Rester chez moi ou partir ? mode cogitation

« Ah non reste chez toi, on ne veut pas de toi ici »

Cette petite phrase me tourne dans la tête depuis qu’on me l’a lancée en pleine figure alors que je disais peut-être revenir dans ma région natale. La plaisanterie si c’en est une a du mal à passer.

Décidément, facile aux lambdas bien installés de me balancer du « ne reviens pas », ou du « pars » !

Parce qu’on m’a balancé exactement l’inverse dans le sud, là où ma vie était déjà bien ancrée. C’était en 2010, je flirtais déjà avec le chômage :

 Tu devrais te faire une raison et partir ! 

Rester chez moi, partir… rester chez moi, partir… that is the question !

Pour le moment chez moi, c’est Montpellier. Mais les années passent et la situation ne change guère. Chômage, santé, solitude, ce trio infernal ponctue ma vie, et la retraite approche. Il faut que je trouve un job avant… que faire ?

Rester chez moi ou partir ? et partir où ? bref je n’avance pas.

Pour ma région natale, il va falloir que je me fasse une raison. Toutes mes tentatives de retour depuis les années 90 ont clapoté.
Ah des logements il y en a, pas de problème, je reçois des propositions, pas top mais j’en reçois.
Pour ce qui est du boulot, par contre, je n’ai pas de réponse.
Mais le « reste chez toi« , ou le « on ne veut pas de toi ici« , c’est pas la première fois que je l’entends, et ça, ça me refroidit.
Et puis maintenant chacun a sa vie, ses habitudes, ses amis. Pour tout le monde je suis partie depuis des années. Je ne fais pas partie du paysage, et il n’est pas bon revenir en arrière….
Donc, si c’est pour  recommencer à zéro perdue toute seule dans un endroit où je connais plein de gens, ça risque d’être encore plus dur que dans un endroit où je ne connais personne.

Finalement, tout bien réfléchi,  j’en reste à ce que je disais en 2010, voir même en 2006 sur la question de ma mobilité géographique, si on me propose le pont en or, boulot/logement/salaire n’importe où pour tenir jusqu’à la retraite, je pars. Toulouse, Bordeaux, Marseille, l’étranger, je pars.

En attendant je continue à chercher dans le coin boulot et logement. Oui logement aussi, parce qu’il me faudrait quand même un home sweet home sans escalier dans un quartier un peu moins isolé.

3 réflexions au sujet de « Rester chez moi ou partir ? mode cogitation »

  1. Mouaich, tu trouveras toujours des gens pour faire de «chez eux» un «sans toi»… les pauvres… comme un fil à la patte… alors que «chez nous», c’est partout où l’on se sent bien, c’est chaque fois que l’on pose notre valoche!

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