Archives de catégorie : Mon p’tit monde

Mes enfants me manquent, une autre façon de leur dire que je pense à eux …

Dernière demeure

Ces quinze derniers jours ont été très longs, mais voilà c’est fini, tu es enfin arrivé dans ta dernière demeure !

Au revoir papa, pas besoin de discours en public, nous nous étions dit ce que nous avions à nous dire en temps et en heure.

Tu as pu partir en paix et dégagé de toute culpabilité en ce qui concerne notre histoire personnelle à tous les deux…  <3

 

Ce mélange de stress et d’angoisse qui me ronge

J’ai peur de la foule, je stress, j’angoisse. Ce week end je suis restée blottie en chien de fusil sur le canapé, essayant de dormir le plus possible pour ne pas penser, pour oublier.

Demain aura lieu la dernière cérémonie d’adieu, la plus importante, et j’ai le trac. Pourtant il va bien falloir y passer…

Il va y avoir un monde fou c’est sur. Il va falloir l’affronter, et j’ai juste envie qu’on me laisse tranquille avec ma peine et mon histoire qui n’a rien à voir avec celle que tous ces gens  ont eu avec lui…

J’ai juste envie d’être soutenue par ceux qui m’aiment, qui savent. J’ai juste envie de tranquillité, de soutien et d’affection…

Au secours papa, pour une fois aide moi à ne pas flancher, à rester digne jusqu’au bout, aide moi à retenir mes larmes, je suis si fatiguée !

Addendum à cette journée difficile et douloureuse : et oui mon père n’avait pas que 3 enfants mais bien  5,  dont un garçon !!!! (message pour les politiques qui ont un peu zappé les aînés…)

Il était une fois papa

Il avait eu droit aux honneurs lors de son départ en retraite en 2001.

Michel Ménart distingué – Le Dauphiné Libéré Savoie – 2001

A cette occasion il avait avoué avoir peu vu ses enfants tout au long de sa carrière consacrée uniquement aux autres. Ce n’est qu’à son dernier souffle qu’il a enfin pu les voir tous réunis.

Jusqu’au dernier moment, nous l’avons entouré de notre affection, et il est parti comme il le souhaitait, chez lui à la Grande-Motte où nous l’avions ramené, entouré de son épouse et de ses enfants.

Papa nous a quitté le 30 janvier 2017 dans sa 89ème année.

RIP, nous t’aimons tous !

La crémation aura lieu lundi 6 février 2017 à 16h au complexe funéraire de Grammont à Montpellier (Hérault).
La cérémonie civile aura lieu le 13 février 2017 à 14h au caveau des Augustins à Saint-Pierre-d’Albigny (Savoie), suivie de l’inhumation au cimetière communal à 16h30.

Vieillir jusqu’à l’inexorable issue

Difficile de voir un parent que l’on aime vieillir.

Quand nous sommes jeunes nous croyons nos aînés indestructibles mais petit à petit la vieillesse les envahit jusqu’à l’inexorable issue.
Progressivement le déclin physique et parfois mental les rongent jusqu’au moment où devenus des vieillards trop usés ils ne peuvent plus rien faire par eux-mêmes.
C’est douloureux de voir un parent ainsi. L’impuissance face à sa souffrance et la détresse dans ses yeux sont insupportables.

Envahie par la tristesse et l’angoisse, j’ai beaucoup de mal à dormir en ce moment. J’essaie de garder intacte dans ma mémoire les images de son dynamisme passé.
Et je voudrais l’arrêter ce temps qui passe trop vite, avoir une baguette magique pour revivre ces rares bons moments, mais l’issue est inéluctable. Mes larmes n’y feront rien. Ainsi va la vie…

Luv you.

10 ans plus tard, 39 et 36, file la vie…

Il y a dix ans je souhaitais un bon anniversaire à mes enfants sur ce blog, 29 ans et 26 ans. 10 ans déjà !

Et je suis encore là à leur souhaiter de nouveau un bon anniversaire et beaucoup de bonheur avec pleins de  dedans.

Mazette 39 ans et 36 ans !! ça frôle la quarantaine ce petite monde. Je n’en reviens pas.  Parfois ça m’espante tellement que je compte même sur mes doigts pour être sûre de ne pas me tromper.  Oui oui ils ont bien 39 et 36 !

Et dire que je vais changer de dizaine la semaine prochaine ! Et oui !

Pfiou que la vie file, file…

Kdos miam-miam glou-glou

Non mais là je suis vraiment gâtée ! Mes deux enfants et leurs familles, beaux-enfants/petites-filles, ont eu la merveilleuse idée sans se concerter, pour cause ils ne se fréquentent pas, de m’envoyer chacun de leur côté un cadeau miam-miam glou-glou.

J’ai reçu 2 gros cartons remplis de victuailles, l’un de spécialités de l’ouest et l’autre de spécialités savoyardes, et rien que du bon !

A moi les terrines, ballotine, foie gras, confits, compotées, chutney, diots, fromages, huuum le beaufort ! chocolats, truffes, et diverses gâteries caramélisées…  et le vin, n’oublions pas le vin ! Plus un joli panier,  un coussin chauffant et une théière !

Photos

C’est la fête pour moi toute seule ! Ce soir et les jours à venir,  je vais me régaler avec mes plateaux repas.

Merci les enfants, z’êtes des zamours, je vous aime et pense très fort à vous tous !  <3

Joyeuses fêtes à tous !

Attila n’est plus

Voilà c’est fini, mardi, jour de la rentrée des classes, j’ai amené mon vieux compagnon chez le véto et à ma plus grande tristesse je suis revenue sans !

Je me doutais bien qu’un jour ou l’autre le moment fatidique allait arriver, au mois de juillet j’ai même pensé que c’était son dernier été. Je m’y préparais donc mais, quand ça arrive vraiment…

Chaton trouvé dans la rue, ma fille l’avait ramené à la maison. Bien sûr nous l’avons gardé. Et les enfants partis, il est devenu depuis mon seul compagnon de vie.

Pendant 17 ans il a accompagné mes joies, mes peines, mes maladies, mes déménagements, mes escapades et ma solitude. 17 ans de tête à tête, ça compte !

Et puis un jour il s’est mis à vieillir, comme les humains, mais beaucoup plus vite.
Il a commencé à maigrir, beaucoup,  à craquer de partout au point que j’avais peur que ses vieux os ne se brisent, aussi je faisais de plus en plus attention quand je le prenais pour le câliner.
Puis il y a 15 jours tout s’est accéléré. Il a arrêté de faire sa toilette, même dans mes bras comme il en avait pris l’habitude. Il s’est mis à refuser ses croquettes, seul le thon écrasé passait et encore, mal aux dents surement.
Dans la foulée il n’a plus fait ses besoins, sauf une ou deux fois mais involontairement, et là je le suivais à la trace.
Bref il se trainait comme un vieillard incontinent perclus d’arthrose et de rhumatisme de sous le lit, sa nouvelle retraite, à la baignoire pour boire au robinet, maigrissant à vue d’œil.
De temps en temps il me racontait bien sa vie douloureuse, me répondait quand je lui parlais, mais il ne sortait plus qu’un filet inaudible.
Il n’y avait plus que ses grands yeux qui restaient encore expressifs dans ce corps tout maigre.

Je ne pouvais manifestement pas le laisser continuer dans cet état là, et non sans angoisse, j’ai fini par prendre RV.

Le diagnostic a été sans équivoque. Sans parler de l’insuffisance rénale et des soucis respiratoires, l’échographie a montré un nuage à la place du foie. Il avait une grosse tumeur et des épanchements plein l’abdomen. Une question de jours… C’était soit le prolonger quelques jours de plus à coup de piqures, soit le soulager définitivement.

Je ne vous raconte pas le moment de la décision… coup de fil à fifille quand-même pour avoir un second avis… Larmes et tremblements… Le serrer une dernière fois très fort sur mon coeur…

A la première piqure il n’était déjà plus là. Il a vomi un peu, grincé des dents, et il s’est éteint comme ça les yeux grand ouverts. Le coeur n’a pas tenu. Il était si fatigué…

RIP mon Titi d’amour !