Quand Montpellier s’éveille au phénomène des blogs

Le blog source d’information, il n’y a pas de doute. J’ai découvert il y a quelque temps en blogant de ci de là que « Les Journaux du Midi » se sont eux aussi lancés dans l’aventure du blogging en ouvrant en collaboration avec blogspirit leur propre plate-forme de blogs fin 2005 : Midiblogs.com.

Cette semaine, c’est au tour d’Ecm-kawenga, association multimédia montpelliéraine, de créer l’évènement autour des blogs en organisant : soirée rencontre et débat, stage pour le jeune public et samedi d’ateliers de création de blogs .…
Évènement ouvert à tous les blogueurs montpelliérains, mais malheureusement pas assez médiatisé car j’ai appris l’information de bouche à oreille trop tard pour pouvoir m’y rendre … Et oui tout le monde n’achète pas son Midi Libre tous les jours.
Mais bon, il est vrai que si j’avais fouillé un peu plus le blog de Michel Pelamourgue, rédacteur en chef multimédia à Midi Libre, j’aurais été au courant par la lecture de son billet « semaine des blogs à Montpellier ».

Bref, c’est officiel la presse montpelliéraine prend conscience de l’importance des blogs et en parle : « Midi Libre et les blogs : retour d’expérience« .

Ce qui me gêne quand même, c’est qu’au travers de ces articles l’impression d’un phénomène très récent se dessine, alors que le concept des blogs ne date pas franchement d’aujourd’hui. Il suffit de consulter quelques historiques pour s’en rendre compte, ne serait-ce que les billets suivants :

  • La petite histoire de la blogosphère chez Embruns.
    Chronologie des principaux événements qui ont agité le monde des blogs de 1995 à 2004
  • Blog chez Wikipedia
    Articles consacrés aux blogs sur l’encyclopédie collaborative Wikipedia.

D’autre part, il me semble que certaines plates-formes de blogs ont tendance à enfermer un peu trop leurs blogueurs dans des réseaux fermés au reste de la blogosphère. Mais bon, en tant que blogueuse indépendante, autonome et curieuse, je ne suis peut-être pas très objective en disant ça.

Quoiqu’il en soit je profite de ce billet pour glisser en douce que Christophe Ginisty, directeur du développement Netizen, premier magazine dédié aux blogs, mijote un projet de grand festival des blogs sur plusieurs jours, de dimension internationale et festive. Il en est actuellement à l’étape de rechercher la ville capable d’accueillir cet événement, ville qui restera synonyme de l’expression des individus sur la toile.…

Alors pourquoi pas Montpellier … ?

Du copier/coller en p’tit boulot alimentaire

Quand on n’a plus le choix, quand il faut manger, quand on n’arrive plus à décrocher un entretien parce qu’il y a toujours le petit critère qui ne correspond pas à la grille, surtout à un certain âge … on met sa fierté dans sa poche, et on finit par dire oui à n’importe quoi, comme faire du copier/coller pendant 15 jours pour alimenter une base de données.

Pas toujours facile d’accepter d’être tirée vers le bas en continuant à faire bonne figure … surtout quand c’est une copine bienveillante qui vous trouve le taf !

Les Trophées AccessiWeb 2006

Voilà une information transmise par Matthieu Faure d’Open-s que je m’empresse de diffuser … Le concours "blog et accessibilité" est ouvert !

Annonce de Pierre Guillou :

L’association BrailleNet est très heureuse d’annoncer l’ouverture officielle du concours "Trophées AccessiWeb 2006" et le lancement des inscriptions en ligne pour les étudiants (cf article I. Glossaire.) inscrits dans un établissement français.

Cette année la thématique du concours porte sur l’accessibilité des blogs. En effet, le fait que chacun – et en particulier les étudiants – puissent facilement publier et discuter en ligne est une avancée extraordinaire du Web mais les rédacteurs sont-ils conscients du besoin d’accessibilité de leurs blogs ? Ce concours est aussi une passerelle d’information vers les étudiants sur ce sujet d’importance: l’accessibilité pour tous des informations électroniques.

Grâce aux partenaires du concours, de nombreux prix viendront récompenser les blogs les plus "accessibles et créatifs" (cf article I. Glossaire).

Vous avez jusqu’au 16 avril pour vous inscrire ! * Clôture du concours : à minuit le 28 mai 2006. * Remise des récompenses : 23 juin 2006.

Consultez le règlement du concours et que le plus accessible et créatif gagne !

PS1 :Dommage que je ne sois plus étudiante depuis bien longtemps 😉 et dommage aussi que mon hégergeur ne joue pas le jeu de l’accessibilité en me rajoutant des codes sur mon blog pour sa popup publicitaire qui ne passent même pas aux différents validateurs CSS et XHTML …. à l’insue de mon plein gré, pas bien

PS2: Au fait, les visiteurs qui sont génés par cette popup peuvent tout simplement activer le bloquage des fenêtres popup dans les options de leur navigateur favori …

Des « Gabarits full-CSS Accessibles » à disposition dans le domaine public

Les CSS, feuilles de styles en cascade, sont des outils utilisés par les concepteurs/réalisateurs de sites web pour décrire la présentation des pages Web standards.

Selon la vue d’ensemble donnée sur Wikipedia :

L’objectif est de bien séparer la structure (écrite en HTML ou similaire) et la présentation (en CSS) du document. Cette séparation fournit un certain nombre de bénéfices, permettant d’améliorer l’accessibilité, de changer plus facilement de structure et de présentation, et de réduire la complexité de l’architecture d’un document. CSS permet de s’adapter aux caractéristiques du récepteur.

L’utilisation des CSS est donc un bon moyen pour aller dans le sens de l’accessibilité du Web telle que définie par Tim Berners-Lee, Directeur du W3C et inventeur du World Wide Web. C’est à dire faire en sorte que tout le monde, malgré ses différences et ses limitations matérielles ou physiques puisse accéder au contenu d’un site sans en être exclu.

Et voilà que Matthieu Faure d’Open-S[1] nous annonce sur son Blog Accessibilité, qu’Aurélien Lévy de Tektonica et lui-même nous ont concocté des "Gabarits full-CSS Accessibles" pour que nous puissions designer nos sites plus facilement en respectant les règles de l’accessibilité Web. Mis à disposition dans le domaine public, ces gabarits sont téléchargeables sur le site AccessiWeb.

Mais c’est byzance ! Un grand merci à eux pour nous avoir simplifié ainsi la tâche. Y a plus qu’à …

Notes

[1] dossier de presse de présentation d’Open-S rédigé par mes soins en décembre 2005

Firefox tombe dans le cliché publicitaire

Allez hop, ça y est Firefox est aussi tombé dans le piège de l’esthétique publicitaire, décevant !
Je pensais que le Libre allait résister, être au-dessus de tout ça … mais non, mais non, une belle jeune femme, mannequin, un photographe, un informaticien, la trentaine pour le tout bien évidemment et voilà le package est complet. Rien que du beau, du parfait, de la plastique, du sans défaut, le tour est joué, Firefox, sous prétexte de campagne à visage humain se fourvoie dans le formatage d’existences pratiqué par les publicitaires. Mais l’image d’une nana (ou d’un mec d’ailleurs) dénudée à la plastique parfaite n’a rien à voir avec les scènes de vie et il serait temps de repenser les campagnes publicitaires autrement que par stéréotypes, de revenir vers la cible, monsieur et madame tout le monde ! ça n’empêchera ni le glamour, ni l’humour, ni la beauté du résultat et la force du message.

Et je ne m’exprime pas là en tant que féministe !

Flatteries, titillage de papilles et générosité

La générosité était au rendez-vous, hier, lors de la soirée annuelle organisée par l’association « Femmes de Décisions et d’Actions » au profit du « Resto bébés » des « Restos du Coeur ». Et oui j’y étais !

Il faut dire que l’organisation était sans faille et que les généreux donateurs ont largement été flattés par l’accueil qui leur a été réservé et le dîner fin et raffiné qui s’en est suivi.

Pour vous faire rêver, voilà le menu de la soirée signé Didier Germain, traiteur artisanal haut de gamme:
menu didier germain
Il va s’en dire que je n’ai pas manqué d’apprécier la succulence de chaque bouchée. J’ai bien sûr évité de mettre les coudes sur la table et de me « pourlécher les babines » en marmonnant des « huuuum que c’est bon » … bien que j’en mourrais d’envie …

Pour la carte des vins, Gérard Bru, patron du domaine viticole du Puech Haut à Saint-Drézéry, s’en est chargé lui-même en offrant …oui, oui, oui …les blanc et rosé 2004 et rouge 2002.

Gérard Bru avait reçu le prix de « L’homme de l’année » en 2004. En effet, cette soirée est aussi l’occasion de remettre le prix de « l’homme de l’année » élu par les F.D.A. pour ses actions pour les femmes. Et c’est Eric Bérard, Directeur Général de la SERM, très apprécié par ses collaboratrices, qui a été mis à l’honneur cette année.

La soirée s’est ensuite terminée par une loterie haut de gamme, elle aussi. Une multitude de lots à faire tomber à la renverse quand on n’a pas de quoi vivre un mois normalement, a contribué à gonfler les fonds récoltés pour les restos bébés.
Beaucoup de donateurs ont gagné … Moi rien … Enfin si, j’ai surtout gagné le plaisir de profiter de l’instant, c’est déjà pas mal.

Congé aux fins de vente

L’huissier est passé et voilà c’est officiel mon bailleur me donne congé. Chouette des vacances !
Non, cessons de plaisanter, la chose est sérieuse, mon bail se termine et l’appartement est mis en vente, sans moi dedans bien sûr. Aussi je dois partir, trouver un autre logement avant le 30 septembre 2006 à minuit.

Rien de plus simple, me direz-vous, il suffit de chercher. Certes, mais je n’ai plus de boulot fixe depuis 3 ans, rien que des petits jobs de moins d’une semaine par ci, par là, des revenus en dessous du seuil de pauvreté. Rien de bien crédible pour trouver un logement dans le privé, même si ma mère se porte caution (si c’est pas malheureux à mon âge! quelle honte !). Et je ne suis pas prioritaire pour les logements sociaux … D’ailleurs je ne l’ai jamais été, même quand j’élevais mes enfants seule. A ce propos, je me souviens, en 92 très précisément, alors que je n’arrivais pas à trouver le moindre logement pour que nous puissions, mes enfants et moi-même, vivre sous le même toit, avoir écrit une lettre de 5 pages à un certain ministre pour lui déballer ma façon de penser sur l’attribution des logements sociaux. Curieusement à l’époque ma lettre a porté ses fruits, mon dossier est passé au dessus de la pile d’un coup, et quinze jours après nous étions convenablement logés… à St Denis. Et toc !

Dois-je recommencer aujourd’hui ? Non, bien sûr, le contexte est différent, je suis seule maintenant. Donc que vais-je faire ? Et bien je vais continuer à me battre bien sûr, pour survivre, et faire comme si tout allait bien, comme si je n’avais pas de souci, il y a tellement pire ailleurs … Mais, l’angoisse du lendemain, vous connaissez ? moi je l’ai depuis pas mal de temps déjà … et sincèrement je me demande vraiment chaque jour à quelle sauce je vais encore être bouffée.

Qui suis-je ?

Ca y est, je me suis fendue d’un « à propos » en balançant en vrac tout ce qui me passait par la tête me concernant …
Décidément je mets une grande claque à mes tiroirs secrets, je n’en reviens pas. Mais je n’ai pas encore tout dit, alors je ne manquerai pas d’apporter quelques modifications à ce billet dès qu’un fond de tiroir oublié resurgira dans ma mémoire.

Ah, et puis j’ai même mis ma photo sur la page d’accueil (prise à l’occasion de la fête des côtes rôties à Ampuis), mais je ne sais pas encore si je vais la laisser … A voir.

Finalement j’ai enlevé la photo de la page d’accueil pour la mettre dans le billet « à propos ».

Caricatures – chronologie d’une contreverse

Pour ne pas oublier l’origine des faits, à lire absolument l’excellent billet « caricatures et manipulations » de Laurent Gloaguen chez Embruns qui retrace l’historique de la crise internationale déclenchée par la publication des Caricatures de Mahomet sur le quotidien Jyllands-Posten. Laurent explique le contexte de cette publication le 30 septembre 2005, apporte son analyse sur la récupération politique et la montée en flèche des réactions de violence …

Que dire de plus ? je rajouterai simplement que ces manipulations politiques des pays conquérants qui ménent à des réactions disproportionnées et surréalistes m’effraient. Et j’ai de plus en plus de craintes quant à l’avenir de nos sociétés libres. J’ai peur pour le devenir de notre culture bâtie siècle après siècle sur les valeurs du judéo-christianisme que l’on balaye progressivement depuis des années. J’ai peur pour la démocratie, la liberté, la laïcité … J’ai peur pour mes enfants .. demain …

A lire aussi :

Non, je ne suis pas graphiste … !

  • Ah vous êtes chargée de comm ! mais vous me feriez bien un p’tit logo …
  • heuuuuu, ben non, désolée je ne sais pas faire …
  • Ah bon ! pourtant c’est votre métier ?!
  • Non pas vraiment, je ne suis ni designer, ni directrice artistique, ni graphiste ….

Combien de fois, après m’être présentée, m’a-t-on demandé de réaliser logo, affiche, messages visuels et j’en passe… Combien de fois, ai-je du répondre en doutant de plus en plus de mes capacités que je ne savais pas faire et expliquer mes savoir-faire … je ne compte plus. En tous les cas, c’est incroyable, le chef d’entreprise d’aujourd’hui a beaucoup de mal à identitifer les différents métiers liés au monde de la communication et surtout à comprendre l’utilité d’un communicant.

Alors juste pour recadrer tout ça, et aussi pour me rassurer sur mes fonctions, quelques définitions de métiers tirées du site nadoz.org trouvé au hasard dans google. Il y en a d’autres bien sûr, mais pourquoi pas celui-là !

Le graphiste

Un mot qui se décline en différents métiers : designer graphique, designer publicitaire, graphiste internet, infographiste, maquettiste… Car le graphiste exerce sa créativité sur différents supports : couvertures de livres, journaux, affiches publicitaires, dépliants commerciaux, logos, cartes de visite d’entreprises, emballages, pages Internet, cédérom, habillage TV/vidéo, signalétique…

Mission : créer un visuel à l’aide de textes et d’images qui transmettent le message exprimé par le client.Le graphiste intervient au niveau de la conception de la maquette. Mais il doit pouvoir assurer le suivi de fabrication. Il travaille en osmose avec le directeur artistique dans une agence, ou avec le client quand il est indépendant (free-lance).

Formations :

une formation supérieure en arts graphiques ou expression visuelle (BTS, écoles des beaux-arts, écoles Estienne, Olivier de Serres, Arts-Déco, ECV, ESAG…) est nécessaire

Le chargé de communication

Organiser une exposition, un salon, des conférences ; programmer une campagne de promotion pour un film ; améliorer des relations au sein d’une entreprise… Les activités d’un chargé de communication varient en fonction de ­l’entreprise pour laquelle il travaille.

Par exemple : le responsable des relations publiques est en contact avec l’extérieur, notamment avec les médias. Sa fonction se rapproche de celle d’un attaché de presse. Le responsable de la commu­nication interne favorise la circulation de l’information au sein de l’entreprise et renforce les liens entre les salariés : réalisation et diffusion d’un journal interne, mise en place des congrès et des séminaires, jusqu’au modeste mais toujours efficace verre de l’amitié.

Le but d’une campagne de communication est de promouvoir la marque de l’entreprise. Le chargé de communication peut être amené à gérer des situations de crise : accidents, produits ­alimentaires infectés, etc. On débute en tant qu’assistant de communication. Le chargé de communication peut être spécialisé en commu­nication financière ou événementielle, par exemple.

Les qualités ? L’ouverture d’esprit, de ­l’aisance dans les rapports humains, la capacité à travailler en équipe, des idées, une ­grande disponibilité. Et de la rigueur, pour respecter un budget.

Formations :

bac + 2 (BTS communication des entreprises ; DUT information communication, école de communication), avec expérience ; bac + 4/ + 5 (Institut d’études politiques IEP, école de commerce, école de communication, CELSA, DESS, master).

les métiers associés

* Attaché(e) de presse

* Directeur(trice) de la communication

* Responsable des relations publiques

Le webmestre

Au début, un internaute averti et bidouilleur pouvait devenir webmestre du jour au lendemain : il lui suffisait de créer une page perso , connaître quelques principes de navigation et un peu de code html. Aujourd’hui, rien à voir. Jugez ­plutôt à partir d’une offre d’emploi récente : … Vous maîtrisez les logiciels Dreamweaver, Illustrator, Photoshop, FireWorks, ImageReady, Flash 4 ou 5. Vous connaissez les langages html, JavaScript, php, les formats gif, jpeg, png, psd, eps, ai, swf, fla, qxd, php3…

Responsable de la gestion et du suivi d’un site web au quotidien, le webmestre de nos jours est plutôt spécialisé. Le webmestre éditorial ­s’occupe du contenu du site web : création de rubriques, collecte de l’information et mise en page des textes. Le webmestre technique concentre son action sur le fonctionnement du site : administration du serveur, intégration du code html, gestion des bases de données, etc. Les sites marchands cherchent plutôt des ­compétences commerciales et marketing chez leurs webmestres : création de trafic, fidélisation des internautes… Quel que soit son profil, le webmestre doit maintenir le site à jour et assurer une veille technologique.

Formations :

de bac + 3 (licence pro) à bac + 4/ + 5 (maîtrise de sciences et techniques MST, DESS master, école de multimédia).

Et moi, où est-ce que je me situe dans tout ça ?

Et bien, pas d’erreur, si on se rapporte à ces fiches métiers, mon cursus se rapproche bien du profil de chargé de communication et de webmaster. ouf ! me voilà rassurée, je suis encore « étiquetable ».

Donc je vous le confirme sans plus aucun complexe, je ne suis pas graphiste et je ne vous ferai pas vos plaquettes commerciales, logos ou autres supports visuels, vous risqueriez d’être profondément déçus … ah et puis j’oubliais, je ne suis pas non plus publicitaire, et encore moins formatrice en techniques d’expression orale … mais là je pense qu’il n’est plus nécessaire que je fasse de copier/coller ;-).

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'un électron libre