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Et patatra boum par terre

Il y en a qui titube et qui se casse la figure parce qu’ils ont trop bu, et bien pas moi. Cette semaine j’ai pas arrêté d’être entre deux eaux en ne buvant que de l’eau, c’est un comble.

Avant hier je titube pour la énième fois, mais cette fois rien pour me retenir et bing me voilà par terre entre le canapé et le mur. Bien sûr je mets un temps fou pour me relever, mais tout va bien rien de cassé.

Et hier rebelote, je fais pire. Je titube et patatra, boum par terre, je m’écroule  entre un meuble et une grande plante, la cassant net en son milieu, et me retrouvant ko par terre le pot entre les jambes et le dos contre le meuble.

Bon je me ressaisis tant bien que mal, me relève comme je peux, constate les dégâts sans trop bien comprendre comment j’ai bien pu faire mon coup. Du sang coule sur mon oeil, rien de grave juste une égratignure au dessus de l’arcade. Je tache  le lino en marchant, rien de grave, juste une éraflure sur le pied.  J’éponge, je nettoie, je désinfecte, je range,  je m’allonge, suis juste KO et mal au dos, tout va bien. Suis pas encore morte, raté !

Mais nom de dieu de nom de dieu, che se passa ? Certes, j’ai pas trop à manger en ce moment, mais mon corps a largement de réserves, c’est pas le manque de bouffe qui va me faire tituber et perdre conscience comme une ivrognesse tout de même.

Inventaire des médocs, et ayèèèèèè j’ai trouvé. C’est ce putain de Lyrica (traitement contre la fibromyalgie), j’ai fait un léger surdosage sans faire gaffe (enfin presque) et bing je me suis pris tous les effets indésirables d’un coup, état de confusion, somnolence, démarche non coordonnée d’où les badaboums, et j’en passe…. Le bon gros poison quoi !

Allez hop poubelle le poison (direction pharmacie plus exactement !), repos total, et ça va tout de suite aller mieux !

Sérieux avec tous les effets indésirables de ces foutus médocs, je préfère ne plus rien prendre du tout, et ne m’occuper que de soigner mon œsophage, ça j’ai pas le choix, sinon je ne peux plus m’alimenter.

Enfin bref, tout ça on s’en fout de comment je vais, c’est juste histoire de meubler, j’ai rien à raconter de sympa en ce moment. Et comme personne ne prend de mes nouvelles et bien j’en donne…

La question psy du jour

Fallait s’y attendre, l’euphorie du mois dernier est tombée. Le mois d’août est arrivé avec ses journées remplies de solitude. Tout le monde est parti, ou a autre chose à faire.  Chacun sa vie, les enfants ont la leur et n’ont jamais rien à me raconter, je ne suis qu’une étrangère dans leur vie. Et je n’ai même plus envie d’aller à la plage seule…

– Avez-vous pensé à partir ? me demande-t-il.

– Oui mais pour aller où ? Ma vie est ici depuis si longtemps et je connais plein de gens ici, de réseaux. Certes les relations sont pour la plupart superficielles, éphémères, le chômage isole.  J’ai peu de vrais potes que je vois rarement, mais je ne saurais pas où aller… 
N’est-il pas plus difficile pour vous de vivre aussi seule dans une ville où vous connaissez autant de monde ? 

….

Grand blanc !

Bien sûr il a raison, mais que répondre ? La mer est si importante pour moi. Je voudrais juste changer de logement.

….

J’ai quitté son bureau encore plus déprimée que quand je suis arrivée, frustrée par une séance trop courte, emplie d’une sensation d’inachevé …

Avant de rentrer chez moi, j’ai erré dans le centre ville comme une âme en peine, à fleur de peau, les larmes aux yeux.

Je ne dors pas, j’ai oublié de lui dire. Je ne me projette pas plus loin que la journée du lendemain, et je ne sais pas où je vais….

J’ai l’adresse du CPCT (Centre psychanalytique de consultation et de traitement ) de Montpellier en cas de trop gros mal-être, je ne sais même pas si je vais les contacter. Je ne sais même pas si je vais le rappeler, lui, pour le revoir en septembre…

Que faire du reste de ma vie ? où aller ?  A quoi ça sert tout ça ?

Nota bene : photo vue de la salle d’attete

Mon premier RV chez le psy

Allez je vous raconte mon premier RV chez le psy, je ne le ferai peut-être pas pour les autres parce que personnel, mais celui-là si, parce que c’est une première pour moi et que je ne savais pas trop comment ça allait se passer.

Donc je m’installe dans la salle d’attente,  un mec sort d’un bureau et bing !  d’un coup ma langue tombe par terre et mes yeux sortent des orbites. Ouch ! alors là, si c’est lui mon futur psy, c’est mon jour de chance… Il prend une patiente.

Un autre mec sort d’un autre bureau, très vieux celui-là et pas avenant du tout. En moi-même je pense, nan nan pas lui ! et bien non pas lui.

Le premier mec en finit avec sa patiente et, et, et…  vient me chercher. Mouaaah c’est mon jour de chance !

Je ne savais pas trop ce qu’il fallait dire. Il m’a demandée si c’était moi ou ma toubib qui avait décidé des séances. Je lui ai répondu que c’était  ma toubib parce qu’elle me considérait en danger la dernière fois qu’elle m’a vue.

Du coup, ça a démarré comme ça, je lui ai expliqué pourquoi en lui parlant de la charge émotionnelle et toxique trop forte autour du décès de mon père.  L’événement familial de trop qui a accentué  mon état dépressif. Mon séjour chez ma fille pour me ressourcer et éliminer toutes les toxicités des derniers mois.

Puis en résumé,  flash back sur ma vie, l’éclatement familial lors de  mes 5 ans, d’un côté la vie de ma mère loin, de l’autre celle de mon père, les deux très occupés par eux-mêmes.
Mes deux mariages, l’un qui se termine par un abandon de famille, et l’autre pour cause de violence conjugal, un passé révolu.
Le départ de mes enfants pour vivre leur vie et la perte de mon boulot quasi en même temps, le tout très mal vécu.
Mon arrivée à Montpellier grâce à un cabinet de recrutement.
Puis enchaînement sur une vie professionnelle de plus en plus précaire pour cause de senioritude aiguë, et oui la retraite approche.
Entre temps, le déménagement de ma mère à Montpellier après le décès de mon beau-père qui a pollué mon existence, elle pensait que je lui servirai de dame de compagnie, raté ! ma prise de poids à ce moment là,  sa mise sous tutelle récente, mon frère tuteur, moi subrogée, etc…

Bref j’ai déballé sur tout le monde…
Je lui ai précisé que pour certaines choses j’évacuais par l’écrit, une fois fait, affaire classée, oubliée, passée, mais que je ne pouvais pas le faire pour tout.

Je le revois début août. Il veut voir l’évolution de mon moral dans le temps. Il a surtout senti que la proximité de ma mère envers qui je n’ai aucun lien me pesait sérieusement ! C’est pas faux…

Je lui ai aussi signalé que j’avais fait une demande de retraite anticipée pour handicap qui a été  refusée, courrier reçu ce matin, donc je vais me retrouver au rsa en début d’année prochaine.
Alors comme ma situation financière va sérieusement décliner, il ne veut pas m’engager dans un processus long et coûteux que je ne pourrai pas assumer. Tout dépendra surtout de comment je me sentirai au second RV. En fonction, il m’orientera peut-être vers un centre de soutien psy gratuit à Montpellier.

A voir…

L’anectode au moment de mettre la date sur le chèque,  je lui dit avoir un problème avec l’année 2017, et de vouloir écrire 1997 à chaque fois. Et je continue en rigolant  » c’est peut-être parce que je veux rajeunir« .  Et il me répond en souriant « Ceci dit vous ne faites pas du tout votre âge ! »   Rhaâââa !

Je suis sortie de là toute joyeuse, et toute légère. Peut-être parce que je me suis sentie libre de déballer mon sac et que c’est sorti tout seul, devant un bôgosse de surcroît. Bref je suis partie de là en rigolant toute seule dans la rue.

Bon c’est pas le tout ça, mais comme dit Agnès, mon euphorie est cyclique, et là je reviens d’un séjour chez ma fille, donc je vais bien. J’ai des blessures à soigner, faut pas l’oublier, et comme je suis tout le temps toute seule, l’euphorie ne va sûrement pas durer. Le mois prochain il me verra certainement moins au top si je ne vois personne d’ici là !

Décisions pour ma santé morale, encore des toxiques à virer

Allez je pose ça là  comme ça, ma dernière lourde story et décisions prises  suite à cette soirée qui m’a fortement ébranlée émotionnellement, genre seule contre tous. Larmes, accident sur le retour, la totale…  Besoin de défouloir ici.

Je vais écrire  » vous », mais les attaques venaient surtout d’une personne, l’autre n’étant qu’en début de phagocytage par la toxique…. ou pas !

Déjà je ne suis pas celle que vous imaginez. On ne vit pas ensemble, vous êtes des bourgeoises qui ne connaissent rien de ma vie, de mes batailles, de mes démarches, de ma précarité, de ma solitude, de mes douleurs morales et physiques ! Et vous vous permettez de me juger, de mettre tout à mes torts dès mon plus jeune âge, en ignorant volontairement le contexte de l’époque, que vous connaissez pourtant bien! Ce putain de fichu de contexte qui a bouleversé le chemin de ma vie, et comment !!!! Vous m’accusez de ne pas parler ! haha mais putain à qui ? à des murs qui n’en ont rien à foutre de ce que je peux dire, et de ce que j’ai pu ressentir tout au long de ma vie ! Je rappelle juste qu’à l’époque il était interdit de parler à table, et qu’en plus on s’est vite débarrassée de moi à l’internat.

Contrairement à ce que vous m’avez balancé dans la figure, je ne prend pas tout au premier degré loin de là. Sans recul, sans second degré je n’aurais jamais pu passer tous les caps difficiles, et j’en ai eu un paquet dont vous n’avez même pas connaissance. Ok je suis introvertie, mais je suis naturellement sociable, je communique, et oui ! étrange non !  Certes pas avec des toxiques, mais avec les gens ouverts, à l’écoute, suis pas maso moi ! Et non je n’ai jamais été une enfant caractérielle, ne vous en déplaise ! Une enfant malheureuse oui, mais caractérielle non. En plus je suis quelqu’un de gentil, GENTIL, mais ça vous ne pouvez pas comprendre le sens du mot, il ne fait pas partie de votre vie. Bref, vos certitudes sur ma  personne ne me concernent pas !

Et non je ne suis pas une mauvaise mère. Mes enfants sont bien élevés, eux ! Je les aime de la même façon. Je ne fais pas de préférence. Mon cœur a de la place pour tous les deux et je ne suis pas responsable de leur discorde. Ce sont de grandes personnes qui font leur choix de vie avec ou sans leur mère. Et ça je n’y peux rien ! Ils sont libres ! LIBRES !

Donc pour le torrent de larmes que vous m’avez fait verser, et la mise en danger dans laquelle vous m’avez poussée:

First step : sécher mes larmes, éliminer définitivement les toxiques tels que vous, et continuer à kiffer les petits bonheurs quand ils m’arrivent !!!

Second step : continuer à me faire des potes à l’esprit ouvert pour vivre des petits moments de bonheur à kiffer à 100% !

Third step : vivre et m’apprécier, et me faire apprécier telle que je suis, et non pas telle que d’aucuns voudraient que je sois ! Le package authentique n’est pas si mal finalement !

Vous m’avez dit d’aller voir un psy, pas de problème le RV est pris ! Pas besoin de vous pour ça ! et il va entendre du lourd, il y a matière !

Il n’empêche que je suis quelqu’un de bien, oui parfaitement ! alors ceux qui en doutent, et qui veulent me polluer le cerveau de leurs ondes négatives, oust dehors, hors de ma vue, dégagez ! ah mais ! vous ne me détruirez pas ! vous n’êtes rien que des toxiques pour moi, et vous n’avez rien à faire dans mon environnement !

Voilà, à dégager ! Vous n’avez jamais été là quand j’ai eu besoin d’aide. Vous m’avez au contraire bien ignorée et enfoncée quand j’étais au plus bas, seule, perdue avec mes bébés, des fois que je sois contagieuse. Alors non, je ne suis pas de votre monde, et je n’en ferai jamais partie. Le mien est bien plus beau et bien plus sain !

oust !!!

J’ai enfin accepté de consulter un psy

Encore une nuit où je n’arrive pas à dormir, j’ai le film de ma vie qui me trotte dans la tête, et que je tourne et retourne sur mon lit comme une crêpe.
Je stresse un peu parce que j’ai accepté de consulter un psy, enfin ! oui enfin, parce que là c’est venu de ma toubib. Pas d’un lambda, pas d’une amie, ni de ma mère qui une fois me l’a balancé méchamment dans la figure comme si j’étais une débile profonde, mais de ma toubib ! Et puis mon  blog ne peut pas me servir d’exutoire pour tout, il y a des choses que je ne peux pas écrire…

Lundi j’ai donc consulté ma toubib, d’abord pour renouveler mon stock de médocs à prendre à vie, c’était prévu, et ensuite pour lui faire un compte-rendu santé de mes 6 derniers mois sans la voir. Par la même occasion je l’ai prévenue de ce que m’a rapporté une de mes sœurs sur notre grand-mère côté risques génétiques. Un truc que je ne savais pas du tout, important pour la surveillance de la santé de mes descendants, et que j’apprends là comme ça par hasard dans une discussion (c’était bien la peine d’avoir un père toubib).
Je lui ai aussi confié 2-3 autres trucs perso, et lui ai avoué mon état de faiblesse, mes insomnies, et mon broyage de noir quand je suis seule, et comme je suis tout le temps toute seule…
C’est là qu’elle m’a regardée droit dans les yeux et qu’elle m’a dit qu’à son niveau, pour ça, elle ne pouvait rien faire pour moi. La première chose à faire dans l’immédiat est de prendre RV avec un psy pour vider ce trop plein accumulé, et urgemment ! « Le peu que vous m’avez confié me suffit » m’a-t-elle dit. Pour le reste, ça peut attendre la rentrée.

J’ai donc pris RV pour le mois prochain, pas de place avant. Je ne sais pas trop comment ça va se passer, par quoi on va commencer. Si je vais arriver à parler, à vider mon sac, et surtout à ne pas trop pleurer. Parce que j’ai bien peur que si je commence à parler, toutes les larmes de mon corps sortent avec les mots. Je traîne du lourd depuis tant d’années…
Mais je suis déjà soulagée. Je suis consciente qu’il faut que je libère mon corps et ma tête de tout ce que j’intériorise.
Reste plus qu’à espérer que le feeling passera. « Homme ou femme ? » m’a-t-elle demandé. « Je ne sais pas » lui ai-je répondu, « j’ai besoin de me sentir en confiance pour parler ».
Alors elle m’a conseillée une personne qui met les gens à l’aise et c’est un homme.

Je verrai bien …

Tu as l’air en pleine forme !

Même la santé au ras des pâquerettes, en convalescence, en deuil, le moral à zéro, rongée par la tristesse et les soucis, c’est dingue comme je fais illusion, j’ai toujours l’air en pleine forme.

Ces derniers temps des copains, des proches me l’ont beaucoup dit. Une amie m’a même déclarée qu’apparemment les soucis m’allaient à merveille car j’avais une mine superbe. Elle ne s’attendait pas me voir avec une apparence d’être en bonne forme.
D’autres, connaissant aussi mon histoire, s’inquiétaient de l’état dans lequel ils allaient me revoir. Ils ont été très surpris de constater que je n’étais pas encore complètement décatie.

D’ailleurs la dernière phrase que mon père est arrivé à me susurrer à la clinique avant de ne plus pouvoir parler a été « tu as bonne mine« , alors que j’étais bien loin d’être au top. La veille j’avais subi une anesthésie générale, un mois plus tôt une opération dont je me remettais doucement, donc une autre anesthésie générale, et j’étais envahie d’inquiétude le concernant, sans parler du stress du chômage et des entretiens.
Connement je lui avais répondu « c’est parce que je ne fume pas, et que je bois peu ». Qu’est-ce qu’on peut être con parfois !

Bref je ne me l’explique pas, et je n’ai pas de recette. Malgré les aléas de la vie, alors que je n’ai pas la chanson, j’ai toujours l’air en pleine forme. C’est un fait !

Peut-être est-ce du aux rondeurs que j’ai prises ces dernières années. Mes joues bien remplies me donnent une apparence moins dure, plus saine.
Peut-être est-ce du au fait que je ne fume pas. Je n’ai pas le teint terne, pâle, grisâtre, et maladif des fumeurs.
Peut-être est-ce du au fait que j’intériorise tout par habitude de tout assumer seule.

Bref apparemment je ne suis pas marquée comme je le devrais, ni par les douleurs morales, ni par les douleurs physiques. Parce que j’en ai un paquet, c’est le moins qu’on puisse dire.
J’essaie au mieux de passer au dessus, de faire comme si de rien n’était, de ne pas en parler, surtout quand je suis en présence d’autres personnes. Il y a toujours pire. Et de toute façon quand ça ne va vraiment pas je me cache chez moi.

Je suis donc étonnée de faire encore illusion malgré tout. J’ai l’air en pleine forme. Et comme me répond si bien Agnès : « Dans un monde d’image, c’est l’essentiel! »

Ceci dit je prends ça pour un compliment. 🙂

Muselée

Dans mon dernier billet je racontais dans quelles circonstances et dans quelle souffrance s’est éteint notre père. C’était tellement insupportable et douloureux pour sa famille de le voir ainsi souffrir sans que rien ne soit fait pour l’apaiser que je ne pouvais me taire tellement ça me rongeait.

J’ai du supprimer ce billet car les faits que j’ai raconté, la vérité donc, n’ont pas plu aux responsables des lieux concernés, au point d’ennuyer ma belle-mère dans son deuil. Et oui ils sont tombés sur mon billet, et ont trouvé honteux et inacceptable que j’entache leur réputation !

Bien que ma belle-mère, et pas qu’elle d’ailleurs, était complètement d’accord avec ce que j’avais écrit, puisqu’elle l’a vécu ; et bien qu’il n’y avait ni insultes, ni grossièretés dans mes écrits, contrairement à ce que la personne qui la contactée lui a dit ; en respect pour elle et pour la protéger ce billet n’est plus en ligne.

la vérité n’est pas toujours bonne à dire c’est bien connu, surtout quand on se retrouve dans la situation du pot de terre contre le pot de fer. Mais nous n’en pensons pas moins, et nous n’oublierons jamais dans quelles conditions est parti notre père.

En tous les cas certains feraient bien d’accepter de se remettre en question avant de s’attaquer aux plus faibles, surtout pour que ça ne se reproduise pas sur d’autres patients !!!

Mise à jour du 2 avril 2017 :

Aujourd’hui je viens de lire sur le Huffington post un témoignage sur le « mal mourir en France ». Nous ne sommes donc pas les seuls à avoir vécu cette horreur :

Mon père est mort dans des souffrances inhumaines et j’aimerais vous ouvrir les yeux sur le mal-mourir en France
Depuis le 2 février 2016, la loi Leonetti/Claeys sur la fin de vie prévoit de ne pas vous euthanasier mais de vous tuer lentement en vous assoiffant. Quelle cruauté!

Aussi j’ai remis en ligne ce jour mon précédent article en témoignage et en supprimant bien sûr le nom du lieu concerné : Cette clinique qui a achevé notre père.

Cette clinique qui a achevé notre père !!!

Bien sûr notre père n’était plus aussi vaillant, bien sûr il était devenu un vieillard à la charge de son épouse, mais il parlait encore quand il a été transporté d’urgence à la clinique pour de gros problèmes intestinaux. Il arrivait encore à se déplacer de son lit à son fauteuil, à lire, à écouter de la musique, à regarder ses émissions favorites à la télé, et surtout il a toujours eu toute sa tête jusqu’au bout.

Il devait donc être transporté dans une clinique qui le suivait depuis qu’il était dans le sud, mais malheureusement il n’y avait plus de place. Alors il a été transféré aux urgences de cette autre clinique qui l’a installé au 6ème étage dans un service qui ne correspondait pas du tout à ses pathologies.

Je me souviens des premiers jours où nous allions le voir, il s’exprimait encore clairement et il nous avait même réclamé qu’on lui branche la télé.
Quand les diététiciens sont venus, nous avions demandé à ce que les aliments soient moulinés car il ne pouvait s’alimenter normalement à cause de l’état de son appareil digestif, et nous avions précisé qu’il fallait l’aider à manger.
Nous étions encore confiantes, inquiètes mais confiantes…

Et puis les jours ont passé. Les médecins le gardaient pour lui faire des examens. Impossible de savoir quoi, ni pourquoi ! Impossible d’obtenir des réponses.
Chaque jour nous le voyions diminuer de plus en plus. Quand nous n’étions pas là, personne ne l’aidait quand le plateau repas arrivait. Les aliments n’étaient même pas moulinés alors qu’il ne pouvait plus mâcher ni avaler, tant sa langue et son œsophage le faisaient souffrir. Rien n’était adapté pour lui. La perfusion ne suffisait pas à l’hydrater. Il dépérissait à vu d’œil jusqu’à ne plus pouvoir ni bouger, ni parler. De jour en jour il se transformait en momie agonisante, affamée et déshydratée.

Et puis il y a eu ce jour où j’ai craqué. Son épouse ne pouvait venir pour des raisons administratives, alors je suis venue un peu plus tôt pour ne pas le laisser tout seul. Et là je l’ai trouvé assis sur son fauteuil, les bras ballants de chaque côté du corps, la tête tombante sur sa poitrine, les yeux fermés, prêt à basculer en avant. J’ai eu un choc terrible de le voir ainsi abandonné et en souffrance. J’ai cru qu’il était mort. J’ai rameuté infirmier, aides soignants, j’ai demandé à ce qu’ils le recouchent confortablement dans son lit, je leur ai dit qu’il était inadmissible qu’il le laisse ainsi dans son état devant son plateau repas alors qu’il ne pouvait même plus s’alimenter seul, et qu’il ne tenait pas assis. Ils m’ont alors demandé de sortir pour le réinstaller et lui remettre une perfusion.

J’ai alors appelé en larmes son épouse qui a compris que là ça n’allait plus. Elle a aussitôt contacté tous les enfants pour qu’ils viennent au plus vite.
Je suis restée près de lui en lui tenant la main. Il a gémi de douleurs tout l’après midi, je ne comprenais plus ce qu’il tentait de me dire. j’ai essayé de lui donner à boire. Il souffrait tant. Il n’avait aucun anti douleurs. rien, même pas un soupçon de morphine. J’ai fini par comprendre qu’il avait mal aux fesses à cause des escarres et pas que,  qu’il en avait marre, qu’il voulait rentrer, en finir. J’ai chopé le personnel soignant, exigé qu’ils lui mettent un matelas thérapeutique anti-escarres, qu’ils calment sa souffrance, que son épouse soit informée des résultats de tous les examens puisqu’il était impossible de voir le médecin. « Oui oui c’est prévu on note tout dans le dossier« .

Ce soir là quand je suis partie ils l’emmenaient passer un scanner. Je lui ai alors promis que le lendemain nous serions tous là et que nous ferions notre possible pour le sortir de cet enfer.

Le lendemain, mon frère et mes soeurs sont arrivés. Son état avait encore empiré… Il a été transféré dans le service médecine au 4ème. Là la prise en charge a été plus adaptée, l’infirmière était à l’écoute. Il a enfin eu le matelas qu’il fallait, des antalgiques, des aliments moulinés. Mais il était trop tard. Les 10 jours qu’il avait passé au 6ème étage de la clinique l’ont achevé. Ses reins étaient en phase terminale… Ils ne l’ont pas soigné, ils ne l’ont pas hydraté, ils ne l’ont pas alimenté, ils ne l’ont pas aidé, ils l’ont laissé dépérir, ils l’ont laissé souffrir le martyre sans le soulager.

Nous avons tous pris la décision de le ramener chez lui en HAD pour qu’il termine ses jours dignement avec des soins appropriés loin de ce cauchemar. Mais une fois à la maison, malgré la morphine trop tardivement prescrite,  il est parti le 30 janvier au milieu des siens après une dernière nuit de terrible souffrance .

Maintenant nous allons faire le nécessaire pour savoir  pourquoi ils l’ont laissé dépérir aussi rapidement dans de telles souffrances au lieu de le requinquer et de le soulager, alors qu’il était pleinement conscient !

Mise à jour du 2 avril 2017 :

Aujourd’hui je viens de lire sur le Huffington Post un témoignage sur le « mal mourir en France ». Nous ne sommes donc pas les seuls à subir une telle horreur, et je sais maintenant pourquoi mon père a été si mal traité.

Depuis le 2 février 2016, la loi Leonetti/Claeys sur la fin de vie prévoit de ne pas vous euthanasier mais de vous tuer lentement en vous assoiffant.

Putain de loi !!!!

Le témoignage sur le Huffington post : Mon père est mort dans des souffrances inhumaines et j’aimerais vous ouvrir les yeux sur le mal-mourir en France

Check-list ok pour la clinique

Examens sanguins ok ;
Cure homéopathique d’arnica pré opératoire pour prévenir les hématomes et les risques d‘hémorragie ok ;
Consultations gastro, anesthésiste, chirurgien ok ;
Ordonnance et médocs à emmener, matériel post opératoire, paperasserie de pré-inscription ok ;
Congélo plein pour le retour, ménage fait à fond, repassage ok ;
Sac prêt avec le matos qui va bien pour ne pas me couper du monde et des opportunités de job…

Voilà suis à jour pour rentrer à la clinique.
J’ai même trouvé une infirmière pour me changer les pansements 2 fois par semaine quand je serai revenue a casa.
Faut dire qu’à force j’ai l’habitude de gérer les préparatifs pour ce genre de chose.

Et oui je retourne à la clinique un an après l’opération de mon coude et cette fois c’est pour mon bidou. Intervention un peu plus lourde, un peu plus longue, mais rien de grave. Ce sont juste les séquelles d’une précédente opération un peu ancienne qu’il faut réparer parce que ça déglingue le reste. Bref une couture de plus comme disait mon fils quand il était petit.

Bon je sais tout le monde s’en fout de mes petites histoires de santé, comme du reste d’ailleurs…
Mais scusez, rançon de la solitude, j’évacue le stress comme je peux en causant sur mon blog.
Comme ça le jour J, cad demain aprèm, j’irai à la clinique tranquillou 2 km à pieds et en tram, mon sac sur le bras sans plus penser à rien…

J’avoue j’ai quand même un peu le trac, j’ai du prendre un petit calmant pour me dés-angoisser. Mais ça va bien se passer comme dab !

Allez aujourd’hui je vais faire un p’tit tour chez le coiffeur pour me sentir belle et me changer les idées.

SOS Mains à la Polyclinique Saint Roch, des conflits internes ?

Pour ceux qui ne le savent pas encore l’Institut de la main et du membre supérieur qui était à Clémentville Montpellier a déménagé fin mars dans les nouveaux locaux de la polyclinique Saint Roch. J’ai donc du changer de crèche pour suivre ma kiné.
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Sans parler d’un bâtiment blockhaus, et du mélange de personnels qui ne se connaissaient pas, il est évident que ce déménagement n’est pas pour une sinécure pour l’équipe de SOS-mains.
En effet il semblerait que les hôtesses d’accueil des urgences de la polyclinique n’envoient pas les blessés de la main aux médecins urgentistes de SOS-mains. Non ! Il semblerait qu’elles les dirigent vers d’autres médecins, orthopédistes certes mais pas du tout spécialisés dans ce domaine, et si pose d’orthèse il y a, elles ne sont dans ce cas pas conçues par les orthésistes de l’Institut de la Main spécialisés dans ce type d’appareillage. sic !

Une guéguerre interne aurait-elle commencé entre les différents services à peine arrivés dans les nouveaux locaux, impliquant ainsi une baisse d’activité pour SOS-Mains ? En tous les cas ce n’est pas cool parce que c’est au détriment du patient.

Alors si par malheur vous devez aller aux urgences de Saint Roch pour une main accidentée, précisez bien aux hôtesses d’accueil que vous voulez être suivis par les médecins urgentistes de SOS-mains et pas par d’autres. Vous serez accueillis dans une structure dédiée avec une prise en charge complète par un personnel compétent dédié, chirurgiens, infirmières, médecins, orthésistes, kinés.
Où encore allez-y directement même si vous êtes en sang. C’est l’entrée suivante de celle marquée « urgences & SOS Mains ». Elle est au fond de l’allée et il est indiqué « Institut de la Main ».
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En tous les cas, je ne comprends toujours pas pourquoi l’Institut de la Main-SOS Mains a déménagé à Saint Roch. Franchement à Clémentville c’était super bien organisé et il n’y avait pas de conflit avec les urgences puisqu’elles étaient dédiées. En plus le service radiologie à proximité connaissait bien les urgentistes et accélérait les actes en cas d’urgence. ça filait impec !