Bébés d’Aloe vera devenus grands

Il y a un peu plus de 2 ans une connaissance m’avait donné 2 rejets d’Aloe vera de son jardin. Je les avais plantés dans le même grand pot pensant qu’ils allaient tenir un moment là vu leur petite taille, et je ne m’en suis quasi plus occupée.

Mais cette année il a bien fallu que je les sépare. Bébés devenus grands, tellement serrés, étouffés par des rejets, ils n’arrivaient plus à grossir.

Déjà l’année dernière, mes aloès commençaient à être serrés.

Donc voilà, aujourd’hui chacun son pot nettoyé des rejets.

J’ai quand même gardé un rejet que j’ai replanté dans un reste de terre. On ne sait jamais, vu le peu d’attention que j’ai porté aux deux autres, il peut très bien pousser aussi…

Et pour les autres, et bien il ne me reste plus qu’à les donner à qui veut.

En tous les cas le gel des feuilles est bien utile pour apaiser les égratignures dues à leurs piquants. J’ai badigeonné mes mains  toutes griffées avec et je ne sens plus rien.

Les paons du domaine de Maguelone

Comme je l’ai brièvement expliqué dans mon billet précédent,  en ce moment avec l’association « les amoureux de la vie » nous squattons provisoirement tous les lundis la cuisine d’été des compagnons de Maguelone à côté de la cathédrale.

Et là nous retrouvons les locataires des lieux, de magnifiques paons qui se pavanent autour de nous toute la journée pour notre plus grand plaisir !

Il y a les classiques paons bleus…

Côté pile
Côté face
Je monte sur la table si je veux !
Scusez, je ne fais que passer, j’ai une course à faire

… mais aussi des paons plus rares, complètement blancs, résultat d’une mutation génétique, aux magnifiques plumes dentelées.

Admirez mes plumes les filles !
Une petite toilette tranquille sur le toit
Et hop un perchoir pour la sieste

Je ne me lasse pas de les admirer.

Et en mouvement c’est encore mieux :

 

 

 

La cathédrale de Maguelone, enfin je l’ai visitée !

Accessoirement je suis bénévole pour l’association « les amoureux de la vie » dont les membres cuisinent tous les lundis du bon miam-miam pour les SDF de Montpellier.
Comme nous avons un gros problème de local pour mener à bien notre mission, les compagnons de Maguelone nous ont gentiment mis à disposition  leur cuisine d’été  tant qu’ils ne l’utilisent pas (saison hivernale oblige).
Et il se trouve que cette cuisine est attenante à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone.

Bâtiment de la cuisine d’été des compagnons de Maguelone

Puisque je viens là presque tous les lundis pour donner un coup de main, il aurait été dommage que je n’en profite pas pour visiter l’intérieur de cette fameuse cathédrale.

Le portail de la cathédrale

Donc aujourd’hui, comme il n’y avait pas trop de légumes à éplucher, j’en ai profité pour passer le portail.

La nef très sobre vu d’en bas et vu d’en haut, illustration de l’art roman languedocien
Les chapelles de Sainte Marie et Saint Sépulcre, les fresques

Comme j’ai trouvé un site qui explique très bien l’historique avec photos, je ne vais pas refaire le monde. Pour plus d’infos, par là c’est pas mal : lieux sacrés

Par contre j’écrirai un prochain billet pour vous parler, plutôt pour vous montrer les magnifiques paons qui se pavanent dans les jardins qui encerclent la cathédrale.

La cathédrale, les paons, le domaine, le paysage, c’est vraiment un plaisir de bosser là !!

Là-bas au loin Palavas !

Tu as l’air en pleine forme !

Même la santé au ras des pâquerettes, en convalescence, en deuil, le moral à zéro, rongée par la tristesse et les soucis, c’est dingue comme je fais illusion, j’ai toujours l’air en pleine forme.

Ces derniers temps des copains, des proches me l’ont beaucoup dit. Une amie m’a même déclarée qu’apparemment les soucis m’allaient à merveille car j’avais une mine superbe. Elle ne s’attendait pas me voir avec une apparence d’être en bonne forme.
D’autres, connaissant aussi mon histoire, s’inquiétaient de l’état dans lequel ils allaient me revoir. Ils ont été très surpris de constater que je n’étais pas encore complètement décatie.

D’ailleurs la dernière phrase que mon père est arrivé à me susurrer à la clinique avant de ne plus pouvoir parler a été « tu as bonne mine« , alors que j’étais bien loin d’être au top. La veille j’avais subi une anesthésie générale, un mois plus tôt une opération dont je me remettais doucement, donc une autre anesthésie générale, et j’étais envahie d’inquiétude le concernant, sans parler du stress du chômage et des entretiens.
Connement je lui avais répondu « c’est parce que je ne fume pas, et que je bois peu ». Qu’est-ce qu’on peut être con parfois !

Bref je ne me l’explique pas, et je n’ai pas de recette. Malgré les aléas de la vie, alors que je n’ai pas la chanson, j’ai toujours l’air en pleine forme. C’est un fait !

Peut-être est-ce du aux rondeurs que j’ai prises ces dernières années. Mes joues bien remplies me donnent une apparence moins dure, plus saine.
Peut-être est-ce du au fait que je ne fume pas. Je n’ai pas le teint terne, pâle, grisâtre, et maladif des fumeurs.
Peut-être est-ce du au fait que j’intériorise tout par habitude de tout assumer seule.

Bref apparemment je ne suis pas marquée comme je le devrais, ni par les douleurs morales, ni par les douleurs physiques. Parce que j’en ai un paquet, c’est le moins qu’on puisse dire.
J’essaie au mieux de passer au dessus, de faire comme si de rien n’était, de ne pas en parler, surtout quand je suis en présence d’autres personnes. Il y a toujours pire. Et de toute façon quand ça ne va vraiment pas je me cache chez moi.

Je suis donc étonnée de faire encore illusion malgré tout. J’ai l’air en pleine forme. Et comme me répond si bien Agnès : « Dans un monde d’image, c’est l’essentiel! »

Ceci dit je prends ça pour un compliment. 🙂

Les services à la personne, c’est pas mon truc qu’on se le dise !!!

Alors bien sûr, si on veut trouver du travail, c’est très facile d’en trouver dans le secteur des services à la personne et plus précisément dans le secteur du grand âge.

Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’on ne trouve pas de job alors que ce secteur d’activité est non seulement très demandeur, mais en plus non regardant sur l’âge du salarié.

Mais tout le monde n’est pas apte à faire ce genre de métier ! Ben oui !!!

Il faut quand même un minimum de capacité physique pour assister les personnes âgées dans leurs gestes et leurs tâches de la vie quotidienne. Et ça tout le monde n’a pas forcément cette aptitude sans parler de la capacité intellectuelle.

Et bien moi nada ! Je n’ai ni la capacité  physique, ni la capacité intellectuelle. Respect à ceux qui remplissent ces critères, ce n’est définitivement pas mon cas. Au passage un grand respect à ma belle-mère…

Excusez moi mais merde,  après toutes mes opérations, il y a quand même des choses que je ne peux plus faire. C’est pas pour rien que je suis travailleur handicapé.  
Sans rentrer dans les détails, je ne peux  pas m’accroupir, ni porter des choses lourdes. Alors imaginez le désastre si je dois soulever quelqu’un sans force pour le sortir du lit, le toiletter, l’aider à marcher ou autre…  Je ne parle même pas du ménage, j’ai déjà du mal chez moi, alors chez les autres, même pas en rêve. En plus je ne suis pas causante.

Bref ce secteur d’activité n’est pas pour moi ! Ni la restauration et le commerce d’ailleurs… Et tant pis si on me prend pour une glandeuse de chômeuse parce que je ne cherche pas de ce côté là !

J’ai plein d’autres aptitudes, qualités, expériences, compétences pour d’autres secteurs d’activités, croyez moi !
Bon certes ils sont moins accessibles aux seniors, mais c’est pas pour autant que je suis une glandeuse d’assistée de chômeuse, non mais !

Non je ne culpabilise pas, ni je suis en colère. J’explique !

J’ai la phobie des tests psychologiques

Ca se dit ça, avoir la phobie des tests psychologiques ? non ?
Et bien moi quand on me demande de passer un test psychologique,  plus exactement psychotechnique, lors d’un entretien d’embauche, ça y est c’est foutu d’avance. Mon cerveau se bloque, je vois flou, le trac me bouffe, et je n’arrive plus à me concentrer sur ce que je dois répondre, surtout quand c’est chronométré, d’ailleurs c’est chronométré !

Autant les tests de personnalité conçus pour estimer le potentiel d’adaptation d’un candidat dans une entreprise par un jeu de questions/réponses, ça ne me pose aucun problème. Je complète ça tranquillou, authentique, sans calcul. Autant les tests psychotechniques, ça me bloque !

C’est dingue hein !

Le dernier que j’ai passé pour un entretien, ça a été une catastrophe, grand vide sous le chignon instantané.
Bon faut dire que je sortais d’une anesthésie générale, ça aide pas…
Bref j’ai juste rempli les tests verbaux, et le reste, les tests numériques et de logiques, j’ai carrément zappé.

De devoir passer ça, ça m’a gonflé, vous ne pouvez pas savoir à quel point ! Pas envie de jouer le jeu, pas envie de réfléchir, rien, nada, cerveau vide.

J’ai même pas demandé les résultats. Vu la quasi page blanche de mes réponses, il est évident que les RH ont du penser que j’avais un Qi d’huître.
Je ne les ai même pas relancés pour savoir s’il y aurait une suite ou pas à l’entretien tellement je suis consciente du désastre.
De toute façon la personne qui m’avait promis me rappeler ne l’a jamais fait. Suite à la lecture de mes non réponses, elle a du me prendre pour quelqu’un de complètement bête, inapte, et  incapable de raisonnement !

De toute façon, dès qu’ils sont chronométrés, j’ai toujours raté ces tests là. C’est une réalité.

Le chronomètre, ouais ! ça doit être ça mon problème ! C’est un bloqueur de cerveau chez moi. Et de savoir être jugée derrière encore pire !

Parce que des tests de logiques, de chiffres, de tout ce qu’on veut, j’en ai fait un paquet en jouant, du temps où on achetait les petits bouquins de jeux divers avec mots croisés. Vous vous rappelez avant l’heure des jeux facebook à la con. Et les doigts dans le nez je remplissais les grilles.
Bien sûr là il n’y avait pas de chronomètre et mon cerveau fonctionnait impec. Mais ce n’était que du jeu, je n’étais pas jugée sur mes réponses. Du coup j’avais toujours bon, bah oui !

Certes j’étais plus jeune, m’enfin je me demande si mon blocage sur ces tests psychotechniques imposés en entretien ne vient pas de réminiscences de la honte que j’ai ressenti en CM2. Une psy avait déclaré devant toute la classe que j’étais inapte pour passer en 6ème, justement suite à ce genre de tests chronométrés. Allez savoir…
Ou alors ça vient de ce test discriminatoire à l’embauche passé en 85, 50 dans une salle et 5 qui en ressortent pour un entretien, après lequel j’ai été éliminée sans espoir pour cet d’emploi. J’avoue être sortie honteuse également. Je me suis même sentie diminuée.

Bon de toute façon je déteste qu’on me fasse passer des tests psychotechniques en entretien, c’est dit !

Aïe, aïe, aïe, suis pas sortie du chômage avec tout ça, et je n’ai malheureusement que quelques dizaines d’années d’expérience en entreprises, et une excellente capacité d’adaptation. Mais ça, ça vaut plus grand chose aujourd’hui…

Rester chez moi ou partir ? mode cogitation

« Ah non reste chez toi, on ne veut pas de toi ici »

Cette petite phrase me tourne dans la tête depuis qu’on me l’a lancée en pleine figure alors que je disais peut-être revenir dans ma région natale. La plaisanterie si c’en est une a du mal à passer.

Décidément, facile aux lambdas bien installés de me balancer du « ne reviens pas », ou du « pars » !

Parce qu’on m’a balancé exactement l’inverse dans le sud, là où ma vie était déjà bien ancrée. C’était en 2010, je flirtais déjà avec le chômage :

 Tu devrais te faire une raison et partir ! 

Rester chez moi, partir… rester chez moi, partir… that is the question !

Pour le moment chez moi, c’est Montpellier. Mais les années passent et la situation ne change guère. Chômage, santé, solitude, ce trio infernal ponctue ma vie, et la retraite approche. Il faut que je trouve un job avant… que faire ?

Rester chez moi ou partir ? et partir où ? bref je n’avance pas.

Pour ma région natale, il va falloir que je me fasse une raison. Toutes mes tentatives de retour depuis les années 90 ont clapoté.
Ah des logements il y en a, pas de problème, je reçois des propositions, pas top mais j’en reçois.
Pour ce qui est du boulot, par contre, je n’ai pas de réponse.
Mais le « reste chez toi« , ou le « on ne veut pas de toi ici« , c’est pas la première fois que je l’entends, et ça, ça me refroidit.
Et puis maintenant chacun a sa vie, ses habitudes, ses amis. Pour tout le monde je suis partie depuis des années. Je ne fais pas partie du paysage, et il n’est pas bon revenir en arrière….
Donc, si c’est pour  recommencer à zéro perdue toute seule dans un endroit où je connais plein de gens, ça risque d’être encore plus dur que dans un endroit où je ne connais personne.

Finalement, tout bien réfléchi,  j’en reste à ce que je disais en 2010, voir même en 2006 sur la question de ma mobilité géographique, si on me propose le pont en or, boulot/logement/salaire n’importe où pour tenir jusqu’à la retraite, je pars. Toulouse, Bordeaux, Marseille, l’étranger, je pars.

En attendant je continue à chercher dans le coin boulot et logement. Oui logement aussi, parce qu’il me faudrait quand même un home sweet home sans escalier dans un quartier un peu moins isolé.

Dernière balade au dessus des vergers de Châteauneuf avant de rentrer #Savoie

Il y a un endroit que j’aime beaucoup du côté du bled, enfin de l’autre côté de l’Isère. Ce sont les hauteurs de Châteauneuf au dessus des vergers.
La vue sur l’Arclusaz, Saint-Pierre-d’Albigny, le château de Miolans et les montagnes environnantes y est superbe. Et l’endroit est vraiment idéal pour prendre un grand bol d’air de zénitude.

Ma petite fille m’y a donc emmené avec sa petite auto pour que je puisse me ressourcer un peu et prendre quelques clichés souvenirs avant de repartir pour le sud.

Voilà, cette dernière vision ensoleillée de la Combe de Savoie avant de retrouver mon home, sweet home et mon train train de solitaire était bien sympa !

Dernière demeure

Ces quinze derniers jours ont été très longs, mais voilà c’est fini, tu es enfin arrivé dans ta dernière demeure !

Au revoir papa, pas besoin de discours en public, nous nous étions dit ce que nous avions à nous dire en temps et en heure.

Tu as pu partir en paix et dégagé de toute culpabilité en ce qui concerne notre histoire personnelle à tous les deux…  <3

 

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'un électron libre