Ma Life
Je croque dans un carré de chocolat noir, et voilà mon esprit qui s’évade loin dans la petite enfance dans ce souvenir de goûter que j’aimais tant. Non il n’y avait pas de chocolat mais c’était tout simplement du pain et de la tome. Un bon morceau de cette vieille tome des Bauges sortie du garde-manger, accompagné d’une grosse tranche coupée dans la miche, ça c’était du goûter !
Nous étions une bande de petits du bourg Evescal qui avaient entre 5 et 8 ans. Insouciants, nous n’étions bien que dehors à inventer des jeux simples avec les choses de la nature, et nous ne voulions rien d’autre pour goûter que du pain et d’la tome.
Nous nous installions au lavoir pour manger après avoir posé le bocal rempli de têtards pêchés aux « îles ».
Puis nous faisions friser les tiges de pissenlits en les coupant dans le sens de la longueur avant de les tremper dans l’eau. J’étais fascinée de les voir s’enrouler au contact de l’eau.
Il nous arrivait même de râper du savon et de le mélanger dans un verre d’eau pour faire des bulles. Pour que ça marche, nous fabriquions nous-mêmes nos baguettes avec des tiges de bois souple.
Laps de temps de bonheur bien trop bref qui m’a laissé des souvenirs indélébiles remplis de nostalgie et d’émotion.
A Geneviève, Maryse, Patou, Pascale.
Mon gastroentérologue a un tel débit quand il parle que j’ai du mal à enregistrer ses phrases en entier. Oui j’ai des soucis d’audition et des problèmes de concentration alors, je chope ce que je peux. Bref un petit séjour d’examens en clinique sous ses bons soins me vaut son compte-rendu oral. Je saisis gros diverticules sur tout le colon qui expliquent les douleurs, gonflements, et j’en passe ; malposition de l’oeosophage et cardia béant d’où les brûlures et reflux, mais ça rien de nouveau ; et d’autres résultats à venir pour l’estomac quelque peu érythémateux…
Bon ok rien de bien nouveau, ni de bien grave, mais mes douleurs permanentes sous les côtes et partout, c’est quoi ?
Et là au milieu d’une phrase expliquant vaguement que tout était lié, il a lâché le mot, fibromyalgie, et enchaîné sur : Bon vous sortez demain et je vous revois dans un mois. Et il est sorti de la chambre, sans que j’ai eu le temps de finir d’enregistrer ce qu’il venait de dire.
!?
Le lendemain, un peu sans dessus dessous, encore plus fatiguée et percluse de douleurs que d’habitude, je file donc chez ma toubib pour savoir quoi faire avec ça.
Oui je sais, me dit-elle, il en a déjà parlé mais bon…
Donc apparemment ils ont déjà échangé sur le sujet entre eux, mais ma toubib qui n’a jamais été très à l’écoute de mes douleurs reste sceptique, me trouve quand-même très déprimée, m’arrête jusqu’à la fin de la semaine et m’envoie chez le rhumato pour infiltrer les douleurs sous costales… Et puis c’est tout, pas un traitement, rien.
Et maintenant je fais quoi avec mes douleurs et mon hypersensibilité sensorielle ? Hein ?
En plus de l’appareil digestif qui déconne, tout mon corps me fait mal, me brûle, la tête, le cou, les épaules, les bras, le bassin, les jambes. J’ai des crampes, des fourmillements. Je dors mal la nuit. Je me lève épuisée le matin, et il me faut des heures pour me dérouiller et marcher normalement. J’ai de plus en plus de maux de tête. Je m’isole de plus en plus parce qu’ hyperacousique je ne supporte pas les bruits. La foule me stresse, j’ai peur qu’on me touche, qu’on me frôle, car ça non plus je ne supporte pas, pas plus que certaines odeurs. J’ai en plus des acouphènes en permanence depuis des années qui me rongent le cerveau. J’ai des problèmes de concentration et de mémoire sur les mots, les choses. J’use de subterfuges, je cache mon jeu…
Bref je fais quoi de tout ça ? on soigne ou on soigne pas et on laisse l’état général se dégrader ? Bon sang, si je suis fibromyalgique, je le suis depuis des années ! et ça expliquerait tous ces symptômes que je trimballe, et le bordel que c’est pour gérer la douleur à chaque opération… Est-ce que ça va encore être le début d’un long combat pour être enfin écoutée, reconnue et entourée ! Merde alors ! Comme si je n’étais pas assez fatiguée !
Tags: santé
- Toujours seule ?
- Oui.
- Vraiment personne pour vous accompagner et rester au moins 24h avec vous ?
- Ben non.
- Alors je vous hospitalise, pas la peine de prendre des risques..
Et je suis rentrée en chantonnant ce morceau qui, je ne sais pourquoi, m’est revenu en tête.

Tags: musique
Quand je lis le billet de Princesse 101 qui dit qu’elle a des problèmes de riche parce qu’elle a un CDI, je me dis que je n’en suis pas loin. Et oui nous sommes cernées par les chômeurs et les précaires, alors c’est sûr avoir un CDI aujourd’hui qui ramène un salaire à la fin du mois, c’est comme descendre de la lune. Et on peut se sentir à part, en effet, avec nos petits problèmes d’actifs parmi tous nos camarades chômeurs qui galèrent comme des bêtes et qui ont eux, de vrais problèmes bien plus graves à gérer.
Il est vrai en tous les cas que, depuis que j’ai un CDI, plus que des « problèmes de riche », j’ai surtout des problèmes d’isolement pire que lors de mes longues périodes de chômage. Si Si !
Quand j’étais au chômage j’étais hyper occupée 24h sur 24h à défaire et refaire mon CV, à répondre aux annonces, à faire de la veille techno, à bloguer, et surtout à voir du monde pour montrer que j’étais toujours active, bref à réseauter.
Et aujourd’hui je suis hyper occupée par une vie totalement routinière maison/boulot, où je ne rencontre plus personne, et où je ne parle quasiment à plus personne non plus, dans un poste sans surprise coupé de l’extérieur, le cul devant mon ordi toute la journée.
Donc voilà, contrairement à ce qu’on pourrait croire, le désert s’est encore plus installé autour de moi depuis que j’ai un CDI. Parce que oui maintenant tu comprends tu bosses, donc tu ne peux plus sortir la semaine parce que tu bosses le lendemain, et le Week-end, les gens que tu ne voyais que la semaine dans diverses réunions quand tu ne bossais pas, et bien tu ne les vois plus du tout, donc tu les as perdu de vue… et comme tu ne vois plus personne, tu es tombée dans les oubliettes.
Je continue bien à faire de la veille en douce pour ne pas perdre le fil des évolutions techno, mais question réseautage autre que virtuel, c’est mort ! surtout quand tu es dans une boîte qui ne communique pas avec l’extérieur.
Résultat, ce CDI m’a complètement désocialisée.
Je me rappelle l’allusion d’Agnès sur la désocialisation que pouvait entrainer un CDI dans une telle boîte. J’avais émis des doutes et j’avais surtout répondu que oui peut-être, mais j’allais avoir un salaire à la fin du mois, et ça ça n’avait pas de prix.
Et bien si, le prix du CDI, surtout quand on n’a pas le choix du poste quand on vient d’un chômage de très longue durée, c’est l’isolement aussi bien physique qu’intellectuel !
Mais bon ne nous trompons pas, ceci n’est pas une plainte, juste une constatation, pour donner raison à Agnès, et rebondir sur le billet de Princesse101 qui n’a pas tord non plus.
De toute façon, ayant connu les deux situations chômage/taff, je préfère sans aucun doute avoir un CDI, même si je suis encore plus isolée qu’avant. Parce que oui, j’ai un salaire qui tombe à la fin du mois, parce que oui j’ai cette sécurité tant espérée après avoir vécu la pauvreté. Et que si ça me pète de m’évader vers un autre univers pour me changer les idées, genre vacances à l’autre bout du monde, et bien maintenant je peux le faire ! Heu enfin presque… On a beau avoir « des problèmes de riche » par rapport aux chômeurs quand on a un CDI, on n’est pas riche pour autant
.
Dans cette vie pas vraiment choisie, bien qu’on me voit, je ne suis pas là. Non !
Mon corps est là bien sûr, puisqu’on me voit, mais pas ma tête.
Je vais au boulot, je fais ce que je dois faire, je réponds quand on me parle, je discute un peu aussi, mais c’est comme si c’était quelqu’un d’autre.
Coupée en deux, l’esprit dissocié du corps, pas rassemblée, je regarde ce qui m’entoure avec un total détachement comme une spectatrice à peine concernée.
Et tandis que mon corps fait acte de présence réagissant par automatisme aux obligations, je m’évade de cette cage routinière par l’esprit.
A défaut de pouvoir la vivre en réel comme je le souhaiterais, je vis ma vie et je cultive ma curiosité dans ma tête.
Je l’alimente d’une multitude de pensées, de rêves, de lectures diverses, de technologies, de photos, de toutes ces choses que j’aime, que j’ai envie de découvrir, d’approfondir, de toutes ces choses que je ne peux partager avec personne, tant cette vie active où se trouve mon corps est à des lieux de ma tête.
Du coup, je laisse juste transparaitre une façade de solitaire pas très sociable, loin de qui je suis finalement, puisque déconnectée de cette enveloppe, ma vie est ailleurs, dans ma tête !

Y a de la vie là-dedans !
Tags: isolement
Je ne sais pas pourquoi mais ce matin j’ai pensé à ma première étoile en me levant. Très mauvais souvenir d’ailleurs, dont je garde un goût amer.
Cette étoile je l’avais grandement gagnée sous un temps de merde, froid, neige, brouillard. Quand on est pitchoune le mauvais temps c’est plutôt angoissant.
Et bien cette étoile, la mère d’une « copine » m’a obligée à la donner à sa fille qui n’avait pu la passer pour cause « d’entorse ».
Fille d’amis de mes parents avec qui nous passions des vacances à la Rosière en Savoie si je me souviens bien, je la détestais.
On me comparait toujours à elle. Regarde Trucmuche comme elle fait bien ci ; Regarde Trucmuche comme elle fait bien ça, elle ! Regarde trucmuche comme elle travaille bien ! C’est pas difficile, elle faisait toujours tout mieux que moi. Bref, elle était tout simplement le bien et moi le mal.
Ce jour de première étoile donc, sa mère a prétexté que si sa fille chérie n’avait pas eu cette « entorse », elle l’aurait eu son étoile, et surtout plus brillamment que moi puisque de toute façon elle skiait mieux bien évidemment. Donc il était légitime que je la lui donne, sous-entendu que moi je ne la méritais pas.
Ne me lâchant pas, et surtout soutenue par personne, je n’ai pas eu d’autre choix que de la lui céder. Sic !
Une fois quitté le lycée, je n’ai jamais revu ces gens là que l’on m’imposait, avec qui j’ai collectionné pas mal de mauvais souvenirs remplis de vexations, humiliations, et frustrations. Un jour, le petit monstre exemplaire m’a même balancé à la figure un serpent mort trouvé dans un champs, alors qu’elle connaissait ma phobie.
Et ces derniers temps, sa sœur est apparue dans ma vie via facebook. Ne l’ayant pas vu évoluer durant toutes ces années, bref ne la connaissant pas, j’ai découvert sa personnalité au travers de son journal. Imaginez donc une personne catho pratiquante accrochée aux lois divines, de droite, affichant sa haine du gouvernement actuel, et perdant rapidement son sang froid quand on n’a pas les mêmes opinions qu’elle jusqu’à en être insultante ; face à moi, athée, de gauche, dans le mouve de ce monde qui change, et essayant de temporiser tant bien que mal pour rester le plus tolérante possible. Rien à voir !
Bref après des tentatives d’échanges plus que difficiles sur l’actualité, puisqu’elle est venue donner son avis sur mon mur, je me suis retrouvée de nouveau à être le mal et elle le bien.
C’est de famille quoi !
Finalement, c’est peut-être pour ça que cette histoire si lointaine de première étoile a ressurgi de ma mémoire…
En tous les cas peu importe que je représente le mal pour ces gens là, au moins tout ce que j’ai, je l’ai vraiment gagné par moi-même et pas en le prenant aux autres. Et ça ma foi, même si je n’ai pas grand chose, j’en suis fière.
Tags: souvenirs
Ça y est, ça n’a pas trainé, mon sac a été retrouvé !
Suite au vol à la portière dont j’ai été victime la semaine dernière, j’ai reçu ce matin un courrier du CPAM de la Mosson à Montpellier m’informant qu’ils avaient trouvé un sac m’appartenant en leurs locaux.
Il ne me restait plus qu’à aller le récupérer chez eux !
Dans mon malheur j’ai de la chance ils sont situés entre chez moi et le boulot. j’y suis donc allée à l’heure du déjeuner n’espérant rien quant au contenu du sac.
En effet il ne restait plus grand chose à l’intérieur à part mon vieux porte monnaie vide et quelques cartes sans intérêt pour le(les) voleur(s).
Le comique est qu’à l’accueil de la sécu, la personne m’a demandée une pièce d’identité avant de me rendre mon bien. J’ai répondu, « ben oui dans mon sac ! »
Après inventaire donc, je confirme le vol de mon passeport biométrique récemment délivré et d’un carnet de chèques. Pas de bol, je l’avais mis dans mon sac pour payer mon médecin.
J’ai bien sûr fait opposition au moment du vol, mais c’est très embêtant car si les voleurs font des chèques en présentant mon passeport chez des commerçants pas trop regardant côté signature et faciès, bref vous voyez le truc ! Ma banque va bloquer, ça va leur revenir impayé. Mais ça va quand même me retomber sur le coin du nez à cause de mon passeport. Même s’il est aussi volé, ma responsabilité est engagée du genre je n’avais qu’à pas mettre les 2 ensembles dans mon sac. Bref je la sens pas trop la suite là…
A part ça d’autres bricoles moins importantes ont définitivement disparues genre mon stylo Monblanc qui avait trente ans (sic !) ; mes bouchons d’oreille Alvis (le genre de truc indispensable pour moi, suis hyperacousique) ; un rouge à lèvre (j’en avais 2 dans le sac, ils ont bien sûr pris le Guerlain) ; et les écouteurs de mon smartphone.
J’ai également retrouvé ma carte de sécu, mais comme j’avais aussi fait opposition et qu’une nouvelle carte est en cours, le gars à l’accueil l’a gardée pour la détruire. Et ma CNI périmée.
Et tralala suis quand même trop contente que mon Galaxy S3 et ma carte bleue étaient dans ma poche au moment de l’agression, du coup ils ne les ont pas eu !
Au bout du compte, pour le moment, je ne m’en sors pas trop mal, j’ai juste mes papiers à refaire. Mais bon comme je suis assurée, ça ne me coûte rien que le côté chiant de la démarche.
Reste plus qu’à voir comment ça va se passer pour les chèques et le passeport s’ils sont utilisés.
Tags: vol
Bon et bien je conseillerais à tout le monde de bien se barricader dans sa bagnole, je me suis faite agresser à un feu rouge à 18h en rentrant du boulot. J’en suis encore toute retournée.
Il a failli me casser le bras l’empaffé encagoulé !
Il a ouvert la portière, il a plongé entre les 2 sièges avant et il a pris mon sac.
J’ai eu une de ces trouilles. J’ai cramponné mon bien autant que j’ai pu en hurlant comme une tordue pour ameuter le quartier. De son côté il a tiré comme un forcené en me tordant le bras. J’ai fini par lacher avant de casser. Merde j’ai l’ostéoporose moi, je casse facile.
Bien sûr, devant, derrière, à côté, personne n’a réagi, et j’ai démarré toute tremblotante direction maison poulagat, où je dois d’ailleurs retourner à l’aube.
J’en tremble encore. J’en ai même la nausée. Je n’ai rien pu manger, et ce soir j’ai mal partout.
Reste plus qu’à refaire mes papiers d’identité et ma carte vitale. Heureusement smartphone et carte bleue étaient dans ma poche, et les papiers de la voiture ailleurs. Je m’en sors pas trop mal.
J’ai prévenu sur twitter, soyons très vigilants, et surtout ne mettons rien en apparence dans nos voitures, et mettons le moins de truc possible dans nos sacs, surtout pas d’objet de valeur (adieu mon Mont Blanc sic !). La racaille est à l’affût partout, et le vol à la portière est devenu très courant malheureusement.
En tous les cas demain je change de chemin.
Décidément entre la santé pas au top et ça, l’année commence bizarre…
Article sur scoopblog34 :
Montpellier : dévalisée à un feu rouge par un voleur cagoulé
Ça y est c’est fait ! me suis enfin décidée à balancer ce truc !

Ma vieille orthèse
Ça n’a pas été sans mal depuis le temps que je la rentre et la sors du placard pour m’en débarrasser, mais cette fois c’est fait.
A la poubelle l’orthèse !
Je ne pensais pas que ça me ferait autant d’effet, mais j’en ai quand même eu ma larmichette d’émotion, comme si je balançais une partie de moi-même.
Faut dire que cette chose m’a tenue debout pendant plus de 10 ans. J’ai même dansé avec…

1998 à Saint Denis après un certain match…
Puis je l’ai laissée tomber petit à petit contre une canne, avant de finir avec une prothèse totale en 2009.
Moulée sur ma jambe, fabriquée par les établissement Neut, ça avait quand même couté une petite fortune, 5000 francs à l’époque. C’était pas rien. Certes pris en charge mais tout de même. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai eu tant de mal à m’en séparer. Mais bon, je l’ai bien amortie. Et puis maintenant je marche beaucoup mieux avec ma mécanique à l’intérieur. ^^
Adieu donc mon orthèse, finalement je t’aimais bien tu sais !













Tiroir de blabla