Liberté

Sur mes cahiers d’écolier10906345_909616815745038_5809571074467298307_n
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
Je dessine ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
Je dessine ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
Je dessine ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
Je dessine ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
Je dessine ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
Je dessine ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
Je dessine ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
Je dessine ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
Je dessine ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
Je dessine ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
Je dessine ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
Je dessine ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
Je dessine ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
Je dessine ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
Je dessine ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
Je dessine ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
Je dessine ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
Je dessine ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
Je dessine ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
Je dessine ton nom

Et par le pouvoir d’un trait
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te dessiner

LIBERTÉ

En mémoire aux victimes de l’attentat contre #CharlieHebdo

Adaptation du Poème de Paul Eluard,
Au rendez-vous allemand, 1945, Les Editions de Minuit

Tu sais on est toujours tout seul au monde

La solitude, ça fait des années que je l’assume.  Je vis seule et je gère ma vie seule depuis des décennies, c’est ainsi. De toute façon un ami  m’avait dit autrefois à l’époque où je le vivais mal, « tu sais on est toujours tout seul au monde… ».  J’en ai donc pris mon parti .

Mais bon sang en période de fêtes, en plus en vacances à ce moment là,  avec personne avec qui partager quoi que ce soit, j’avoue c’est déprimant et aujourd’hui je me sens particulièrement triste du vide qui a rempli ces deux  dernières semaines.

Contente que tout ça soit enfin terminé !  Demain commence une autre vie.

La grippe ? voilà une bonne recette de grog aux épices

J’ai la grippe ! et oui l’année ne commence pas au top pour moi, mais bon ne nous démoralisons pas, je me soigne, et avec un bon grog dont je vous donne la recette.

Alors je fais bouillir dans une casserole de l’eau avec :

  • deux étoiles de badiane – pour lutter contre les encombrements des voies respiratoires,
  • des clous de girofle – antiseptique, mais aussi efficace pour lutter contre certaines affections virales, la toux et les refroidissements,
  • du gingembre frais râpé – très bon aussi comme antitussif et pour empêcher la congestion des bronches.

J’ai toujours ces ingrédients de base chez moi, très utiles pour diverses recettes. J’aurais pu rajouter de la cannelle mais ça je n’avais pas.

Dans un bol je rajoute au liquide filtré (huum ça sent bon) du jus de citron dont on connait les propriétés d’antibactérien au large spectre, un peu de sirop d’érable et une bonne cuillerée de miel, dont on connait aussi les propriétés en cas de refroidissement.

La recette pourrait très bien s’arrêter là, mais pour ceux qui veulent monter en température et transpirer un bon coup pour éliminer les toxines, chacun peut rajouter l’alcool qu’il veut, soit du  rhum, du whisky ou encore comme moi du cognac, mais modérément. Il ne faut pas écraser les épices, et le but n’est pas de se pochetronner, mais de se soigner.

Et bien croyez moi ou pas, ce breuvage, en plus d’être délicieux, fait un bien fou quand on est tout maladou  ! A raison de deux grogs par jour ça requinque !

Et pour peaufiner le tout je me tartine le torse de baume du tigre blanc .

Reste à espérer qu’avec ça je serai d’attaque dans deux jours pour reprendre le boulot !

Joe Cocker, celui que j’ai le plus écouté et que j’écoute encore

Ben mince Joe Cocker est décédé !

Là d’un coup c’est une partie de ma vie qui s’envole avec lui. Qu’est-ce que j’ai pu l’écouter quand j’étais jeune sur mon mange disque, ben oui dans les années 70 on avait des mange-disques ; et plus tard dans le métro sur mon walk man, et après dans ma voiture sur mon lecteur de CD, puis aujourd’hui sur ma clé usb ou mon smartphone.

Je l’ai même vu à la fête de la musique à Paris en 1991 !

Je me rends compte que ça fait au moins 45 ans que je l’écoute sans me lasser !

Mon album préféré,  Mad Dogs & Englishmen,  extraits:

RIP

En passant si jamais un jour je vais en maison de retraite ou un truc du genre, j’espère qu’on nous passera aux vieux de ma génération des chanteurs comme lui, et pas ceux des années 80 dont on nous rebat les oreilles aujourd’hui et qu’on n’écoutait même pas dans les années 80 !

Du lard aux cochons

J’ai beau me dire qu’au boulot il ne faut surtout rien attendre de personne, et surtout pas de la reconnaissance, mais là franchement, on atteint des sommets !

Partir comme ça dans l’indifférence générale après tout ça,  c’est un peu dur, et ce soir  une grande tristesse saupoudrée d’un zeste de déception m’envahit…

Maintenant, quoi qu’ils en disent, quoi qu’il arrive, je ne reviendrai pas c’est sur !

Bref je ne suis pas insensible, ça m’a fait de la peine…

Dernière matinée, un chapitre se ferme…

Voilà c’est fini, après  3 ans et 4 mois de bons et loyaux services j’ai quitté l’entreprise à 13h  !

j’ai fait tout ce que j’avais à faire jusqu’au bout, dossiers bouclés, passation réalisée,  tout est clean, organisé  tip top ! Yapluka !

Heureuse que cette autre entreprise soit venue me proposer un poste. Il y a des entreprises dans lesquelles on ne se voit pas finir sa vie professionnelle…

Je pars donc sur la pointe des pieds un peu plus tôt que prévu, sans regret, ni remord,  sans pot de départ, ni discours, juste un au revoir à tous par mail et quelques bises.
Un chapitre de vie professionnelle se ferme,  un autre va s’ouvrir avec la nouvelle année et de nouvelles aventures vont commencer.

finJob

La Sainte Barbe au Mazet du Vaccarès

Peu sont au courant, mais je fais partie des anciens des mines d’Alès, bah oui, encore un truc étonnant non ? Du coup je participe autant que je peux aux sorties organisées par le groupe Languedoc-Roussillon.

Donc cette année, pour fêter la Sainte Barbe, patronne des mineurs, nous sommes allés, les anciens du LR et quelques  Papès de la région PACA, d’Albi et de Douai (Ah tiens il n’y avait personne de Nantes) mélanger nos accents régionaux au Mazet du Vaccarès en pleine Camargue.

Le Mazet, aujourd’hui chez Hélène et Néné, était le relais de chasse de Paul Ricard. Il se situe au bord de  l’étang du Vaccarès, dans le domaine Méjanes, propriété du groupe Ricard. On y accède par un chemin de terre caillouteux.

Mazet du Vaccarès
Mazet du Vaccarès

Là, c’est ambiance Camargue garantie et on y mange que du bon et  du local. Au menu, soupe de poisson, moules, dorade et loup péchés à Beauduc, Huuum la dorade ! un régale ! Tout ça accompagné d’un petit blanc excellent. Il y avait aussi du rosé mais comme le rosé et moi… bref pas gouté. Par contre j’ai quand même gouté au vin rouge, histoire de, et bien excellent aussi avec ses arômes de réglisse.

Au menu !
Au menu !

Tandis que nous festoyions, les neveux de Manitas nous ont mis l’ambiance. Bref nous avons passé une excellente journée remplie de chants et de bonne humeur !

Les neveux de Manitas
Les neveux de Manitas

Et pour le retour, aventureuse que je suis,  je n’ai pas repris la direction de la  départementale comme à l’aller, mais j’ai continué la piste de Méjanes  pour voir jusqu’où il était possible d’aller.  Une demi heure plus tard, à la nuit tombée, après avoir sillonné  le long des étangs,  le chemin m’a amenée aux Saintes Maries …  Heureusement il n’a pas plu, sinon j’aurais eu l’air malin perdue là toute seule, de nuit, au milieu des étangs genre je me la joue Kamikaze.

Piste de Méjanes
Piste de Méjanes

 

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes