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Mes périodes de chômage, de recherche, de doutes….

Les services à la personne, c’est pas mon truc qu’on se le dise !!!

Alors bien sûr, si on veut trouver du travail, c’est très facile d’en trouver dans le secteur des services à la personne et plus précisément dans le secteur du grand âge.

Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’on ne trouve pas de job alors que ce secteur d’activité est non seulement très demandeur, mais en plus non regardant sur l’âge du salarié.

Mais tout le monde n’est pas apte à faire ce genre de métier ! Ben oui !!!

Il faut quand même un minimum de capacité physique pour assister les personnes âgées dans leurs gestes et leurs tâches de la vie quotidienne. Et ça tout le monde n’a pas forcément cette aptitude sans parler de la capacité intellectuelle.

Et bien moi nada ! Je n’ai ni la capacité  physique, ni la capacité intellectuelle. Respect à ceux qui remplissent ces critères, ce n’est définitivement pas mon cas. Au passage un grand respect à ma belle-mère…

Excusez moi mais merde,  après toutes mes opérations, il y a quand même des choses que je ne peux plus faire. C’est pas pour rien que je suis travailleur handicapé.  
Sans rentrer dans les détails, je ne peux  pas m’accroupir, ni porter des choses lourdes. Alors imaginez le désastre si je dois soulever quelqu’un sans force pour le sortir du lit, le toiletter, l’aider à marcher ou autre…  Je ne parle même pas du ménage, j’ai déjà du mal chez moi, alors chez les autres, même pas en rêve. En plus je ne suis pas causante.

Bref ce secteur d’activité n’est pas pour moi ! Ni la restauration et le commerce d’ailleurs… Et tant pis si on me prend pour une glandeuse de chômeuse parce que je ne cherche pas de ce côté là !

J’ai plein d’autres aptitudes, qualités, expériences, compétences pour d’autres secteurs d’activités, croyez moi !
Bon certes ils sont moins accessibles aux seniors, mais c’est pas pour autant que je suis une glandeuse d’assistée de chômeuse, non mais !

Non je ne culpabilise pas, ni je suis en colère. J’explique !

J’ai la phobie des tests psychologiques

Ca se dit ça, avoir la phobie des tests psychologiques ? non ?
Et bien moi quand on me demande de passer un test psychologique,  plus exactement psychotechnique, lors d’un entretien d’embauche, ça y est c’est foutu d’avance. Mon cerveau se bloque, je vois flou, le trac me bouffe, et je n’arrive plus à me concentrer sur ce que je dois répondre, surtout quand c’est chronométré, d’ailleurs c’est chronométré !

Autant les tests de personnalité conçus pour estimer le potentiel d’adaptation d’un candidat dans une entreprise par un jeu de questions/réponses, ça ne me pose aucun problème. Je complète ça tranquillou, authentique, sans calcul. Autant les tests psychotechniques, ça me bloque !

C’est dingue hein !

Le dernier que j’ai passé pour un entretien, ça a été une catastrophe, grand vide sous le chignon instantané.
Bon faut dire que je sortais d’une anesthésie générale, ça aide pas…
Bref j’ai juste rempli les tests verbaux, et le reste, les tests numériques et de logiques, j’ai carrément zappé.

De devoir passer ça, ça m’a gonflé, vous ne pouvez pas savoir à quel point ! Pas envie de jouer le jeu, pas envie de réfléchir, rien, nada, cerveau vide.

J’ai même pas demandé les résultats. Vu la quasi page blanche de mes réponses, il est évident que les RH ont du penser que j’avais un Qi d’huître.
Je ne les ai même pas relancés pour savoir s’il y aurait une suite ou pas à l’entretien tellement je suis consciente du désastre.
De toute façon la personne qui m’avait promis me rappeler ne l’a jamais fait. Suite à la lecture de mes non réponses, elle a du me prendre pour quelqu’un de complètement bête, inapte, et  incapable de raisonnement !

De toute façon, dès qu’ils sont chronométrés, j’ai toujours raté ces tests là. C’est une réalité.

Le chronomètre, ouais ! ça doit être ça mon problème ! C’est un bloqueur de cerveau chez moi. Et de savoir être jugée derrière encore pire !

Parce que des tests de logiques, de chiffres, de tout ce qu’on veut, j’en ai fait un paquet en jouant, du temps où on achetait les petits bouquins de jeux divers avec mots croisés. Vous vous rappelez avant l’heure des jeux facebook à la con. Et les doigts dans le nez je remplissais les grilles.
Bien sûr là il n’y avait pas de chronomètre et mon cerveau fonctionnait impec. Mais ce n’était que du jeu, je n’étais pas jugée sur mes réponses. Du coup j’avais toujours bon, bah oui !

Certes j’étais plus jeune, m’enfin je me demande si mon blocage sur ces tests psychotechniques imposés en entretien ne vient pas de réminiscences de la honte que j’ai ressenti en CM2. Une psy avait déclaré devant toute la classe que j’étais inapte pour passer en 6ème, justement suite à ce genre de tests chronométrés. Allez savoir…
Ou alors ça vient de ce test discriminatoire à l’embauche passé en 85, 50 dans une salle et 5 qui en ressortent pour un entretien, après lequel j’ai été éliminée sans espoir pour cet d’emploi. J’avoue être sortie honteuse également. Je me suis même sentie diminuée.

Bon de toute façon je déteste qu’on me fasse passer des tests psychotechniques en entretien, c’est dit !

Aïe, aïe, aïe, suis pas sortie du chômage avec tout ça, et je n’ai malheureusement que quelques dizaines d’années d’expérience en entreprises, et une excellente capacité d’adaptation. Mais ça, ça vaut plus grand chose aujourd’hui…

Rester chez moi ou partir ? mode cogitation

« Ah non reste chez toi, on ne veut pas de toi ici »

Cette petite phrase me tourne dans la tête depuis qu’on me l’a lancée en pleine figure alors que je disais peut-être revenir dans ma région natale. La plaisanterie si c’en est une a du mal à passer.

Décidément, facile aux lambdas bien installés de me balancer du « ne reviens pas », ou du « pars » !

Parce qu’on m’a balancé exactement l’inverse dans le sud, là où ma vie était déjà bien ancrée. C’était en 2010, je flirtais déjà avec le chômage :

 Tu devrais te faire une raison et partir ! 

Rester chez moi, partir… rester chez moi, partir… that is the question !

Pour le moment chez moi, c’est Montpellier. Mais les années passent et la situation ne change guère. Chômage, santé, solitude, ce trio infernal ponctue ma vie, et la retraite approche. Il faut que je trouve un job avant… que faire ?

Rester chez moi ou partir ? et partir où ? bref je n’avance pas.

Pour ma région natale, il va falloir que je me fasse une raison. Toutes mes tentatives de retour depuis les années 90 ont clapoté.
Ah des logements il y en a, pas de problème, je reçois des propositions, pas top mais j’en reçois.
Pour ce qui est du boulot, par contre, je n’ai pas de réponse.
Mais le « reste chez toi« , ou le « on ne veut pas de toi ici« , c’est pas la première fois que je l’entends, et ça, ça me refroidit.
Et puis maintenant chacun a sa vie, ses habitudes, ses amis. Pour tout le monde je suis partie depuis des années. Je ne fais pas partie du paysage, et il n’est pas bon revenir en arrière….
Donc, si c’est pour  recommencer à zéro perdue toute seule dans un endroit où je connais plein de gens, ça risque d’être encore plus dur que dans un endroit où je ne connais personne.

Finalement, tout bien réfléchi,  j’en reste à ce que je disais en 2010, voir même en 2006 sur la question de ma mobilité géographique, si on me propose le pont en or, boulot/logement/salaire n’importe où pour tenir jusqu’à la retraite, je pars. Toulouse, Bordeaux, Marseille, l’étranger, je pars.

En attendant je continue à chercher dans le coin boulot et logement. Oui logement aussi, parce qu’il me faudrait quand même un home sweet home sans escalier dans un quartier un peu moins isolé.

Quand je ne rentre pas dans les grilles des RH #chômage

J’ai plus de 20 ans d’expérience en informatique, j’ai même démarré ma carrière dans ce secteur d’activité en tant qu’analyste programmeur et j’ai suivi l’évolution des technologies. Ce n’est pas rien comme expérience il me semble, et ça ne s’envole pas comme ça.

Une boîte cherche un rédacteur technique informatique.  Ça tombe bien dans mon dernier poste j’étais rédactrice technique.

Et bien non ça ne va pas, je ne passe même pas d’entretien parce que je n’étais pas rédactrice technique dans le bon secteur d’activité ! sic !

Donc mon expérience en informatique je peux me la carrer où je pense !

Et que la rédaction technique soit basée sur des normes dont j’ai l’expérience et que je sache m’adapter on s’en fiche !

On ne va jamais s’en sortir du chômage à cette allure !

Quand je pense que pour mon dernier poste j’ai été embauchée alors que je ne connaissais rien au secteur d’activité ni à la rédaction technique, maintenant que je connais les 2, on ne veut pas de moi, un comble ! Pourtant ça me plairait bien de finir ma carrière dans le secteur où je l’ai commencée, la boucle serait bouclée…

Oui c’est ma râlerie du jour !!!

Dans 2 ans la retraite ! oh joie !

Je suis de très bonne humeur en ce moment. En janvier j’ai titillé l’assurance retraite en ligne pour savoir si je ne pouvais pas par hasard bénéficier d’une retraite anticipée avec mon cursus de travailleur handicapé . Ben oui marre du chômage !

L’assurance retraite a donc sorti mon dossier de la pile pour l’étudier, m’a demandé un tas de justificatifs que j’ai eu un peu de mal à retrouver dans mes 40 ans de paperasserie, surtout mon début de carrière… et ça y est leur réponse est arrivée ce samedi, 10 mois après.

Et là, bonne surprise, selon l’estimation indicative globale pour la CNAV, la MSA, l’ARRCO et l’IRCANTEC, la date du taux plein  me concernant est le 01/11/2018, et non plus le 01/11/2023  comme calculé avant que je ne les contacte !  Wahou !

J’ai du relire la phrase 15 fois ! Trop contente,  j’ai gagné 5 ans !  5 ans ! Vous vous rendez compte,  je n’ai plus que deux ans à  tenir.  Et ça sans mon statut de travailleur handicapé.

Trop contente ! Youp là Boum ! Danse de la joie !

Oh bien sur je ne vais pas toucher grand chose, moins que mes allocations actuelles (75 % de mon dernier salaire). Mais j’en ai tellement marre de ces longues périodes de chômage avec ces entretiens stériles, que je n’aspire qu’à une chose, que ça s’arrête !

Par contre  dans l’idéal, il faudrait juste que je trouve une mission de 6 mois à 1 an correctement rémunérée  avant que mon allocation chômage n’arrive à terme pour éviter la bascule au RSA. Comme ça le relais vie active/retraite se ferait tranquillement sans que le montant estimé de ma retraite ne baisse trop .

N’empêche j’ai un sacré poids en moins. Je ne me voyais pas continuer comme ça jusqu’à 67 ans. Ouf !

Moment de solitude à l’afterwork des anciens

Hier soir j’ai eu un grand moment de solitude.
Je suis allée à un  afterwork du groupe des anciens des mines du LR  comme je le fais souvent quand il y en a pour entretenir le lien avec le réseau.
Oui parce que je suis une ancienne des mines d’Alès même si ça paraît surprenant…

Les uns se bisent pour ceux qui se connaissent déjà, les autres se présentent. Tout le monde se raconte sa vie professionnelle, et évidemment quand on me demande où j’en suis, je réponds ce qu’il en est. Je suis de nouveau en recherche active mais bien sûr positive et motivée, vue que je décroche des entretiens, ma foi, intéressants.

Et il y en a un qui ne me connaissait pas,  après avoir raconté fièrement son long cursus réussi de chef d’entreprise, qui n’a pas manqué de me balancer du haut de son mépris :

« Mais alors vous, qu’est-ce que vous faites-là ? » Genre je ne suis pas à ma place dans cette réunion d’anciens.
« Mais je suis une ancienne ! » lui ai-je répondu surprise du ton.

Et oui, il m’avait prise pour une chômeuse sans gêne qui squattait une soirée de Papès. Et dans ce milieu là, on réussit obligatoirement, pas de chômage quand on vient de l’école des mines ou alors on est un bon à rien !

Moment de solitude !

Je me suis éloignée vite fait de ce fier à bras, et me suis rapprochée  de ceux qui trouvaient quelques intérêts à discuter avec moi.

Mais quand même,  j’en ai eu sec ! Je ne suis pas sûre de retourner dans ce genre de soirée de retrouvailles. Trop grand écart entre la réalité de ma vie et la leur.

Ah et puis « Ce n’est pas en le montrant du doigt qu’on peut aider quelqu’un c’est en lui tendant la main… » (lu sur FB).

Rédactrice technique mais pas dessinatrice projeteuse

Difficile de trouver un job quand, en plus des compétences qui correspondent normalement à un métier que tu as exercé, en l’occurrence celui de  rédactrice technique,  on te demande des compétences d’un autre métier. Le deux en un quoi !

Cette fois, on m’a demandé des compétences de dessinatrice projeteuse !

Heu… Ben non Je ne sais pas réaliser des dessins en 2D/3D, plans, ou autres schémas tarabiscotés avec des outils de CAO/DAO.

Rédiger oui ; utiliser des logiciels de rédaction en ligne, de PAO, des outils de traduction et autres outils utiles à la rédaction technique oui ; exécuter des modifications faciles avec des applications d’imagerie, oui ; mettre en page des illustrations, oui ; mais dessiner, ben non ! jamais fait !

Je ne suis définitivement pas dessinatrice projeteuse ! Et je n’ai franchement pas l’intention de m’y mettre, pas du tout la fibre pour…

J’ai été transparente, j’ai prévenu tout de suite pour que personne ne perde son temps dans de nouveaux entretiens inutiles.

Ah oui au fait, c’est quoi ma carrière ? Ben voilà : biographie pro

Analysée avant entretien par Vadequa

Hier, j’ai eu un entretien avec une entreprise  pour un poste de rédactrice technique. ça c’est plutôt bien passé, même si ça ne veut rien dire. C’est pas le premier, c’est pas le dernier, wait and see.

Au préalable j’ai eu droit au test d’évaluation Vadequa. C’est un logiciel qui, par un jeu de questions réponses, estime le potentiel d’adaptation d’un candidat dans une entreprise en évaluant l’adéquation entre son savoir-être, ses valeurs et la culture de l’entreprise.

Je l’ai fait tranquillou sur mon canap’, et je me retrouve assez dans ce qui est ressorti.

Relation au travail
Vous vous montrez réfléchi(e) dans votre manière de travailler : vous pesez le pour et le contre avant d’agir. Vos décisions sont donc mûrement pensées. Vous êtes un(e) travailleur(se) que l’on peut qualifier de méthodique et méticuleux(se). On vous confie un travail sans appréhension.
Vous préférez vous concentrer sur ce que vous maîtrisez. Vous privilégiez le concret et l’expérience a une grande valeur pour vous.
Relation aux autres
Vous êtes un individu accommodant et attentionné. Parfois timide, vous avez tendance à restreindre votre réseau social à seulement quelques amis, ce qui vous permet d’être réellement disponible pour eux. Votre vision optimiste de l’Homme peut parfois vous conduire à une certaine naïveté. Vous êtes
prêt(e) à faire passer les besoins des autres avant vos propres intérêts si cela permet d’éviter ou de régler un conflit.
Vous valorisez l’harmonie sociale et il est essentiel pour vous que tout le monde s’accorde. Dans une situation difficile, vous privilégiez le compromis au conflit. On dit de vous que vous êtes agréable et coopératif(v e).
Relation à la hiérarchie
Assez traditionaliste, vous préférez suivre les consignes plutôt qu’improviser. Naturellement responsable, vous faites le travail demandé. Vous êtes un(e) salarié(e) agréable, simple et terre-à-terre. On apprécie de vous confier des missions.
Vous êtes un individu consciencieux et persévérant. Vous avez tendance à être sur la réserve, ce qui fait de vous un(e) candidat(e) réfléchi(e), capable de faire preuve de beaucoup de sérieux. Vous serez plus performant(e) individuellement qu’en collectif de par votre timidité. Vous savez respecter l’autorité et
suivre les décisions.
Gestion des émotions
Vous vous satisfaites de ce que vous avez. Pour vous, la sécurité et la stabilité sont plus importantes que les évolutions ou la course au sommet. Votre modestie et votre sens des responsabilités vous amènent à vous contenter d’un travail respectable. De nature calme et sereine, vous vous montrez, le plus souvent imperturbable.
Leadership
Vous êtes quelqu’un de coopératif, ce qui constitue une qualité appréciable pour exercer un rôle de leader. Cependant, l’exercice du leadership nécessitera que v ous fassiez l’effort, dans certaines situations de vous imposer plus que vous ne le désirez.
Vous êtes un(e) candidat(e) intègre et honnête et vous représentez un exemple à suivre. Votre persévérance mène votre équipe à la réussite. Néanmoins, dans l’innovation ou dans la conduite du changement, vous devrez travailler votre difficulté à prendre des risques.

A part ça, en terme de culture d’entreprise, je ne suis absolument pas créatrice, ni développeur, on s’en serait douté, mais plutôt superviseur.

Je dispose d’un haut potentiel d’adaptabilité. C’est sûr avec le cursus que j’ai, c’est la moindre des choses.

Mes valeurs sont la politesse, la discipline, l’honneur…. ma foi oui on peut le dire !

Et pour finir je suis altruiste, et j’ai un caractère conciliant, ça c’est sûr !  j’ai confiance aux autres, et en moi, ça c’est moins sûr…  et je suis ordonnée, je confirme.

Suite à cette  analyse, j’ai été convoquée pour un entretien au terme duquel j’ai aussi du faire un compte-rendu manuscrit.

Bon, y a plus qu’à attendre.

Ma réponse à une offre pôle emploi de développeur informatique

Pour une fois que Pôle emploi m’envoie une offre, le 14 juillet quand même, à laquelle bien sûr je suis obligée de répondre sous peine de radiation,

*En ne donnant pas suite à ce courrier, vous vous exposez à être radiée de la liste des demandeurs d’emploi (article L. 5412-1 du Code du Travail).

et bien ça ne colle pas, mais alors pas du tout à mes compétences.

Détail de l’offre :

Développeur / Développeuse informatique
Notre centre de formation recrute un ou une formateur en développement de logiciels/ développement informatique.
Vous maitrisez JAVA J2E ou C. ,dot.net;
Autres compétences attendues html (html 5), SQL, mySQL, PHP.
Les connaissances de l’environnement de travail windows, linux et mac sont un plus, tout comme le développement pour androïd et/ou objective-C sous IOS xcode constituent un atout.

J’ai donc quand même répondu, et voilà ma réponse :

Bonjour

Je reçois ce jour une offre de développeur informatique que vous avez sélectionnée pour moi.

Je vous remercie de l’intérêt que vous me portez mais je n’ai malheureusement aucune compétence correspondant à cette offre.

En effet je ne suis pas développeuse informatique mais rédactrice multimédia ou webmasteur éditorial.

Je n’ai aucune compétence en Java, J2C ou C, dot.net ; pas plus en environnemement linux et mac, linux étant quelque chose de très flou pour moi ; et encore moins en développement pour androïd et/ou objective C sous IOS xcode.

Ma connaissance en langages se limite au HTML, XML, XHTML, CSS2, notions de php, et base de données SQL, nécessaires aux webmasters pour maintenir un site sans avoir à le développer, faire de l’intégration de contenus ou de la mise en conformité à l’accessibilité numérique.

La dernière fois que j’ai fait du développement informatique c’était en 84/91. J’étais analyste programmeur et je développais en BAL multicritères sous Prolog, un langage qui n’existe plus aujourd’hui.

Mes compétences se situent plus en amont, lors de projet de création ou de refonte de site ; ou en aval, lors de l’animation de site.

Je réponds néanmoins à cette offre intéressante au demeurant et vous fais parvenir mon CV.

Restant à votre disposition pour plus d’information me concernant.

Bien cordialement

Et j’ai renvoyé mon CV de rédactrice multimédia qu’ils ont déjà en leur possession !

Ma vie de seniorette au chômage par Corinne Dillenseger

Se faire interviewer pour L’Express L’Entreprise par une blogopote journaliste qui te connait bien et surtout qui a bien suivi tes déboires sur ton blog, c’est top !

Le plus top encore est que ce témoignage soit accepté par le magazine et marque pour Corinne le début d’une collaboration professionnelle.
Alors bravo Corinne et bon vent, que cette collaboration dure !!!

Et voilà donc ce fameux témoignage rédigé par Corinne Dillenseger pour L’Express L’Entreprise :
Sophie, senior au chômage: « On m’a dit qu’à mon âge je fatiguerai plus vite »

Pendant dix ans, Sophie a alterné périodes de chômage et petits boulots précaires payés au rabais. Aucun recruteur ne voulait donner sa chance à cette ex-ingénieure, la jugeant trop âgée… dès ses 45 ans. Retour sur ses années de galère.

L’âge, un frein à l’embauche? Pour Sophie, aucun doute possible. Licenciée à 45 ans après une brillante carrière dans l’informatique et le web, cette ancienne product marketing manager (chef de produit) a dû se rendre à l’évidence: « j’étais atteinte de senioritude aigüe ». Son parcours de combattant a duré 10 ans. « J’ai vécu cette situation de chercheuse d’emploi senior comme une humiliation ».

Atteinte de « senioritude aigüe« 
A chaque entretien, Sophie doit systématiquement démonter les a priori des recruteurs en mettant en avant son dynamisme, son savoir-faire et même son statut de femme sans enfants à venir ou à élever. Aucun argument ne convainc les employeurs. « On m’a dit qu’à mon âge je fatiguerai plus vite et donc que je serai sujette à l’absentéisme, que mes compétences informatiques n’étaient plus à jour, que j’étais dépassée. Une DRH a même voulu me faire passer des tests pour vérifier si je savais me servir d’un clavier et d’une souris. Là, c’est moi qui ai mis fin à l’entretien ».

A défaut de trouver un poste fixe et parce qu' »il faut bien payer les charges et manger », Sophie accumule les petits boulots, les missions courtes, fait de l’intérim, recourt au portage salarial, accepte des jobs alimentaires payés au Smic. Elle travaille pour des TPE, des PME, des multinationales et même dans une collectivité territoriale. Elle reprend les études et décroche un diplôme de master 2 pro d’auteur rédacteur multimédia à l’Ecole des Mines d’Alès. Sans résultat, à part celui de voir dégringoler ses allocations chômage. « J’étais trop vieille, personne ne voulait de moi, les recruteurs préféraient toujours des juniors ».

Un CDI à 55 ans
L’ex-cadre continue pourtant à se battre, encouragée par sa conseillère Pôle emploi. « Elle a toujours cru en moi, en mes méthodes et mes choix ». Sa persévérance finit par payer. A 55 ans, elle décroche enfin un CDI comme rédactrice technique dans une PME spécialisée dans la fabrication de lits hospitaliers. Le secteur et le poste ne correspondent pas vraiment à son profil mais pour Sophie, c’est le bout du tunnel et elle s’y voit finir sa carrière. Trois ans plus tard, une société concurrente la débauche. Le salaire et l’ambiance y sont meilleurs. Flattée, Sophie accepte mais l’entreprise met brutalement fin à sa période d’essai. Changement de hiérarchie, d’organisation, de besoins, son profil ne colle plus. Retour à Pôle emploi.

Tenir en attendant la retraite
Aujourd’hui, à bientôt 60 ans, l’ancienne ingénieure vit « sur le fil du rasoir ». Des problèmes de santé à répétition ont eu raison de ses économies. Elle a entamé une demande de mise à la retraite anticipée à 62 ans au lieu de 67. Elle touchera alors 600 euros par mois, le même montant qu’elle obtiendra à la fin de ses droits au chômage.

En attendant, il s’agit de tenir car « à moins d’un miracle », Sophie ne voit pas qui l’embaucherait. « Mon conseiller Pôle emploi m’a dit qu’il ne m’embêtera pas. Il sait à quel point je me suis démenée. Mais cela ne veut pas forcément dire que je vais baisser les bras ».