Archives de catégorie : Ma life

ça c’est ma vie à moi !

Accords, désaccords et exclusion…

Dans la vie on ne peut pas toujours être en accord avec tout le monde, chacun sa vie, son vécu, ses expériences, son fardeau, et ma foi les divergences d’opinions font notre richesse. Et pour moi ce n’est pas parce qu’on n’est pas toujours en accord avec quelqu’un sur un sujet lambda qu’on doit se brouiller à vie…

Et bien je suis en train de découvrir en ce moment que des personnes m’avaient évitée pendant des années uniquement parce qu’une fois, il y a 15, 20, 30 ou 40 ans, je ne sais pas quand, j’aurais eu une « dispute » ou plutôt des désaccords avec elles !!!!!
Le pire est que je n’ai aucun souvenir de ces échanges prétendument houleux, comme quoi ça ne devait pas être très important.
N’empêche suite à ces désaccords, certainement mineurs puisqu’oubliés, j’ai quand même du subir une vie d’exclusion sans bien comprendre le pourquoi du comment. Punie la fille !

Je découvre tout ça ces jours ci, et j’en reste un peu comme deux ronds de flanc ! Tant de solitude pour si peu !

Mais bon, après tout c’est pas grave. J’ai toujours eu une vie dense et d’autres chats à fouetter que ces histoires du passé dont je ne me souviens même pas. Ressasser c’est pas mon truc. Que ces personnes n’aient pas su « pardonner » c’est leur problème pas le mien. Mais quand même c’est sacrément consternant, et j’avoue que ça m’a fait un peu de peine ! Enfin, tout ça est effacé, on n’en parle plus et on remet les compteurs à zéro…

Et puis même si je ne rentre dans aucun moule, après tout je ne suis pas un monstre, loin de là.
Surtout que lorsque chaque fois qu’on a besoin de moi je répond toujours présente, même si on me jette de nouveau après. ça m’est égal finalement.
J’ai toujours été comme ça, à l’écoute, prête à apaiser les conflits, à consoler, à servir d’éponge, avec le cœur et la porte ouverte, voir même un peu trop conciliante au dépend de ma propre santé.
D’ailleurs ça c’est un de mes défauts…

La Nuit Trésor

De cet anniversaire, je ne retiendrai que ce cadeau qui m’a beaucoup touché, la Nuit Trésor !

Elixir sensuel et mystérieux au cœur envoûtant de Rose Noire érotisé d’une Orchidée de Vanille. Un bonheur de fragrance raffinée, si bien choisi qu,il me sied à merveille.

Par contre, j’oublierai cette lettre  dure écrite à mon attention destinée à gâcher mon plaisir à la fin de cette journée pourtant si agréable.

Quelqu’un m’a blessée en caftant auprès d’un être qui m ‘est très  cher quelques uns de mes propos en les détournant. Ce dernier, sans connaître le fin fond exact de ma pensée qui n’était juste que le résultat d’un manque d’affection familiale,  s’est empressé de m’écrire une lettre pour exprimer tout le mépris qu’il pensait de moi, petit monstre d’égoïsme, mauvaise fille,  et de me la lire d’un  ton dur afin que j’en comprenne bien le sens juste avant que je rentre chez moi.

Terriblement choquée, bouleversée, accablée  je suis partie sans pouvoir dire un  mot.

Qu’importe du pire, qu’importe celui qui se croit au dessus des autres au point de tout rapporter sans réfléchir aux conséquences, je ne retiendrai  de cette journée que ces moments de bonheurs tant attendus auprès des gens que j’aime.

Tout va bien, sèche tes larmes !

Parfois j’ai des chutes de moral et j’ai envie de pleurer tellement je suis seule.

Quand ces coups de cafard arrivent, comme aujourd’hui après le vide qui a entouré mon anniversaire,  et bien je pense à ceux qui n’ont vraiment plus rien, qui dorment dans la rue. Je pense au sort des Yézidis et aux femmes mises en esclavage. Je pense à la détresse de tous ceux qui ont du fuir la guerre et qui doivent en plus affronter les haineux confortablement installés dans leur canapé…
Bref je pense à tout ça, et je me ressaisis.

C’est tellement affreux toutce que ces gens vivent, j’ai presque honte de mes coups de blues. En comparaison tout va bien pour moi. J’ai juste un énorme manque affectif.

Oui sèche tes larmes fillette et invente toi des aventures, tout va bien! 

60 ans, changement de dizaine, ça c’est fait !

Ça y est aujourd’hui je change de dizaine, j’ai 60 ans ! Je ne suis plus une quinqua mais une sexa ! haha !

Pfiou ça fait tout drôle, je voyais ça tellement loin. Et bien non, nous y voilà !

Je n’ai pas vu passer ces dix dernières années, voir même les 15 depuis que je suis à Montpellier…

Alors ça fait quoi d’avoir 60 ans ? ben rien.
Ah si ! Curieusement je me sens plus jeune et surtout plus sereine que lors de mes 50 ans, même si mon corps part en vrac de plus en plus, le con !

Il y a 10 ans j’avais peur de l’avenir, mais grave ! Crises d’angoisse, dépression, la totale. D’ailleurs mon blog en sait quelque chose le pauvre vieux !
Faut dire qu’à 50, voir 45 et même 43,  prise pour une senior par les employeurs comme si j’avais été lobotomisée du cerveau à ma date d’anniversaire, je l’ai très très mal vécu quand ça m’est tombé dessus… Ben oui pas encore habituée à la discrimination par l’âge !

Aujourd’hui je suis blindée, advienne que pourra, m’en fiche  ! Et même si je suis toujours en situation précaire malgré tout ce que j’ai pu entreprendre, je ne le vis pas trop mal, en tous les cas beaucoup mieux qu’il y a 10 ans c’est certain.

De toute façon maintenant que je suis une senior pour de vrai dans la vie active, je ne m’attends plus à des miracles. Je prends ce que la vie m’offre, on veut de moi tant mieux, on ne veut pas de moi, qu’importe. Et c’est pareil dans ma vie privée. On est content de me voir tant mieux, pour le reste c’est pas grave, je sais très bien me débrouiller seule.

A part ça, je sors peu de chez moi, j’y suis bien.
Un peu de bénévolat pour être utile aux plus démunis que moi ; un peu de recherches d’emploi parce qu’il faut bien que je trouve du taff pour meubler les 7 années à venir avant la retraite ; un petit voyage de temps en temps pour m’aérer le cerveau ; des opérations aussi, et oui la santé ne suit pas toujours… Et les mois passent.

Au fait vous avez remarqué, contrairement à certaines femmes, voir même certains hommes, je ne cache pas mon âge moi. Je m’en fiche comme de l’an 40 de l’âge que j’ai. Je n’ai aucun problème avec le vieillissement, pas de déni du temps qui passe, pas de honte mal placée ou de crainte du regards des autres… Je m’en fiche !
De toute façon les années passent pour tout le monde et ça n’a rien de péjoratif, au contraire ! On est plus expérimenté et on a moins de choses à prouver. Ouais parfaitement !

Donc aujourd’hui j’ai 60 ans, j’assume et je suis pleine de vie !!

Vigilance rouge, et de regarder tomber la pluie

Il pleut sans discontinuer depuis hier au soir par vagues plus ou moins fortes, et de vigilance orange nous sommes passés à vigilance rouge.

Je ne sortirai pas avant que cet épisode pluvieux ne se termine, sauf cas d’urgence bien entendu comme il y a 2 ans par exemple. En pleine vigilance rouge ma nièce a du se faire opérer d’urgence de l’appendicite. Je vous passe les détails de la galère que ça a été pendant 2 jours. J’avoue avoir eu les chocottes dans ma petite auto face à la montée des eaux et aux torrents de boue. Heureusement cette tranche de vie s’est bien terminée pour tout le monde.

Cette fois-ci du haut de mon 3ème et dernier étage je suis en sécurité. Ma voiture l’est aussi, il n’y a pas de pente sur le parking et l’eau ne monte pas plus haut que les chevilles lors des grosses intempéries. Elle ne risque donc pas d’être emportée.
Et puis j’ai de quoi manger jusqu’à la semaine prochaine et pas de rendez-vous de prévu, donc maison/canap, et de temps en temps je regarde tomber la pluie sur mon balcon !

En tous les cas les plantes survivantes de cet été torride en profite un max !

La plage c’est cool aussi en octobre

Je me suis encore baignée aujourd’hui, si si. Et oui, la plage c’est cool aussi en octobre.  Il fait beau, l’air est encore doux, l’eau tourne autour des 20,21°. Alors pourquoi ne pas en profiter quand on n’est pas loin, surtout que la météo ne va pas tarder à se dégrader…

L’occasion aussi de revoir avec plaisir deux amies dont une habite en front de mer.

Mieux que des mots, des photos de la plage à Carnon est.

La plage c'est cool vue de chez Charlotte

La plage c'est cool à Carnon est La plage c'est cool quand L'eau est claire et bonne

La mer était vraiment agréable, j’y suis restée un bon moment.

 

La plage fin septembre, quel bonheur !

Des mois et des mois que je n’avais pas mis les pieds à la plage. C’est un comble quand on habite le Sud. Mais trop de chaleur et trop de monde l’été font que ça ne me motive pas vraiment d’approcher le littoral en cette période.

Et là, avec cette douce température qui nous a envahi en ce début d’automne, d’aller enfin remettre les pieds dans l’eau comme l’année dernière à la même époque m’a fortement démangée.

J’ai donc embarqué une copine, et hop  direction Palavas !

Quel bonheur ! Personne, pas un chat, une plage zen fraîchement nettoyée des déchets touristiques, une eau fraîche mais pas trop au point d’y rester mijoter plus d’1/2 h, le pied quoi !

Plage de Palavas

Nous avons juste été dérangées vers 16h par une petite classe, dont la maîtresse un  peu bécasse, au lieu d’emmener les enfants là où il y avait de l’espace  et il y en avait à revendre, les a entraînés pour jouer au cerf volant juste où nous étions étendues.  Comment dire ? L’instinct grégaire ? Et d’engueuler les enfants pour qu’ils ne nous dérangent pas ! Un peu connasse non ? Bref !

Après ça, petit apéro en ville, shopping, sardines, vin blanc … déconnexion totale !

Non n’avions vraiment pas envie de rentrer. Et puis l’excuse, nous étions tombées sur l’ouverture de la féria de septembre de Palavas, alors…

Chante les sardines

J’ai préparé mes obsèques, ça c’est fait !

Ces dernières années quelques connaissances, amis et proches sont malheureusement décédés relativement jeunes pour cause de cancer, crise cardiaque, ou autres joyeusetés. Ils ont ainsi laissé leur famille désemparée face à l’organisation et au coût de leurs obsèques comme de bien entendu imprévues.

Comme je ne suis pas à l’abri non plus que la faucheuse me tombe dessus inopinément ; comme je ne tiens pas à ce que mes enfants se retrouvent  complètement désemparés, à devoir débourser de l’argent qu’ils n’ont pas, sans trop savoir en plus quoi faire de mon corps ; et bien j’ai préparé dès maintenant mes obsèques.

Et oui carrément !  60 ans dans 1 mois, tous mes esprits et l’espoir de ne pas vivre trop vieille, c’est le bon âge pour prévoir ce genre de chose en toute sérénité !

Pour tout dire j’ai souscrit un contrat testament obsèques sur mesure. Tout est pris en charge du début à la fin quel que soit le lieu où je passe l’arme à gauche. Bah oui je ne sais pas d’avance si je vais toujours vivre au même endroit, si je serai en maison de retraite ou à l’hôpital au moment fatidique ou encore en voyage en France ou à l’étranger – mon contrat comprend donc l’option rapatriement.

urne choisie pour mes obsèques

Donc, de la crémation sur mon lieu de domicile, après éventuel rapatriement, et inhumation de l’urne funéraire dans le caveau familial de mon lieu de naissance, jusqu’au gravage de la pierre tombale, tout est orchestré.

Mes enfants n’auront pas à exécuter les nombreuses démarches et formalités auprès des mairies, de la police, de l’ hôpital si jamais, de la non cérémonie, du cimetière, des autorisations etc… L’assistant funéraire s’en chargera jusqu’à la mise à jour du livret de famille, et il réglera avec mon pécule.

Ma petite famille sera ainsi soulagée de toutes ces contraintes financières et matérielles particulièrement chiantes le moment venu.

Quelqu’un devra juste se dévouer pour transporter dans sa petite auto mon urne de la ville où a eu lieu la crémation jusqu’au cimetière où elle sera déposée, parce que quand ces deux lieux sont éloignés, le transport de l’urne de l’un à l’autre coûte un bras, voir deux.
Je laisserai aussi le soin à qui veut d’acheter des fleurs pour éventuellement égayer le caveau (du parme, du fuchsia, du rose, du blanc… pas de jaune, j’aime pas. En fait je m’en fiche, je ne les verrai pas, gardez vos sous…   😉 ).

De toute façon je n’ai prévu aucune cérémonie, je n’en veux pas, pas plus que de présentation du cercueil ouvert  en salon  avant la crémation. Si des personnes sont présentes au moment de la fermeture du cercueil, le dernier recueil se fera à ce moment là et puis c’est tout.
Sans déconner, les gens s’ils veulent me voir, c’est de mon vivant, pas quand je serai morte dans mon cercueil. Et là j’insiste, vue la vie remplie de solitude que je me tape, je trouverais gonflé que certains veuillent venir voir quelle tronche j’ai morte ! non mais sans blague !

Et comme chante Barbara  : c’est du temps de leur vivant  qu’il faut aimer ceux que l’on aime.

Bref, pour mettre tout ça au point un conseiller PFG est venu chez moi. Et voilà, tout est réglé, mes dernières volontés sont enregistrées et le financement est en route.

Elle est pas belle la vie ! Me voilà soulagée d’un poids,  je peux mourir tranquille !

Ben quoi ! Je pense à mes proches moi !

Bon si vous voulez les coordonnées du conseiller, je cafte sans problème, il se déplace dans pas mal de départements.

Pour plus d’infos : testament obsèques

Le regard qui tue

Caroline a encore eu droit au regard qui tue de sa mère aujourd’hui.
Elle était juste passée boire le café chez elle pour prendre des nouvelles. L’aide ménagère était là, elles en ont profité pour papoter toutes les deux.

La mère de Caroline n’a bien sûr pas apprécié cette visite et s’est mise à faire la tête. Cette tête que Caroline connait bien avec ce regard noir plein d’animosité.

Très égocentrique elle n’a jamais aimé que quelqu’un d’autre qu’elle monopolise l’attention. Tout doit être centré sur elle.
Alors quand elle a réalisé que SON aide ménagère s’entendait bien avec Caroline, et qu’elles avaient des choses à se raconter, elle ne l’a pas supporté.
Sa jalousie s’est mise en branle, son regard s’est noirci et elle est devenue cassante.

Bien sûr son changement d’attitude n’est pas passé inaperçu aux deux jeunes femmes.

Qu’importe, Caroline a l’habitude, sa mère ne l’a jamais regardée comme sa fille mais comme une rivale.
Même quand elle était enfant, le peu de fois où elles se voyaient, elle n’a eu droit qu’à des regards durs et hautains, et jamais un sourire…

En plus, plus elle vieillit plus elle devient tatie Danielle.

Mais Caroline est blindée,  malgré ce regard qui tue et ce manque de lien affectif, elle sera quand même là avec son aîné pour l’accompagner jusqu’au bout de son chemin.

Eté 1981, l’été des grandes décisions

Marbella, mes deux bébés à la garderie,  cours d’aérobic au bord de la piscine sur Don’t stop ’til you get enough, sea sexe and sun, vacances de rêve….

Pas tout à fait, c’était surtout les vacances des grandes décisions. Il fallait partir loin pour pouvoir les prendre à tête reposée et surtout loin de toute manipulation et influence extérieure.

En rentrant de ces fameuses vacances j’ai liquidé toutes mes affaires, donné, trié, rangé et je suis partie avec mes deux enfants sous le bras pour la capitale pour commencer une nouvelle vie.

J’avais décidé de  quitter la région où j’étais née, où j’avais vécu un divorce difficile, où j’avais accouchée seule, où je n’étais pas entourée, et où plein d’ondes négatives plombaient ma vie.

Au début je voulais partir pour Montpellier, ce que j’ai fait 20 ans plus tard, mais à cette époque, toute seule avec deux enfants,  ça aurait été encore plus difficile. Mon choix c’est donc porté sur Paris. C’était plus raisonnable.

J’ai donc repris mes études, démarré une carrière, tout en élevant mes enfants seule….

Tout ça,  je l’ai décidé ce fameux été 1981.