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ça c’est ma vie à moi !

Et l’été s’achève. Bilan…

Pfff dingue comme le temps passe vite, l’été est déjà terminé.

Finalement de cet été je n’en retiens uniquement que les bons moments.

Les 15 jours  passé en juin chez fifille en Savoie pour essayer d’enrayer ma dépression et me laver le cerveau des toxicités des mois précédents, et où une belle fête d’anniversaire m’a donné du baume au coeur, et  redonné un peu de joie de vivre.

Une rencontre le 25 août avec qui covoyager, visiter, échanger, si ça colle.
Maj
Ah ben non finalement ça ne colle pas : incompatibilité de caractères, tabac, alcool, et tout ce qui va avec que je ne supporte pas, même en faisant des concessions.
De toute façon j’ai arrêté de m’imposer ce que je n’apprécie pas, c’est ainsi !

Et le reste du temps, la plage des Aresquiers où je suis allée me détendre, nager, marcher, lire, quasi chaque jour sauf en août, presque toujours en solitaire.

Il y a eu quelques autres bons moments partagés avec des copin(e)s sympas, mais ceux là sont les principaux.

Tout le reste n’est que peanuts dont je ne me souviens même pas, grâce à mon blog finalement où j’évacue ces instants T pas toujours cool pour les oublier tout de suite après.

Aujourd’hui l’automne coloré arrive. Je l’espère heureux, serein et plein d’échanges.

Encore les Aresquiers

Un petit billet juste pour faire plaisir à un ami vigneron qui préfère quand  je parle de mes escapades à la plage des culs nus que des choses factuelles qui ne sont pas toujours des plus gaies.

Donc oui aujourd’hui j’étais encore aux Aresquiers à profiter des caresses des vagues et de la douceur du soleil de Septembre avec les touristes en moins.

Nage, marche dans l’eau, lecture, farniente, un petit moment de détente que j’ai terminé par un petit apéro à la guinguette de Sorito, ma petite pause d’après plage de l’été.

Voilà, je profite à fond de la mer tant que le temps le permet et que l’eau est bonne, et par la même occasion je profite de la magnifique vue du coin sur le canal du Rhône à Sète qui longe les étangs !

Mon doudou, mon réconfort

Je vous l’avais confié il y a quelques temps, j’ai un doudou. Il est mon seul réconfort. Oui à mon âge je sais, ça fait débile, mais c’est comme ça ! et je m’en fout de ce qui se fait ou pas suivant l’âge qu’on a !

Avant j’avais des chats qui m’accompagnaient partout, mais depuis le décès du dernier, plus aucun chat ne m’a choisi. Je ne les achète pas, ils me choisissent.  Par contre, un jour je suis tombée sur ce cochon, un vrai coup de foudre ! j’ai toujours rêvé d’avoir un cochon, un vrai de compagnie. A défaut je suis tombée sur Bob. Et depuis on ne se quitte plus.

Vous allez trouver ça puéril mais je l’emmène partout où je vais, en vacances, en déplacement, à l’hôpital, partout…. Hop dans le sac !

Peut-être parce que je n’en ai pas eu quand j’étais gosse, ou peut-être tout simplement parce que j’ai besoin de douceur, d’un truc pour me blottir. Même que je lui parle (oui je sais, c’est naze mais c’est comme ça !).

Le pire, je suis comme les gosses, à force de le traîner partout, il faudrait que je le lave, mais non je ne peux pas, il est trop plein de mon odeur naturelle si réconfortante. Et J’ai peur que l’odeur trop chimique de la lessive enlève tout le plaisir de cette alchimie odorante et rassurante qui nous enveloppe mon doudou et moi.

Et quand ça ne va pas, je  le sers très fort, lui caresse le bout du nez,  lui tortille l’oreille, le sens, et je m’apaise en m’évadant dans un autre monde.

Chacun son truc pour calmer ses angoisses, ça c’est le mien, surtout après ma chute d’hier….

J’encaisse plus, trop c’est trop !

Certes aux dernières nouvelles, je suis quelqu’un ‘aigri d’après une personne « bienveillante » qui ne cherche qu’à me rendre service. Mais bien sûr ! Lui par contre n’aime pas les gens , tellement sa haine en transpire  tant il crache de venin sur les autres dans ses commentaires.  Bref chacun son problème…

Mais après le psy il y a deux jours qui me suggère que je devrais réfléchir à quitter Montpellier, parce que vivre seule dans une une ville où je connais autant de monde est peut-être encore plus difficile. sic ! Manquait plus que ça, c’est la goutte d’eau !


Grand vide, désarroi, désespoir…
Envie de  partir ou mourir ou dormir longtemps
Et puis me réveiller un jour
Dans un autre temps…


Peut-être suis-je très solitaire dans cette ville. Mais tout bien réfléchit, c’est là que je vis ma vie. C’est là que je me suis installée depuis tant d’années seule, sans que personne ne me demande jamais comment je fais pour m’en sortir sans soutien. C’est là que j’ai mes habitudes. C’est là que j’ai participé à plein d’assos en tant que bénévole. C’est là que je connais plein de monde et de réseaux. C’est là que je me suis bataillée pour obtenir des boulots et c’est là que  j’espère arriver bientôt jusqu’à la retraite, si je tiens le coup. C’est là qu’il y a la mer pas loin, mon défouloir, dont j’ai tant besoin pour me ressourcer. C’est là que je suis arrivée à me faire quelques rares amis.

Tout est peut-être superficiel, éphémère, mais j’ai tant déménagé qu’ailleurs je ne connais personne, ou si peu ! Tout recommencer toute seule comme ça dans un lieu inconnu à mon âge en plus, franchement non ! Revenir en arrière encore moins ! Le passé est le passé, chacun a évolué de son côté, et je ne vis pas avec les histoires d’hier !

Mais bon sang, de bonsoir  j’irais où  d’abord ??? hein !!!! Au chômage, sans moyen, je ne peux même pas déménager dans un quartier qui me conviendrait mieux dans ma propre ville, alors m’expatrier dans un lieu inconnu pour me retrouver encore plus isolée, là où chacun à sa vie, son réseau d’amis, son propre noyau familial dont je ne fais pas partie… Ben non !

Il m’a vraiment achevée mon psy !

Et tous ces bons conseilleurs qui ne connaissent strictement rien de la vie de ceux qu’ils conseillent, et qui sont incapables de leur tendre la main quand ils en ont besoin me font chier et là je sature !

Je n’arrive plus à encaisser, je n’arrive plus à rester à l’écoute de ceux qui ne savent que s’écouter eux-mêmes, trop c’est trop. Qu’on me fiche la paix ! Et que ceux qui jugent la ferment, se regardent et s’habillent un peu d’humilité !

Oui je sature et je pète les plombs  !! Trop c’est trop !

Et oui j’ai le cœur gros prêt à exploser de tout ce temps gâché passé et présent ! Je voudrais enfin dormir longtemps et puis me réveiller un jour dans un autre temps…

Donc je suis une personne aigrie ….

Alors voilà, parce que je formule clairement ce que je ne veux pas ou plus vivre parce que ça ne me correspond pas, et que ça me rend malheureuse, une personne soi-disant « bienveillante » m’écrit que je suis aigrie et qu’elle en est bien triste pour moi  !

Parce que je suis en désaccord ou en accord avec les opinions de certains, une autre personne amie de la « bienveillante » en conclut également en messages privés que je suis aigrie ! (ils sont cul et chemise sur les RS).

Depuis quelques temps, dès que je ne me laisse pas faire ;  que je n’accepte pas d’être soumise à des situations incompatibles avec mon bien-être et mon équilibre mental ; que j’exprime une opinion ; que je refuse de me laisser diminuer ;  où que je n’accepte pas une situation qui m’est tout simplement désagréable en général, voir même risquée pour ma santé… je suis aussitôt cataloguée comme étant aigrie.

C’est dingue, nous vivons dans une société tellement aseptisée sans considération pour autrui, que nous ne pouvons même plus exprimer clairement nos sentiments ou nos besoins sans être jugés et passer pour des gens aigris, que ce soit dans la vie professionnelle ou la vie privée.

« Aigri »,  cet adjectif, nom, participe passé,  serait-il donc devenu le dernier mot à la mode pour catégoriser les gens qui veulent préserver leur bien-être, rester eux mêmes, authentiques, et ne pas rentrer dans le moule d’autres personnes moralisatrices et donneuses de leçons,  qui se croient ouvertes d’esprit  et libre !?

On ne me l’avait encore jamais faite celle là !

Effectivement,  pourquoi prendre ses  propres responsabilités face à une situation quand il est plus facile de reporter la faute sur l’autre en le traitant d’aigri ? On se demande !!!

Donc sachez-le, aux dernières nouvelles, je suis une personne aigrie !

Il n’empêche que je reste néanmoins quelqu’un de très agréable, conciliant et bon vivant avec les gens qui sont sympas avec moi, qui ne cherchent pas à m’inférioriser, me juger, et encore moins à m’imposer des situations qui me mettent mal à l’aise.

Décidément les gens qui croient détenir la vérité sur les autres  sous prétexte qu’ils flirtent avec la spiritualité, et qui osent en plus les juger pour prétendument leur rendre service, me font vraiment « chier » !!! Leur chemin vers la la sagesse est manifestement encore bien bien long. Ils feraient mieux de s’occuper de leur propre problème d’égo !

Je suis une célibataire électron libre à conquérir

Bon allez je vous le fais type annonce puisque je  ne rencontre quasiment jamais de célibataires (mais où se cachent-ils donc ?), et que le dernier rencontré, tout gentil d’apparence, m’a prise un peu pour une récréation le temps de trouver quelqu’une plus à son goût, jusqu’à finir par me rappeler mon ex mari par ses propos moralisateurs à mon égard (ciel danger, fuyons !).

Donc, je suis une célibataire, vivant seule, sans casserole d’ex, ni enfants à charge depuis bien longtemps, plus d’animaux non plus, libre comme l’air quoi !
Et qui n’a surtout pas envie de revenir à des contraintes familiales, genre esclave d’un bonhomme, de gosses, de pavillon à crédit, et  de diverses bestioles à s’occuper en plus.
J’ai passé l’âge et j’aspire à autre chose. D’ailleurs ça n’a jamais été mon truc, bien trop habituée à ma liberté de solitaire depuis des décennies, et bien trop habituée à gérer mes affaires toute seule pour le pire et le moins pire, même quand j’avais besoin d’aide.
Pas la peine de me ramener des histoires d’ex non plus, ça saoule ! Et oh mec je suis là, oublie ton(tes) ex un peu !

Bref j’ai tous les critères pour partager de bons moments en bonne compagnie l’esprit libre !
Mais attention, pour ceux qui sont en recherche perpétuelle de partenaires sexuelles, bons moments ne veut pas dire ‘Marie couche toi là’ !

Comme j’en ai assez de errer toujours toute seule, j’ai plutôt besoin d’un complice avec qui partager des sorties, des WE, des voyages, échanger, découvrir, se découvrir, et plus si affinités, tendresse et affections.
Le top serait de laisser venir les choses tranquillement…

Pour tout dire, je déteste les chasseurs trop pressés qui ne pensent qu’au sexe illico presto, et bonsoir Clara !
Je déteste les mecs qui profitent d’une soirée sympathique pour ensuite faire un méga baratin sur leur désir de garder leur liberté de célibataire volage pour continuer à courir la gueuse, et en plus sans se protéger…
Je déteste les mecs qui ont la manie de recadrer et d’inférioriser d’un air supérieur toute contradictrice, jusqu’à la traiter d’aigrie, uniquement pour lui rendre service évidemment, en toute amitié et bienveillance, mais limite harcèlement moral  ! Le chevalier blanc, vous connaissez ? Celui qui enfonce l’autre pour se valoriser, et bien c’est tout à fait ça !
C’est du vécu, et je n’en veux plus !
De tomber dans le piège de ce genre de bavard manipulateur n’a juste pour effet pour moi que de me sentir sale. Surtout de leur servir de bouche-trou le temps que la belle sirène que je ne suis pas se présente. Mon petit cœur n’est pas insensible. Et quand admiration il y avait depuis des lustres, la déception est d’autant plus grande ! Ah merde, c’est donc ce genre de cavaleurs là, j’aurais pas cru  ! comme quoi !

Bien sûr,  je suis bien consciente de ne pas avoir le physique formaté qui plait aux coureurs de jupons en pleine crise de l’âge. D’ailleurs les hommes préfèrent les grosses, même pas vrai ! Mais c’est pas une raison pour faire mumuse avec moi. Je ne suis pas un morceau de viande ! A vrai dire leur comportement est le dernier des racismes exercé légalement, et oui ! ça rend méfiante !

Donc, je ne suis pas une bavarde invétérée, dragueuse, collectionneuse de mecs. L’aventure d’un soir n’est pas mon truc. Passer d’un mec à l’autre uniquement pour le sexe n’est pas mon truc.  Et il est vrai que l’équivalent en mec me fait fuir. De la tendresse bordel ! Me suis toujours demandée d’ailleurs pourquoi ces types n’allaient pas voir des prostitués. Certes ça coûte cher mais un dîner aussi ! Ne serions-nous pas toutes des putes à leurs yeux finalement.

Ceci dit, je suis surtout en manque  d’affection, d’écoute, de complicité. Et ma foi si le charme agit, si le feeling se développe, il n’est pas dit que…  Je ne suis pas fermée, loin de là.
Il suffit d’un mélange d’allure générale, de façon de s’exprimer, de savoir-vivre, de savoir-être, de curiosité intellectuelle, d’humilité, et très important, d’odeur de peau, pour que déclic il y ait.  Par contre si bavardage égocentrique sans fin et beauf attitude il y a, c’est foutu.
Bref, dès lors qu’alchimie se forme, que je suis conquise et en confiance, oh joie ! Je suis une personne charmante, douce, généreuse, conciliante et même attachante. Parfaitement ! adorable avec les gens adorables avec moi.
Mais  j’aime bien quand même me réserver mes petits moments de solitude pour me ressourcer.

Quoi qu’il en soit, je ne désespère pas du tout, je suis sûre qu’un jour je plairai sincèrement à quelqu’un, il n’est jamais trop tard. Tous les hommes ne sont pas  égocentriques et en pleine crise du démon de midi après tout. Et il y en a même qui apprécient et respectent les femmes de mon âge avec des rondeurs.

Je suis donc une célibataire à conquérir, électron libre,  disponible, sans casserole d’ex, sans enfant à charge et pas prête d’en refaire, et surtout à mille lieux des idées saugrenues de vie en commun et de tout ce qui va avec dès les premières rencontres.

Un peu sur la défensive  au début certes vu le peu d’habitude que j’ai à être abordée, un peu introvertie aussi, mais sociable, et pas si difficile que ça à apprivoiser.

Parfois je me dis que j’aurais du être un mec, ça aurait été plus facile pour plein de choses… (quoi qu’eux n’ont aucune capacité à résister à la solitude.. )

Vêtue d’une robe des années 50 et de bottes en caoutchouc noires …

Donc je vais essayer de vous décortiquer le rêve que j’ai fait aux aurores  parce que ça vaut vraiment le coup tellement il est bizarre !

Séquence 1 :

Une table contre le mur d’une maison, mon bogopote Jean-Michel Ucciani devant, des meufs autour dont moi ou mon esprit, chè pas trop. Il donne  un cours de dessin ou nous montre ses oeuvres, chè pas trop…. (bon sang mais qu’est-ce que tu fous là Jean-Mimi !?)

Séquence 2 :

Je lévite jusqu’à l’intérieur de la maison. Là, vaste espace clos, à gauche immense piscine aux formes arrondies, à droite bar vide et au fond chaises longues en bois, coussins clairs. Je me dirige au fond vers 3 mecs, des quinquas grisonnants. Ceci dit il n’y a personne d’autre.

J’ai une trentaine d’année, le corps de l’époque, la coupe de cheveux style Elisabeth Taylor dans une chatte sur un toit brûlant, la démarche Marilyn.
Je suis vêtue d’une robe années 50 à motif floral, qui met les seins en valeur, manches très courtes sur les épaules, serrée à la taille, puis évasée jusqu’aux genoux, bref la robe pin-up vintage.
Aux pieds, le fin du fin, je porte des bottes en caoutchouc noires. Bref stylée la gonzesse !  (bah oui quoi, et on ne ricane pas devant son écran nanmého).

Machin est là, heu bon physiquement je ne le reconnais pas trop, mais d’après mon rêve c’est lui. Son coup de foudre est là aussi, mais je ne la vois pas, c’est juste sa présence que je ressens, ou je ne sais pas quoi qui est là au fond dans l’obscurité .

Un beau quinqua en maillot saute à l’eau et m’invite à le suivre. Je saute à l’eau toute habillée, c’est à dire avec ma robe des années 50, et mes bottes en caoutchouc noires, oui oui ! Bien sûr je ne ressens pas la flotte sur mes vêtements.

Le beau quinqua me fait flotter sur l’eau en me soutenant le dos de ses deux mains, bref je fais la planche, toujours habillée et pas mouillée bien sûr. Je ferme les yeux, me laissant aller.  Et mon esprit regarde mon corps…
« Et tu laisses tomber ce bijou« , dit le beau quinqua  à machin en parlant de moi avec ma tronche d’Elisabeth Taylor ou de Marilyn en brune, au choix .
« Mais moi je la garde ! » genre pas fou la guêpe devant la bombe que je suis (dans le rêve hein !).

Séquence 3

Machin, un poil agacé, me dit qu’il faut remettre des pièces dans le parking, me tend sa paume de main remplie de pièces jaunes.
Bon là j’ai du léviter hors de l’eau jusqu’à lui, parce que je me retrouve à ses côtés, mes vêtements toujours aussi secs bien sûr.
Alors que j’allais prendre les pièces, le troisième quinqua grisonnant, jusque là assis en biais sur une chaise longue, dit « non, non, laisse j’y vais moi« , et il y va, où, je ne sais pas…

Séquence 4

Le quinqua qui était dans l’eau est toujours dans l’eau, mais à l’autre bout de la piscine. Il me fait signe de le rejoindre.
Et moi de tourner le dos à machin, et de courir vers lui sur le bord de la piscine, toujours vêtue de ma robe de pin-up  des années 50 et mes bottes en caoutchouc.

Et……

Et ben là je ne sais pas,  je me suis réveillée !

Étrange non comme rêve !?

Et en cherchant bien sur le vouaibe j’ai carrément retrouvé  le style de la robe, en plus en noir et blanc comme dans mon rêve. dingue !

Reste plus qu’à imaginer le look complet avec des bottes en caoutchouc noires !

Ça le fait non ?

J’vous jure je fais de ces rêves moi quand je dors ! Je m’ennuie pas dans ma tête 😉

Un peu perdue, que faire, où aller ?

Je me sens un peu perdue là. Je me pose de nouveau la question de rester ou pas à Montpellier, l’effet Savoie a encore frappé. Comme quoi, elle est quand même récurrente cette question  !

Je suis partie de Montpellier quelques jours, non pas pour prendre des vacances, mais pour m’évader de toutes ces ondes toxiques et négatives qui m’ont envahie et affaiblie ces derniers mois, surtout depuis le décès de mon père. La charge a été trop importante d’un coup.
Bref je me suis évadée pour me refaire une santé morale dans un milieu sain, autour de personnes aimantes qui se parlent, qui échangent, qui vivent leur vie sans médire sur les autres.
Il me fallait urgemment me baigner dans cet environnement là pour me ressourcer, me reconstruire, redécouvrir aussi la vie de famille, et m’éloigner quelques temps de ce vide qui m’entoure, de toutes ces rencontres éphémères, de ces instants T associatifs sans suite, de ces gens qui prennent, utilisent et  jettent.

Maintenant  je dois rentrer chez moi mais personne ne m’y attend vraiment, et ma vie là-bas n’est pas des plus joyeuses depuis 15 ans, pour cause de chômage, pauvreté, quartier sans vie, toussa, toussa. Je crains que le retour me soit difficile!

Comme tout le monde j’ai besoin de me sentir entourée, et de pouvoir échanger avec des gens…
Chez moi, je suis plutôt isolée. Le quartier où je vie n’incite vraiment pas  à une vie sociale, et je vois bien trop peu les quelques rares amis que j’ai dans le sud. Bref j’ai une vraie vie de solitude, et comme c’est quasi permanent, ça finit par être déprimant, même si au fond de moi je suis une solitaire.

Je n’attends rien, je réfléchis juste. je sais qu’un jour je vais trouver la solution même si je n’en suis encore qu’au stade de ne pas savoir que faire.  Comme ma vie est quand même bien ancrée dans le Sud depuis des années, l’idéal serait de changer tout simplement de quartier ou de ville  pour me rapprocher des endroits moins dortoirs.
Malheureusement tant que je suis encore coincée par le chômage, et l’approche de la retraite,  je ne peux pas déménager, prisonnière du système administratif. Bien sûr j’ai fait diverses demandes, mais rien pas de réponse…

Quand je pense qu’autrefois, plus jeune, quand ça n’allait pas quelque part, je prenais mes clics et mes clacs, mes enfants sous le bras quand ils étaient encore là, et partais m’installer ailleurs… Il faut dire que question boulot c’était plus facile à trouver aussi.

Donc aujourd’hui c’est un peu plus compliqué, et puis je vieillis… et peut-être qu’aussi, j’ai une grosse envie qu’un jour quelqu’un de bienveillant me sert très fort dans ses bras  pour me ré-insuffler toute cette énergie que j’ai perdue au fil de ces années de solitude, de précarité, de bouche-trous, et de batailles.

Quand un mec tente de me draguer à la plage

Aujourd’hui je suis partie un peu plus tôt du côté des culs nuls. Bien que l’eau soit particulièrement bonne, le soir il fait vite plus frais et brumeux quand il y a des entrées maritimes.

Je me suis donc posée là tranquillou le corps libre, l’esprit libre, pour me baigner, lire, contempler et surtout me retrouver avec moi-même sereinement sans la moindre contrariété pour me perturber. J’ai un peu saturé d’ondes négatives ces derniers jours, il fallait absolument que je m’aère en solitaire.

Un bel éphèbe sur ma gauche agrémentait ma vue, mais plongée dans ma lecture, je ne l’ai finalement pas vu partir.
Puis lors de l’une de mes baignades un mec m’a abordée. Conversation anodine : « elle est bonne hein ? » me dit-il me tournant autour. « Oui vraiment très agréable« , et de plonger sous l’eau pour m’éloigner vite fait, bien fait pour couper court à la conversation, pas envie de discuter…

Je me replonge dans ma lecture, le temps passe, j’écoute le bruit de la mer,  je rêvasse,  je contemple un couple jouer au badminton dans l’eau , et le marin s’intensifiant, je me décide à plier bagage.

Contente, sur le chemin, je constate que je marche mieux. L’eau de mer m’est bénéfique. Je retrouve mon équilibre, et je me sens bien, détendue, reposée. Je trouve même que ma p’tite robe me va bien.

Je range mes affaires dans le coffre, monte dans ma voiture, et là le mec que j’avais vu dans l’eau au moins une bonne heure auparavant tape à mon carreau, « ça vous dit d aller boire un verre quelque part ?« .

Donc le type m’a guettée pendant tout ce temps jusqu’à ce que je quitte la plage et m’a suivie jusqu’à ma voiture ! heuuuu….

D’un côté me suis sentie flattée car il m’a vu dans mon plus simple appareil et je me suis dit « p’tain merde, serais-je donc encore désirable« . D’autant que je suis quand même restée des années sans qu’un homme daigne poser un regard sur moi, carrément transparente la gonzesse !
Et d’un autre côté, je me suis méfiée. hou là là danger, c’est sûrement  encore un mec qui chasse juste pour tremper son biscuit et bonsoir Clara.
Ça pullule ces bêtes là, et ça très peu pour moi ! Du coup je lui ai répondu poliment « Non merci, c’est très gentil, mais il est déjà 19h, faut que je rentre. Une autre fois peut-être, si on se recroise par hasard dans le coin…« . Et il est reparti dans ses 22.

Ah oui, comment il est au fait ? Ben… petit, brun, fin, bien… enfin vous voyez ce que je veux dire 😉 Pas mal quoi ! Mais bon j’ai pas accroché. Et puis un mec qui m’épie comme ça, et qui me suit jusqu’à ma voiture sans que je m’en rende compte, je ne l’ai franchement pas bien senti franc du collier celui-là.

Donc voilà suis rentrée gentiment toute seule à la maison. De toute façon, ce n’est pas le moment que je m’embarrasse encore avec des trucs qui font bobo à mon p’tit coeur, ou qui font me sentir sale après.

A 8 ans je voulais mourir

Ma petite cousine a été tuée fauchée par une voiture.
Elle avait un papa, une maman, un frère qui l’aimaient. Elle était comme ma petite sœur.  Son frère, elle et moi,  nous avons grandi ensemble unis.

Et puis tout d’un  coup plus rien, le chagrin des adultes a été le plus fort et nous a séparé. J’ai perdu sa maman, incapable désormais de s’occuper de moi. Je me suis retrouvée ainsi écartée de cette famille que je croyais la mienne.  Je ne comprenais pas pourquoi ce rejet, pourquoi elle était morte, et pourquoi pas moi, moi qui n’était qu’un boulet pour ma famille éclatée, alors qu’elle…
Je trouvais ça injuste. La culpabilité m’a envahie.

J’ai vécu sa perte comme un choc terrible. Mais l’exprimer comment ? le dire à qui ? je n’étais qu’une enfant. A cette époque les adultes pensaient que les enfants ne ressentaient rien, ne pensaient pas. Et moi Je ne pensais qu’à une chose, mourir, me jeter sous le train, parce que dans le coin c’est ce qu’on faisait quand rien n’allait plus. Et ce nouveau manque m’était insupportable.

Le train était loin, et si je ratais mon coup, j’allais encore me faire gronder, me prendre des baffes.J’avais plutôt peur de ça que de me jeter sous le train.
Alors je ne l’ai pas fait. Mais à défaut je m’évadais au milieu des vignes, disparaissais dans la campagne, grimpais au sommet des arbres, espérant m’envoler, disparaître par magie,  espérant que mon cœur s’arrête là de battre à tout jamais loin dans les nuages.

Je voulais mourir, tellement mourir. Ce n’était pas juste. Tout le monde l’aimait, moi pas. Je n’étais qu’un boulet qu’on essayait de caser par ci par là pour se débarrasser de moi….

Oui, à 8 ans je voulais mourir, prendre sa place pour qu’elle vive, elle. Mais je ne suis toujours pas morte, et elle si !

A Pascale pour toujours.