Cette mer qui m’attire

Viens viens me susurre la mer, viens jusqu’à mes profondeurs et je t’envelopperai de mes douces ondulations.

Laisse toi aller, oublie tout, laisse toi couler dans mes fin fond, là je te protégerai, je te bercerai…
Deviens ma sirène et oublie tes peines, oublies ce monde qui te fait du mal, oublies ce monde qui n’est pas le tien, et viens jusqu’à moi je te  transporterai dans un autre monde que tu ne soupçonne même pas. Viens !

Je suis une célibataire électron libre

Bon allez je vous le fais type annonce puisque j’ai tendance à faire peur aux mecs au point d’entendre des horreurs à mon égards.

Je suis une célibataire, seule, sans casserole d’ex, ni enfants à charge depuis bien longtemps, libre comme l’air quoi !
Et qui n’a surtout pas envie de revenir en arrière avec des contraintes familiales, genre mariage, gosses, pavillon à crédit (à l’âge que j’ai mais mouarfff quoi !), chien (suis franchement pas chien), chat et j’en passe.
J’ai passé l’âge donc et j’en ai rien à foutre de tout ça, d’ailleurs ça n’a jamais été mon truc, bien trop habituée à ma liberté de solitaire, et bien trop habituée à gérer mes affaires toute seule pour le pire et le moins pire, même quand j’avais besoin d’aide.
Bref j’ai tous les critères pour partager de bons moments en bonne compagnie.
Mais attention, bons moments ne veut pas dire ‘Marie couche toi là’. J’ai juste besoin de potes dans un premier temps avec qui partager des sorties, des WE, des voyages, échanger, faire des trucs à deux, tout ça ce serait sympa. Sans contrainte aussi, il va de soi. Pas la peine de me ramener des histoires d’ex, de mômes et j’en passe, vu que j’ai passé le cap depuis des décennies et qu’il est évident que j’aspire à autre chose.

Bah oui chaque chose en son temps ! Et surtout le top est de laisser venir les choses tranquillement, se découvrir l’un l’autre jusqu’aux éventuelles affinités, jusqu’au feeling pour aller plus loin. Je déteste les chasseurs trop pressés qui ne pense qu’au sexe surtout quand ils ont bu un peu trop.

Parce que oui, j’ai besoin d’être séduite et pas par de ces bourrins qui profite d’un soir et qui le lendemain te fond un baratin d’enfer sur leur besoin de solitude comme si tu étais une débile mentale, pour s’empresser de courir ailleurs vite fait bien fait, et te casser le moral au passage en te blessant à la moindre occasion limite harcèlement. Foutage de gueule quoi ! Comme si moi je ne savais pas ce que c’était que la solitude depuis toutes ces années, et comme si j’avais besoin qu’on me brise le moral en mille morceaux gratos, et comme si une fois le sieur bien à jeun, je ne m’étais pas rendu compte que je n’étais pas son type idéal ! genre la fine blondasse bien jeune et bien ferme aux petits seins mignons …

Bref, je ne suis pas une bavarde invétérée, dragueuse, collectionneuse de mecs. Et il est vrai que l’équivalent en mec me fait fuir, voir même me dégoûte.  Me suis toujours demandée d’ailleurs pourquoi ce genre de mecs n’allait pas voir des prostitués.
Ils sont tellement bavard et manipulateurs que tomber dans leur piège à juste pour effet  de me sentir sale et d’être profondément humiliée. Le coté bouche trou en attendant la suivante c’est pas bon pour le moral et j’ai déjà que trop donné par la passé.

Pour tout dire, je ne suis pas en manque de sexe, mais surtout en manque de chaleur humaine, d’écoute, de complicité. L’attirance peut venir naturellement si affinités, séduction, feeling, parce que je ne suis pas fermée, loin de là. C’est un tout, une allure générale. Et je peux être une personne charmante, généreuse et même attachante quand je me sens en confiance.

Tiens un jour j’avais écrit ça, toujours d’actualité d’ailleurs: Je ne couche pas, oui et alors ?

Donc je suis une célibataire, électron libre, disponible, sans casserole d’ex, sans enfant à charge et pas prête d’en refaire un jour, à bon entendeur ! Je suis LIBRE ! LIBRE !

Parfois je me dis, j’aurais du être un mec, ça aurait été plus facile pour plein de choses… (quoi que eux n’ont aucune capacité à résister à la solitude.. )

Mon premier RV chez le psy

Allez je vous raconte mon premier RV chez le psy, je ne le ferai peut-être pas pour les autres parce que personnel, mais celui-là si, parce que c’est une première pour moi et que je ne savais pas trop comment ça allait se passer.

Donc je m’installe dans la salle d’attente,  un mec sort d’un bureau et bing !  d’un coup ma langue tombe par terre et mes yeux sortent des orbites. Ouch ! alors là, si c’est lui mon futur psy, c’est mon jour de chance… Il prend une patiente.

Un autre mec sort d’un autre bureau, très vieux celui-là et pas avenant du tout. En moi-même je pense, nan nan pas lui ! et bien non pas lui.

Le premier mec en finit avec sa patiente et, et, et…  vient me chercher. Mouaaah c’est mon jour de chance !

Je ne savais pas trop ce qu’il fallait dire. Il m’a demandée si c’était moi ou ma toubib qui avait décidé des séances. Je lui ai répondu que c’était  ma toubib parce qu’elle me considérait en danger la dernière fois qu’elle m’a vue.

Du coup, ça a démarré comme ça, je lui ai expliqué pourquoi en lui parlant de la charge émotionnelle et toxique trop forte autour du décès de mon père.  L’événement familial de trop qui a accentué  mon état dépressif. Mon séjour chez ma fille pour me ressourcer et éliminer toutes les toxicités des derniers mois.

Puis en résumé,  flash back sur ma vie, l’éclatement familial lors de  mes 5 ans, d’un côté la vie de ma mère loin, de l’autre celle de mon père, les deux très occupés par eux-mêmes.  
Mes deux mariages, l’un qui se termine par un abandon de famille, et l’autre pour cause de violence conjugal, un passé révolu.
Le départ de mes enfants pour vivre leur vie et la perte de mon boulot quasi en même temps, le tout très mal vécu.
Mon arrivée à Montpellier grâce à un cabinet de recrutement.  
Puis enchaînement sur une vie professionnelle de plus en plus précaire pour cause de senioritude aiguë, et oui la retraite approche.  
Entre temps, le déménagement de ma mère à Montpellier après le décès de mon beau-père qui a pollué mon existence, elle pensait que je lui servirai de dame de compagnie, raté ! ma prise de poids à ce moment là,  sa mise sous tutelle récente, mon frère tuteur, moi subrogée, etc…

Bref j’ai déballé sur tout le monde…
Je lui ai précisé que pour certaines choses j’évacuais par l’écrit, une fois fait, affaire classée, oubliée, passée, mais que je ne pouvais pas le faire pour tout.

Je le revois début août. Il veut voir l’évolution de mon moral dans le temps. Il a surtout senti que la proximité de ma mère envers qui je n’ai aucun lien me pesait sérieusement ! C’est pas faux…

Je lui ai aussi signalé que j’avais fait une demande de retraite anticipée pour handicap qui a été  refusée, courrier reçu ce matin, donc je vais me retrouver au rsa en début d’année prochaine.
Alors comme ma situation financière va sérieusement décliner, il ne veut pas m’engager dans un processus long et coûteux que je ne pourrai pas assumer. Tout dépendra surtout de comment je me sentirai au second RV. En fonction, il m’orientera peut-être vers un centre de soutien psy gratuit à Montpellier.

A voir…

L’anectode au moment de mettre la date sur le chèque,  je lui dit avoir un problème avec l’année 2017, et de vouloir écrire 1997 à chaque fois. Et je continue en rigolant  » c’est peut-être parce que je veux rajeunir« .  Et il me répond en souriant « Ceci dit vous ne faites pas du tout votre âge ! »   Rhaâââa !

Je suis sortie de là toute joyeuse, et toute légère. Peut-être parce que je me suis sentie libre de déballer mon sac et que c’est sorti tout seul, devant un bôgosse de surcroît. Bref je suis partie de là en rigolant toute seule dans la rue.

Bon c’est pas le tout ça, mais comme dit Agnès, mon euphorie est cyclique, et là je reviens d’un séjour chez ma fille, donc je vais bien. J’ai des blessures à soigner, faut pas l’oublier, et comme je suis tout le temps toute seule, l’euphorie ne va sûrement pas durer. Le mois prochain il me verra certainement moins au top si je ne vois personne d’ici là !

Vêtue d’une robe des années 50 et de bottes en caoutchouc noires …

Donc je vais essayer de vous décortiquer le rêve que j’ai fait aux aurores  parce que ça vaut vraiment le coup tellement il est bizarre !

Séquence 1 :

Une table contre le mur d’une maison, mon bogopote Jean-Michel Ucciani devant, des meufs autour dont moi ou mon esprit, chè pas trop. Il donne  un cours de dessin ou nous montre ses oeuvres, chè pas trop…. (bon sang mais qu’est-ce que tu fous là Jean-Mimi !?)

Séquence 2 :

Je lévite jusqu’à l’intérieur de la maison. Là, vaste espace clos, à gauche immense piscine aux formes arrondies, à droite bar vide et au fond chaises longues en bois, coussins clairs. Je me dirige au fond vers 3 mecs, des quinquas grisonnants. Ceci dit il n’y a personne d’autre.

J’ai une trentaine d’année, le corps de l’époque, la coupe de cheveux style Elisabeth Taylor dans une chatte sur un toit brûlant, la démarche Marilyn.
Je suis vêtue d’une robe années 50 à motif floral, qui met les seins en valeur, manches très courtes sur les épaules, serrée à la taille, puis évasée jusqu’aux genoux, bref la robe pin-up vintage.
Aux pieds, le fin du fin, je porte des bottes en caoutchouc noires. Bref stylée la gonzesse !  (bah oui quoi, et on ne ricane pas devant son écran nanmého).

Machin est là, heu bon physiquement je ne le reconnais pas trop, mais d’après mon rêve c’est lui. Son coup de foudre est là aussi, mais je ne la vois pas, c’est juste sa présence que je ressens, ou je ne sais pas quoi qui est là au fond dans l’obscurité .

Un beau quinqua en maillot saute à l’eau et m’invite à le suivre. Je saute à l’eau toute habillée, c’est à dire avec ma robe des années 50, et mes bottes en caoutchouc noires, oui oui ! Bien sûr je ne ressens pas la flotte sur mes vêtements.

Le beau quinqua me fait flotter sur l’eau en me soutenant le dos de ses deux mains, bref je fais la planche, toujours habillée et pas mouillée bien sûr. Je ferme les yeux, me laissant aller.  Et mon esprit regarde mon corps…
« Et tu laisses tomber ce bijou« , dit le beau quinqua  à machin en parlant de moi avec ma tronche d’Elisabeth Taylor ou de Marilyn en brune, au choix .
« Mais moi je la garde ! » genre pas fou la guêpe devant la bombe que je suis (dans le rêve hein !).

Séquence 3

Machin, un poil agacé, me dit qu’il faut remettre des pièces dans le parking, me tend sa paume de main remplie de pièces jaunes.
Bon là j’ai du léviter hors de l’eau jusqu’à lui, parce que je me retrouve à ses côtés, mes vêtements toujours aussi secs bien sûr.
Alors que j’allais prendre les pièces, le troisième quinqua grisonnant, jusque là assis en biais sur une chaise longue, dit « non, non, laisse j’y vais moi« , et il y va, où, je ne sais pas…

Séquence 4

Le quinqua qui était dans l’eau est toujours dans l’eau, mais à l’autre bout de la piscine. Il me fait signe de le rejoindre.
Et moi de tourner le dos à machin, et de courir vers lui sur le bord de la piscine, toujours vêtue de ma robe de pin-up  des années 50 et mes bottes en caoutchouc.

Et……

Et ben là je ne sais pas,  je me suis réveillée !

Étrange non comme rêve !?

Et en cherchant bien sur le vouaibe j’ai carrément retrouvé  le style de la robe, en plus en noir et blanc comme dans mon rêve. dingue !

Reste plus qu’à imaginer le look complet avec des bottes en caoutchouc noires !

Ça le fait non ?

J’vous jure je fais de ces rêves moi quand je dors ! Je m’ennuie pas dans ma tête 😉

Un peu perdue, que faire, où aller ?

Je me sens un peu perdue là. Je me pose de nouveau la question de rester ou pas à Montpellier, l’effet Savoie a encore frappé. Comme quoi, elle est quand même récurrente cette question  !

J’en suis partie quelques jours, non pas pour prendre des vacances, mais pour m’évader de toutes ces ondes toxiques et négatives qui m’ont envahie et fait du mal ces derniers mois, surtout depuis le décès de mon père.
Bref je me suis évadée pour me refaire une santé morale dans un milieu sain, autour de personnes aimantes qui se parlent, qui échangent, qui vivent leur vie sans médire sur les autres.  
Il me fallait urgemment me baigner dans cet environnement là pour me ressourcer, me reconstruire, redécouvrir aussi la vie de famille, et m’éloigner quelques temps de ce vide qui m’entoure, de toutes ces rencontres éphémères, de ces instants T associatifs sans suite, de ces gens qui prennent, utilisent et  jettent,  me faisant me sentir au passage comme un bouche-trou.

Maintenant  je dois rentrer chez moi mais personne ne m’y attend vraiment, et ma vie là-bas n’est pas des plus joyeuses depuis 15 ans, le chômage, la pauvreté, toussa, toussa. Je crains que le retour me soit difficile!

Comme tout le monde j’ai besoin de me sentir appréciée, soutenue. J’ai aussi besoin d’échanger avec des humains, d’être écoutée aussi parfois…
Là-bas, je suis plutôt isolée ! J’ai quelques rares amis que je vois bien trop peu.
Bref j’ai une vraie vie de solitude avec que les murs avec qui parler.  Certes je suis une solitaire depuis toute petite, et le recueillement c’est bien, mais tout a ses limites, et quand c’est quasi permanent c’est déprimant.

Je n’attends rien, je réfléchis juste. je sais qu’un jour je vais trouver la solution même si je n’en suis encore qu’au stade de ne pas savoir que faire, ni où aller.
Et puis pour le moment je suis encore coincée par le chômage, la paparasserie de retraite anticipée qui n’en finit pas, et ma foi quelques séances de psy à venir.

Quand je pense qu’autrefois, plus jeune, quand ça n’allait pas quelque part, je prenais mes clics et mes clacs, mes enfants sous le bras quand ils étaient encore là, et partais m’installer ailleurs… Il faut dire que question boulot c’était plus facile à trouver aussi.

Donc aujourd’hui c’est un peu plus compliqué, et puis je vieillis… et peut-être qu’aussi, j’ai une grosse envie qu’un jour quelqu’un de bienveillant me sert très fort dans ses bras  pour me ré-insuffler toute cette énergie que j’ai perdue au fil de ces années de solitude, de précarité, de bouche-trous, et de batailles.

Se baigner dans un petit coin de paradis #LacDuBourget

Hier avec l’aînée de mes petites-filles, nous sommes parties en exploration pour nous trouver un coin sympa où nous baigner.

Donc hop direction Aix les Bains…

Une petite halte au petit port, mais bof, la plage à côté ne nous inspirant pas, nous sommes reparties direction Brison-Saint-Innocent en longeant le lac du Bourget.
Et là, après avoir garé la voiture et traversé la voie ferrée…

Nous avons découvert notre bonheur à la pointe de l’ardre ! Une vue splendide, sur la dent du chat notamment, de la verdure pour s’étaler, des arbres pour l’ombre, une guinguette, des coins plage  spacieux et étroits…

Et l’eau, mais l’eau, d’une transparence ! en plus à bonne température, qui ne saisit pas, et idéale pour faire des longueurs ! Je me suis régalée !

Le hasard a même voulu nous amener là où une pirogue carolingienne a été extraite de l’eau aujourd’hui . On pouvait apercevoir le bateau du club de plongée avec les plongeurs en plein préparatifs (à droite sous l’arbre). D’ailleurs j’ai nagé par là…

Et pour ceux qui aiment les balades à pieds, tout est prévu pour découvrir le lac au fil de l’eau.

Nous reviendrons c’est sûr, et cette fois avec tout ce qu’il faut pour y passer la journée, sans oublier masque, tuba, et les chaussures spéciales galets !

Et qui sait, nous ferons peut-être même du pédalo !

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'un électron libre