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Tu as l’air en pleine forme !

Même la santé au ras des pâquerettes, en convalescence, en deuil, le moral à zéro, rongée par la tristesse et les soucis, c’est dingue comme je fais illusion, j’ai toujours l’air en pleine forme.

Ces derniers temps des copains, des proches me l’ont beaucoup dit. Une amie m’a même déclarée qu’apparemment les soucis m’allaient à merveille car j’avais une mine superbe. Elle ne s’attendait pas me voir avec une apparence d’être en bonne forme.
D’autres, connaissant aussi mon histoire, s’inquiétaient de l’état dans lequel ils allaient me revoir. Ils ont été très surpris de constater que je n’étais pas encore complètement décatie.

D’ailleurs la dernière phrase que mon père est arrivé à me susurrer à la clinique avant de ne plus pouvoir parler a été « tu as bonne mine« , alors que j’étais bien loin d’être au top. La veille j’avais subi une anesthésie générale, un mois plus tôt une opération dont je me remettais doucement, donc une autre anesthésie générale, et j’étais envahie d’inquiétude le concernant, sans parler du stress du chômage et des entretiens.
Connement je lui avais répondu « c’est parce que je ne fume pas, et que je bois peu ». Qu’est-ce qu’on peut être con parfois !

Bref je ne me l’explique pas, et je n’ai pas de recette. Malgré les aléas de la vie, alors que je n’ai pas la chanson, j’ai toujours l’air en pleine forme. C’est un fait !

Peut-être est-ce du aux rondeurs que j’ai prises ces dernières années. Mes joues bien remplies me donnent une apparence moins dure, plus saine.
Peut-être est-ce du au fait que je ne fume pas. Je n’ai pas le teint terne, pâle, grisâtre, et maladif des fumeurs.
Peut-être est-ce du au fait que j’intériorise tout par habitude de tout assumer seule.

Bref apparemment je ne suis pas marquée comme je le devrais, ni par les douleurs morales, ni par les douleurs physiques. Parce que j’en ai un paquet, c’est le moins qu’on puisse dire.
J’essaie au mieux de passer au dessus, de faire comme si de rien n’était, de ne pas en parler, surtout quand je suis en présence d’autres personnes. Il y a toujours pire. Et de toute façon quand ça ne va vraiment pas je me cache chez moi.

Je suis donc étonnée de faire encore illusion malgré tout. J’ai l’air en pleine forme. Et comme me répond si bien Agnès : « Dans un monde d’image, c’est l’essentiel! »

Ceci dit je prends ça pour un compliment. 🙂

Les services à la personne, c’est pas mon truc qu’on se le dise !!!

Alors bien sûr, si on veut trouver du travail, c’est très facile d’en trouver dans le secteur des services à la personne et plus précisément dans le secteur du grand âge.

Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’on ne trouve pas de job alors que ce secteur d’activité est non seulement très demandeur, mais en plus non regardant sur l’âge du salarié.

Mais tout le monde n’est pas apte à faire ce genre de métier ! Ben oui !!!

Il faut quand même un minimum de capacité physique pour assister les personnes âgées dans leurs gestes et leurs tâches de la vie quotidienne. Et ça tout le monde n’a pas forcément cette aptitude sans parler de la capacité intellectuelle.

Et bien moi nada ! Je n’ai ni la capacité  physique, ni la capacité intellectuelle. Respect à ceux qui remplissent ces critères, ce n’est définitivement pas mon cas. Au passage un grand respect à ma belle-mère…

Excusez moi mais merde,  après toutes mes opérations, il y a quand même des choses que je ne peux plus faire. C’est pas pour rien que je suis travailleur handicapé.  
Sans rentrer dans les détails, je ne peux  pas m’accroupir, ni porter des choses lourdes. Alors imaginez le désastre si je dois soulever quelqu’un sans force pour le sortir du lit, le toiletter, l’aider à marcher ou autre…  Je ne parle même pas du ménage, j’ai déjà du mal chez moi, alors chez les autres, même pas en rêve. En plus je ne suis pas causante.

Bref ce secteur d’activité n’est pas pour moi ! Ni la restauration et le commerce d’ailleurs… Et tant pis si on me prend pour une glandeuse de chômeuse parce que je ne cherche pas de ce côté là !

J’ai plein d’autres aptitudes, qualités, expériences, compétences pour d’autres secteurs d’activités, croyez moi !
Bon certes ils sont moins accessibles aux seniors, mais c’est pas pour autant que je suis une glandeuse d’assistée de chômeuse, non mais !

Non je ne culpabilise pas, ni je suis en colère. J’explique !

J’ai la phobie des tests psychologiques

Ca se dit ça, avoir la phobie des tests psychologiques ? non ?
Et bien moi quand on me demande de passer un test psychologique,  plus exactement psychotechnique, lors d’un entretien d’embauche, ça y est c’est foutu d’avance. Mon cerveau se bloque, je vois flou, le trac me bouffe, et je n’arrive plus à me concentrer sur ce que je dois répondre, surtout quand c’est chronométré, d’ailleurs c’est chronométré !

Autant les tests de personnalité conçus pour estimer le potentiel d’adaptation d’un candidat dans une entreprise par un jeu de questions/réponses, ça ne me pose aucun problème. Je complète ça tranquillou, authentique, sans calcul. Autant les tests psychotechniques, ça me bloque !

C’est dingue hein !

Le dernier que j’ai passé pour un entretien, ça a été une catastrophe, grand vide sous le chignon instantané.
Bon faut dire que je sortais d’une anesthésie générale, ça aide pas…
Bref j’ai juste rempli les tests verbaux, et le reste, les tests numériques et de logiques, j’ai carrément zappé.

De devoir passer ça, ça m’a gonflé, vous ne pouvez pas savoir à quel point ! Pas envie de jouer le jeu, pas envie de réfléchir, rien, nada, cerveau vide.

J’ai même pas demandé les résultats. Vu la quasi page blanche de mes réponses, il est évident que les RH ont du penser que j’avais un Qi d’huître.
Je ne les ai même pas relancés pour savoir s’il y aurait une suite ou pas à l’entretien tellement je suis consciente du désastre.
De toute façon la personne qui m’avait promis me rappeler ne l’a jamais fait. Suite à la lecture de mes non réponses, elle a du me prendre pour quelqu’un de complètement bête, inapte, et  incapable de raisonnement !

De toute façon, dès qu’ils sont chronométrés, j’ai toujours raté ces tests là. C’est une réalité.

Le chronomètre, ouais ! ça doit être ça mon problème ! C’est un bloqueur de cerveau chez moi. Et de savoir être jugée derrière encore pire !

Parce que des tests de logiques, de chiffres, de tout ce qu’on veut, j’en ai fait un paquet en jouant, du temps où on achetait les petits bouquins de jeux divers avec mots croisés. Vous vous rappelez avant l’heure des jeux facebook à la con. Et les doigts dans le nez je remplissais les grilles.
Bien sûr là il n’y avait pas de chronomètre et mon cerveau fonctionnait impec. Mais ce n’était que du jeu, je n’étais pas jugée sur mes réponses. Du coup j’avais toujours bon, bah oui !

Certes j’étais plus jeune, m’enfin je me demande si mon blocage sur ces tests psychotechniques imposés en entretien ne vient pas de réminiscences de la honte que j’ai ressenti en CM2. Une psy avait déclaré devant toute la classe que j’étais inapte pour passer en 6ème, justement suite à ce genre de tests chronométrés. Allez savoir…
Ou alors ça vient de ce test discriminatoire à l’embauche passé en 85, 50 dans une salle et 5 qui en ressortent pour un entretien, après lequel j’ai été éliminée sans espoir pour cet d’emploi. J’avoue être sortie honteuse également. Je me suis même sentie diminuée.

Bon de toute façon je déteste qu’on me fasse passer des tests psychotechniques en entretien, c’est dit !

Aïe, aïe, aïe, suis pas sortie du chômage avec tout ça, et je n’ai malheureusement que quelques dizaines d’années d’expérience en entreprises, et une excellente capacité d’adaptation. Mais ça, ça vaut plus grand chose aujourd’hui…

Rester chez moi ou partir ? mode cogitation

« Ah non reste chez toi, on ne veut pas de toi ici »

Cette petite phrase me tourne dans la tête depuis qu’on me l’a lancée en pleine figure alors que je disais peut-être revenir dans ma région natale. La plaisanterie si c’en est une a du mal à passer.

Décidément, facile aux lambdas bien installés de me balancer du « ne reviens pas », ou du « pars » !

Parce qu’on m’a balancé exactement l’inverse dans le sud, là où ma vie était déjà bien ancrée. C’était en 2010, je flirtais déjà avec le chômage :

 Tu devrais te faire une raison et partir ! 

Rester chez moi, partir… rester chez moi, partir… that is the question !

Pour le moment chez moi, c’est Montpellier. Mais les années passent et la situation ne change guère. Chômage, santé, solitude, ce trio infernal ponctue ma vie, et la retraite approche. Il faut que je trouve un job avant… que faire ?

Rester chez moi ou partir ? et partir où ? bref je n’avance pas.

Pour ma région natale, il va falloir que je me fasse une raison. Toutes mes tentatives de retour depuis les années 90 ont clapoté.
Ah des logements il y en a, pas de problème, je reçois des propositions, pas top mais j’en reçois.
Pour ce qui est du boulot, par contre, je n’ai pas de réponse.
Mais le « reste chez toi« , ou le « on ne veut pas de toi ici« , c’est pas la première fois que je l’entends, et ça, ça me refroidit.
Et puis maintenant chacun a sa vie, ses habitudes, ses amis. Pour tout le monde je suis partie depuis des années. Je ne fais pas partie du paysage, et il n’est pas bon revenir en arrière….
Donc, si c’est pour  recommencer à zéro perdue toute seule dans un endroit où je connais plein de gens, ça risque d’être encore plus dur que dans un endroit où je ne connais personne.

Finalement, tout bien réfléchi,  j’en reste à ce que je disais en 2010, voir même en 2006 sur la question de ma mobilité géographique, si on me propose le pont en or, boulot/logement/salaire n’importe où pour tenir jusqu’à la retraite, je pars. Toulouse, Bordeaux, Marseille, l’étranger, je pars.

En attendant je continue à chercher dans le coin boulot et logement. Oui logement aussi, parce qu’il me faudrait quand même un home sweet home sans escalier dans un quartier un peu moins isolé.

Quand je ne rentre pas dans les grilles des RH #chômage

J’ai plus de 20 ans d’expérience en informatique, j’ai même démarré ma carrière dans ce secteur d’activité en tant qu’analyste programmeur et j’ai suivi l’évolution des technologies. Ce n’est pas rien comme expérience il me semble, et ça ne s’envole pas comme ça.

Une boîte cherche un rédacteur technique informatique.  Ça tombe bien dans mon dernier poste j’étais rédactrice technique.

Et bien non ça ne va pas, je ne passe même pas d’entretien parce que je n’étais pas rédactrice technique dans le bon secteur d’activité ! sic !

Donc mon expérience en informatique je peux me la carrer où je pense !

Et que la rédaction technique soit basée sur des normes dont j’ai l’expérience et que je sache m’adapter on s’en fiche !

On ne va jamais s’en sortir du chômage à cette allure !

Quand je pense que pour mon dernier poste j’ai été embauchée alors que je ne connaissais rien au secteur d’activité ni à la rédaction technique, maintenant que je connais les 2, on ne veut pas de moi, un comble ! Pourtant ça me plairait bien de finir ma carrière dans le secteur où je l’ai commencée, la boucle serait bouclée…

Oui c’est ma râlerie du jour !!!

Dans 2 ans la retraite ! oh joie !

Je suis de très bonne humeur en ce moment. En janvier j’ai titillé l’assurance retraite en ligne pour savoir si je ne pouvais pas par hasard bénéficier d’une retraite anticipée avec mon cursus de travailleur handicapé . Ben oui marre du chômage !

L’assurance retraite a donc sorti mon dossier de la pile pour l’étudier, m’a demandé un tas de justificatifs que j’ai eu un peu de mal à retrouver dans mes 40 ans de paperasserie, surtout mon début de carrière… et ça y est leur réponse est arrivée ce samedi, 10 mois après.

Et là, bonne surprise, selon l’estimation indicative globale pour la CNAV, la MSA, l’ARRCO et l’IRCANTEC, la date du taux plein  me concernant est le 01/11/2018, et non plus le 01/11/2023  comme calculé avant que je ne les contacte !  Wahou !

J’ai du relire la phrase 15 fois ! Trop contente,  j’ai gagné 5 ans !  5 ans ! Vous vous rendez compte,  je n’ai plus que deux ans à  tenir.  Et ça sans mon statut de travailleur handicapé.

Trop contente ! Youp là Boum ! Danse de la joie !

Oh bien sur je ne vais pas toucher grand chose, moins que mes allocations actuelles (75 % de mon dernier salaire). Mais j’en ai tellement marre de ces longues périodes de chômage avec ces entretiens stériles, que je n’aspire qu’à une chose, que ça s’arrête !

Par contre  dans l’idéal, il faudrait juste que je trouve une mission de 6 mois à 1 an correctement rémunérée  avant que mon allocation chômage n’arrive à terme pour éviter la bascule au RSA. Comme ça le relais vie active/retraite se ferait tranquillement sans que le montant estimé de ma retraite ne baisse trop .

N’empêche j’ai un sacré poids en moins. Je ne me voyais pas continuer comme ça jusqu’à 67 ans. Ouf !

Ma vie de seniorette au chômage par Corinne Dillenseger

Se faire interviewer pour L’Express L’Entreprise par une blogopote journaliste qui te connait bien et surtout qui a bien suivi tes déboires sur ton blog, c’est top !

Le plus top encore est que ce témoignage soit accepté par le magazine et marque pour Corinne le début d’une collaboration professionnelle.
Alors bravo Corinne et bon vent, que cette collaboration dure !!!

Et voilà donc ce fameux témoignage rédigé par Corinne Dillenseger pour L’Express L’Entreprise :
Sophie, senior au chômage: « On m’a dit qu’à mon âge je fatiguerai plus vite »

Pendant dix ans, Sophie a alterné périodes de chômage et petits boulots précaires payés au rabais. Aucun recruteur ne voulait donner sa chance à cette ex-ingénieure, la jugeant trop âgée… dès ses 45 ans. Retour sur ses années de galère.

L’âge, un frein à l’embauche? Pour Sophie, aucun doute possible. Licenciée à 45 ans après une brillante carrière dans l’informatique et le web, cette ancienne product marketing manager (chef de produit) a dû se rendre à l’évidence: « j’étais atteinte de senioritude aigüe ». Son parcours de combattant a duré 10 ans. « J’ai vécu cette situation de chercheuse d’emploi senior comme une humiliation ».

Atteinte de « senioritude aigüe« 
A chaque entretien, Sophie doit systématiquement démonter les a priori des recruteurs en mettant en avant son dynamisme, son savoir-faire et même son statut de femme sans enfants à venir ou à élever. Aucun argument ne convainc les employeurs. « On m’a dit qu’à mon âge je fatiguerai plus vite et donc que je serai sujette à l’absentéisme, que mes compétences informatiques n’étaient plus à jour, que j’étais dépassée. Une DRH a même voulu me faire passer des tests pour vérifier si je savais me servir d’un clavier et d’une souris. Là, c’est moi qui ai mis fin à l’entretien ».

A défaut de trouver un poste fixe et parce qu' »il faut bien payer les charges et manger », Sophie accumule les petits boulots, les missions courtes, fait de l’intérim, recourt au portage salarial, accepte des jobs alimentaires payés au Smic. Elle travaille pour des TPE, des PME, des multinationales et même dans une collectivité territoriale. Elle reprend les études et décroche un diplôme de master 2 pro d’auteur rédacteur multimédia à l’Ecole des Mines d’Alès. Sans résultat, à part celui de voir dégringoler ses allocations chômage. « J’étais trop vieille, personne ne voulait de moi, les recruteurs préféraient toujours des juniors ».

Un CDI à 55 ans
L’ex-cadre continue pourtant à se battre, encouragée par sa conseillère Pôle emploi. « Elle a toujours cru en moi, en mes méthodes et mes choix ». Sa persévérance finit par payer. A 55 ans, elle décroche enfin un CDI comme rédactrice technique dans une PME spécialisée dans la fabrication de lits hospitaliers. Le secteur et le poste ne correspondent pas vraiment à son profil mais pour Sophie, c’est le bout du tunnel et elle s’y voit finir sa carrière. Trois ans plus tard, une société concurrente la débauche. Le salaire et l’ambiance y sont meilleurs. Flattée, Sophie accepte mais l’entreprise met brutalement fin à sa période d’essai. Changement de hiérarchie, d’organisation, de besoins, son profil ne colle plus. Retour à Pôle emploi.

Tenir en attendant la retraite
Aujourd’hui, à bientôt 60 ans, l’ancienne ingénieure vit « sur le fil du rasoir ». Des problèmes de santé à répétition ont eu raison de ses économies. Elle a entamé une demande de mise à la retraite anticipée à 62 ans au lieu de 67. Elle touchera alors 600 euros par mois, le même montant qu’elle obtiendra à la fin de ses droits au chômage.

En attendant, il s’agit de tenir car « à moins d’un miracle », Sophie ne voit pas qui l’embaucherait. « Mon conseiller Pôle emploi m’a dit qu’il ne m’embêtera pas. Il sait à quel point je me suis démenée. Mais cela ne veut pas forcément dire que je vais baisser les bras ».

A défaut de bouffer, les charges me bouffent

Bon sang de bon sang de bon sang, j’ai beau tourner l’addition et les soustractions dans tous les sens, mes indemnités couvrent juste mes charges, point barre ! Il ne me reste rien pour l’alimentation et encore moins pour l’essence. Donc évidemment chaque mois je m’enfonce de plus en plus. Bah oui faut bien manger merde !

Et bien entendu je n’ai encore droit à aucune aide puisque pendant un an tout est basé sur les revenus de l’année précédente, dont il ne me reste que 57 %.

Et bien entendu  j’ai des charges plus élevées que l’année précédente puisque j’ai du prendre une mutuelle à mes frais, et comme de bien entendu elle me coûte la peau du cul puisque je suis vieilllllleu et à risques pour les assurances !

Et ces toubibs qui fonctionnent à l’ancienne, chez qui il faut avancer les frais qui ne sont remboursés qu’un mois plus tard et encore pas complètement grrrrrrr…

J’ai bien changé de fournisseur d’électricité pour diminuer ces putains de charges mais ça ne suffit pas. Faut que je tire la corde ailleurs…

Et il y a ce putain de crédit de voiture qui  me fout dedans pendant 5 ans encore. Ben oui, quand j’ai changé de voiture j’avais un salaire correct qui me permettait de le faire. Sauf que là, le salaire correct, il s’est bien cassé la gueule ce con !

Pffff là je commence à plus trop savoir comment faire pour trouver à manger encore moins que pas cher. Faudrait que j’ose demander mais ça, c’est pas encore gagné, j’ai du mal…

Ce qui me rassure c’est que l’année prochaine je vais moins payer d’impôts. Ben oui ça aussi, ça me fout dedans, surtout la taxe d’habitation qui est scandaleusement élevée à Montpellier.

Et puis l’année prochaine,  je devrais commencer à avoir un peu d’aide, genre l’alloc logement peut-être, car normalement je devrais enfin rentrer dans leurs critères d’admission, du moins j’espère.

Quand je pense qu’il y en a qui croit que parce qu’on est au chômage on a plein plein d’aides,  et bien pour avoir été relativement souvent dans cette situation, je vous assure que non, ça ne marche pas comme ça, surtout quand on est seule, je vous le dis !!!

Le plus dure c’est de ne pas pouvoir s’acheter à manger comme on veut, ça c’est vraiment galère.

Et pourtant je ne me considère pas comme pauvre, j’ai juste trop de charges (les mêmes que celles d’un couple, sauf que je suis toute seule).

Mais bon je ne vais pas me plaindre, j’ai un toit sur la tête moi, des fringues pour paraître, genre tout va bien, et surtout je n’ai pas (encore) la guerre au cul…

Ouiiiin j’ai envie de chocolaaaaat noir !

Allez ma fille surtout continue à RE LA TI VI SER !

Suis en déroute totale, un vrai désastre !

Oups cette fois c’est la marde ! j’ai raclé le cochon, les fonds de tiroirs, le porte monnaie, et voilà ce qu’il reste:

sousous

Même le compte est lessivé, plus assez pour payer le loyer, les impôts (ben oui j’en paie encore),  et ces putains de factures SFR.  Ouf le reste est passé c’est déjà ça, surtout la mutuelle santé…

Je parle même pas des frais de santé qu’il a fallu que j’avance et qui vont m’être remboursés grâce à cette fichue mutuelle que j’ai du reprendre  pour assurer mes arrières, surtout dans mon état. Saloperie qui me coute les deux bras.  Mais bon les frais ne font qu’entrer sortir, ou l’inverse…  C’est déjà ça.

Mais bon dieu c’est la marde, me voilà de nouveau dans la catégorie des pauvres !Plus de charges que de revenus comme la plupart des français.

J’en suis à me demander si je ne vais pas revendre ma voiture pour combler une partie du crédit…. Mais ici sans bagnole…. déjà en étant seule.  Pfffff…

Bref c’est la grosse marde ! comme disent les canadiens !

Tiens ça me fait penser à une connaissance à la retraite, chanceusement nantie elle, qui me demandait sur un ton  outrecuidant :

Mais comment peut-on se mettre dans des situations pareilles ?

Mais le chômage, chère madame, le chômage  ! ça peut tomber sur n’importe qui ! En plus la dessus il suffit de tomber malade et c’est la fin des haricots !

Bon allez j’avoue tout, il me reste encore 3 tickets restaurant à 8€, une vraie richesse ! c’est la teuf !

Quand je pense que certaines connaissances savoyardes que j’ai revu en de triste circonstances se sont imaginées, comme je m’étais expatriée dans le Sud depuis plusieurs années, que  je vivais à Nice pétée de tunes, villa tout confort et j’en passe. Ah mais mouaaaarf quoi !

Nan nan les gars, remettez les pieds sur terre, et rangez votre jalousie mal placée. J’ai pas gagné au loto. Je vis à Montpellier, du côté des pauvres,  entre le petit bard et la paillade dans un hlm, et croyez moi les années de  chômage, de resto du cœur et le frigidaire vide je connais.

2015-06-29 14.36.45

Çà calme hein !!!!

Je parle même  pas de ceux qui savent, qui ont honte de moi, et qui m’évitent soigneusement des fois que ça soit contagieux, et puis ça fait désordre un pauvre dans ce monde du paraitre.  Si si j’en connais !

Bande de nazes !

Dans quel état j’erre

Ces derniers temps je me suis tue car je n’avais pas particulièrement envie de raconter des choses déprimantes ici, vu que j’en avais déjà pas mal racontées il y a quelques années en arrière.
Seulement voilà, les choses de la vie ne sont pas toujours aussi joyeuses qu’on le souhaiterait, et avant de craquer complètement en me laissant glisser dans ce trou noir sans fond, je me dis que ma foi, à défaut d’une épaule compatissante, mon blog est quand même mon exutoire. Aussi ça me ferait peut-être pas de mal de me vider un peu.

J’aurais certes préféré annoncer des nouvelles positives mais le monde des bisounours ne m’a définitivement pas ouvert ses portes. Et de toute façon je suis trop factuelle et terre des vaches pour rentrer dans ce monde.

Donc « tout va bien », je suis toujours au chômage, je touche 57% de mon salaire et puis c’est tout. Pour ceux qui croyaient que j’allais avoir des aides toussa toussa (C’est ce qu’on m’a balancé à la figure en me virant), et bien non ! (ça se voit que ces gens là ne se sont jamais retrouvés au chômage hinhin !).
Comme de bien entendu j’ai du prendre une complémentaire santé, j’ai donc plus de charges qu’avant pour beaucoup moins de revenus, c’est super cool ! Mais je m’en fiche, pour le moment je tiens encore le choc. De toute façon j’ai plus l’habitude de faire partie des pauvres que des gens aisés.

Bref je disais donc que je n’ai toujours pas de boulot, et à vrai dire, arrivée à ce stade, et vu comment j’en suis arrivée là, je ne sais plus trop quoi chercher. Le dernier poste m’a achevée, et a surtout détruit ce peu de confiance en moi que j’étais arrivée à gagner non sans peine.
De plus avec ces lois d’espionnite aiguë de ces vilains chômeurs par Pôle emploi, ça me coupe encore plus la chique ! Rien que de savoir que je peux avoir quelqu’un qui mate sournoisement tout ce que je fais me coupe toute envie de faire quoi que ce soit. Et oui j’ai toujours eu du mal à agir quand j’ai quelqu’un qui zieute dans mon dos! ça me fige, ça me bloque carrément, pas bon quoi !

Sinon à part ça la santé comment ça va ? et bien c’est le bordel. Mon corps m’a lâchée, fallait s’y attendre ! Et toute seule j’ai de plus en plus de mal à gérer ma mobilité, du coup je m’enferme de plus en plus. C’est con mais c’est comme ça ! De plus, avec des généralistes qui ne sont plus que des gares de triage et des spécialistes qui ne connaissent que leur spécialité, le corps médical en devient de plus en plus incompétent, du coup pour trouver le bon diagnostic et être soignée convenablement c’est galère !
Mais je ne peux pas trop parler de tout ça avec mes proches parce qu’autour de moi, entre ceux qui n’aiment pas qu’on les ennuie avec des histoires de maladie et ceux qui ont pire, je fais avec.
Et oui, les mauvaises nouvelles de santé des uns et des autres tombant mois après mois, 2015 est définitivement une année noire. Nous sommes cernés par les cancers, opérations, maladies chroniques douloureuses et j’en passe.
Donc par respect pour ceux qui n’ont plus que le choix de profiter de leurs derniers bons moments de vie, je ferme ma bouche et garde mes douleurs, inquiétudes, et ras le bol de cette vie pour moi. Bref Tout va bien, je vais bien !

Me reste plus que mon blog, ce fidèle compagnon, pour lui confier entre deux larmichettes dans quel état j’erre. Pas top quoi !

Ouf je vais mieux !