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Agressions sexuelles, harcèlement, violences, j’ai de tout en magasin #MeToo

#Denoncetonporc #MeToo, ça y est, depuis l’affaire Weinstein la boîte de pandore est ouverte. Enfin les femmes de tous milieux, de toutes professions, et de tous âges balancent ce qu’elles vivent au quotidien, agressions sexuelles, harcèlement au boulot ou ailleurs…

Je me suis tâtée, écrire, ne pas écrire, parler, me taire.
Mais cette libération de parole a réveillé en moi quelques souvenirs pas très jolis que j’avais enfoui dans ma mémoire. Il faut que ça sorte.

Le premier flash qui m’est revenu est cette période fin des années 80, alors que j’avais une petite trentaine. Je travaillais à Ecquevilly dans les Yvelines. Le patron de la boîte, la soixantaine, était odieux et ne cessait de m’appeler dans son bureau en me traitant de salope devant mes collègues. Il voulait coucher avec moi et j’avais refusé.
Son bureau était à l’autre bout du long couloir qui nous servait d’open space et il me hurlait au dessus des têtes penchées « Viens ici salope, et que ça saute ! ».

Je sortais d’un divorce difficile. Mon ex mari était un manipulateur, violeur, harceleur, et il me battait. Et là tout de suite après je me suis retrouvée face à un patron harceleur.
Je ne savais plus ce qui était normal ou pas. J’étais dans un état de culpabilité permanent.
Il me convoquait dans son bureau uniquement pour me faire des propositions salaces. Un jour il s’est même couché par terre en me disant « Viens me sucer salope ».
Un autre j’ai eu tellement honte de ses hurlements grossiers après moi devant tout le monde, que j’ai fini par me laisser faire pour qu’il arrête.
Oui je voulais que ça s’arrête. Mais mes collègues témoins du harcèlement m’ont dit qu’ils se tairaient si je parlais. Ils avaient peur de perdre leur job…
J’ai fini par démissionner, et je n’ai rien dit à personne.

Perdue, seule, pas entourée, mes deux enfants encore en bas âge à ma seule charge, ce fut vraiment une période noire.

Je ne l’avais jamais aguiché, mais  je me sentais sale et honteuse. Je pensais que c’était forcément de ma faute.
Lui, il avait tout simplement profité de son pouvoir et de ma fragilité dues à mes blessures toutes fraîches, tel un prédateur qui joue avec sa proie avant de l’achever.

Mais il ne fut pas le seul à profiter de la situation. la plupart des hommes que j’ai rencontré par la suite dans cette région, sous prétexte de vouloir m’aider, me proposait la botte.
Il y a même eu cet avocat, pote d’une connaissance également malsaine. Confortablement installé dans son fauteuil, il m’a suggéré  me toisant du regard, de faire des passes dans son milieu pour gagner un peu d’argent. Je lui ai rétorqué avec force qu’il était hors de question que je m’abaisse à faire ça et que je saurai très bien me débrouiller toute seule. Il m’a envoyé un billet à la figure en me lançant « Et bien tiens puisque tu es si maline, rentre donc chez toi avec ça ! »

J’ai fini par déménager loin avec mes deux enfants sous le bras, sans garder le moindre contact, et là non plus je n’ai rien dit. Oublier, surtout oublier toutes ces humiliations et ces violences, essayer de me reconstruire. Ça n’a pas été si simple, il y en a eu d’autres qui m’ont encore une fois fait fuir ailleurs…

Dans la série agressions sexuelles, je me suis aussi souvenu de ce billet que j’ai écrit il y a quelques années en arrière, Caroline à Monaco, où je rapporte ce que j’ai vécu quand j’avais environ 6 ans. Dans ce billet je n’ai même pas osé parler en mon propre nom même après tout ce temps passé. Mais c’est tellement évident qu’il s’agissait de moi.

Il y a aussi eu ce jeune homme qui m’a poussée contre des sacs à patates en toile de jute pour ensuite me plaquer son corps contre le mien et me fourrer sa langue dans la bouche de force, alors que je n’avais rien demandé. J’avais une dizaine d’années. Nous étions venus déjeuner avec mes parents dans ce restau proche de la maison. Et pendant que les adultes prenaient le digestif, la patronne avait demandé à l’un de ses fils de me faire visiter les lieux.
Ben tu parles !!! Il m’a aussitôt entraînée en bas dans la réserve. Heureusement j’ai encore été sauvée, cette fois par l’appel de mon père au moment de partir. Là non plus, honteuse, je n’ai rien dit. C’était des amis de mon père. Je n’ai jamais revu le jeune homme. Il est décédé quelques temps plus tard dans un accident.

Toute ma vie j’ai du faire face à ce rapport de domination, et d’abus de pouvoir des hommes sur les femmes. Une femme seule, c’est tellement une proie « facile » !

A moindre dégâts, il y a aussi eu plus récemment dans ma période quinqua, ces bons conseilleurs qui se sentent investis de t’expliquer ce que tu dois faire de ta vie, toi, pauvre femme divorcée, livrée à toi-même qui doit forcément avoir besoin d’un homme pour s’en sortir. J’ai bien sûr envoyé balader ces  marieurs.

Il y a aussi celui bien marié, bien libidineux, et bien plus âgé que moi, qui me disait à chaque fois que je le croisais : « comment ça ? t’es toujours toute seule ? tu n’as toujours pas de petits copains ? Mais quand tu veux je suis là moi, si tu as besoin d’un peu d’hygiène. » sic !

Il y a aussi le comportement de certains employeurs potentiels au moment de la recherche d’emploi. C’est parfois gerbant.
Ou encore les rumeurs et réflexions crétines de certains hommes sur ma sexualité parce que je ne couche pas.
Il y a aussi ceux qui m’ont inventé une vie de coureuse parce que je suivais une équipe de sport pour l’ambiance de ce sport que j’aime. Une femme seule, dans leurs petites têtes, si elle était là, c’était obligatoirement parce qu’elle cherchait à « se taper » un mec. J’ai fini par m’éloigner de ces gens pour m’enfermer dans ma solitude, trop d’allusions malsaines, trop d’humiliations. J’ai appris des années plus tard qui était le mec que j’étais censée vouloir me taper d’après eux, marié bien sûr. J’ai compris à ce moment là l’attitude des femmes à mon égard. Leurs maris se faisaient leur cinéma sur mon dos. Sic !

Et je ne parle même pas des mecs qui m’ont suivie dans la rue à la sortie du métro quand j’étais plus jeune, ou mis la main aux fesses,ou hélée grossièrement dans la rue, et j’en passe… ça c’était la routine !
Bon ok, ça se tasse un peu quand on prend de l’âge. La chair fraîche est bien plus intéressante pour eux !

Aujourd’hui, je suis étonnée par ces hommes et même ces quelques femmes (le comble) qui semblent découvrir en suivant le hashtag du moment #balancetonporc ce que les femmes vivent en général. Ma parole, sortez de votre petit confort et ouvrez les yeux pour de bon !
Je suis dégoûtée par ceux qui en rajoutent avec leurs réflexions basses et sexistes sur le sujet au lieu de compatir et soutenir. Non la vraie vie n’a rien à voir avec les émissions de la télé réalité. Déconnectez-vous de ces merdes. Pff là il y a du vraiment du boulot pour récupérer le cerveau de ces gens  imbibés par la boîte à cons !!!
Je suis agacée par cet avocat qui déclare qu’il est facile d’agir quand on est harcelée, ou agressée. Un mec bien sûr…  YakaFoKon !
Non, au jour d’aujourd’hui ce n’est pas facile, d’autant que la victime est aussitôt considérée comme une coupable !!!  De plus c’est compter sans l’amnésie traumatique quand on a subi une violence. Personnellement certains faits me sont revenus des années plus tard.  Il est fort probable d’ailleurs que ma mémoire ne soit pas encore complètement libérée.

J’espère que tous ces témoignages vont réellement changer les mentalités et casser cette “culture masculine” imposée par les religions et des siècles de patriarcat.
J’espère qu’il y ait une réelle prise de conscience de la part des hommes, et qu’ils se sentent concernés par l’ampleur du phénomène.
J’espère qu’ils changeront enfin de comportement.
J’espère que la violence à l’égard des femmes ne soit plus banalisée.
J’espère que les gens (aussi bien hommes que femmes) arrêtent enfin de vivre dans le déni face aux violences sexuelles et pratiques culturelles contre les femmes dans le monde.
J’espère… Malheureusement quand je lis certains commentaires haineux sur les RS, il y a peu d’espoir que ça change.  En général il en ressort que c’est toujours la femme qui l’a bien cherché.

D’ailleurs mon père avait déclaré un jour à table devant un copain invité « quand une femme est battue, c’est qu’elle l’a bien cherché« .  J’étais visée par le réflexion. C’est violent quand on a longtemps été battue. Ça marque ! Le copain, quant à lui, a vraiment été choqué…

Vu du Cameroun, la France doit se ressaisir !

Ces dernières années on ne peut pas dire qu’en France nous brillons par notre comportement. Je ne sais pas si un jour nous allons enfin nous décider à nous élever un peu au dessus de la moquette, mais on ne peut que constater que question mentalité nous volons très bas. Nous bafouons nos valeurs, nous nous asseyons sur la démocratie, nous régressons jusqu’au fin fond de la médiocrité intellectuelle, nous nous enfonçons dans la superficialité, tout ça en oubliant allègrement que d’autres pays nous observent. D’autres pays pour qui nous sommes une référence, pour qui les français sont censés être des gens réfléchis, éduqués, instruits, respectueux des valeurs, défenseurs des droits humains, respectueux de la dignité d’autrui, et j’en passe.
Et bien, selon eux, l’image que nous leur renvoyons est plutôt décevante.
A ce propos la manifestation contre le mariage gay, et pas que… n’est pas restée sans réaction, notamment au Cameroun, vers qui nous avons carrément renvoyé une image de république bananière d’un niveau pas très élevé. sic !

Voici une contribution d’Alice NKOM au débat sur le mariage homosexuel. Elle ne mâche pas ses mots pour nous rappeler à l’ordre !

Alice NKOM est avocat au barreau du Cameroun, combattante en faveur de l’égalité, du respect et la dignité humaine.

Voilà quelques extraits de son discours

La France c’est le pays de la laïcité. La France c’est le pays champion des droits de l’homme.

Alors lorsque je regarde la télévision et que je vois ce déploiement de personnes qui marchent rien que pour s’opposer aux droits des autres français, parce qu’ils sont différents, parce qu’ils ont une vie privée différente, cela me replonge dans l’ambiance que nous notons dans les pays que l’on qualifie de républiques bananières.
Et lorsque j’écoute les arguments qui sont soulevés par-ci par-là, ça me rappelle cette marche qui avait été organisée ici par un prélat de haut niveau lorsqu’il s’est agi de ratifier le protocole de Mobutu sur les droits des femmes !
Il n’y a plus aucune différence aujourd’hui entre la France qui vient de tomber de son piédestal de champion des droits de l’homme et le Cameroun !

Lorsque j’entends en France des gens d’un certain niveau dire qu’ils ont peur du mariage gay, de l’adoption, parce que demain on va leur parler de polygamie, mais ce sont des choses que j’entends dans les républiques bananières,  de gens qu’on dit sous développés, économiquement, mentalement, et sur toutes sortes de terrain !

Il faut que la France se ressaisisse !

C’est le seul domaine où elle tenait le haut du pavé, celui des droits de l’homme…
… Parce que pour le reste, lorsque j’ajoute à ça le spectacle des élections qui se sont passées il y a pas longtemps à l’UMP, parti oh combien fort, parti de De Gaulle, parti de Chirac, je me retrouve dans les élections telles qu’elles se déroulent dans les républiques bananières !

Là aussi, il faut que la France se ressaisisse ! Parce qu’en matière de démocratie elle ne pourra plus être une donneuse de leçon.

Elle est en train de plomber le combat des défenseurs des droits des minorités sexuelles, dont je fais partie…

L’adoption ! on leur reproche de vouloir adopter les enfants des autres. Mais on n’a jamais adopté que les enfants des autres ! L’adoption s’est essentiellement adopter les enfants qui ne sont pas les vôtres !
Pourquoi on refuserait à Paul plutôt qu’à Pierre ! dans un pays où on se targue de se battre pour les valeurs de la république qui sont liberté, égalité, fraternité !

La France n’a pas montré sur le terrain l’exemple, elle n’a pas montré qu’elle était un modèle. Et pour nous qui sommes originaires de son pré carré nous sommes peinés car elle vient de plomber notre combat.

Il est temps que la France se ressaisisse.

Sur le plan de la morale religieuse j’aurais attendu ça de l’Espagne.
L’Espagne est en avance, ainsi que d’ailleurs beaucoup d’autres pays européens. Ils viennent de rafler la couronne de la défense des droits de l’homme à la France !

Mais qu’est qui va donc rester à la France ? la Démocratie ? style les élections que j’ai vu à l’UMP ? comme ça se passe dans un pays comme le mien ? c’est ça qu’on copie ? sommes-nous devenus un modèle pour la France aujourd’hui ? un modèle de toutes les violations !

Et ça j’en appelle à la conscience des Français pour qu’ils sachent que s’ils veulent continuer à être un modèle parmi les grands. S’ils veulent continuer à tenir le flambeau des droits de l’homme, et bien il faut qu’ils se ressaisissent !
Il faut que les représentants parlementaires votent cette loi qui consacre effectivement en fait et en droit la valeur égalité pour tous.
Voilà ce que j’avais à dire à ce sujet.

Bref il semblerait que nous sommes devenus, vu du Cameroun, les mauvais élèves des droits humains…

La neige, toujours elle !

La neige, si belle, si douce, si enveloppante… Mais quel bordel quand elle tombe sur la France ! Tous les ans c’est pareil, de Marseille à Paris, les grandes agglomérations sont complètement désarçonnées face à elle, et surtout la population qui se retrouve régulièrement coincée sur les routes malgré les alertes.

Non mais qu’est-ce qu’il y a d’exceptionnel à ce qu’il neige en hiver ? Ben rien ! Pourtant tout le monde se comporte aujourd’hui comme si ça n’arrivait jamais dans ce pays, devenant ainsi bien responsable de la merde dans laquelle on se trouve à chaque fois !

La neige, il faut faire avec et s’adapter ! Et bien oui, le salage c’est une chose, mais si personne ne veut comprendre que les voitures ne sont de base pas conçues pour rouler sur la neige et le verglas, c’est sur on va droit au boxon dès la moindre chute.
Normalement on ne devrait même pas prendre son véhicule s’il n’est pas équipé pour l’hiver, avec au minimum de bons pneus d’hiver, surtout en cas d’alerte. C’est du bon sens et rien d’autre !
Les chaînes, les pneus neige, c’est pas fait pour les chiens, et ce n’est pas réservé que pour partir en stations ! On devrait également toujours prévoir ce qu’il faut dans son coffre, que ce soit pelle, vêtements chauds supplémentaires (plaid), ravitaillement, même pour un trajet court…

Là les usagers s’obstinent. Ils croient qu’ils vont passer malgré les alertes à vigilance à la neige et au verglas, y vont de leur caprice, mettent leur vie en danger, et celle des autres par la même occasion, et finalement se retrouvent en vrac sur la route par leur simple entêtement, sans rien… et oui quand il neige, il y a aussi du verglas, et ça glisse ! ah ben dites donc, ça alors !
Et c’est l’effet boule de neige, les routes sont complètement bloquées par les voitures non équipées, et plus personne ne peut passer même pas les secours et encore moins les sableuses…

Après on peut pleurnicher sur son sort, remettre la faute sur le Gouvernement, les mairies, la terre entière, mais bon sang, le retour au bon sens ne ferait pas de mal dans ce pays. Arrêtons d’avoir la mémoire courte, et réapprenons à vivre avec le temps qu’il fait ! Nous dépendons de la loi de la nature, pas l’inverse !

Et pour le fun parce que j’aime beaucoup cette vidéo, un peu de snowboard freeride à Montmartre :

Et puis celle-ci parce que c’est vrai, y en marre quoi !

Jupe ou pantalon, pour la liberté de la tenue !

Aujourd’hui 25 novembre c’est la journée de la jupe organisée par l’asso « ni putes, ni soumises » pour lutter contre les violences faites aux femmes.
Cette journée est surtout dédiée aux filles des cités harcelées par les « p’tites racailles » quand elles portent des jupes.
Seulement voilà, les violences faites aux femmes ne s’arrêtent ni à la tenue, ni à un quartier, elles se trouvent partout. Et lutter aujourd’hui pour pouvoir porter librement une jupe sans être agressée me laisse un gros sentiment de régression à l’envers.
Bon c’est pas nouveau non plus, puisque depuis ce changement de siècle la régression est de mise à tous niveaux. M’enfin quand même, le symbole de la liberté pour une femme c’est bien de pouvoir porter un pantalon comme un homme, pas une jupe !

Quand je pense à ces femmes qui ont lutté autrefois pour le port du pantalon, cet emblème de la virilité, affrontant moqueries et agressions… Quand je pense aussi à celles qui sont encore condamnées de nos jours au fouet dans certains pays comme le Soudan, pour avoir osé porter un pantalon, je me dis qu’en France on marche sur la tête, et qu’on est bien ridicule avec nos histoires de jupe !

Dans les années 20, les pionnières du port du pantalon étaient appelées les garçonnes. Avec leurs cheveux courts, elles incarnaient l’émancipation de la femme. A l’époque elles n’étaient pas traitées de putes, mais de lesbiennes.
Bien que le droit des femmes de s’habiller en homme ait été débattu devant les tribunaux en 1930, la tolérance au port du pantalon fut cependant longue à venir. Il était encore interdit de le porter à l’école fin des années soixante.
Je me souviens très bien de cette interdiction lorsque j’étais à l’internat. D’ailleurs quand est arrivée la mode des shorts début 70, je ne vous raconte pas le scandale que j’ai déclenché quand j’en ai mis un pour aller en cours !
Mais quel bonheur de pouvoir porter un Jean le WE et être libre de ses mouvements !

Le pantalon a pris le dessus avec le temps, non pas à cause des réflexions des mecs, mais en raison de l’aisance dans les mouvements. Il n’enlève rien à notre féminité bien sûr. D’ailleurs vue la façon dont certaines le portent, ras la … , et le string bien apparent, no comment !

Bref, aujourd’hui, dans notre pays, nous sommes censées pouvoir porter ce que nous voulons, quand nous voulons, où nous voulons, jupe ou pantalon. Nous ne sommes plus dans le contexte de l’émancipation de la femme de l’entre-deux guerre, tout de même !

Malheureusement dans certains quartiers, des filles en jupe sont considérées comme des putes. sic !
Il est évident que la source du mal n’est pas dans la tenue des filles, sauf si elles en rajoutent en flirtant avec l’indécence, mais bien dans le comportement d’une minorité de garçons au cerveau formaté !

Alors, pourquoi ne faisons nous rien pour recadrer l’éducation de cette minorité de mâles arriérés qui pollue la vie d’une majorité ? Pourquoi se laisse-t-on bouffer ? Chacune devrait pouvoir porter au XXIe une jupe ou une robe si elle le souhaite sans être traitée de pute !

La situation est absurde. Autrefois, porter un pantalon était un acte militant, aujourd’hui une certaine association voudrait nous faire croire l’inverse ! C’est dingue ! On marche vraiment sur la tête !

Et la reine Iris fut décapitée !

On ne voyait qu’elle. Majestueuse de beauté, elle avait surgit là en ce lieu improbable, surplombant le champ de vignes, au milieu de 2 arbres dressés tels des gardes du corps. Peut-être une graine échappée du tracto pelle ? Allez savoir… Toujours est-il que l’endroit lui avait plu. Telle une reine, elle s’était magnifiquement épanouie, devenant ainsi la fierté des propriétaires.

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Mon regard ne pouvait se détacher de la merveille, quand soudain surgit une petite fille qui, d’un coup, avant même qu’on ait eu le temps de dire ouf, la décapita net !

oh non pas ça ne puis-je m’empêcher de m’écrier, pensant fortement, "retenez-moi que je ne lui balance pas un coup de canne !"
La sale môme, très fière de son acte, ramena son trophée à son père. Celui-ci, m’ayant entendu, lui dit histoire de marquer le coup : Je t’avais prévenue ma chérie, à la maison tu peux tout faire, mais pas ici. Mais ça fait rien, c’est qu’une fleur…

Et la tête de la reine Iris, coulant du sang de la vigne, de finir exposée sur la table.

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A la grande désolation des propriétaires, il ne resta plus sur le sol qu’un malheureux pétale témoignant de ce qu’avait été la beauté de sa robe bleu foncé…. sic !

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Photos prises au domaine de Sigalière

Mal à l’aise non, bien éduquée oui

Quand je rentre dans un endroit où des gens discutent entre eux, je n’interromps pas la discussion, et ne m’en mêle pas si je ne suis pas invitée à le faire, que ce soit par un regard ou une parole.
En plus si les gens parlent de foot ou de faits divers, ça ne m’intéresse pas alors je m’en vais. Pas plus difficile que ça.
Par contre si je dois interrompre une personne en grande conversion pour lui communiquer quelque chose d’important qui ne peut attendre, je lui demande de bien vouloir m’excuser de la couper.
Ça s’appelle de la politesse, de l’éducation.

Alors non je ne me sens pas mal à l’aise quand je rentre dans un endroit quel qu’il soit où des personnes discutent. Je suis bien élevée, c’est tout.

Ah là là, interprétation, encore et encore…

Le sens des réalités

Des soldats morts, on s’étonne, on larmoie, on s’apitoie, on cherche des responsables…
Mais c’est quoi ce cirque médiatique ? Ce sont des soldats ! Des hommes de guerre à la solde de l’État ! et le métier de soldat, c’est pas un petit boulot tranquille. Il ne s’agit pas de jouer à "Opération Wolf" sur la Wii, et de faire de la gonflette en salle de sport jusqu’à la retraite.

Les soldats sont amenés à faire la guerre, et la guerre en vrai c’est difficile et dangereux. Tellement difficile qu’il faut la condition physique de jeunes hommes, et pas de séniors qui ont bobo à leurs articulations et la vue qui baisse. Les petits gars ont été prévenu quand ils se sont engagés, c’est sûr ! Leur boulot c’est de tuer ou de mourir pour leur pays. Mais aussi d’aller sur le terrain quand ça chauffe, pour parfois ne pas revenir vivant d’une opération commando en pays étranger… Ils le savent et leurs familles le savent. C’est triste quand le pire arrive mais c’est un choix non seulement de vie, mais aussi de mort.

Alors il serait temps qu’en France on retrouve un peu le sens des réalités. Il n’y a pas que les civils non armés, et les soldats des autres pays qui meurent ! Ceux qui partent en commando savent à quoi s’attendre. Si ce n’est pas le cas, faut qu’ils changent de métier. Parce que les soldats n’arrêteront pas de tuer des jeunes comme eux, et de se faire tuer par des jeunes comme eux !

Mes photos m’appartiennent !

Depuis un certain temps, je vois avec surprise mes photos se balader sur le Net sans qu’on m’en ait demandé l’autorisation de les utiliser, et sans préciser le minimum, c’est à dire un lien vers mon blog et mon nom (©Copyright Photo Sophie Ménart). Les internautes indélicats se servent pour tranquillement illustrer leurs billets de leur larcin. J’ai bien dit larcin, car oui, prendre des photos, qu’elles soient sur un blog, sur Flickr ou sur d’autres sites de partages de photos, sans rien demander à personne s’apparente à du vol. Mes photos ne sont pas libres de droit. Elles m’appartiennent et sont régies par le droit français de la propriété intellectuelle, et notamment le droit d’auteur, qui s’applique d’ailleurs aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels.

Pour se rafraîchir la mémoire voilà un extrait du Code de la Propriété Intellectuelle sur Légifrance :

  • Article. L112-2, paragraphe 9 : définit comme oeuvres de l’esprit « les oeuvres photographiques et celles réalisées à l’aide de techniques analogues à la photographie »
  • Article L121-1 : l’auteur jouit du droit au respect de son nom (en d’autres termes : le nom de l’auteur DOIT OBLIGATOIREMENT être cité pour chaque apparition de ses photographies)
  • Article L121-2 : l’auteur a seul le droit de diffuser son oeuvre (ou peut l’autoriser en définissant les conditions de diffusion relatives à celle-ci)
  • Article L122-4 : cet article définit les droits patrimoniaux explicitant que toute reproduction totale ou partielle de l’oeuvre sans consentement de son auteur est illicite
  • Articles L335-2 et L335-3 : la conséquence pénale du non respect de l’article précédent… qui en fait un délit de contrefaçon en cas d’édition ou de reproduction autre qu’en cercle privé ou familial (peines maximales encourues : 3 ans de prison et 300 000€ d’amende)

Il en ressort que la diffusion d’une photographie sur un site Internet sans autorisation de son auteur, sans citer le nom de celui-ci et la source constitue un délit de contrefaçon, et est passible d’une procédure pénale. Et là je ne vous ai même pas parlé du droit à l’image…

Alors dorénavant si mes photos vous intéressent, merci de me contacter au lieu de vous servir en douce. Je ne mords pas et peux être très arrangeante si on est trèèèès gentil avec moi… Par contre si on me cherche, on me trouve… je rigooooooleuu ! quoique…. 😉

Les hommes préfèrent les grosses, même pas vrai !

Les hommes préfèrent les grosses, ça c’est une sacré connerie. Parfaitement, vous avez vu ça où, vous, que les hommes préfèrent les grosses ? A part cas exceptionnel où la fille on lui a regardé le cerveau avant l’apparence physique… Ça fait des années qu’on nous sort le cliché, depuis que ce fichu film est sorti d’ailleurs, mais dès qu’on prend 3 grammes, du père à julo c’est, « houuuu t’as pris du poids toi, t’étais mieux avant…« , ou pire on nous regarde d’un air désolé en secouant la tête.

Sans parler qu’à l’heure de la chirurgie esthétique et du tout faux clé en main, les rondouillardes, on peut aller se faire voir chez les Grecques. Heu excusez moi les Grecques, je vous adore en plus, vous êtes trop mignon(ne)s voir mon type, mais c’est l’expression qui est restée, comme les hommes préfèrent les grosses. C’est con hein ?

D’ailleurs, pour revenir aux préférences de ces messieurs formatés par la mode et les médias (ben oui quoi y a pas que les femmes), leur penchant pour les grosses, c’était peut-être valable avant, avant que les virtuoses de photoshop, fabricants d’anorexiques et autres magiciens du bistouri transforment les femmes en clones « parfaits », lisses et artificiels. Parce que maintenant, on voit très bien où ils laissent traîner leur regard de veau. Et c’est certainement pas sur les grosses, mais bien sur celles, la trentaine de préférence, qui ont des corps minces et « toniques ». Et peu importe qu’elles aient des formes ou pas. Enfin… avec des formes c’est mieux quand même, quoi que…

Quoi qu’il en soit, les grosses, les vraies rondes, les authentiques avec de la cellulite d’origine, et les seins qui bougent pas pour de faux, tout ce qu’il leur reste c’est l’indifférence, la moquerie facile, voir la bêtise culpabilisante.

De quoi je raconte n’importe quoi ? Mais pas du tout. c’est du vécu…
J’ai vu le regard des hommes changer avec ma courbe de poids, qu’est-ce que vous croyez ?
Sans parler des réflexions désobligeantes au moment de la ménopause quand le tour de taille s’est épaissi malgré les différents régimes.
Déjà que je me faisais traiter de grosse quand je faisais de 45 à 55kg pour 1m61, voir poids maxi 61kg enceinte de 8mois…. Pffu n’importe quoi ! vous trouvez ça gros vous ? non hein ? et ben pour les hommes qui m’étaient proches et quelques femelles jalouses, j’étais grosse.
Aah t’as de la cellulite, hinnn t’as un gros cul. .. tu devrais faire un régime… faire plus de sport…
Gnagnagnagna… Allez vous faire voir, bande de nazes !
Maintenant je suis ronde pour de bon, mon corps a changé avec l’âge, et le regard des hommes avec… Je l’ai déjà dit je sais.

Bref les hommes préfèrent les grosses, surement pas, et encore moins quand elles s’éloignent de la quarantaine. Parce qu’en plus c’est comme au boulot, après 42-45 ans, on devient trop vieille pour ces messieurs. Alors quand on cumule poids et âge, quel rôle reste-t-il aux femmes seules ? Ben celui de la bonne copine tiens ! Parce qu’en vérité les hommes préfèrent les minces pour le cul et se pavaner, et les grosses pour rigoler ! poil au nez !

Ah mais la r’v’là l’autre !

Quand vous réapparaissez à l’occasion d’une sortie, après une longue absence pour des raisons qui ne regardent que vous, l’accueil de vos connaissances présentes peut être assez surprenant…

  • Il y a ceux qui sont ravis de vous retrouver, et vous le montre en vous lançant d’un ton jovial et amical un "ah tu es venue ! Mais qu’est ce que ça me fait plaisir de te revoir. Y avait longtemps". Vous vous sentez alors réconciliés avec la vie. La conversation s’engage naturellement et tout va pour le mieux.
  • Il y a ceux qui, après que vous les ayez salués, ne peuvent s’empêcher de vous faire une remarque désobligeante comme si vous étiez coupables de ne pas leur avoir donné de nouvelles. Ils vous rappellent sèchement qu’ils ont une adresse e-mail ou un téléphone, alors qu’eux même ne se sont jamais inquiétés de savoir ce que vous deveniez pendant tout ce temps. Les mêmes en remettent bien souvent une couche juste avant de prendre congé lançant une nouvelle réflexion d’un ton ironique, vous coupant ainsi toute envie de les recontacter un jour.
  • Il y a ceux pour finir, qui n’ayant pas pu faire autrement que d’accepter votre cordial salut, vous montre ouvertement qu’ils ne souhaitent plus avoir la moindre relation avec vous. Ils vous ignorent avec mépris et dédain jusqu’au moment de partir. Ils viennent même interrompre votre conversation pour saluer la personne avec qui vous discutez, levant bien haut la tête pour ne pas avoir à croiser votre regard, espérant ainsi vous montrer à quel point vous êtes devenus indignes de leur intérêt…. Et là, c’est tellement bêta que vous prenez partie d’en sourire et de leur rendre leur indifférence puisque de toute façon vous ne vous fréquentiez auparavant qu’au travers d’autres personnes.

En résumé une sortie après une longue absence déclenche de fort sifflements dans les oreilles, tellement vous faites l’objet de chuchotements et de regards en coin peu discrets.

Que la nature humaine est parfois bien bête et bien compliquée.