’ailleurs ça c’est un de mes défauts…

En tête à tête avec moi-même et le temps passe

Depuis que facebook nous propose des souvenirs journaliers de nos posts, je le consulte de temps en temps et je constate que plus le temps passe, plus je vis cloîtrée chez moi.

Avant, à cette date en juin, je sortais un peu genre finale du top14, bivouac, bain de minuit, marche nordique …  je voyais des gens.
Et bien ça c’était avant !

Maintenant rien, je passe des journées entières seule chez moi. Je sors juste pour mes RV médicaux/kinés, et les semaines, les mois passent.
Faut dire que depuis deux ans je cumule soucis de santé et chômage.
Çà isole pas mal !
En plus avec mes histoires d’opération, de fracture, d’algo, j’ai pris 8kg cet hiver, sic !

J’ai ainsi perdu de vue tous mes réseaux de connaissances/potes que j’ai eu temps de mal à me créer.
Suis dans le creux de la vague, en tête à tête avec moi-même, comme à l’époque de ma prothèse de genou story, et le temps passe.
Bon je ne le vis pas mal, parce que c’est pas la première fois, et suis blindée. Je constate juste cet éternel recommencement.

Et comme de bien entendu, rien de changé, même si j’adore les contacts, partir, visiter, découvrir, je n’aime toujours pas sortir seule sans but, sans être attendue quelque part, sans potes à retrouver, sans personne avec qui partager.
Alors pas motivée je ne sors pas.

Enfin pas complètement, quand d’autres ont besoin d’aide, dans la mesure de mes possibilités, là je retrouve ma motivation, je bouge, je me mobilise, je donne un coup de main, c’est dans ma nature.
Le cas n’est donc pas complètement désespéré.

Çà n’empêche que c’est quand même un sacré passage à vide question potes en ce moment.  Mais j’avoue, introvertie, je n’ai jamais été très populaire non plus, ça n’aide pas.

Heureusement il me reste encore face de bouc pour le keep in touch virtuel et donner l’illusion de… Tout n’est pas perdu.

La solitude ça n’existe pas

La solitude ça n’existe pas
La solitude ça n’existe pas
….
Chez moi il n’y a plus que moi
Et pourtant ça ne me fait pas peur
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l’heure

Mais moi, non je n’ai pas ma chaise au Café du coin,
ni des compagnons de flipper, ou de belotes
Et quand il fait trop froid dehors,
Je ne vais pas chez les petites sœoeurs des coeurs.
Je reste chez moi.

La solitude ça n’existe pas
La solitude ça n’existe pas
….
Peut-être encore pour quelques loups
Quelques malheureux sangliers
Quelques baladins, quelques fous
Quelques poètes démodés

je dois surement faire partie de ces quelques là,
Un peu louve, un peu folle et surtout très décalée à défaut d’être poète.

Il y a toujours quelqu’un pour quelqu’un
Il y a toujours une société
Non, ce n’est pas fait pour les chiens
Le Club Méditerranée

Non il n’y a pas toujours quelqu’un.
Sans quelqu’un avec qui partager, sortir n’a plus grand intérêt.
Et surtout, le club Med c’est pour les riches !!!

La solitude ça n’existe pas
La solitude ça n’existe pas
….

Oui je pourrais m’en aller à Wembley, à Barcelone ou ailleurs,
Et y retrouver des milliers
Qui chantent pour avoir moins peur

Mais j’ai peur de la foule,
Et je n’ai plus 20 ans.

Et puis à quoi ça sert de bouger encore pour reproduire dans d’autres contrées le même schéma.
Je n’ai plus la force, ni le courage de recommencer encore et encore ailleurs,
Sans être sûre que ça sera mieux.

Ici je suis chez moi et même s’il n’y a plus que moi,
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l’heure.

Solitude post op !

Voilà presque 3 semaines que je me débats seule chez moi avec ma main gauche. Demain on m’enlève le plâtre qui m’emprisonne le bras droit (suite à transposition du nerf ulnaire). Je vais enfin retrouver un peu de liberté de mouvement.

En attendant, la vie est dure dans le Sud. Pas beaucoup de visite par ici, j’ai même trop de doigts à ma main gauche encore valide pour compter.

Il n’y a pas à dire, je ne suis pas populaire comme fille, ni du côté des miens, là je suis carrément inexistante ; ni du côté des autres pour qui je ne suis pas assez intéressante pour leur notoriété de « sauveur ». Une seule personne a eu l’amitié de m’appeler tous les jours pour prendre des nouvelles, parce qu’elle aussi sait oh combien il est difficile d’assumer ses maux dans la solitude , et encore plus quand l’actualité est terrifiante.

Pour le reste démerde toi pour gérer ton quotidien ma fille, même si tu n’as pas toujours de quoi manger. Ainsi va la vie.

Clinique Clémentville #Montpellier en grève, RV de déplatrage et de chir décalés

Et voilà, j’avais déjà le moral dans les chaussettes, un coup de fil de la clinique et je pleure…

Mon RV du vendredi 13 novembre avec mon chir est annulé  parce que les personnels des cliniques sont en grève. Du coup je vais devoir mijoter un peu plus longtemps avec mes points dans mon plâtre (suite à transposition du nerf ulnaire).

« Vous n’avez qu’à enlever vos points vous-même » qu’elle me dit la dame. 
« Mais bien sûr, comment je fais avec le plâtre ? hein ? et même si je n’avais pas de plâtre c’est le coude pas la main. Je ne le vois pas l’arrière de mon coude ! » lui répondis-je un soupçon agacée.
« Ah oui c’est vrai, faut qu’on vous l’enlève , et ensuite radios pour vérifier que tout va bien. je ne peux rien vous proposer d’autre avant mercredi semaine suivante en fin de journée, et n’oubliez pas de prendre RV pour les radios 1/2h avant de voir le chirurgien … »

Et là un grand cafard m’envahit !

Encore moi c’est pas grave, mais j’ose même pas imaginer ce que ce genre de grève implique dans les cas d’urgence.

Ah mais merde, j’ai personne pour m’accompagner ce jour là !!!! Allllo taxi !? Il y a des jours je me sens seule, mais seule…

 

 

Rassurez-vous, je me débrouille

Un peu plus d’une semaine maintenant que je me suis faite opérer du coude (transposition du nerf ulnaire), pas mis le nez dehors depuis ma sortie de clinique, une amie m’appelle tous les jours pour savoir si je tiens le choc toute seule, et des médocs m’aident à m’endormir et oublier que la déprime s’installe.

Et oui c’est long toute seule chez soi quand on a son bras maître dans le plâtre. Mais je me débrouille.

Pour la toilette je me glisse dans un bain le bras en l’air, je plonge la tête dans l’eau, me savonne et me rince de la main gauche comme je peux. Le plus dur est de sortir de la baignoire sans me casser la figure, surtout que je n’ai aucun appui du côté prothèse de genou, et future prothèse de hanche, mais bon je prends mon temps, je respire un grand coup et hop ! je me débrouille quoi. Une fois, une copine est venue me laver les cheveux, mais la position est trop douloureuse, et oui suis cassée de partout, alors c’est mieux dans le bain toute seule.

Pour les courses, les médocs tout ça, j’avais tout prévu avant sachant que je n’aurais personne sous la main, bref le plein est fait pour 3 semaines, même si je n’avais pas un rond. Du coup je n’ai besoin de rien. Au pire je me fais livrer. Je me débrouille.

Pour le ménage, pareil, j’avais tout nettoyé et rangé à fond avant pour rentrer dans un appart nickel. Et puis avec mon assurance j’ai quand même droit à 2h d’aide ménagère par semaine pour aspirateur, serpillière, poussière.

Pour le chômage et bien je suis radiée pendant 45 jours le temps de l’arrêt de travail. Faudra donc que je me réinscrive. En attendant mes revenus vont encore baisser. C’était déjà la dèche avant, maintenant c’est la cata. Mais bon y a pire. Moi j’ai encore un toit. Et puis je me débrouillerai pour trouver à manger comme dab.

Le plus dur, c’est le bras gauche, je ne suis pas gauchère du tout et il est vraiment gauche ce con ! Mais je l’éduque et je deviens une chef pour tout lui faire faire tout seul, surtout à manger, enfin je grignotte plus que je ne mange, parce que l’épluchage des fruits et légumes je ne peux pas, couper non plus… par contre la vaisselle et même le repassage,  oui, oui j’y arrive, trop forte ! Bref je me débrouille.

J’aurais tant aimé un appel de certains de mes proches, juste pour prendre des nouvelles ; mais non rien, anniversaire zappé et santé encore plus zappée. Ils ont leur vie, leurs propres tracas, maladies et autres, et je ne fait pas partie de leurs intimes. Je représente même moins que leurs amis pour eux, je ne suis qu’une étrangère, c’est ainsi. Mais quand ils ont besoin je suis là quand même, même si l’inverse n’est pas vrai. Et oui je les aime malgré tout. On ne se refait pas. Souvent ils me manquent, et j’ai terriblement besoin d’eux, mais pas eux… La loi du nombre, je ne fais pas le poids toute seule.
Me restent mes enfants, mais ils sont trop loin malheureusement.
Alors je me débrouille.

Il y a des jours je me sens seule, si seule, mais je me débrouille !