Quand Montpellier reçoit les palois

supporter sectio  paloise

C’était un match très attendu ce soir entre le MHRC et la Section paloise, 2 équipes au pied du mur, Montpellier potentiellement relégué et les palois sur le fil rouge, la bataille allait être rude.
Les supporters Palois sont venus à 7 cars pour soutenir leurs joueurs, et nous, les montpelliérains, nous étions motivés à bloc. Ca ne nous a pas empêché avant le match d’échanger discussions et poignées de mains sympathiques.

supporter MHRC

Pendant le match par contre, nous n’avons pensé qu’à nos joueurs respectifs, chacun pour soi et que la meilleure équipe gagne. Roulements de tambour, drapeaux, claquettes, cris, chants, Peña, sifflements, encouragements, applaudissements, quelques noms d’oiseaux parce qu’il en faut bien et vue l’importance de l’enjeu, la pression était palpable et les nerfs affutés, bref nous étions à fond des deux côtés. Ca n’a pas été facile, le match est resté très serré, le stress était présent jusqu’à la fin et ouf ! c’est le MHRC qui a fini par gagner 41/36. C’est au tour de Pau d’être potentiellement relégable et à nous d’être sur le fil rouge … Maintenant il nous faut continuer de gagner les autres matchs à domicile pour conserver le maintien.

match

Ensuite nous nous sommes retrouvés, public et supporters des deux équipes, à la buvette autour d’une bière pour refaire le match et attendre les joueurs pour les féliciter. Puis nous avons souhaité un bon retour chez eux aux palois, en nous disant à la saison prochaine … peut-être, si les deux équipes restent dans le Top 14.

C’est ça le rugby, et j’aime ça !

Ces « non » qui vous plombent une réputation

Une soirée de retrouvailles d’anciens membres d’un réseau éteint. Nous ne nous étions pas vu depuis un an pour certains et deux pour d’autres, discussions, papotages, un « non, non, non » lancé négligemment avec le sourire dans une conversation amicale à propos de je ne sais quoi qui n’avait pas d’importance, et me voilà bonne pour une leçon de morale … Raccourci :

  • Tu es négative.
  • heu nous sommes en train de plaisanter là !
  • Mais, tu dois changer ta façon d’être.
  • Comment ça je dois changer, je suis quelqu’un d’authentique, et je n’ai pas envie de changer pour devenir quelqu’un d’autre, c’est quoi le problème ?
  • La rumeur court que tu dis toujours « non »,
  • Une rumeur ? quelle rumeur ? je ne comprend pas bien ce que tu veux dire !
  • Si si, tu devrais faire attention à ton comportement, changer ton caractère, tu dis vraiment trop souvent « non » … On le dit souvent quand on parle de toi, et c’est pas bon quand on cherche du travail …
  • Ah parce qu’on parle de moi, mais quel succès ! et c’est qui ces « on » , je peux avoir les noms ? (J’ai appris quand j’étais plus jeune qu’il ne fallait jamais dire « on » en parlant des autres, parce que « on » c’est des « cons », pour dire que c’est mal poli)
  • Je ne peux pas te le dire …
  • Ah ! évidemment, c’eut été trop facile !
  • J’espère que tu ne prend pas ça mal, c’est pour ton bien.
  • Oui mais alors là si je répond « non, je ne prend pas ça mal » encore une fois je vais avoir une aura négative qui va me tomber sur la tête ! ça vire au ridicule.
  • C’est une question de rhétorique ma chère, tu dois me répondre « oui je prend ça bien » !

Ben voyons !

On est vraiment peu de chose, à la merci de bien peu de chose, qui peut gâcher beaucoup de choses …

J’ai pris ça dans les dents, avec le sourire bien sûr, toujours faire bonne figure, quoiqu’il arrive et quoiqu’on me dise, et j’ai poursuivi la soirée à discuter de choses et d’autres avec convivialité, en jouant au jeu du ni oui ni non.

Mais j’ai quand même passé une nuit de réflexion à chercher quels étaient les « non » qui avaient bien pu plomber ma réputation à ce point, et voilà mon mea culpa :

  • Oui j’ai dit « non » à certains bénévolats et petits services rendus à des « potes » que je ne vois que deux fois par an, surtout quand ces petits services ressemblent à un vrai travail pour lequel certains sont rémunérés. Et oui, je suis au chômage, il faut que je mange, et j’ai suffisamment fait ce genre de chose comme ça au détriment de mes recherches d’emploi. Ceci dit, cela ne m’empêche pas de continuer à faire du bénévolat dans le cadre associatif quand il s’agit de donner un peu de soi aux autres.
  • Oui j’ai dit « non » à une proposition d’éventualité (et je dis bien d’éventualité) de poste de formateur en expression orale qui émanait de connaissances. N’ayant jamais fait ça moi-même, je me voyais mal former des gens sur le sujet et j’ai préféré laisser ça à ceux dont c’est le métier. D’ailleurs en général je dis « non » à tout ce que je ne sais pas faire, je suis quelqu’un d’honnête qui ne pipeaute pas pour prendre la place des autres ou pour se faire mousser.
  • Oui j’ai dit « non » à certaines sorties parce que je n’avais tout simplement pas les moyens de suivre.
  • Oui j’ai dit « non » à certains covoiturages, j’ai un genou très abîmé pour ne pas dire handicapé (voilà qui est dit !) et suivant les voitures, les voyages en tant que passager ne sont pas toujours évidents pour moi, surtout à l’arrière. Ceci dit, ça n’a jamais été systématique et moi-même j’ai servi de chauffeur à bien des occasions (j’ai une automatique à cause de mon genou justement).
  • Oui j’ai dit « non » à certains mecs qui proposent l’hôtel comme d’autres proposent un restau confondant « femmes seules » avec « prostitués », évidemment c’est moins cher.

Quoi d’autre ? et bien je ne sais pas, j’ai du faire à peu près le tour des « non » qui ont pu être relevés pour être « exploités » contre moi ces trois dernières années, les autres étant des « non » anodins de discussion comme n’importe quel mot, dont je ne me souviens même pas … Pas de quoi en faire une affaire d’état.

A côté de ça … j’ai tellement dit de « oui », même à des situations ou des petits boulots qui me tiraient vers le bas, mais ça, ça ne compte pas bien sûr.

Et puis c’est quoi, ces jugements de personne à la con ! En plus je ne les connais même pas ces « on » ! Si c’est à cause de ça que je ne trouve pas de boulot, je trouve que c’est un peu léger comme argument tout de même.

Allez hop, passons à autre chose et avançons, tout ça n’est que du pipi de chat …

Mise à jour du 18 mars :

Flûte alors, j’ai oublié 2 « non » :

  • oui j’ai dit « non » je ne suis pas graphiste dans mon billet du 9 février. Et bien oui le métier de graphiste ne s’improvise pas, et j’en reviens toujours à la même chose, je ne vais pas dire je sais faire quand je ne sais pas. Par contre je renvois dans ces cas là vers des professionnels que je connais.
  • oui j’ai dit « non » à une copine qui croyait que de rédiger des dossiers de presse et de faire un peu de relations publiques donnaient droit à une carte de presse. Je lui ai expliqué par contre que la carte de presse étant la carte d’identité des journalistes professionnels, ils sont les seuls à pouvoir prétendre à en obtenir une. D’ailleurs il suffit de visiter le site de la C.C.I.J.P. pour en connaître les conditions d’attribution.

Voilà, voilà quel vilain petit canard je suis …

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Caricatures : Jean Ferrat se désolidarise du Mrap

Jean Ferrat, grand chanteur en marge du show business, dénonce par courrier la plainte contre France Soir déposée par le Mrap pour « provocation et incitation à la haine raciale ».

« Je trouve la position du Mrap extrêmement grave pour notre mouvement et au-delà pour l’avenir de notre démocratie laïque » écrit Jean Ferrat. Le chanteur envisage de démissionner de l’association dont il est l’un des plus anciens adhérents. Pour lui, la caricature de Mahomet « ne vise que ceux qui utilisent l’islam à leurs fins politiques ».

Via Rayon Sud – Jean Ferrat esprit Libre

Journée noire pour les logiciels libres et les copies privées

Ca y est, c’est fait, le deuil est entamé, l’amendement « Vivendi Universal » du rapporteur Christian Vanneste (UMP) a été adopté hier par 55 voix contre 19.

Un bon nombre de forums, sites, blogs mais surtout d’équipes de développement du logiciel libre sont désormais en danger : Amendement 150 : la guerre de position

Selon une dépêche de l’AFP :

L’Assemblée nationale a décidé de punir de 3 ans d’emprisonnement et 300.000 d’euros d’amende le fait « de mettre sciemment à la disposition du public ou de communiquer au public, sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’oeuvres ou d’objets protégés« .

Est également puni de ces peines le fait « d’inciter sciemment, y compris à travers une annonce publicitaire, l’usage » d’un tel logiciel, selon l’amendement qui précise que « ces dispositions ne sont pas applicables aux logiciels destinés au travail collaboratif, à la recherche ou à l’échange de fichiers ou d’objets non soumis à la rémunération du droit d’auteur« .

Citations de parlementaires :

Les députés PS, PCF et Verts se sont opposés, en vain, à ce dispositif qui entraînera, selon eux, « la mort des logiciels libres et du développement du peer-to-peer« .

« Cet amendement est d’une extrême gravité car il va tuer le logiciel libre. Ce dispositif vise à interdire le développement du peer-to-peer et va contraindre nos inventeurs à s’expatrier« , a lancé Patrick Bloche (PS).

Christian Paul (PS), Martine Billard (Verts) tout comme Frédéric Dutoit ont ironisé sur cet amendement « Vivendi-Universal ». « Je suis effondrée, c’est un jour noir pour le logiciel libre« , a déclaré Mme Billard.

Citations du Ministre de la culture

« Toutes les précautions ont été prises pour que les logiciels libres ne soient pas touchés. L’internaute n’est pas visé, sont visés ceux qui veulent contourner les droits d’auteur à des fins commerciales« , a déclaré le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, appelant à « ne pas faire naître des peurs là où elles n’existent pas« .

Quoique RDDV déclare pour nous faire passer la pilule, il n’a pas l’intention de s’arrêter là dans sa quête de contrôle des masses, le projet de loi DADVSI n’est qu’un début, il l’a signalé lui-même lors d’une interview accordée à Libération :

Ce texte pour moi, n’est d’ailleurs que le premier d’une longue série d’adaptations de notre droit à l’ère numérique et je compte bien, par exemple, m’attaquer un jour au problème de la presse et de l’Internet. C’est un autre sujet capital parce qu’il n’y aura pas d’informations de qualité sur l’Internet sans de vraies signatures, de vrais acteurs dont c’est le métier.

Les inquiétudes qui en découlent

Via Universmedias, Guillaume Champeau sur Agora Vox s’inquiète sur le fait qu’un train pourrait en cacher un autre, les ramifications encore inconnues de cette loi, ne vont-elles pas nous amener à un musellement de l’information ? Après le P2P, le journalisme citoyen dans le collimateur du ministre ?

Pochaine étape le Sénat

Alors, même si le fossé s’est définitivement creusé entre le Ministre de la culture, le parlement et les citoyens, c’est le moment de sensibiliser nos élus, sénateurs, maires, conseillers générauxl/régionaux, car ils sont notre dernière chance de bloquer le train DADVSI lors de la prochaine étape au sénat.

Revue de presse

  • Libération le 15 mars : Qui se soucie du consommateur
    Arguments populistes et sophismes jalonnent le débat sur la duplication numérique.
  • L’express le 16 mars : les députés surveillent la copie
    Hier, les députés ont légalisé les mesures de protection des œuvres numérisées. Ce que la gauche assimile à une limitation de la copie privée

Les DRM, ces verrous « poussent au crime »

Le feuilleton « loi DADVSI » continue à l’Assemblée Nationale suivi de très près par LesTelechargement.FR. Les DRM/MTP[1] sont sur le grille et l’Assemblée n’est plus à une contradiction prêt lors de ses votes d’amendement : Les DRM, amis, ennemis ?. Les députés s’inquiètent sur le risque de la disparition du patrimoine culturel, et Martine Billard, député de la 1ère cicronscription, qualifie l’hyper protection de « pousse au crime » : La copie privée en perdition.

De son côté Framasoft organise une mobilisation de type « flash-mob »[2] ou « smart-mob »[3] pour le mercredi 22 mars en début de soirée, le principe de base de cet évenement étant de rendre aux vendeurs des CD contenant des DRM. Les personnes souhaitant participer à cet événement sont invitées à s’inscrire sur leur mailing list : Smart-mob « rendu de CD » mercredi 22.

D’ici là, vous pouvez lire le billet de Jean-Marc Manach qui nous déclare, suite à sa participation le 10 mars au Colloque Projet de loi DADVSI et Contrat Social organisé par le Master Droit des Nouvelles Technologies de Paris X-Nanterre, que « Les DRM sont aux logiciels libres ce que les pesticides sont aux produits bio : incompatibles, inacceptables, inappliquables ».

Quant au Forum de la Chaîne Parlementaire, il est toujours actif sur LCPAN.fr.

Au bout du compte, notre gouvernement finira-t-il par reconnaître, comme le parlement australien, la nocivité des DRM et de leur protection juridique ?

Notes

[1] Via FramasoftDRM ou MTP = Mesures Techniques de Protection : Système cherchant à protéger techniquement des documents numériques contre la copie ou les abus d’utilisations non souhaitées. Ces mesures de protection sont un réel danger pour internet et pour la liberté individuelle des utilisateurs d’ordinateurs. Plus d’informations sur le dossier DRM sur le site Formats-Ouverts.org, ou sur StandBlog dans la rubrique Dangers des DRM par exemple.

[2] Flash-mob : « foule éclair » regroupant plusieurs centaines de personnes qui ne se connaissent pas, se réunissent pendant quelques minutes pour accomplir au même moment une action dénuée de sens, puis se dispersent

[3] Smart-mob : « foule intelligente »

Jack Lang à propos de Frêche chez Karl Zéro

A écouter ou voir sur le blog de Karl Zéro, les explications de Jack Lang, lors de son passage au « Vrai Journal » le 5 mars, sur les dérapages de Georges Frêche  à propos des harkis :
J’ai effectivement questionné Jack Lang sur Georges Frêche.

Jack Lang, témoin de la scène, est évidemment nettement plus modéré sur le sujet que les détracteurs de Frêche. Le rédacteur en chef Multimedia du Midi Libre publie notamment sur son blog les podcasts de son dérapage et ses excuses sans donner l’origine de l’explosion, l’agression verbale de 3 personnes.

A ce propos, je trouve dommage que les médias ne diffusent que des morceaux choisis, les sortant ainsi complètement de leur contexte … Difficile dans ce cas là d’éviter les dérives et de se faire une opinion objective.

maj du 27/10/10

La video montrant l’interview de Jack Lang ayant disparu du Net, il reste encore un article sur l’Acrimed expliquant le rôle pas très net des médias à propos des dérapages de Frêche : des médias imprécis

En revenant de la galerie photo


Voilà Une série de photos que j’ai prise en revenant du vernissage de l’exposition « La Suisse vue par le Collectif Focale », en passant par l’esplanade, la comédie, Polygone jusqu’à la descente au parking.

Je pensais que toute la série allait être bonne à jeter, mais non finalement quelques unes sont à peu près convenables. Bon je ne suis pas photographe non plus, c’est juste un hobbie.

Expo du collectif focale

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La photo du jour est prise au vernissage de l’exposition "La Suisse vue par le Collectif Focale" à la galerie photo.
Le collectif Focale est le plus ancien collectif photographique suisse, installé depuis plus de 23 ans à Nyon sur les bords du Lac Léman.

Pour les intéressés:
l’expo se déroule jusqu’au 22 avril
Horaire : du mardi au samedi de 13h à 19h
lieu : Salle Dominique Bagouet Esplanade Charles de Gaulle
Et c’est à Montpellier …. !

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'un électron libre