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Mes réactions de citoyenne sur la vie, l’actu, les médias, la politique …

Agressions sexuelles, harcèlement, violences, j’ai de tout en magasin #MeToo

#Denoncetonporc #MeToo, ça y est, depuis l’affaire Weinstein la boîte de pandore est ouverte. Enfin les femmes de tous milieux, de toutes professions, et de tous âges balancent ce qu’elles vivent au quotidien, agressions sexuelles, harcèlement au boulot ou ailleurs…

Je me suis tâtée, écrire, ne pas écrire, parler, me taire.
Mais cette libération de parole a réveillé en moi quelques souvenirs pas très jolis que j’avais enfoui dans ma mémoire. Il faut que ça sorte.

Le premier flash qui m’est revenu est cette période fin des années 80, alors que j’avais une petite trentaine. Je travaillais à Ecquevilly dans les Yvelines. Le patron de la boîte, la soixantaine, était odieux et ne cessait de m’appeler dans son bureau en me traitant de salope devant mes collègues. Il voulait coucher avec moi et j’avais refusé.
Son bureau était à l’autre bout du long couloir qui nous servait d’open space et il me hurlait au dessus des têtes penchées « Viens ici salope, et que ça saute ! ».

Je sortais d’un divorce difficile. Mon ex mari était un manipulateur, violeur, harceleur, et il me battait. Et là tout de suite après je me suis retrouvée face à un patron harceleur.
Je ne savais plus ce qui était normal ou pas. J’étais dans un état de culpabilité permanent.
Il me convoquait dans son bureau uniquement pour me faire des propositions salaces. Un jour il s’est même couché par terre en me disant « Viens me sucer salope ».
Un autre j’ai eu tellement honte de ses hurlements grossiers après moi devant tout le monde, que j’ai fini par me laisser faire pour qu’il arrête.
Oui je voulais que ça s’arrête. Mais mes collègues témoins du harcèlement m’ont dit qu’ils se tairaient si je parlais. Ils avaient peur de perdre leur job…
J’ai fini par démissionner, et je n’ai rien dit à personne.

Perdue, seule, pas entourée, mes deux enfants encore en bas âge à ma seule charge, ce fut vraiment une période noire.

Je ne l’avais jamais aguiché, mais  je me sentais sale et honteuse. Je pensais que c’était forcément de ma faute.
Lui, il avait tout simplement profité de son pouvoir et de ma fragilité dues à mes blessures toutes fraîches, tel un prédateur qui joue avec sa proie avant de l’achever.

Mais il ne fut pas le seul à profiter de la situation. la plupart des hommes que j’ai rencontré par la suite dans cette région, sous prétexte de vouloir m’aider, me proposait la botte.
Il y a même eu cet avocat, pote d’une connaissance également malsaine. Confortablement installé dans son fauteuil, il m’a suggéré  me toisant du regard, de faire des passes dans son milieu pour gagner un peu d’argent. Je lui ai rétorqué avec force qu’il était hors de question que je m’abaisse à faire ça et que je saurai très bien me débrouiller toute seule. Il m’a envoyé un billet à la figure en me lançant « Et bien tiens puisque tu es si maline, rentre donc chez toi avec ça ! »

J’ai fini par déménager loin avec mes deux enfants sous le bras, sans garder le moindre contact, et là non plus je n’ai rien dit. Oublier, surtout oublier toutes ces humiliations et ces violences, essayer de me reconstruire. Ça n’a pas été si simple, il y en a eu d’autres qui m’ont encore une fois fait fuir ailleurs…

Dans la série agressions sexuelles, je me suis aussi souvenu de ce billet que j’ai écrit il y a quelques années en arrière, Caroline à Monaco, où je rapporte ce que j’ai vécu quand j’avais environ 6 ans. Dans ce billet je n’ai même pas osé parler en mon propre nom même après tout ce temps passé. Mais c’est tellement évident qu’il s’agissait de moi.

Il y a aussi eu ce jeune homme qui m’a poussée contre des sacs à patates en toile de jute pour ensuite me plaquer son corps contre le mien et me fourrer sa langue dans la bouche de force, alors que je n’avais rien demandé. J’avais une dizaine d’années. Nous étions venus déjeuner avec mes parents dans ce restau proche de la maison. Et pendant que les adultes prenaient le digestif, la patronne avait demandé à l’un de ses fils de me faire visiter les lieux.
Ben tu parles !!! Il m’a aussitôt entraînée en bas dans la réserve. Heureusement j’ai encore été sauvée, cette fois par l’appel de mon père au moment de partir. Là non plus, honteuse, je n’ai rien dit. C’était des amis de mon père. Je n’ai jamais revu le jeune homme. Il est décédé quelques temps plus tard dans un accident.

Toute ma vie j’ai du faire face à ce rapport de domination, et d’abus de pouvoir des hommes sur les femmes. Une femme seule, c’est tellement une proie « facile » !

A moindre dégâts, il y a aussi eu plus récemment dans ma période quinqua, ces bons conseilleurs qui se sentent investis de t’expliquer ce que tu dois faire de ta vie, toi, pauvre femme divorcée, livrée à toi-même qui doit forcément avoir besoin d’un homme pour s’en sortir. J’ai bien sûr envoyé balader ces  marieurs.

Il y a aussi celui bien marié, bien libidineux, et bien plus âgé que moi, qui me disait à chaque fois que je le croisais : « comment ça ? t’es toujours toute seule ? tu n’as toujours pas de petits copains ? Mais quand tu veux je suis là moi, si tu as besoin d’un peu d’hygiène. » sic !

Il y a aussi le comportement de certains employeurs potentiels au moment de la recherche d’emploi. C’est parfois gerbant.
Ou encore les rumeurs et réflexions crétines de certains hommes sur ma sexualité parce que je ne couche pas.
Il y a aussi ceux qui m’ont inventé une vie de coureuse parce que je suivais une équipe de sport pour l’ambiance de ce sport que j’aime. Une femme seule, dans leurs petites têtes, si elle était là, c’était obligatoirement parce qu’elle cherchait à « se taper » un mec. J’ai fini par m’éloigner de ces gens pour m’enfermer dans ma solitude, trop d’allusions malsaines, trop d’humiliations. J’ai appris des années plus tard qui était le mec que j’étais censée vouloir me taper d’après eux, marié bien sûr. J’ai compris à ce moment là l’attitude des femmes à mon égard. Leurs maris se faisaient leur cinéma sur mon dos. Sic !

Et je ne parle même pas des mecs qui m’ont suivie dans la rue à la sortie du métro quand j’étais plus jeune, ou mis la main aux fesses,ou hélée grossièrement dans la rue, et j’en passe… ça c’était la routine !
Bon ok, ça se tasse un peu quand on prend de l’âge. La chair fraîche est bien plus intéressante pour eux !

Aujourd’hui, je suis étonnée par ces hommes et même ces quelques femmes (le comble) qui semblent découvrir en suivant le hashtag du moment #balancetonporc ce que les femmes vivent en général. Ma parole, sortez de votre petit confort et ouvrez les yeux pour de bon !
Je suis dégoûtée par ceux qui en rajoutent avec leurs réflexions basses et sexistes sur le sujet au lieu de compatir et soutenir. Non la vraie vie n’a rien à voir avec les émissions de la télé réalité. Déconnectez-vous de ces merdes. Pff là il y a du vraiment du boulot pour récupérer le cerveau de ces gens  imbibés par la boîte à cons !!!
Je suis agacée par cet avocat qui déclare qu’il est facile d’agir quand on est harcelée, ou agressée. Un mec bien sûr…  YakaFoKon !
Non, au jour d’aujourd’hui ce n’est pas facile, d’autant que la victime est aussitôt considérée comme une coupable !!!  De plus c’est compter sans l’amnésie traumatique quand on a subi une violence. Personnellement certains faits me sont revenus des années plus tard.  Il est fort probable d’ailleurs que ma mémoire ne soit pas encore complètement libérée.

J’espère que tous ces témoignages vont réellement changer les mentalités et casser cette “culture masculine” imposée par les religions et des siècles de patriarcat.
J’espère qu’il y ait une réelle prise de conscience de la part des hommes, et qu’ils se sentent concernés par l’ampleur du phénomène.
J’espère qu’ils changeront enfin de comportement.
J’espère que la violence à l’égard des femmes ne soit plus banalisée.
J’espère que les gens (aussi bien hommes que femmes) arrêtent enfin de vivre dans le déni face aux violences sexuelles et pratiques culturelles contre les femmes dans le monde.
J’espère… Malheureusement quand je lis certains commentaires haineux sur les RS, il y a peu d’espoir que ça change.  En général il en ressort que c’est toujours la femme qui l’a bien cherché.

D’ailleurs mon père avait déclaré un jour à table devant un copain invité « quand une femme est battue, c’est qu’elle l’a bien cherché« .  J’étais visée par le réflexion. C’est violent quand on a longtemps été battue. Ça marque ! Le copain, quant à lui, a vraiment été choqué…

Un petit tour de mon quartier cracra en images #Montpellier

Je fais rarement le tour de mon quartier à pieds, tout simplement parce qu’il n’y a rien de bien intéressant à y voir, qu’il n’y a pas de petits commerçants comme je les aime, et encore moins de terrasse sympa ou s’attabler pour se désaltérer en profitant du soleil.
Bref rien qui motive.  Du coup d’ordinaire je prends ma voiture pour m’évader vers des lieux plus accueillants, ou je reste carrément chez moi…

Exceptionnellement aujourd’hui j’ai du courrier à déposer au bout de la rue. Il est 4h de l’aprem, fait beau, il fait chaud, allez hop j’y vais à pieds, et en profite pour faire le tour du pâté de maisons pour m’aérer.

Et voilà donc un échantillon du paysage qui m’accueille tout au long du chemin…

Sympa non ? ça donne envie de se balader dans le coin, hein ?

Et pour finir, voilà l’état de la cunette qui sert de trottoir le long de la rue qui me ramène chez moi. Quand il pleut, elle se transforme en rivière et  j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles.

Et dire que depuis 2012, Montpellier est censée avoir mis en place une brigade propreté et incivilités chargée de contrôler la propreté de la ville.
Et bien dans mon quartier les gens s’en foutent ouvertement de cette brigade  et du respect de la propreté de la ville. L’incivilité est reine ! D’ailleurs je ne l’ai même jamais rencontrée cette brigade  !!!

De toute façon, la propreté à Montpellier c’est juste pour les lieux touristiques, les nouveaux quartiers bien en vu (et encore !). Pour le reste… pffff !

Ah oui au fait, mon quartier c’est Celleneuve !

J’ai une qualité, la fainéantise !

Je suis fainéante  et j’en suis fière. Et je dirai même plus ma fainéantise est une de mes qualités.
Mais pourquoi donc  ? me demanderiez-vous.

Et bien tout simplement, comme je suis une grosse feignasse, je fais tout au fur et à mesure pour être tranquille et libre ensuite de faire ce que je veux sans avoir l’esprit encombré d’obligations à traiter avant des dates butoirs.

Je n’ai pas de courrier qui traîne, ou de retards de RV à prendre, de retards d’impôts, de déclaration, de paiement, de dossiers à compléter et à envoyer (genre dossier retraite bien lourdingue), etc…
Non rien de tout ça ! Bureau nickel ! papiers nickels à jour en temps et en heure !
Tout simplement parce que j’organise ma vie pour pouvoir  glander un maximum l’esprit serein.

Bref  je n’attends pas la saint glinglin pour agir. J’agis dès que la nécessité d’une action de ma part arrive, et ensuite je fainéantise sans inquiétude ni complexe, en me désintéressant complètement de ce qui est fait. Next, le passé n’existe plus.

Et oui, cher président Matruc,  je suis une fainéante et fière de l’être, parce que grâce à ma fainéantise, j’ai une autre qualité, l’organisation !  et toc !

Au passage une pensée à mon père qui m’a inculquée « la méthode » quand j’étais ado alors que je rêvassais au lieu de bosser, me mettant complètement à la bourre.  Il m’a dit en râlant « Tu veux avoir du temps pour rien foutre, rêvasser, fainéanter, sortir, et bien fais tout ce que tu es obligée de faire et qui t’embête aussitôt qu’on te le demande. Après, libre à toi de faire ce que tu veux ou de ne rien faire ! Et n’oublies jamais que la plus grande qualité du fainéant c’est l’organisation ! »

Je n’ai donc jamais oublié ce qu’il m’a dit, et j’ai bien appliqué la leçon.

 

Il y a 20 ans, je me souviens

Je me souviens rarement où j’étais, ou ce que je faisais au moment d’événement précis  du passé, mais je me souviens très bien où j’étais le 31 août 1997.

Durant les mois d’été de cette année là, j’étais à Taverny dans le 95, en centre de rééducation fonctionnelle et de réadaptation.

Je me souviens de cette montée d’angoisse quand j’ai découvert au sortir de l’ambulance les bâtiments vieillots dans lesquels on allait m’enfermer, des larmes que j’ai versées tellement j’ai eu l’impression de retourner à l’internat.

Je me souviens de ces personnes autrement plus traumatisées que moi par leurs accidents ou agressions, qui essayaient courageusement de se reconstruire et de surmonter leurs blessures.
Je me souviens de cette gardienne d’immeuble dont les pieds avaient été tranchés net à la hache au niveau des chevilles par un fou .
Je me souviens de cet infirmier au corps brisé en mille morceaux à coups de barre de fer par un drogué en manque, alors qu’il était de garde de nuit. Un traumatisme cérébrale lui avait en plus fait perdre la tête.
Je me souviens de ce couvreur tombé d’un toit à moitié paralysé.
Je me souviens de la tristesse de cette tahitienne corsetée qui n’avait pas eu d’autre choix que de quitter son île et sa famille le temps de retrouver une mobilité à peu près correcte.

Je me souviens de toutes ces tiges de fer qui dépassaient de ces corps brisés et reconstitués, des cliquetis qui raisonnaient dans les couloirs, des cris de douleurs, des gémissements, mais aussi des rires, des courses de chariot, des batailles de béquilles…

Je me souviens de cette infirmière de nuit pas très sympa, de l’heure de la piqûre où tout le monde se mettait au garde à vous le ventre à l’air.

Je me souviens de ces séances de bain écossais, si douloureuses et si inefficaces…

Je me souviens du passage sonore du Concorde au-dessus de nos têtes tous les jours à la même heure dont il ne fallait surtout pas louper d’admirer l’élégance !

Je me souviens de l’heure des infos où nous garions chariots et béquilles devant la télé, seul moment où nous découvrions ce qui se passait dehors.

Et c’est comme ça que le 31 août 1997 nous avons appris, avec consternation et sans vraiment trop y croire, le décès de Lady Diana.

Je me souviens que ce jour là, nous avons été très choqués par les images de l’accident. Et tous fragilisés par notre état physique et moral, nous avons laissé échapper des larmes sur sa triste fin.
Les circonstances de sa mort sont alors devenues le feuilleton de notre convalescence.

35° dans l’appart, j’ai pas de climatiseur, mais au moins j’ai de l’eau !

Aérer la nuit ; fermer l’appart en mode blockhaus la journée, c’est à dire dès 5h du mat avant que le soleil ne pointe le bout de son nez (oui je me suis levée exprès pour) ; mettre les ventilos en route avec des pains de glace dans leur axe … J’ai beau avoir fait tout ce qu’il faut en prévention de cette journée plus que chaude, rien à faire le thermomètre est resté coincé sur 35° toute la journée. C’est épuisant !
Le soleil tape sur le toit de l’immeuble qui n’est absolument pas isolé thermiquement pour supporter de fortes montées de chaleur. Je l’ai déjà dit dans mon précédent billet, et tout fermer ne change rien à ce qui se passe au-dessus de ma tête.

Alors bien sûr, il y a toujours les yakafokons qui balancent « mais je ne comprends pas pourquoi les gens n’installent pas des climatiseurs chez eux !  » gnagnagna !

Ben tout simplement parce que tout le monde n’est pas propriétaire d’une maison où il peut faire ce qu’il veut sur sa façade. Quand on habite en HLM on n’a pas le droit d’installer de climatiseur nécessitant une percée murale, et pas qu’en HLM d’ailleurs. En copropriété il faut demander l’autorisation de l’assemblée générale.  Et la réponse est la plupart du temps négative dès lors que l’installation affecte l’aspect extérieur de l’immeuble. et oui c’est comme ça !

Ensuite pour acheter un climatiseur, qu’il soit fixe ou mobile/portable, et bien il faut avoir les moyens. Moi je ne les ai pas ! Sans parler de la facture d’électricité qui augmente,  ces conneries coûtent chers voir très chers ! et les prix varient en fonction de la surface de la pièce à rafraîchir ou à réchauffer tant qu’à faire.

Ceci étant dit, je ne vais pas me plaindre.
Certes, je vis dans un immeuble non adapté aux chaleurs du sud, ce qui est un comble à Montpellier.
Certes, je ne peux pas m’acheter un climatiseur, et dois me contenter de ventilateurs et des moyens du bord.
Certes, il fait chaud, très chaud dans l’appartement et plus qu’il y a quelques années en arrière.
Mais moi j’ai un toit, et surtout j’ai de l’eau chez moi. Je peux prendre des douches froides et boire à volonté. Je peux m’étendre dans le plus simple appareil sur des linges humides pour rafraîchir la température de mon corps parce que c’est vital.

Les sans-abri eux n’ont rien de tout ça. Ils manquent d’eau. Ils ne peuvent pas s’hydrater. Ils ne peuvent pas se rafraîchir pour faire baisser la montée de la température corporelle. On n’y pense pas assez, mais le coup de chaleur est mortel. Une élévation au dessus de 40° et c’est le risque de l’œdème fatal au cerveau assuré, d’où la nécessité de pouvoir se rafraîchir. Non la misère n’est pas moins pénible au soleil, plus la température monte, plus les plus pauvres sont en danger mortel.

Alors je ne me plains pas. Dès que j’ai mal à la tête et que je me sens devenir chancelante, allez hop un verre d’eau et une douche froide !

N’empêche un vrai plan canicule s’impose de plus en plus, surtout dans les villes, sinon ça va être l’hécatombe sous peu, même si on a de l’eau chez soi…

(21h: encore 35°)

Plan canicule, ne sortez pas ! Heu si, les immeubles sont des fours !

Bon on est en Alerte Orange Canicule, faut suivre les consignes m’informe mon assureur.

  • Boire de l’eau plusieurs fois par jour pour éviter la déshydratation et les coups de chaleur, ok.
  • Donner et prendre régulièrement des nouvelles de vos proches.
    Heu ben ça non, c’est pas dans les coutumes familiales de s’inquiéter…
  • Maintenir son logement au frais en fermant les volets et les fenêtres la journée et en aérant la nuit, ouais ok.
    Et mettre les ventilateurs en route, des linges humidifiés devant etc… quand on n’a pas la clim, ok aussi !
  • Ne pas sortir pendant les heures les plus chaudes, de 11h à 21h.
    Heuuuuu de 11h à 21 h !!!! Mais les gens vont aller bosser quand ?  la nuit ?
    Et ceux qui n’ont pas d’autre choix que de rester chez eux dans des appartements qui ne sont adaptés ni pour la chaleur estivale, ni pour le froidure de l’hiver, comment  vont-ils tenir ?  Parce qu’il  faut savoir que la plupart des immeubles du sud n’a pas d’isolation thermique, et qu’aucuns travaux d’amélioration ne sont prévus !
    Et oui, comment tenir quand il fait plus chaud dans l’appart que dehors à l’ombre malgré le respect des consignes, et qu’on ne peut pas installer la clim ?
    Comment tenir quand on habite au dernier étage d’un immeuble dont le toit n’est pas du tout, mais alors pas du tout isolé contre les assauts du cagnard et que la température monte à plus de 36° à l’intérieur sans aucun courant d’air possible ? Bon là suis arrivée à descendre à 34° avec ventilos à fond et serviettes humides (rectification 35° à 18h).
    On fait quoi ? on vit à moitié évanouie toute la journée sur le canap’ sans même avoir la force de tendre le bras vers la bouteille d’eau, ou d’aller jusqu’à la salle de bain prendre une bonne douche bien froide, ou on sort affronter Râ à la recherche d’un peu de fraîcheur ailleurs ?

Cette année, en période de canicule, j’essaie autant que possible de ne plus rester cloîtrée chez moi à agoniser, le cerveau ramolli par l’hyperthermie.
Je dis bien tant que je peux, parce que si  je suis trop affaiblie par la chaleur, je comate.  Bref quand j’arrive à sortir,  je m’éloigne de la ville avec ma tite auto, vers le bord de mer de préférence, où il fait plus frais, où il y a de l’air… et de l’eau pour se rafraîchir !
Bien sur je ne sors pas en plein midi. Bon ok suis au chômage en ce moment, je peux régler mes heures de sorties comme je veux, c’est probablement le seul avantage de la situation d’ailleurs.
(maj Ah ben là  aujourd’hui, raté !  la chaleur a gagné ! j’suis ko, mal à la tête, chancelante, incapable de conduire et marcher jusqu’à la plage, trop loin… Suis restée à agoniser dans l’appart. incapable de faire quoi que ce soit.)

Enfin bref, il n’empêche qu’on a un réel problème pour se protéger des fortes chaleurs dans les grandes villes, et surtout dans le sud où tout devrait être prévu pour. C’est un comble !
Les bâtiments, les logements, notamment sociaux ne sont pas conçus pour maintenir la fraîcheur à l’intérieur en été. Ce sont de vrais fours.
Et pire, rien n’est prévu pour les sans-abri. Hyperthermie, insolation, déshydratation sont leur lot quotidien en ce moment. Leur situation est pire qu’en hiver.
En ville, les protections solaires, les endroits frais et climatisés sont limités à certains lieux touristiques et aux centres commerciaux. Les quartiers sont invivables. Le béton et l’asphalte  font exploser les températures.
Tout le monde n’a pas accès à la clim et il y a même certaines entreprises qui l’interdisent pour limiter leurs dépenses énergétiques (les enfoirés), ou encore certaines personnes empêchent carrément leur utilisation car elles ne la supportent pas, et tant pis pour les autres (du vécu, improductivité et malaises garantis au boulot).

Comme ça va aller en empirant, je me demande si les municipalités, les syndics d’immeubles, etc vont se décider à faire le nécessaire un jour pour qu’on puisse tenir le coup. En tous les cas, courage les gens, parait que la température va un peu baisser la semaine prochaine !

Honnêtement je préfère l’hiver, au moins on peut se couvrir quand on a froid. Là à part se mettre à poil et la tête dans le frigidaire, c’est difficilement supportable. Que j’envie ceux qui ont la clim !

Législatives Macroniennes

Je voudrais en dire des choses sur ces législatives, mais je suis tellement consternée mais alors à un point que je n’arrive même plus à râler. Les bras m’en tombent, tout m’en tombe.

Je ne suis vraiment pas de ce monde, démerdez-vous donc avec maintenant ! Marre de voter contre à chaque second tour !

Tiens vais m’occuper de ma propre santé mentale désormais, ça me changera de ce ramassis de lobotomisés. Fini la politique. Comment on dit ? place aux jeunes ! Adieu la démocratie, et vive la Macronie !

Et là la poste a perdu mon dossier en lettre suivie destiné à ma caisse de retraite

Suis furieuse de chez furieuse.  Le 5 mai j’envoie un dossier bien rempli de régularisation de carrière à ma caisse de retraite en lettre suivie pour être sure qu’elle le reçoive.
Je vérifie régulièrement sur le site de la poste le cheminement de ce courrier.  Et comme le 17 mai , ben toujours rien, le courrier n’a pas bougé de Saint Jean de Vedas, j’envoie donc une réclamation au service consommateurs de la poste pour savoir ce qu’il en est.

Et ce soir le service  de me répondre :

Chère madame

Votre demande du 17 mai 2017  blablabla a retenu toute notre attention blablabla.
Sensible à la qualité de nos prestations, j’ai effectué les recherches nécessaires. blablabla

Malgré la volonté de satisfaire votre demande, je regrette que ces démarches soient restées sans résultat ce jour. 

Je vous présente mes excuses, au nom de la Poste pour les désagréments vécus.

Pour la poste, la perte d’un envoi au cours de son traitement est évidemment une situation anormale.  ….  dédommagement à titre de compensation commerciale pour les frais d’affranchissement. ….  un « PAP Lettre suivie 500g carton ».
blablalba

Ils ont perdu mon courrier les cons !

Mais nom de dieu à quoi ça sert une lettre suivie si c’est pour la perdre en route, hein la poste ???  En plus destinée à une caisse de retraite.

Maintenant j’ai tout à refaire, et j’ai perdu plus d’un mois d’étude de dossier à la caisse.

Je suis furieuse ! Avec leur négligence et les délais d’étude de dossiers à la caisse de retraite, je vais pouvoir m’asseoir sur ma demande de retraite anticipée pour handicap. Le dossier ne sera jamais bouclé avant ma date de retraite officielle.

Ô rage ! ô désespoir ! je vous hais, je vous hais, je vous hais la poste, et j’en ai rien à faire de votre lettre suivie de 500 g en compensation ! ça ne compensera pas le temps perdu, le temps passé, les recherches de documents, les dossiers remplis, la multitude de photocopies de justificatifs, d’explications, le nombre de cartouches d’encre, de feuilles A4, la déforestation et mon stress !

Sans parler de la difficulté à joindre la caisse de retraite pour savoir ce qu’il manque au dossier au juste, leur messagerie en ligne ne fonctionne pas, et à chaque courrier de demande de régularisation de dossier, ce n’est jamais le même contact, ni le secteur, ni l’adresse.  pffff tu parles d’un suivi !

Calomnie

La calomnie,
Beaumarchais dans Le Barbier de Séville, Acte II, Scène 8, en faisait l’éloge par la bouche de Bazile  pour que Bartholo se débarrasse de son ennemi.

La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! … D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?

En réalité il n’est pas nécessaire d’être l’ennemi de quelqu’un pour souffrir de calomnie.
Il en suffit d’un qui commence à raconter n’importe quoi sur une malheureuse cible, à cancaner, lancer des rumeurs, juste pour détruire, faire du mal,  par pure jalousie,  envie ou méchanceté.
Il en suffit d’une autre qui, pour se donner de l’importance auprès de ceux qui le lisent ou l’écoutent, laisse entendre que, elle, elle sait « des choses pas bien » sur untel que les autres ne savent pas et qu’il est hyper important qu’ils soient aussi au courant de ces vilaines choses…

Avant, le  bistro du coin était l’endroit privilégié pour les commères lanceuses de rumeurs. Aujourd’hui elles ont en plus la vie associative, les réseaux sociaux et les messageries instantanées pour terrain de jeu.
Les calomnies y pullulent, débordent. Se sentant forts derrière leur écran (ou leur verre), les calomniateurs déversent leurs accusations à tout va, et tant pis si elles sont sans fondement, et tant pis pour les dégâts qu’ils causent dans la vie de leur malheureuse cible, tant pis s’ils détruisent des réputations.

Certains messages sont vraiment choquants tellement ils puent la manipulation et la délation.  Méfie toi d’untel,  blablabla, il a fait ci, il a fait ça, c’est un voleur. Méfie-toi  d’unetelle, elle dit ci, elle dit ça, mais elle fait ci, elle fait ça, c’est une menteuse…   J’ai reçu de tels messages diffusés à n personnes, et franchement je trouve dégueulasse que quelqu’un puisse faire ça à d’autres ! Oui moi ça me choque !

Bon sang mais que ces rois des commérages et des ragots, qui ne savent rien au final se taisent,  arrêtent d’interpréter et  d’inventer la vie des gens et surtout de propager leur venin !

Bordayyyl mais de quoi je me mêle ! Occupez-vous de vos propres vies  !

En ce qui me concerne  je fréquente qui je veux, quand je veux, où je veux. Je suis une grande fille !!! Et surtout je suis fermée à tous manipulateurs et à tous ceux qui répandent des calomnies !

Lamentable #présidentielle2017

Lamentable, je n’ai qu’un mot lamentable !

Et ces deux là s’écharpent (débattent ?!) pour être Président de la république. Et ben !

La fonction en avait déjà pris un coup avec Sarko mais là… C’est plus le fond qu’on a touché, on continue de tomber, de dégringoler, on s’enfonce à l’infini !

J’irai voter c’est sur, mais avec une grosse envie de gerber.
J’irai voter parce que je n’ai jamais autant pensé à mon grand-père souffrant dans les camps.
J’irai voter parce que je ne veux pas être complice de la libération de la parole et des actes des nazillons.
C’est personnel, je n’en voudrai pas à ceux qui s’abstiendront, car sérieux j’ai les boules d’aller voter !

Mais bon sang, ça me rend malade ces élections et je n’en peux plus de ces Fake news ! Et s’il y a enfin un vrai soulèvement spontané de tous les français qui en ont assez de tout ce bordel présidentiel, j’en serai !

Le bruit des tongs contre le bruit des bottes…. et du flouze !

Et maintenant je vais y foutre le feu !!!