Nous ne sommes pas des yaourts …

Encore une fois les gens sont classés, catégorisés, les plus de 50 ans d’un côté, les moins de 50 ans de l’autre … Face à cette crise de l’emploi qui dure et persiste depuis des années, ça n’a aucun sens.

Depuis 1998 je suis confrontée au problème de l’âge alors que j’entrais à peine dans ma quarante deuxième année. C’était dans la région parisienne, et j’étais la plus âgée de la compagnie. Mon DG avait alors 40 ans et mes collègues moins de 35 ans … Ce n’était pas toujours évident à vivre car ceux-ci me regardaient bien souvent comme si j’étais arrivée au bout de ma carrière et n’admettaient pas que je puisse avoir un peu plus de connaissances qu’eux sur les rouages des systèmes d’information de l’entreprise.

De 2000 à 2002, je ne suis plus arrivée à trouver un poste qui dépasse le stade de la mission. Et depuis 2002 plus rien ….

Bien sûr, entre temps j’ai fait une formation pour valider mes acquis en espérant augmenter mes chances et surtout parce qu’un consultant m’y a poussé suite à un bilan de compétences. Mais ça n’a pas du tout joué en ma faveur … et j’ai encore pris une année de plus ! Je frôle maintenant la cinquantaine. Malgré ça, je ne me sens pas âgée du tout. D’ailleurs je ne le suis pas, bien au contraire. N’en suis-je pas qu’au début de l’autre moitié de ma vie d’après les statistiques de longévité … ??

Bref, aujourd’hui la mode est au : « quinquas, créez votre entreprise ! » … Il paraît que c’est LA solution. Seulement pour créer une entreprise, il faut avoir au moins l’idée d’un projet … de surcroît qui tienne la route. Et je n’en ai pas le moindre embryon pour me lancer dans une telle aventure. Tout ce que je pourrais et voudrais faire, c’est tout simplement intégrer une équipe dans une entreprise, travailler selon mes compétences, et surtout sans être rabaissée.

Mais voilà, déjà considérée comme une vieille par les DRH, j’accumule les critères de discrimination auxquels je dois faire face et j’ai un peu de mal à arriver jusqu’aux entretiens.

Certains diront que c’est un problème régional, qu’il faut déménager … et bien non, c’est faux, j’ai suffisamment déménagé dans ma vie pour le boulot pour le savoir … C’est d’abord et surtout un problème de mentalité … et c’est ça qu’il faut changer. Déménager quand on n’a rien, ce n’est pas régler le problème, c’est le déporter.

Alors vous, recruteurs, qui réalisez les sélections d’embauche, cessez de nous prendre pour des vieux avant l’âge, nous ne sommes pas des yaourts, nous n’avons pas de date de péremption.

Incohérences !

Nuit de gamberge …

En France, on va chercher des cadres à l’étranger. C’est dans les quotidiens régulièrement, tout le monde le lit et personne ne réagit … !

Ma foi ! il est peut-être plus important de réagir sur des peccadilles et des cancans de quartier qui ne dépasse pas le bout de notre nez !

Mais bon … toujours en France, on propose aux cadres français au chômage et RMIste qui ont des cursus en béton armé, des postes d’assistants ou de débutants payés au SMIC et en plus avec pour commentaires des :

  • "vous n’avez pas le choix",
  • "faut faire des concessions",
  • "c’est ça où rien",
  • "le marché est comme ça en ce moment",
  • "c’est la crise",
  • "y a pas de boulot",
  • "c’est la guerre",
  • "c’est les élections",
  • "vous n’avez qu’à partir ailleurs si vous n’êtes pas contents",
  • "vous n’avez pas le bon diplôme",
  • "vous n’avez pas de diplôme",
  • "Mais votre diplôme n’existe plus"

… j’en passe et des meilleurs !!!

Franchement, il n’y a pas un truc qui déconne là ?

Une vague impression que le français (dans le sens femme et homme bien sûr, surtout femme d’ailleurs) d’un certain âge en recherche d’activité est pris pour un con.

Toujours diminué, rabaissé à un point tel que c’était même pas la peine de se casser le bol, voir la vie, à bosser pendant 25 ans, puisque de toute façon on est traité comme si on n’avait même pas le bac par les gens des "ressources humaines", intérim compris !

D’ailleurs on se demande ce qu’il y a d’humain là dedans…

Il faudrait peut-être changé le titre de ces braves gens.. non ?!

Sans blague !

Comment voulez-vous que les jeunes aujourd’hui fassent des efforts si déjà on ne respecte pas l’expérience des anciens qui en plus ne sont pas si vieux que ça !

On voudrait nous achever de plus en plus tôt alors qu’on vit de plus en plus vieux … mais faut arrêter le délire là nom de dieu !

Oufff ça fait du bien de se vider !

Le son de sa voix

Vendredi 28 janvier, 19h24 le téléphone sonne, appelant inconnu.

  • Allo ?
  • Bonjour, est-ce bien le numéro de téléphone de Sophie Ménart ?

Le son de sa voix… j’ai reconnu le son de sa voix….

  • oui, c’est moi-même.
  • C’était juste par curiosité. Au revoir.

Et il a raccroché, sans un mot de plus, sans que j’ai eu le temps de réagir, me laissant en suspens avec mes souvenirs et mon manque de sa présence !

7 ans ½, sans nouvelle, sans rien. 7 ans ½ qu’il m’a laissée tomber le jour de mon opération. Déprime, mauvaise convalescence…. Je ne l’ai jamais oublié !

Sentiment étrange… Où est-il ? qu’est-il devenu ? Pourquoi cet appel après tant d’années ? comment se fait-il qu’il ait encore mon numéro ? Ce numéro qui reste le seul lien entre lui et moi, la seule chose qui n’ait jamais changé depuis le temps … et que je n’ai jamais voulu changer …

Me rappellera-t-il un jour, Angel … ?

Tsunami Tour …

Vu aux info hier…

La Thaïlande du Nord ne perd pas le Nord…
Phuket voulait que le tourisme continue, pas de problème, "Le Tsunami Tour" est lancé …

2, 3 cars pleins d’où descendent de belles dames armées d’ombrelles et de beaux messieurs se donnant des airs et voilà suivez le guide…
Attention où vous mettez les pieds, la chaussée n’existe plus, devant-vous l’immensité du désastre, à droite les photos des disparus et à gauche quelques pêcheurs survivants… clic, clac souvenirs !
En partant n’oubliez-pas de donner un sachet de riz aux enfants survivants, ils n’ont plus rien à manger ….

Que dire ? même si certaines attitudes choquent, la vie continue et les mentalités restent !

La serveuse agacée

Palavas ce dimanche, température ambiante 14°, temps gris, ciel haut, grande visibilité et un léger vent frais, Les gens se promènent à peine emmitouflés profitant de cet hiver qui ne veut décidément pas s’installer ….

Dans une salle de restaurant comble, une serveuse regarde par la baie vitrée cette population du dimanche et déclare agressive :

Mais qu’est-ce qui font tous ces gens là dehors ? ils n’ont pas de chez eux ??? peuvent pas aller au cinéma ?

et se retournant vers nous qui prenions un air perplexe :

Je ne disais pas ça pour vous, si les gens comme vous ne venaient pas, on n’aurait pas de client…

Après une cuisine trop grasse, une note salée, une bouteille de Vittel non commandée facturée que nous ne pûmes nous faire rembourser, nous décidâmes de ne plus revenir en ce lieu de mal embouchés et partîmes rejoindre cette population du dimanche en balade sur le port.

Sic !

La Chine, ce bulldozer

Un groupe chinois rachète Marionnaud… Après l’année de la France en Chine, voilà une opération qui m’amène à réfléchir sur la croissance fulgurante de la Chine.

Elle a traversé les sociétés primitives, esclavagistes, féodales, semi féodales et semi coloniales, pour entrer finalement dans le socialisme et entamer sa course vers le capitalisme. J’ai vu les photos de Marc Riboud qui a su merveilleusement mettre en lumière cette évolution en montrant cinquante ans d’instants de vie d’un Orient qui se transforme en Occident de l’extrême. Notamment Shanghai, en permanente transformation depuis 10 ans, est saisissante par ses contrastes et sa poussée de gigantisme.
L’œil averti de Marc Riboud a su saisir les icônes maoïstes intemporelles se mélangeant aux gratte-ciel futuristes flanqués de publicités démesurées et agressives, effrayant ! Avec son objectif, il a arrêté le temps de quelques images ce décalage entre les jeunes mondains aux airs hautains fréquentant les restaurants à la mode et leurs aînés vivant encore au rythme des traditions typiquement chinoises …
Chacun de ses voyages sont autant de témoignages du bouleversement économique de la Chine et des écarts d’évolution entre l’est et l’ouest, modernisme et pauvreté.

La chine est en pleine mutation, l’argent, le commerce, la consommation, elle fonce comme un bulldozer pour devenir la première puissance mondiale, c’est un fait qu’il ne faut pas négliger.
Ne négligeons pas non plus le fait que cette même Chine fait toujours travailler ses enfants et persiste, selon les rapports d’Amnesty International, à être hostile et méfiante vis-à-vis des défenseurs des droits humains.

Café solo

Ce soir je suis allée par curiosité à l’une de ces réunions organisées par une association dans l’objectif de donner aux personnes seules l’opportunité de se rencontrer pour discuter sur différents thèmes…

Excellente initiative, isn’t it ? Comme je suis seule moi-même depuis très longtemps, je trouvais la démarche intéressante, ne serait-ce que pour rompre la solitude et faire de nouvelles connaissances.

Il s’agissait donc ce soir de parler d’amour et de célibat. Vaste sujet dirions-nous puisqu’il concerne tout le monde …

Et bien, nous avons parlé d’amour certes, mais alors, pffu … tous les clichés et caricatures y sont passés, quelle tristesse ! En plus, il y en a un qui avait un égo tellement sur dimensionné qu’il n’a pas pu s’empêcher de tenir le crachoir empêchant ainsi ceux qui n’ont pas la parole facile de s’exprimer.

Bref la soirée n’a pas été des plus concluante, rien de constructif n’est sorti, et je suis partie sans avoir le désir de garder le moindre contact, ni de revenir un jour à ce genre de réunions. Sic !

Bref pas mon truc !

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'un électron libre