Donc je suis une personne aigrie ….

Alors voilà, parce que je formule clairement ce que je ne veux pas ou plus vivre parce que ça ne me correspond pas, et que ça me rend malheureuse, une personne soi-disant « bienveillante » m’écrit que je suis aigrie et qu’elle en est bien triste pour moi  !

Parce que je suis en désaccord ou en accord avec les opinions de certains, une autre personne amie de la « bienveillante » en conclut également en messages privés que je suis aigrie ! (ils sont cul et chemise sur les RS).

Depuis quelques temps, dès que je ne me laisse pas faire ;  que je n’accepte pas d’être soumise à des situations incompatibles avec mon bien-être et mon équilibre mental ; que j’exprime une opinion ; que je refuse de me laisser diminuer ;  où que je n’accepte pas une situation qui m’est tout simplement désagréable en général, voir même risquée pour ma santé… je suis aussitôt cataloguée comme étant aigrie.

C’est dingue, nous vivons dans une société tellement aseptisée sans considération pour autrui, que nous ne pouvons même plus exprimer clairement nos sentiments ou nos besoins sans être jugés et passer pour des gens aigris, que ce soit dans la vie professionnelle ou la vie privée.

« Aigri »,  cet adjectif, nom, participe passé,  serait-il donc devenu le dernier mot à la mode pour catégoriser les gens qui veulent préserver leur bien-être, rester eux mêmes, authentiques, et ne pas rentrer dans le moule d’autres personnes moralisatrices et donneuses de leçons,  qui se croient ouvertes d’esprit  et libre !?

On ne me l’avait encore jamais faite celle là !

Effectivement,  pourquoi prendre ses  propres responsabilités face à une situation quand il est plus facile de reporter la faute sur l’autre en le traitant d’aigri ? On se demande !!!

Donc sachez-le, aux dernières nouvelles, je suis une personne aigrie !

Il n’empêche que je reste néanmoins quelqu’un de très agréable, conciliant et bon vivant avec les gens qui sont sympas avec moi, qui ne cherchent pas à m’inférioriser, me juger, et encore moins à m’imposer des situations qui me mettent mal à l’aise.

Décidément les gens qui croient détenir la vérité sur les autres  sous prétexte qu’ils flirtent avec la spiritualité, et qui osent en plus les juger pour prétendument leur rendre service, me font vraiment « chier » !!! Leur chemin vers la la sagesse est manifestement encore bien bien long. Ils feraient mieux de s’occuper de leur propre problème d’égo !

Bon vent monsieur Rollin

« François Rollin, le « patron » de l’humour, arrête la scène faute de pouvoir en vivre » annoncent les médias spécialisées.

Et c’est là que remontent les bons souvenirs du festival de Romans en 2007, où je l’ai rencontré en chair et en os avec Vinvin d’ailleurs.

Ensemble ils ont ensuite  co présenté l’émission Le Grand Webzé, en direct sur France 5, que j’ai suivie assidûment.

Suis un peu triste.

Et ouais ce ne sont pas toujours les meilleurs qui restent sur la scène, loin de là …

Revenez-nous vite Professeur, et bon vent  !

Cette mer qui m’attire

Viens viens me susurre la mer, viens jusqu’à mes profondeurs et je t’envelopperai et te cajolerai de mes douces ondulations.

Laisse toi aller, laisse toi bercer, oublie tout, détend toi et laisse toi couler au fin fond de mes abysses où je te protégerai…
Deviens ma sirène et oublie tes peines, oublie tes peurs, oublie ce monde qui te fait du mal, oublie ce monde qui n’est pas le tien, et viens jusqu’à moi, je te transporterai dans un autre monde qui te rendra enfin heureuse et dont tu ne soupçonnes même pas  l’existence. Viens, je t’attends !

Rassurez-vous toute la paperasserie est prête si jamais la lubie me prend d’écouter l’appel de la mer…

Je rigoooole hein ! ce billet est du second degré, pas de panique !

Je suis une célibataire électron libre à conquérir

Bon allez je vous le fais type annonce puisque je  ne rencontre quasiment jamais de célibataires (mais où se cachent-ils donc ?), et que le dernier rencontré, tout gentil d’apparence, m’a prise un peu pour une récréation le temps de trouver quelqu’une plus à son goût, jusqu’à finir par me rappeler mon ex mari par ses propos moralisateurs à mon égard (ciel danger, fuyons !).

Donc, je suis une célibataire, vivant seule, sans casserole d’ex, ni enfants à charge depuis bien longtemps, plus d’animaux non plus, libre comme l’air quoi !
Et qui n’a surtout pas envie de revenir à des contraintes familiales, genre esclave d’un bonhomme, de gosses, de pavillon à crédit, et  de diverses bestioles à s’occuper en plus.
J’ai passé l’âge et j’aspire à autre chose. D’ailleurs ça n’a jamais été mon truc, bien trop habituée à ma liberté de solitaire depuis des décennies, et bien trop habituée à gérer mes affaires toute seule pour le pire et le moins pire, même quand j’avais besoin d’aide.
Pas la peine de me ramener des histoires d’ex non plus, ça saoule ! Et oh mec je suis là, oublie ton(tes) ex un peu !

Bref j’ai tous les critères pour partager de bons moments en bonne compagnie l’esprit libre !
Mais attention, pour ceux qui sont en recherche perpétuelle de partenaires sexuelles, bons moments ne veut pas dire ‘Marie couche toi là’ !

Comme j’en ai assez de errer toujours toute seule, j’ai plutôt besoin d’un complice avec qui partager des sorties, des WE, des voyages, échanger, découvrir, se découvrir, et plus si affinités, tendresse et affections.
Le top serait de laisser venir les choses tranquillement…

Pour tout dire, je déteste les chasseurs trop pressés qui ne pensent qu’au sexe illico presto, et bonsoir Clara !
Je déteste les mecs qui profitent d’une soirée sympathique pour ensuite faire un méga baratin sur leur désir de garder leur liberté de célibataire volage pour continuer à courir la gueuse, et en plus sans se protéger…
Je déteste les mecs qui ont la manie de recadrer et d’inférioriser d’un air supérieur toute contradictrice, jusqu’à la traiter d’aigrie, uniquement pour lui rendre service évidemment, en toute amitié et bienveillance, mais limite harcèlement moral  ! Le chevalier blanc, vous connaissez ? Celui qui enfonce l’autre pour se valoriser, et bien c’est tout à fait ça !
C’est du vécu, et je n’en veux plus !
De tomber dans le piège de ce genre de bavard manipulateur n’a juste pour effet pour moi que de me sentir sale. Surtout de leur servir de bouche-trou le temps que la belle sirène que je ne suis pas se présente. Mon petit cœur n’est pas insensible. Et quand admiration il y avait depuis des lustres, la déception est d’autant plus grande ! Ah merde, c’est donc ce genre de cavaleurs là, j’aurais pas cru  ! comme quoi !

Bien sûr,  je suis bien consciente de ne pas avoir le physique formaté qui plait aux coureurs de jupons en pleine crise de l’âge. D’ailleurs les hommes préfèrent les grosses, même pas vrai ! Mais c’est pas une raison pour faire mumuse avec moi. Je ne suis pas un morceau de viande ! A vrai dire leur comportement est le dernier des racismes exercé légalement, et oui ! ça rend méfiante !

Donc, je ne suis pas une bavarde invétérée, dragueuse, collectionneuse de mecs. L’aventure d’un soir n’est pas mon truc. Passer d’un mec à l’autre uniquement pour le sexe n’est pas mon truc.  Et il est vrai que l’équivalent en mec me fait fuir. De la tendresse bordel ! Me suis toujours demandée d’ailleurs pourquoi ces types n’allaient pas voir des prostitués. Certes ça coûte cher mais un dîner aussi ! Ne serions-nous pas toutes des putes à leurs yeux finalement.

Ceci dit, je suis surtout en manque  d’affection, d’écoute, de complicité. Et ma foi si le charme agit, si le feeling se développe, il n’est pas dit que…  Je ne suis pas fermée, loin de là.
Il suffit d’un mélange d’allure générale, de façon de s’exprimer, de savoir-vivre, de savoir-être, de curiosité intellectuelle, d’humilité, et très important, d’odeur de peau, pour que déclic il y ait.  Par contre si bavardage égocentrique sans fin et beauf attitude il y a, c’est foutu.
Bref, dès lors qu’alchimie se forme, que je suis conquise et en confiance, oh joie ! Je suis une personne charmante, douce, généreuse, conciliante et même attachante. Parfaitement ! adorable avec les gens adorables avec moi.
Mais  j’aime bien quand même me réserver mes petits moments de solitude pour me ressourcer.

Quoi qu’il en soit, je ne désespère pas du tout, je suis sûre qu’un jour je plairai sincèrement à quelqu’un, il n’est jamais trop tard. Tous les hommes ne sont pas  égocentriques et en pleine crise du démon de midi après tout. Et il y en a même qui apprécient et respectent les femmes de mon âge avec des rondeurs.

Je suis donc une célibataire à conquérir, électron libre,  disponible, sans casserole d’ex, sans enfant à charge et pas prête d’en refaire, et surtout à mille lieux des idées saugrenues de vie en commun et de tout ce qui va avec dès les premières rencontres.

Un peu sur la défensive  au début certes vu le peu d’habitude que j’ai à être abordée, un peu introvertie aussi, mais sociable, et pas si difficile que ça à apprivoiser.

Parfois je me dis que j’aurais du être un mec, ça aurait été plus facile pour plein de choses… (quoi qu’eux n’ont aucune capacité à résister à la solitude.. )

Mon premier RV chez le psy

Allez je vous raconte mon premier RV chez le psy, je ne le ferai peut-être pas pour les autres parce que personnel, mais celui-là si, parce que c’est une première pour moi et que je ne savais pas trop comment ça allait se passer.

Donc je m’installe dans la salle d’attente,  un mec sort d’un bureau et bing !  d’un coup ma langue tombe par terre et mes yeux sortent des orbites. Ouch ! alors là, si c’est lui mon futur psy, c’est mon jour de chance… Il prend une patiente.

Un autre mec sort d’un autre bureau, très vieux celui-là et pas avenant du tout. En moi-même je pense, nan nan pas lui ! et bien non pas lui.

Le premier mec en finit avec sa patiente et, et, et…  vient me chercher. Mouaaah c’est mon jour de chance !

Je ne savais pas trop ce qu’il fallait dire. Il m’a demandée si c’était moi ou ma toubib qui avait décidé des séances. Je lui ai répondu que c’était  ma toubib parce qu’elle me considérait en danger la dernière fois qu’elle m’a vue.

Du coup, ça a démarré comme ça, je lui ai expliqué pourquoi en lui parlant de la charge émotionnelle et toxique trop forte autour du décès de mon père.  L’événement familial de trop qui a accentué  mon état dépressif. Mon séjour chez ma fille pour me ressourcer et éliminer toutes les toxicités des derniers mois.

Puis en résumé,  flash back sur ma vie, l’éclatement familial lors de  mes 5 ans, d’un côté la vie de ma mère loin, de l’autre celle de mon père, les deux très occupés par eux-mêmes.
Mes deux mariages, l’un qui se termine par un abandon de famille, et l’autre pour cause de violence conjugal, un passé révolu.
Le départ de mes enfants pour vivre leur vie et la perte de mon boulot quasi en même temps, le tout très mal vécu.
Mon arrivée à Montpellier grâce à un cabinet de recrutement.
Puis enchaînement sur une vie professionnelle de plus en plus précaire pour cause de senioritude aiguë, et oui la retraite approche.
Entre temps, le déménagement de ma mère à Montpellier après le décès de mon beau-père qui a pollué mon existence, elle pensait que je lui servirai de dame de compagnie, raté ! ma prise de poids à ce moment là,  sa mise sous tutelle récente, mon frère tuteur, moi subrogée, etc…

Bref j’ai déballé sur tout le monde…
Je lui ai précisé que pour certaines choses j’évacuais par l’écrit, une fois fait, affaire classée, oubliée, passée, mais que je ne pouvais pas le faire pour tout.

Je le revois début août. Il veut voir l’évolution de mon moral dans le temps. Il a surtout senti que la proximité de ma mère envers qui je n’ai aucun lien me pesait sérieusement ! C’est pas faux…

Je lui ai aussi signalé que j’avais fait une demande de retraite anticipée pour handicap qui a été  refusée, courrier reçu ce matin, donc je vais me retrouver au rsa en début d’année prochaine.
Alors comme ma situation financière va sérieusement décliner, il ne veut pas m’engager dans un processus long et coûteux que je ne pourrai pas assumer. Tout dépendra surtout de comment je me sentirai au second RV. En fonction, il m’orientera peut-être vers un centre de soutien psy gratuit à Montpellier.

A voir…

L’anectode au moment de mettre la date sur le chèque,  je lui dit avoir un problème avec l’année 2017, et de vouloir écrire 1997 à chaque fois. Et je continue en rigolant  » c’est peut-être parce que je veux rajeunir« .  Et il me répond en souriant « Ceci dit vous ne faites pas du tout votre âge ! »   Rhaâââa !

Je suis sortie de là toute joyeuse, et toute légère. Peut-être parce que je me suis sentie libre de déballer mon sac et que c’est sorti tout seul, devant un bôgosse de surcroît. Bref je suis partie de là en rigolant toute seule dans la rue.

Bon c’est pas le tout ça, mais comme dit Agnès, mon euphorie est cyclique, et là je reviens d’un séjour chez ma fille, donc je vais bien. J’ai des blessures à soigner, faut pas l’oublier, et comme je suis tout le temps toute seule, l’euphorie ne va sûrement pas durer. Le mois prochain il me verra certainement moins au top si je ne vois personne d’ici là !

Vêtue d’une robe des années 50 et de bottes en caoutchouc noires …

Donc je vais essayer de vous décortiquer le rêve que j’ai fait aux aurores  parce que ça vaut vraiment le coup tellement il est bizarre !

Séquence 1 :

Une table contre le mur d’une maison, mon bogopote Jean-Michel Ucciani devant, des meufs autour dont moi ou mon esprit, chè pas trop. Il donne  un cours de dessin ou nous montre ses oeuvres, chè pas trop…. (bon sang mais qu’est-ce que tu fous là Jean-Mimi !?)

Séquence 2 :

Je lévite jusqu’à l’intérieur de la maison. Là, vaste espace clos, à gauche immense piscine aux formes arrondies, à droite bar vide et au fond chaises longues en bois, coussins clairs. Je me dirige au fond vers 3 mecs, des quinquas grisonnants. Ceci dit il n’y a personne d’autre.

J’ai une trentaine d’année, le corps de l’époque, la coupe de cheveux style Elisabeth Taylor dans une chatte sur un toit brûlant, la démarche Marilyn.
Je suis vêtue d’une robe années 50 à motif floral, qui met les seins en valeur, manches très courtes sur les épaules, serrée à la taille, puis évasée jusqu’aux genoux, bref la robe pin-up vintage.
Aux pieds, le fin du fin, je porte des bottes en caoutchouc noires. Bref stylée la gonzesse !  (bah oui quoi, et on ne ricane pas devant son écran nanmého).

Machin est là, heu bon physiquement je ne le reconnais pas trop, mais d’après mon rêve c’est lui. Son coup de foudre est là aussi, mais je ne la vois pas, c’est juste sa présence que je ressens, ou je ne sais pas quoi qui est là au fond dans l’obscurité .

Un beau quinqua en maillot saute à l’eau et m’invite à le suivre. Je saute à l’eau toute habillée, c’est à dire avec ma robe des années 50, et mes bottes en caoutchouc noires, oui oui ! Bien sûr je ne ressens pas la flotte sur mes vêtements.

Le beau quinqua me fait flotter sur l’eau en me soutenant le dos de ses deux mains, bref je fais la planche, toujours habillée et pas mouillée bien sûr. Je ferme les yeux, me laissant aller.  Et mon esprit regarde mon corps…
« Et tu laisses tomber ce bijou« , dit le beau quinqua  à machin en parlant de moi avec ma tronche d’Elisabeth Taylor ou de Marilyn en brune, au choix .
« Mais moi je la garde ! » genre pas fou la guêpe devant la bombe que je suis (dans le rêve hein !).

Séquence 3

Machin, un poil agacé, me dit qu’il faut remettre des pièces dans le parking, me tend sa paume de main remplie de pièces jaunes.
Bon là j’ai du léviter hors de l’eau jusqu’à lui, parce que je me retrouve à ses côtés, mes vêtements toujours aussi secs bien sûr.
Alors que j’allais prendre les pièces, le troisième quinqua grisonnant, jusque là assis en biais sur une chaise longue, dit « non, non, laisse j’y vais moi« , et il y va, où, je ne sais pas…

Séquence 4

Le quinqua qui était dans l’eau est toujours dans l’eau, mais à l’autre bout de la piscine. Il me fait signe de le rejoindre.
Et moi de tourner le dos à machin, et de courir vers lui sur le bord de la piscine, toujours vêtue de ma robe de pin-up  des années 50 et mes bottes en caoutchouc.

Et……

Et ben là je ne sais pas,  je me suis réveillée !

Étrange non comme rêve !?

Et en cherchant bien sur le vouaibe j’ai carrément retrouvé  le style de la robe, en plus en noir et blanc comme dans mon rêve. dingue !

Reste plus qu’à imaginer le look complet avec des bottes en caoutchouc noires !

Ça le fait non ?

J’vous jure je fais de ces rêves moi quand je dors ! Je m’ennuie pas dans ma tête 😉

Un peu perdue, que faire, où aller ?

Je me sens un peu perdue là. Je me pose de nouveau la question de rester ou pas à Montpellier, l’effet Savoie a encore frappé. Comme quoi, elle est quand même récurrente cette question  !

Je suis partie de Montpellier quelques jours, non pas pour prendre des vacances, mais pour m’évader de toutes ces ondes toxiques et négatives qui m’ont envahie et affaiblie ces derniers mois, surtout depuis le décès de mon père. La charge a été trop importante d’un coup.
Bref je me suis évadée pour me refaire une santé morale dans un milieu sain, autour de personnes aimantes qui se parlent, qui échangent, qui vivent leur vie sans médire sur les autres.
Il me fallait urgemment me baigner dans cet environnement là pour me ressourcer, me reconstruire, redécouvrir aussi la vie de famille, et m’éloigner quelques temps de ce vide qui m’entoure, de toutes ces rencontres éphémères, de ces instants T associatifs sans suite, de ces gens qui prennent, utilisent et  jettent.

Maintenant  je dois rentrer chez moi mais personne ne m’y attend vraiment, et ma vie là-bas n’est pas des plus joyeuses depuis 15 ans, pour cause de chômage, pauvreté, quartier sans vie, toussa, toussa. Je crains que le retour me soit difficile!

Comme tout le monde j’ai besoin de me sentir entourée, et de pouvoir échanger avec des gens…
Chez moi, je suis plutôt isolée. Le quartier où je vie n’incite vraiment pas  à une vie sociale, et je vois bien trop peu les quelques rares amis que j’ai dans le sud. Bref j’ai une vraie vie de solitude, et comme c’est quasi permanent, ça finit par être déprimant, même si au fond de moi je suis une solitaire.

Je n’attends rien, je réfléchis juste. je sais qu’un jour je vais trouver la solution même si je n’en suis encore qu’au stade de ne pas savoir que faire.  Comme ma vie est quand même bien ancrée dans le Sud depuis des années, l’idéal serait de changer tout simplement de quartier ou de ville  pour me rapprocher des endroits moins dortoirs.
Malheureusement tant que je suis encore coincée par le chômage, et l’approche de la retraite,  je ne peux pas déménager, prisonnière du système administratif. Bien sûr j’ai fait diverses demandes, mais rien pas de réponse…

Quand je pense qu’autrefois, plus jeune, quand ça n’allait pas quelque part, je prenais mes clics et mes clacs, mes enfants sous le bras quand ils étaient encore là, et partais m’installer ailleurs… Il faut dire que question boulot c’était plus facile à trouver aussi.

Donc aujourd’hui c’est un peu plus compliqué, et puis je vieillis… et peut-être qu’aussi, j’ai une grosse envie qu’un jour quelqu’un de bienveillant me sert très fort dans ses bras  pour me ré-insuffler toute cette énergie que j’ai perdue au fil de ces années de solitude, de précarité, de bouche-trous, et de batailles.