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Il y a un an, Charlie… et Nicolas !

Il y a un an j’étais encore en poste. J’étais partie déjeuner quand j’ai appris l’horreur par la radio. J’ai tout de suite compris que c’était grave. J’ai annoncé la terrible nouvelle à mes collègues en revenant au boulot :  « des terroristes sont entrés chez Charlie et ont tué toute l’équipe, c’est grave » leur ai-je dit.

Et puis il y a eu la manif le soir à Montpellier.

Et puis il y a eu Nicolas…
Nicolas a été fauché  mortellement sur son scooter en rentrant de la manif. Il avait 39 ans.
Poursuivis par une patrouille de police des délinquants ont grillé un feu rouge et ils ont tué Nicolas qui arrivait au même moment. Le chauffard a pris la fuite.

J’a appris la terrible nouvelle le lendemain matin en ouvrant facebook, sa photo annonçant sa mort m’a sauté à la figure.

« Nooon pas Nicolas ! » me suis-je écriée en me levant de ma chaise. Et je n’ai pu retenir mes larmes.

Depuis, son compte facebook continue de vivre rempli par les hommages de tous les gens qui l’appréciaient, mais son compte twitter s’est arrêté sur ce RT.

nicolas

Je pense souvent à lui, à son fils, à ses proches. Il a laissé un grand vide.
RIP Nicolas, nous ne t’oublierons jamais.

Ce 7 janvier 2015 fut vraiment une journée funeste !

Râlerie du soir, bonsoir !

Les conseilleurs, les fokon yaka, qui surtout ne connaissent rien de ma vie, et ne sont bien sûr pas les payeurs, m’achèvent le moral quand je ne l’ai pas, plutôt que de me le remonter !
Ah là là il y en a qui ne peuvent pas s’en empêcher de te dire tu devrais faire ci, faire ça et ça ira mieux, sans savoir si tu ne fais pas déjà ce qu’ils disent depuis des années !
Apprenez que, quand quelqu’un n’est pas bien, vaut mieux fermer sa gueule que de balancer des conseils à la con surtout quand on ne connait strictement rien de la vie de la personne et encore moins le pourquoi de sa chute de moral ! ça ne fait qu’envenimer les choses, et surtout l’état dépressif. Oui oui parfaitement ça énerve et vos conseils mal venus sont toxiques plutôt qu’autre chose.
En plus,  ces braves conseilleurs, ça ne leur viendrait même pas à l’idée de me téléphoner pour me donner un coup de main quand j’ai besoin d’aide , perdue  toute seule que je suis chez moi,  comme faire mes courses quand je ne peux pas me déplacer ou je ne sais quoi encore. Non,  ils préfèrent se donner bonne conscience derrière leur clavier en me balançant des fokon yaka sur leur réseau favori, et surtout en me laissant patauger dans ma merde.

Non mais c’est vrai quoi, des gens meurent de cancer autour de moi.  Une de plus cet après midi, 1 mois après mon beau-frère, une amie proche de mes enfants, qui n’ont même pas voulu que leur maman vienne les réconforter….  et évidemment je suis bouleversée, achevée, d’autant que chaque fois qu’ils leur arrivent quelque chose de terrible, l’un ou l’autre, ils ne veulent pas de mon réconfort, de mon soutien. Reste où t’es ! Bref…

Je ne suis pas non plus particulièrement en bonne santé et je ne peux pas tout faire toute seule.  Je suis obligée de payer des gens pour m’aider alors que j’ai même pas assez de rond pour payer mes charges et encore moins à manger.  Je ne peux même pas partir m’oxygéner en vacances pour évacuer toutes les merdes de ce début d’année.  Alors franchement  les fokon yaka, ça me saoule à la fin !

Si vous n’êtes pas capable d’aider les gens concrètement,  laissez moi donc  tranquille toute seule avec ma déprime et mes douleurs.

Vos Fokon Yaka, vos tu devrais  faire ci, tu devrais faire  ça ! c’est de la merde ! Apprenez donc à écouter plutôt,  voir même à lire avant de la ramener.

Sur ce je reprends pour la énième fois une bonne dose de médocs pour me calmer et bonsoir la foule, A un de ces 4 !

Bref un billet pour rien mais bon dieu que ça fait du bien !

A mon beau-frère !

La semaine dernière je voulais vous raconter plein de trucs sympa, la Montpelliéraine 2015 à laquelle j’ai participé et où j’ai pris de supers photos ; mon rv chez Pôlo qui s’est très bien passé et où j’ai appris un tas d’infos très intéressantes, bref  que des choses réjouissantes.

Mais voilà, la triste réalité du cancer nous a rattrapée. Après 8 ans de lutte contre cette saloperie de crabe, mon beau-frère a poussé  son dernier souffle à Montpellier lundi 8 juin en début d’après midi, laissant ma soeur et ses enfants détruits par la douleur.

Jusqu’au bout il nous a montré force et détermination. Jusqu’au dernier moment il nous a expliqué les choses cash, sans détour ! Il savait ! Il n’y avait plus rien à faire. La bête immonde se propageait en lui jusqu’à l’empêcher de respirer, ce monstre ne lui laissait plus aucune chance.

Après qu’il ait pu dire au revoir une dernière fois à ses amis, frères et sœurs qu’il souhaitait voir et qui venaient de loin, les médecins ont fait le nécessaire pour qu’il parte sans souffrir. Il en avait fait la demande écrite. Il avait tout préparé, tout planifié pour atténuer nos propres souffrances, et surtout pour ne pas laisser son épouse elle aussi malade dans la panique et le désarroi.

A tout jamais je garderai en moi le souvenir de sa force de caractère, de sa détermination, même au plus mal il disait que tout allait bien, que tout était réglé, qu’il ne fallait pas que nous nous inquiétions.

Dans ma vie, je n’ai jamais vraiment eu de bel exemple d’homme autour de moi, mais lui je l’admirais. Lui qui en plus a su élever ses frères et sœurs seul après le décès prématuré de ses parents…  Lui qui était un des rares à me défendre contre les injustices…

Je suis dévastée, il était encore si jeune.

Ma soeur, mes nièces, mon neveu, je vous aime ! Comptez sur moi !

croixstemarie

Quand nos disparus hantent l’éternité virtuelle

Ca fait un bout de temps maintenant que je suis sur les réseaux sociaux, et j’ai pu voire les gens évoluer dans leur vie, chômage, boulot, divorces, mariages, naissances mais aussi décès…
Oui tout au long de ces années, des amis, des blogopotes, des relations pro, sont partis vers d’autres cieux. Ils n’avaient pas vraiment l’âge, mais la maladie aidant, pour beaucoup ils n’ont pas eu le temps d’arriver à la soixantaine ni de connaître les joies de la retraite.
Et dire qu’on veut nous faire croire qu’on va vivre plus vieux, franchement je ne crois pas que ce soit une réalité mais plutôt une manipulation des masses. Je suis d’une génération où les gens meurent beaucoup… Bref, ceci dit, ce n’est pas mon propos.
Mon propos est plutôt : qu’en est-il de la présence de nos chers disparus sur les réseaux sociaux après leur décès ?
Si les membres de leur famille ne sont pas au courant de leur activité numérique,  personne ne va fermer leurs comptes, et ils vont rester là, bien présents parmi nous avec sur leur page le temps qui s’est arrêté sur leur dernier post.
Et pour combien de temps ???

J’ai plusieurs connaissances et amis comme ça qui sont encore là dans mes contacts facebook et autres réseaux, et je n’ose pas les enlever, trop peur qu’ils disparaissent pour de bon à tout jamais.

Jacques, après plusieurs mois des gens lui parlent encore sur sa page facebook.  Il y en a même qui ne savent pas qu’il est décédé et qui lui souhaite son anniversaire, sans parler des mises en relation automatiques de LinkedIn in et  de Viadeo qui continuent comme s’il était toujours vivant.
Fred, son compte Flickr et son blog sont restés suspendus sur ses derniers travaux et photos. Les années passent et il est toujours là. Aucun de ses proches n’était au courant de cette présence sur le Net.
Béatrice, son blog est resté bloqué sur son avis de tempête en méditerranée de janvier 2012. Hébergement gratuit, elle peut rester encore longtemps dans la blogosphère elle aussi.
François, compagne a supprimé son compte facebook, son blog a disparu, mais ses nombreux commentaires sont toujours sur le mien, et j’ai plaisir à les relire quand j’ai un coup de blues. Il restera donc là tant que mon blog existera.

Et vendredi, ça a été le tour de Michel, un ami d’adolescence. J’ai appris via facebook qu’il venait de disparaître. C’est ainsi maintenant qu’on apprend le décès des gens qu’on aime. Il n’y a plus de contact, plus de courrier, plus rien… La nouvelle nous saute à la figure comme une claque, et on reste seule avec sa peine. C’est comme ça que j’ai appris également pour Jacques et Béa. Et les condoléances se transmettent par ce biais.
Que va-t-il devenir de son profil ensuite ? de ses profils puisqu’il en a deux ? Dans son cas je suppose que son fils s’en chargera.
Mais les autres,  ceux qui errent encore sur Viadéo, LinkedIn, et autres plates-formes,  dont les familles ne savent pas qu’ils ont des profils un peu partout… Combien de temps vont-ils encore rester dans ce cimetière numérique ?

C’est là que je me dis qu’avec tous les comptes que j’ai ouvert depuis 10 ans pfff, je risque moi aussi, s’il m’arrive quelque chose, de hanter encore bien longtemps les réseaux sociaux. Sauf mon blog, lui sera supprimé par OVH puisque personne ne renouvellera mon espace d’hébergement. Mais pour le reste, à moins de partir volontairement et de faire le ménage avant, c’est l’éternité virtuelle qui m’attend…

Ne devrions nous pas nous préparer à ça ? Établir par exemple une liste des comptes à supprimer en cas, qui soit confiée à une personne de confiance, comme on le ferait pour un testament ?

Attila, mon vieux compagnon, n’est plus

Voilà c’est fini, mardi, jour de la rentrée des classes, j’ai amené Attila, mon vieux compagnon, chez le véto et à ma plus grande tristesse je suis revenue sans !

Je me doutais bien qu’un jour ou l’autre le moment fatidique allait arriver, au mois de juillet j’ai même pensé que c’était son dernier été. Je m’y préparais donc mais, quand ça arrive vraiment…

Chaton trouvé dans la rue, ma fille l’avait ramené à la maison. Bien sûr nous l’avons gardé. Et les enfants partis, il est devenu depuis mon seul compagnon de vie.

Pendant 17 ans il a accompagné mes joies, mes peines, mes maladies, mes déménagements, mes escapades et ma solitude. 17 ans de tête à tête, ça compte !

Et puis un jour il s’est mis à vieillir, comme les humains, mais beaucoup plus vite.
Il a commencé à maigrir, beaucoup,  à craquer de partout au point que j’avais peur que ses vieux os ne se brisent, aussi je faisais de plus en plus attention quand je le prenais pour le câliner.
Puis il y a 15 jours tout s’est accéléré. Il a arrêté de faire sa toilette, même dans mes bras comme il en avait pris l’habitude. Il s’est mis à refuser ses croquettes, seul le thon écrasé passait et encore, mal aux dents surement.
Dans la foulée il n’a plus fait ses besoins, sauf une ou deux fois mais involontairement, et là je le suivais à la trace.
Bref il se trainait comme un vieillard incontinent perclus d’arthrose et de rhumatisme de sous le lit, sa nouvelle retraite, à la baignoire pour boire au robinet, maigrissant à vue d’œil.
De temps en temps il me racontait bien sa vie douloureuse, me répondait quand je lui parlais, mais il ne sortait plus qu’un filet inaudible.
Il n’y avait plus que ses grands yeux qui restaient encore expressifs dans ce corps tout maigre.

Je ne pouvais manifestement pas le laisser continuer dans cet état là, et non sans angoisse, j’ai fini par prendre RV.

Le diagnostic a été sans équivoque. Sans parler de l’insuffisance rénale et des soucis respiratoires, l’échographie a montré un nuage à la place du foie. Il avait une grosse tumeur et des épanchements plein l’abdomen. Une question de jours… C’était soit le prolonger quelques jours de plus à coup de piqures, soit le soulager définitivement.

Je ne vous raconte pas le moment de la décision… coup de fil à fifille quand-même pour avoir un second avis… Larmes et tremblements… Le serrer une dernière fois très fort sur mon coeur…

A la première piqure il n’était déjà plus là. Il a vomi un peu, grincé des dents, et il s’est éteint comme ça les yeux grand ouverts. Le coeur n’a pas tenu. Il était si fatigué…

RIP mon Titi d’amour !

Rugby !

 Aaaah prenez pour mariii un joueur de rugby
Et vous aurez pour charmer vos jours !
Un champion du sport et de l’amour.
Oui ! Toujours vigoureux, même quand il s’ra vieux !
Vous le verrez se décarcasser pour marquer tout au moins un essai.

tsoin tsoin !

En hommage à Georgette Plana décédée hier à 95 ans et que je croyais partie depuis bien longtemps déjà !

Au fait suis toujours célibataire moaaa des fois que 😉

Sans filtre n’est plus…

Paco

La blogosphère est en deuil, François Granger nous a quitté  le 5 juin.

Pas trop connectée cette semaine, la mauvaise nouvelle m’a sauté aux yeux aujourd’hui via Facebook alors que j’allais lui faire une bise sur son mur. Trop tard, il est parti.

J’ai un peu de mal à mettre des mots, même si je m’y attendais, j’espérais que celà n’arrive jamais. Je suis triste, très triste.

Nous avions fait connaissance via blogs interposés en 2004, Dotclear, Sans filtre,  les blogs de quinquas au chômage, tout ça…  Nous nous étions également rencontrés en 2007 à Montpellier dans le cadre de l’un de mes jobs. Je garde d’ailleurs de son passage dans le sud un excellent souvenir d’un dîner à 3 avec Lolo².

Bien que je n’ai jamais pu assister aux Paris Carnets, ces réunions où il retrouvait ses blogopotes, nous sommes toujours restés en contact. Nous avions les mêmes galères de quinquas sur le marché du travail. C’est sûrement ce qui nous a rapproché.

Il m’a apporté tant de soutien dans mes moments de désespoir, alors que je ne croyais plus en rien. Je n’oublierai jamais son optimisme.

Et  puis, la vie avait l’air d’avoir décidé de bien tourner pour lui, le travail, l’amour, la naissance de Louise, la petite merveille, qui a comblé ce si joli petit couple.

J’étais très heureuse que tout ce bonheur l’atteigne…

Jusqu’à ce que ce putain de crabe le rattrape ! les rattrape.

Luce, François, tant d’amour, de combats et de courage  !

Mes pensées vont vers vous, vers toute votre famille…

Luce, gros câlins…

J’ai plus de mots, je suis bouleversée…

Au revoir Georges Frêche !

J’ai pris la nouvelle comme une gifle, et j’ai sauté de mon canapé en criant « Nom de dieu ! Mais c’est pas vrai ! dites moi que c’est pas vrai ! »
Mais après la stupéfaction, le choc, Georges Frêche s’est réellement éteint en cette fin de dimanche d’un arrêt cardiaque.
Georges est mort ce soir !

Quelques médiocres journalistes n’ont pas tardé à ressortir de leurs archives leurs articles nauséabonds sur ses « dérapages ». Mais qu’importe ces ragots manipulateurs tirés de leur contexte et déjà jugés au tribunal… qu’importe le bal des hypocrites, et le vol des vautours qui a commencé à descendre sur la Région, ici nous savons que nous perdons un homme exceptionnel.

Il a donné sa vie au service de la gauche. Il a transformé Montpellier, et la région du Languedoc Roussillon qu’il aimait tant.
Homme du sud, il était dur et avait ce franc parler qui dérange les bobos « bien pensants ». Mais droit dans ses bottes, il était un homme de coeur, honnête et juste.
Il n’a jamais courbé l’échine, et aucun de ses adversaires, qui ne rêvait que de l’abattre, ne l’aura vaincu.
Georges Frêche était un grand homme politique au parcours impressionnant qui aura marqué son histoire !

Au revoir monsieur Frêche, la tristesse de vos amis est immense, et vous laissez un grand vide…
Ce soir, il pleut des larmes sur la Région et sur Montpellier.

maj du 25/10
heuuu je suis citée dans l’express : Frêche, « bâtisseur » ou « provocateur » selon les blogs

Au revoir Fred d’Aniane…

On ne s’était pas revu depuis 5 ans, mais on se croisait par blogs interposés, et surtout sur FlickR… Il était photographe, et j’aimais ses  photos sur lesquelles je m’arrêtais souvent…

Mais ça faisait un moment que je ne le voyais plus sur le Net non plus… moi-même je m’étais un peu absentée… et puis je le pensais surbooké comme beaucoup…

Aujourd’hui son amie m’a appris son décès… Le crabe, cette saleté, l’a emporté… Et un petit garçon a perdu son papa…

Ce soir je n’ai pas pu m’empêcher de retourner sur son blog et sa galerie où ses amis commentent encore ses photos comme s’il était toujours parmi nous…

J’ai aussi réécouté ce morceau qu’il m’avait envoyé le jour de mes 50 ans pour compléter le billet que j’avais écrit à propos des tubes qui cartonnaient à ma naissance. J’ai encore son mail de bon anniversaire…

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Au revoir Fred d’Aniane…

Une flamme s’éteint, un chapitre s’achève

Les années passent et les anciens qui nous rattachent à notre toute petite enfance s’éteignent peu à peu…

Je m’y attendais, la nouvelle devait tomber un jour ou l’autre. La maladie avait atteint le cerveau et effacé sa mémoire.

J’ai reçu le message aujourd’hui, « ni une bonne, ni une mauvaise nouvelle« , si l’on peut dire… Elle s’est éteinte cette nuit, ma nounou, ma maman, ma tante par alliance, … et ma toute petite enfance s’est envolée avec elle.
Des premières années de ma vie, il ne reste plus que quelques rares photos jaunies, et mon cousin, le seul témoin de mes souvenirs, de nos souvenirs. Je suis triste et je pense à lui, à sa famille disparue à qui la vie n’a pas souri, ma famille… Ils m’ont tant apporté. Je les ai tant aimé.

A toi ma Suzon !