Archives par mot-clé : déprime

Bilan de l’année 2015 ? déprimant !

On ne peut pas dire, mais il y a vraiment des années qui se passent mieux que celle ci.
Sans parler de Daech et des attentats qui ont bien plombé nos vies, sans parler des migrants, ni de nos politiques de tous bords qui ne tiennent pas la route, les choses de ma vie n’ont pas été au mieux non plus.

Pendant les six premiers mois, il n’y a pas eu un mois sans l’annonce d’un décès ; des connaissances, des amis, et le pire, mon neveu et mes nièces ont perdu leur papa, d’où des mois particulièrement difficile à passer moralement.

Côté maladie c’est pas mieux, le cancer s’est attaqué à mes soeurs et à des amis, fichue saloperie qui grignote de plus en plus de monde quel que soit l’âge  !

En ce qui concerne ma minuscule personne, comme d’aucun me le rappelle quand j’ai des coups de blues, me culpabilisant par la même occasion, je ne devrais pas me plaindre parce que j’ai encore un toit sur la tête…

Mais ceci dit pour combien de temps ?

Financièrement c’est la débandade : des charges trop élevées, pas tous les jours de quoi m’acheter à manger, et bien sûr il n’y aura ni Noël, ni kdos cette année.
Et oui, je me suis retrouvée au chômage en février, et en plus de la chute de mes revenus, j’ai bien sûr très mal vécu cette situation à laquelle je ne m’attendais pas.

Ma santé n’a pas été au mieux non plus. Mon corps a lâché, j’ai eu des traitements qui m’ont beaucoup affaiblie, et j’ai fait une grosse dépression pendant l’été.
Ensuite fin octobre je me suis faite opérée du bras droit, opération handicapante pour la main. J’en suis encore aujourd’hui à réapprendre à me servir de mes doigts et à écrire normalement.  Quand on est droitière et seule, c’est pas facile à gérer.

Et comme si ça ne suffisait pas, je termine cette année par une belle chute sur l’asphalte qui en plus de diverses hématomes de la tête au genou me vaut des os cassés au poignet gauche !

Me voilà donc handicapée des deux mains….

Certains à l’écoute, comprendront mes coups de blues, d’autres pas et préféreront me culpabiliser. Tant pis !  Je fais ce que je peux, je ne suis qu’un être humain après tout. De toute façon ils ne sont pas à ma place, n’accumulent pas ce que j’accumule,  et ne ressentent pas ce que je ressens.

En parlant de ressenti, malgré mes espoirs d’une belle année, je ne sentais pas cette année 2015, comme quoi ! Je suis donc bien contente qu’on en arrive enfin au bout. Plus que les fêtes à tenir et c’est fini.

Next !

Ça y est mon talon a enfin touché le fond, je remonte !

C’est le moins qu’on puisse dire ces 6 premiers mois de l’année ont été catastrophiques:
Ma vie professionnelle qui se casse la gueule, et ça je l’ai sacrément mal vécu ;
Mes charges qui augmentent puisqu’il a bien fallu que j’assure ma santé défaillante avec une bonne mutuelle ;
Mes finances qui, du coup, dégringolent mois après mois au point de ne plus pouvoir assurer la partie alimentaire ;
Les maladies graves des uns, les décès des autres, les douleurs morales et physiques à n’en plus finir ;
Le manque énorme de toute cette gente masculine familiale qui, du plus jeune au plus ancien, a fait un choix de vie ou suivi des obligations de vie dans lesquelles je n’existe pas du tout pour les uns, ou si peu pour les autres ;
Mes petits que j’aime qui s’ignorent alors qu’ils ne savent même plus pourquoi ils se sont fâchés me laissant seule avec ma peine et cette énorme tristesse au fond de moi qui me ronge ;
Le refus de certains membres de cette famille d’accepter ma capacité à les entourer de ma bienveillance quand il s’agit de combler leurs manques, et de les aider à surmonter leur chagrin, et leur refus à comprendre que moi aussi j’ai besoin d’eux ;
Le tout assaisonné mois après mois par des news médiatiques plus que noires qui me font penser que je n’ai rien à faire dans ce monde là !

Ça, plus ça, plus ça… et j’en oublie, pour une petite bonne femme comme moi, qui essaie désespérément d’assumer et supporter seule sur ses frêles épaules tout ce qui lui tombe sur le coin de la figure depuis des décennies sans rien dire à personne, sauf à la rigueur sur son blog, parce qu’il y a toujours pire ailleurs, bref tous ces évènements ont complètement perturbé ma santé mentale.

Je me suis retrouvée comme engluée dans un filet, sorte de toile d’araignée qui se serre de plus en plus. Manquant d’air, mon corps a commencé à basculer, à se manifester. Oh il y a bien plus de 6 mois déjà. Mais en ce début d’été, c’est ma tête qui a lâché, j’ai déconnecté complet. Je ne savais plus que pleurer, et culpabiliser de n’être qu’une incapable, une bonne à rien. Je n’arrivais plus à me raisonner.

Malgré la générosité de 2 personnes attentives à mes délires facebookiens qui ont rempli mon frigo, et la bienveillance de mon meilleur ami « Darling » qui ne m’oublie jamais même parti dans l’ouest, je n’ai pas repris pieds pour autant.

Vidée, attristée, affaiblie, plus capable de réfléchir posément, j’ai perdu toute envie de me ressaisir, et me suis laissée glisser doucement mais surement dans cette espèce de trou sans fond jusqu’à ce qu’une toute petite goutte d’eau me fasse encore verser des larmes, larmes de trop. Et là, lasse de peine, de déception et de chagrin, je n’ai plus eu que l’envie de dormir pour ne plus me réveiller. Et oui !
En plus, c’était facile, malade, je suis plus ou moins suivie, plutôt mal que bien, et j’ai à disposition de quoi me fabriquer un joyeux cocktail. Oh cela ne m’a pas fait grand mal, mais j’ai quand même perdu la notion du temps, du jour, de la nuit, pendant une semaine, ou deux, ou plus, je ne sais plus. De toute façon, je ne savais plus trop où j’en étais, ni à quoi je pouvais bien servir, et je n’avais plus aucune motivation, alors j’avalais et me laissais sombrer dans des états comateux… et non ce n’était pas à cause de la chaleur comme je le prétendais… Plutôt l’effet d’une vraie dépression !

Et puis, et puis, et puis, puisque de toute façon tout le monde s’en foutait que je dorme ou pas, que je m’en sorte ou pas, que j’existe ou pas, que j’aille bien ou pas, que je bosse ou pas, que je mange ou pas, j’ai décidé de foutre le camp, pas en vacances non, mais partir pour de vrai, ailleurs, dans un autre pays, pour découvrir d’autres coutumes, d’autres gens, pour vivre autrement, pour oublier, moi, les autres, cette vie.
J’ai vidé mon sac sur Facebook en pleurant (encore), et là quelques contacts qui me connaissent de longue date ont enfin compris que « wonder woman », comme ils disent, avait bel et bien touché le fond.

Et hop voilà qu’aussitôt une amie m’invite à venir prendre l’air chez elle le soir même. Invitation acceptée bien sûr, tellement j’étais contente de les revoir son mari et elle, depuis le temps… Ils avaient organisé une soirée barbeuk. J’ai donc fait de nouvelles connaissances, discuté de tout, de rien, écouté, oublié. Ce fut vraiment une soirée douce et très agréable comme je les aime. Un premier petit sauvetage mine de rien.
Le lendemain rebelote, autre sortie, cette fois entre filles, on a terminé à la plage et nous nous sommes baignées à la nuit tombée. J’adore me baigner la nuit dans la mer. Alors que d’aucuns auraient peur de tout ce noir, moi je me sens rassurée ! (y a-t-il un psy dans a salle ???). J’en ai profité pour donner de grands coups de talon dans le sable pour remonter à la surface, comme un besoin de renaissance (non finalement plus besoin de psy…).
Et le surlendemain, troisième sortie salvatrice grâce à laquelle j’ai retrouvé d’anciennes connaissances pas vues depuis hou là là… avec qui j’aimais et j’aime toujours autant discuter « boulot » et chahuter. Ça a été également l’occasion de me faire de nouvelles relations dans ce secteur d’activité que j’aime tant, de la communication On-Line, du Web, de la photo, dont je me suis retrouvée éloignée ces 4 dernières années pour avoir du travailler à contre cœur dans un autre secteur bien éloigné, parce que pas le choix ma foi pour cause de chômage.

Donc après ces 3 jours me voilà still alive, pas encore tout à fait rassemblée dans ma tête fourmillante de tout ce que j’ai vu, entendu, appris, rencontré, mais en tous les cas vidée en partie de ces ondes négatives qui me tirent vers le fond.

Aujourd’hui, comme a si justement suggéré une nouvelle rencontre, je suis une femme en cheminement. En cheminement de reconstruction personnelle et professionnelle, c’est sûr, car j’ai encore une fois tout à reconstruire, ici ou ailleurs, et puis j’ai d’abord mon corps à soigner, il est si mal en point.

Alors voilà, petit à petit, chaque jour suffit sa peine, je remonte, je l’ai décidé…. Mais attention très fragile !

Je renonce

On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif

On ne peut définitivement pas aider quelqu’un de têtu à ne pas s’autodétruire s’il a décidé quoi qu’il arrive de n’en faire qu’à sa tête en dépit de sa santé et de sa réputation.

A mon niveau je ne peux plus rien faire, ni aider, ni accompagner, ni soutenir, rien !  Je renonce, d’autant que de trop m’investir je finis par me détruire moi-même !

Râlerie du soir, bonsoir !

Les conseilleurs, les fokon yaka, qui surtout ne connaissent rien de ma vie, et ne sont bien sûr pas les payeurs, m’achèvent le moral quand je ne l’ai pas, plutôt que de me le remonter !
Ah là là il y en a qui ne peuvent pas s’en empêcher de te dire tu devrais faire ci, faire ça et ça ira mieux, sans savoir si tu ne fais pas déjà ce qu’ils disent depuis des années !
Apprenez que, quand quelqu’un n’est pas bien, vaut mieux fermer sa gueule que de balancer des conseils à la con surtout quand on ne connait strictement rien de la vie de la personne et encore moins le pourquoi de sa chute de moral ! ça ne fait qu’envenimer les choses, et surtout l’état dépressif. Oui oui parfaitement ça énerve et vos conseils mal venus sont toxiques plutôt qu’autre chose.
En plus,  ces braves conseilleurs, ça ne leur viendrait même pas à l’idée de me téléphoner pour me donner un coup de main quand j’ai besoin d’aide , perdue  toute seule que je suis chez moi,  comme faire mes courses quand je ne peux pas me déplacer ou je ne sais quoi encore. Non,  ils préfèrent se donner bonne conscience derrière leur clavier en me balançant des fokon yaka sur leur réseau favori, et surtout en me laissant patauger dans ma merde.

Non mais c’est vrai quoi, des gens meurent de cancer autour de moi.  Une de plus cet après midi, 1 mois après mon beau-frère, une amie proche de mes enfants, qui n’ont même pas voulu que leur maman vienne les réconforter….  et évidemment je suis bouleversée, achevée, d’autant que chaque fois qu’ils leur arrivent quelque chose de terrible, l’un ou l’autre, ils ne veulent pas de mon réconfort, de mon soutien. Reste où t’es ! Bref…

Je ne suis pas non plus particulièrement en bonne santé et je ne peux pas tout faire toute seule.  Je suis obligée de payer des gens pour m’aider alors que j’ai même pas assez de rond pour payer mes charges et encore moins à manger.  Je ne peux même pas partir m’oxygéner en vacances pour évacuer toutes les merdes de ce début d’année.  Alors franchement  les fokon yaka, ça me saoule à la fin !

Si vous n’êtes pas capable d’aider les gens concrètement,  laissez moi donc  tranquille toute seule avec ma déprime et mes douleurs.

Vos Fokon Yaka, vos tu devrais  faire ci, tu devrais faire  ça ! c’est de la merde ! Apprenez donc à écouter plutôt,  voir même à lire avant de la ramener.

Sur ce je reprends pour la énième fois une bonne dose de médocs pour me calmer et bonsoir la foule, A un de ces 4 !

Bref un billet pour rien mais bon dieu que ça fait du bien !

Dans quel état j’erre

Ces derniers temps je me suis tue car je n’avais pas particulièrement envie de raconter des choses déprimantes ici, vu que j’en avais déjà pas mal racontées il y a quelques années en arrière.
Seulement voilà, les choses de la vie ne sont pas toujours aussi joyeuses qu’on le souhaiterait, et avant de craquer complètement en me laissant glisser dans ce trou noir sans fond, je me dis que ma foi, à défaut d’une épaule compatissante, mon blog est quand même mon exutoire. Aussi ça me ferait peut-être pas de mal de me vider un peu.

J’aurais certes préféré annoncer des nouvelles positives mais le monde des bisounours ne m’a définitivement pas ouvert ses portes. Et de toute façon je suis trop factuelle et terre des vaches pour rentrer dans ce monde.

Donc « tout va bien », je suis toujours au chômage, je touche 57% de mon salaire et puis c’est tout. Pour ceux qui croyaient que j’allais avoir des aides toussa toussa (C’est ce qu’on m’a balancé à la figure en me virant), et bien non ! (ça se voit que ces gens là ne se sont jamais retrouvés au chômage hinhin !).
Comme de bien entendu j’ai du prendre une complémentaire santé, j’ai donc plus de charges qu’avant pour beaucoup moins de revenus, c’est super cool ! Mais je m’en fiche, pour le moment je tiens encore le choc. De toute façon j’ai plus l’habitude de faire partie des pauvres que des gens aisés.

Bref je disais donc que je n’ai toujours pas de boulot, et à vrai dire, arrivée à ce stade, et vu comment j’en suis arrivée là, je ne sais plus trop quoi chercher. Le dernier poste m’a achevée, et a surtout détruit ce peu de confiance en moi que j’étais arrivée à gagner non sans peine.
De plus avec ces lois d’espionnite aiguë de ces vilains chômeurs par Pôle emploi, ça me coupe encore plus la chique ! Rien que de savoir que je peux avoir quelqu’un qui mate sournoisement tout ce que je fais me coupe toute envie de faire quoi que ce soit. Et oui j’ai toujours eu du mal à agir quand j’ai quelqu’un qui zieute dans mon dos! ça me fige, ça me bloque carrément, pas bon quoi !

Sinon à part ça la santé comment ça va ? et bien c’est le bordel. Mon corps m’a lâchée, fallait s’y attendre ! Et toute seule j’ai de plus en plus de mal à gérer ma mobilité, du coup je m’enferme de plus en plus. C’est con mais c’est comme ça ! De plus, avec des généralistes qui ne sont plus que des gares de triage et des spécialistes qui ne connaissent que leur spécialité, le corps médical en devient de plus en plus incompétent, du coup pour trouver le bon diagnostic et être soignée convenablement c’est galère !
Mais je ne peux pas trop parler de tout ça avec mes proches parce qu’autour de moi, entre ceux qui n’aiment pas qu’on les ennuie avec des histoires de maladie et ceux qui ont pire, je fais avec.
Et oui, les mauvaises nouvelles de santé des uns et des autres tombant mois après mois, 2015 est définitivement une année noire. Nous sommes cernés par les cancers, opérations, maladies chroniques douloureuses et j’en passe.
Donc par respect pour ceux qui n’ont plus que le choix de profiter de leurs derniers bons moments de vie, je ferme ma bouche et garde mes douleurs, inquiétudes, et ras le bol de cette vie pour moi. Bref Tout va bien, je vais bien !

Me reste plus que mon blog, ce fidèle compagnon, pour lui confier entre deux larmichettes dans quel état j’erre. Pas top quoi !

Ouf je vais mieux !

Tu sais on est toujours tout seul au monde

La solitude, ça fait des années que je l’assume.  Je vis seule et je gère ma vie seule depuis des décennies, c’est ainsi. De toute façon un ami  m’avait dit autrefois à l’époque où je le vivais mal, « tu sais on est toujours tout seul au monde… ».  J’en ai donc pris mon parti .

Mais bon sang en période de fêtes, en plus en vacances à ce moment là,  avec personne avec qui partager quoi que ce soit, j’avoue c’est déprimant et aujourd’hui je me sens particulièrement triste du vide qui a rempli ces deux  dernières semaines.

Contente que tout ça soit enfin terminé !  Demain commence une autre vie.

Coup de mou

Faut pas que je me plaigne, j’ai un job !

Mais bon sang c’est pas toujours facile de travailler avec des mecs qui ne veulent pas travailler avec moi parce que eux sont ingénieurs, et moi que rédacteur technique, femme de surcroît !

Ben oui, je suis cernée par des mecs, quelque peu macho pour certains, et surtout pas coopératifs du tout. Et comme dans mon job  j’ai pas mal de trucs techniques à expliquer, j’ai besoin parfois de recueillir des infos auprès de ces messieurs, qui malheureusement se défilent, me laissant comme un gland me dépatouiller toute seule.

Heureusement  j’ai du background, je suis autonome, et il m’en faut plus pour m’empêcher d’avancer. Je sais de toute façon que n’importe qui ne peut pas faire ce que je fais. Alors même s’ils me prennent de haut, je prends sur moi.

Mais je suis humaine aussi, et pas toujours au top, comme aujourd’hui par exemple…  Faut dire qu’ils poussent le bouchon un peu loin. Et là j’ai  un sacré coup de cafard ! Le moral en vrac quoi !

Pfff que tout ça me fatigue !

Humeur morose du jour

Mais qu’est-ce qu’on va devenir avec tout ça  ?

Le chômage, les chômeurs abandonnés par Pôle emploi, les licenciements, le travail gratuit, les entreprises qui n’embauchent pas ou à des salaires de plus en plus bas, la pauvreté, la précarité, la retraite qui s’éloigne, le peuple méprisé…  des médias manipulateurs d’opinion… Des tas de gens qui avalent tout ce qu’on leur raconte dans la boîte à cons…

Moi ça me déprime et j’en pleure !

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.