#VotreJob pour me remettre dans le bain

Je n’ai pas perdu de temps, depuis 1 semaine je réactive tous mes réseaux Web de recherche d’emploi.
Et aujourd’hui, à l’affût après ma visite chez Pôlo, je tombe sur la journée de l’emploi sur Twitter.
Ça tombe bien, l’occasion de me remettre vraiment dans le bain et signaler que je suis à fond en recherche active.
Mon CV doyoubuzz était déjà prêt, juste quelques réajustements à faire et c’est parti :

Osez une senior #embauchezmoi je peux même déménager si nécessaire http://www.doyoubuzz.com/sophie-menart #VotreJob

L’idéal serait un poste de responsable éditorial Web. Mais bon je m’adapte, comme dab…

Le ragondin du jour

Prostrée chez moi depuis le choc de lundi soir, aujourd’hui, je sors enfin m’oxygéner.
8 km de marche avec 2 potes au milieu des roselières, marais, sansouïres le long de l’étang du Méjean pour profiter des cigognes, hérons, flamants roses, et aigrettes, sans oublier les rencontres surprises avec les ragodins… Ailleurs certains les massacrent, ici ils sont chez eux et protégés…
Bref, ne plus penser à rien, admirer et évacuer. Rien de tel qu’un bon bain de nature pour faire le vide dans ma tête !
Lattes
Ragondin
cigognes

Fin de l’histoire, salut Pôlo me revoilà

Changement de hiérarchie, restructuration des services, autres besoins en raison de mouvement de personnel, du coup on n’a plus besoin de mes compétences mais de celles d’un technicien, manuel, bricoleur, qui sache accessoirement rédiger. Et hop, avant que j’ai eu le temps de comprendre ce qu’il m’arrivait, me v’là donc au chômage !
Et oui, à 17h30 mon employeur a brutalement mis fin à ma période d’essai sous le prétexte que mon profil ne collait plus, sic ! Malgré mes compétences rédactionnelles, ma compréhension de l’anglais, blablabla… fin de l’histoire, je suis invitée à ne pas revenir demain, signez là et rendez votre badge, au revoir madame ! Même pas pu terminer le travail en cours, ou dire où j’en étais, ils ne m’ont laissé aucune chance, humanité zéro !

Ce qui s’appelle prendre une grand coup de poing dans le ventre par surprise, k.O. ! Quoique j’aurais du me douter que quelque chose se tramait, les gens ne me regardaient pas en face, et me parlaient à peine, bref ambiance plus que lourdingue difficilement supportable.

Pourtant ils sont venus me chercher, ils m’ont débauchée d’une autre boîte parce qu’ils voulaient quelqu’un avec mon profil justement !
Ah mais oui suis-je bête, ce n’était pas la même hiérarchie, ni la même organisation de services, ni les mêmes besoins. Le supérieur qui a accepté mon embauche renouvelle son arrêt maladie depuis des mois pour tirer jusqu’à la retraite, du coup je ne l’ai pas revu depuis mon entretien d’embauche l’année dernière ; la nana des RH qui m’a tartinée de compliments à la même époque non plus ; et la sous chef qui est venue me proposer le poste alors que j’étais en fonction ailleurs (sic !), du genre béni oui oui avec ses supérieurs, oscille selon le sens du vent, du coup on ne sait jamais ce qu’elle pense… Bref embauchée par 3 personnes, virée par 2 autres.

Anéantie, choquée, honteuse, diminuée et personne avec qui en parler sur le coup, suis rentrée tremblante et en larmes. Mon premier contact a été Pôlo en ligne, histoire de me réinscrire vite fait sur le chemin de la précarité. Et oui là, zéro indemnité en vue, faut pas perdre de temps…

Et maintenant ? Et bien je ne sais pas, plus rien ne me retient nul part, le début d’une nouvelle vie ailleurs why not ? Mais je frôle la soixantaine, et plus beaucoup d’espoir en grand chose…
Je ne sais pas, pas encore envie d’en parler, pour le moment je suis un peu perdue…

Et depuis je reste coite

En 2006 j’avais déjà dit mes craintes pour la démocratie, la liberté, la laïcité. Aujourd’hui, je n’ai plus de mots, plus rien, je n’arrive plus à exprimer ce que je ressens, horrifiée, consternée, abasourdie, choquée, terrifiée, tout se mélange dans ma tête depuis ce triste jour et j’en reste coite.
J’étais déjà attristée par la façon dont ont évolué les choses depuis ce changement de siècle, la régression des mentalités : la banalisation de la cruauté, les religions qui prennent de plus en plus de place dans notre quotidien, jusqu’aux extrémistes de tous poils qui veulent imposer leur idéologie, et surtout la perte progressive de notre liberté d’être, d’exister.
Mais là ce début d’année m’a achevée. Tout ça est tellement surréaliste. Je ne m’en remets pas.
Ma jeunesse a définitivement disparue, partie, envolée, morte depuis ce 7 janvier. Je suis vide de l’intérieur, éteinte, coite.
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… Et aujourd’hui attentats à Copenhague, c’est la guerre ! :(

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
Je dessine ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
Je dessine ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
Je dessine ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
Je dessine ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
Je dessine ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
Je dessine ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
Je dessine ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
Je dessine ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
Je dessine ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
Je dessine ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
Je dessine ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
Je dessine ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
Je dessine ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
Je dessine ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
Je dessine ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
Je dessine ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
Je dessine ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
Je dessine ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
Je dessine ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
Je dessine ton nom

Et par le pouvoir d’un trait
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te dessiner

LIBERTÉ

En mémoire aux victimes de l’attentat contre #CharlieHebdo

Adaptation du Poème de Paul Eluard,
Au rendez-vous allemand, 1945, Les Editions de Minuit

Tu sais on est toujours tout seul au monde

La solitude, ça fait des années que je l’assume.  Je vis seule et je gère ma vie seule depuis des décennies, c’est ainsi. De toute façon un ami  m’avait dit autrefois à l’époque où je le vivais mal, « tu sais on est toujours tout seul au monde… ».  J’en ai donc pris mon parti .

Mais bon sang en période de fêtes, en plus en vacances à ce moment là,  avec personne avec qui partager quoi que ce soit, j’avoue c’est déprimant et aujourd’hui je me sens particulièrement triste du vide qui a rempli ces deux  dernières semaines.

Contente que tout ça soit enfin terminé !  Demain commence une autre vie.

La grippe ? voilà une bonne recette de grog aux épices

J’ai la grippe ! et oui l’année ne commence pas au top pour moi, mais bon ne nous démoralisons pas, je me soigne, et avec un bon grog dont je vous donne la recette.

Alors je fais bouillir dans une casserole de l’eau avec :

  • deux étoiles de badiane – pour lutter contre les encombrements des voies respiratoires,
  • des clous de girofle – antiseptique, mais aussi efficace pour lutter contre certaines affections virales, la toux et les refroidissements,
  • du gingembre frais râpé – très bon aussi comme antitussif et pour empêcher la congestion des bronches.

J’ai toujours ces ingrédients de base chez moi, très utiles pour diverses recettes. J’aurais pu rajouter de la cannelle mais ça je n’avais pas.

Dans un bol je rajoute au liquide filtré (huum ça sent bon) du jus de citron dont on connait les propriétés d’antibactérien au large spectre, un peu de sirop d’érable et une bonne cuillerée de miel, dont on connait aussi les propriétés en cas de refroidissement.

La recette pourrait très bien s’arrêter là, mais pour ceux qui veulent monter en température et transpirer un bon coup pour éliminer les toxines, chacun peut rajouter l’alcool qu’il veut, soit du  rhum, du whisky ou encore comme moi du cognac, mais modérément. Il ne faut pas écraser les épices, et le but n’est pas de se pochetronner, mais de se soigner.

Et bien croyez moi ou pas, ce breuvage, en plus d’être délicieux, fait un bien fou quand on est tout maladou  ! A raison de deux grogs par jour ça requinque !

Et pour peaufiner le tout je me tartine le torse de baume du tigre blanc .

Reste à espérer qu’avec ça je serai d’attaque dans deux jours pour reprendre le boulot !

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes