Ne renoncer à rien !

Comme invite François Maurel dans son excellente chronique du 20 novembre, ne renoncez à rien !!!

Des tablées multiculturelles, du bon vin, de la cochonnaille, de la joie de vivre, de la convivialité,  des discussions sérieuses, moins sérieuses, des plaisanteries, de la musique, et des Free Hugs  pour ne renoncer à rien !!

C’était hier au soir, 1 semaine après les attentats, pour les 1 an du ‪#‎MyApéroMtp, parce qu’on ne renonce pas !

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Et même si cela semble bien dérisoire pour certains face à ces crevures, continuons à vivre sans renoncer !

En tous les cas je ne renonce à rien, et profite des bons moments à 100% quand ils se présentent.

 

Encore une belle journée de novembre

Fallait au moins ça pour me remettre de mes émotions de déplatrage d’hier, un beau paysage maritime ensoleillé !

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Alors, comme je ne peux toujours pas conduire, mon amie Annie a eu la gentillesse de me ramener chez son amie de Carnon pour que je puisse profiter de cette dernière belle journée de chaleur à la plage, puisqu’il parait que la température va descendre dès demain.

Comptez sur moi, j’ai fait le plein de cette douce chaleur et bien profité de cette belle amitié offerte.

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Solitude post op !

Voilà presque 3 semaines que je me débats seule chez moi avec ma main gauche. Demain on m’enlève le plâtre qui m’emprisonne le bras droit (suite à transposition du nerf ulnaire). Je vais enfin retrouver un peu de liberté de mouvement.

En attendant, la vie est dure dans le Sud. Pas beaucoup de visite par ici, j’ai même trop de doigts à ma main gauche encore valide pour compter.

Il n’y a pas à dire, je ne suis pas populaire comme fille, ni du côté des miens, là je suis carrément inexistante ; ni du côté des autres pour qui je ne suis pas assez intéressante pour leur notoriété de « sauveur ». Une seule personne a eu l’amitié de m’appeler tous les jours pour prendre des nouvelles, parce qu’elle aussi sait oh combien il est difficile d’assumer ses maux dans la solitude , et encore plus quand l’actualité est terrifiante.

Pour le reste démerde toi pour gérer ton quotidien ma fille, même si tu n’as pas toujours de quoi manger. Ainsi va la vie.

Terrifiée

Ce matin j’ai la gueule de bois, le coeur serré, les larmes aux yeux et je suis terrifiée.

12249784_10207870821148875_3771430496549089694_nTerrifiée parce que quoi qu’on en dise, nous sommes en guerre, en guerre contre des criminels formatés depuis bien des années maintenant par des imams radicaux . Il y a bien longtemps maintenant que le monstre est né. Ces cerveaux endoctrinés ne visent désormais que la fin des temps sans état d’âme pour purifier le monde de ses mécréants.  Ces barbares veulent nous monter les uns contre les autres, nous lancer dans une guerre civile pour nous détruire, nous les mécréants. Ils se foutent de l’humanité, ils se foutent de la civilisation. Leur but, plus que l’Etat Islamique, c’est l’apocalypse pour qu’après le chaos il ne reste que les leurs. Pour ça ils sont prêt à tout, même à devenir des  « martyrs », d’autant qu’ils ont le culte de la mort.

Ces terroristes prêts à mourir ne pensent pas comme nous, alors, face à ça, la naïveté des messages genre « aimons nous les uns les autres  » sur les réseaux sociaux sonnent d’une façon si ridicule, si décalée. Réagissons merde ! ouvrons les yeux  ! Nous ne vivons pas dans le même monde qu’eux et encore moins dans  un monde de bisounours.  Nous sommes cernés par des gens endoctrinés, armés et très dangereux. Ils en ont rien à foutre du respect, de la tolérance, de la fraternité, de l’échange, de nos valeurs… Tels des robots, ils sont programmés pour tuer n’importe où, n’importe qui, n’importe quand pour atteindre leur but, le Califat ! C’est tout !

Ce n ‘est même pas une question de gouvernement, ni une histoire franco-française, ni une histoire d’appartenance, le monde entier est visé, nous sommes tous visés. Et je ne sais même pas si on peut se défendre contre cette gangrène sournoise de Daech, tant leur mental est différent, tant une guerre contre ce terrorisme n’a pas d’issue. Il va falloir qu’on apprenne à se protéger, mais comment ?

En attendant résistons, et continuons à vivre, mais bon sang, surtout, surtout ne nous laissons pas manipuler par les rumeurs de ces charognards politico-extrémistes qui commencent déjà à noyer les réseaux sociaux.

Que tout ça me terrifie, m’atterre…

Le cheval et la vache

La vache, une belle tarine marron, est là dans le chemin, étendue sur le flan  contre les barbelés, la gueule écorchée de toute part, ses beaux  grands yeux ouverts, le souffle court. Elle n’a pas l’air d’aller bien du tout. Le vétérinaire et le paysan vêtu de son bleu s’affairent autour d’elle l’air très inquiet.

Je suis sur le toit de la grange, et de l’autre côté je vois le cheval dans l’enclos fermement maintenu par la bride par des personnes au visage flou.

D’un coup le cheval  se renverse sur le dos les pattes en l’air, hennissant de toutes ses forces , secouant la tête, le bout du nez tremblant, la langue pendant un coup à droite un coup à gauche, les pattes s’agitant dans tous les sens. L’animal parait hystérique.

« Mais bon sang qu’est ce qu’il se passe ici ?  » m’exclame-je.

En contrebas, la locataire qui se trouve dans l’entrebâillement de la porte de la grange  éclate de rire et me dit en ricanant  : « C’est le cheval , finalement c’est pas une jument, il s’est fait la vache et il l’a achevée à coups de sabots« .

« Et ça te fait rire ? tu vois pas que le paysan est en train de tout perdre là, sa vache et son cheval !! »

Et là une profonde tristesse m’envahit.

« Ah bon, et bien si on peut plus rire ici je m’en vais. » Répond la locataire.

Elle fait sa valise et part….

Et….

Ben rien, c’est là que je me suis réveillée. Bah oui, encore un drôle de rêve.

C’est grave docteur ?

11 novembre à la plage

Youpiiiie, après 10 jours d’enfermement chez moi post clinique (suite à transposition du nerf ulnaire), une amie a eu l’heureuse idée de me faire prendre l’air, et surtout de m’emmener à la plage !

Ah, moi , la plage hors saison, c’est mon trip ! Je ne sais pas si je pourrais vivre finalement loin de la mer.
Et là quel bonheur, pour une première sortie avec mon bras dans le platre, direction Palavas. En plus il fait un temps magnifique en ce moment.

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J’ai bien sûr remonté mon pantalon pour patauger dans l’eau claire qui devait ma foi fleurer les 18-19°. Ah là là, si je n’avais pas eu de plâtre, plouf dans l’eau, c’est sûr !

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Et pour finir cette merveilleuse journée nous sommes allées  à Carnon saluer une amie de mon amie, qui habite, elle, carrément en front de mer. Quel pied !

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Ces derniers temps, à force de ne voir personne j’étais à fleur de peau, mais là ça va beaucoup, beaucoup mieux ! L’effet mer, c’est radical !

Clinique Clémentville #Montpellier en grève, RV de déplatrage et de chir décalés

Et voilà, j’avais déjà le moral dans les chaussettes, un coup de fil de la clinique et je pleure…

Mon RV du vendredi 13 novembre avec mon chir est annulé  parce que les personnels des cliniques sont en grève. Du coup je vais devoir mijoter un peu plus longtemps avec mes points dans mon plâtre (suite à transposition du nerf ulnaire).

« Vous n’avez qu’à enlever vos points vous-même » qu’elle me dit la dame. 
« Mais bien sûr, comment je fais avec le plâtre ? hein ? et même si je n’avais pas de plâtre c’est le coude pas la main. Je ne le vois pas l’arrière de mon coude ! » lui répondis-je un soupçon agacée.
« Ah oui c’est vrai, faut qu’on vous l’enlève , et ensuite radios pour vérifier que tout va bien. je ne peux rien vous proposer d’autre avant mercredi semaine suivante en fin de journée, et n’oubliez pas de prendre RV pour les radios 1/2h avant de voir le chirurgien … »

Et là un grand cafard m’envahit !

Encore moi c’est pas grave, mais j’ose même pas imaginer ce que ce genre de grève implique dans les cas d’urgence.

Ah mais merde, j’ai personne pour m’accompagner ce jour là !!!! Allllo taxi !? Il y a des jours je me sens seule, mais seule…

 

 

Rassurez-vous, je me débrouille

Un peu plus d’une semaine maintenant que je me suis faite opérer du coude (transposition du nerf ulnaire), pas mis le nez dehors depuis ma sortie de clinique, une amie m’appelle tous les jours pour savoir si je tiens le choc toute seule, et des médocs m’aident à m’endormir et oublier que la déprime s’installe.

Et oui c’est long toute seule chez soi quand on a son bras maître dans le plâtre. Mais je me débrouille.

Pour la toilette je me glisse dans un bain le bras en l’air, je plonge la tête dans l’eau, me savonne et me rince de la main gauche comme je peux. Le plus dur est de sortir de la baignoire sans me casser la figure, surtout que je n’ai aucun appui du côté prothèse de genou, et future prothèse de hanche, mais bon je prends mon temps, je respire un grand coup et hop ! je me débrouille quoi. Une fois, une copine est venue me laver les cheveux, mais la position est trop douloureuse, et oui suis cassée de partout, alors c’est mieux dans le bain toute seule.

Pour les courses, les médocs tout ça, j’avais tout prévu avant sachant que je n’aurais personne sous la main, bref le plein est fait pour 3 semaines, même si je n’avais pas un rond. Du coup je n’ai besoin de rien. Au pire je me fais livrer. Je me débrouille.

Pour le ménage, pareil, j’avais tout nettoyé et rangé à fond avant pour rentrer dans un appart nickel. Et puis avec mon assurance j’ai quand même droit à 2h d’aide ménagère par semaine pour aspirateur, serpillière, poussière.

Pour le chômage et bien je suis radiée pendant 45 jours le temps de l’arrêt de travail. Faudra donc que je me réinscrive. En attendant mes revenus vont encore baisser. C’était déjà la dèche avant, maintenant c’est la cata. Mais bon y a pire. Moi j’ai encore un toit. Et puis je me débrouillerai pour trouver à manger comme dab.

Le plus dur, c’est le bras gauche, je ne suis pas gauchère du tout et il est vraiment gauche ce con ! Mais je l’éduque et je deviens une chef pour tout lui faire faire tout seul, surtout à manger, enfin je grignotte plus que je ne mange, parce que l’épluchage des fruits et légumes je ne peux pas, couper non plus… par contre la vaisselle et même le repassage,  oui, oui j’y arrive, trop forte ! Bref je me débrouille.

J’aurais tant aimé un appel de certains de mes proches, juste pour prendre des nouvelles ; mais non rien, anniversaire zappé et santé encore plus zappée. Ils ont leur vie, leurs propres tracas, maladies et autres, et je ne fait pas partie de leurs intimes. Je représente même moins que leurs amis pour eux, je ne suis qu’une étrangère, c’est ainsi. Mais quand ils ont besoin je suis là quand même, même si l’inverse n’est pas vrai. Et oui je les aime malgré tout. On ne se refait pas. Souvent ils me manquent, et j’ai terriblement besoin d’eux, mais pas eux… La loi du nombre, je ne fais pas le poids toute seule.
Me restent mes enfants, mais ils sont trop loin malheureusement.
Alors je me débrouille.

Il y a des jours je me sens seule, si seule, mais je me débrouille !

Le coude c’est fait

Dans la série collection de diverses pathologies, ça y est j’ai été opérée du coude. J’ai subi une transposition du nerf ulnaire cubital.
C’est normalement une maladie professionnelle, trop de clavier, trop de frottement du coude droit, la souris, tout ça, mais mal gérée par ma précédente toubib l’année dernière, elle n’a pas percuté. Le temps a passé, depuis j’ai perdu mon job, et comme je suis au chômage, je ne rentre plus dans les critères qui vont bien pour être suivie dans ce cadre.

Quoi qu’il en soit il a fallu opérer. Voilà qui est fait, et même plâtrée je plie déjà mieux mes doigts. Il y a espoir donc, même si je sais que je ne retrouverais pas complètement la force de ma main.

Coude-Story

En attendant c’est sacrément handicapant, je suis droitière et très gauche de la main gauche. J’ai une gouttière qui me fixe le coude en position pliée pendant 15 jours. Le plus dure c’est la toilette, le lavage des cheveux, d’autant que j’ai interdiction de mouiller le bras, et que de toute façon je ne peux pas le bouger. Mais bon je me débrouille comme je peux.

Question douleurs, je n’ai pas à me plaindre, c’est du pipi de mouche par rapport à ce que j’ai souffert pour mon genou (prothèse story).

Next step, une fois ça guéri, je m’occupe de mon talon pour une tendinopathie achillienne évolutive, puis de ma hanche pour une prothèse. Bref, je vais prendre un abonnement.

Ah oui petite contrariété du moment, je ne suis pas contente de ma mutuelle (AXA) qui ne prend pas tout en charge et me rembourse très mal, du coup j’ai des frais et franchement vu ma situation précaire, je n’ai pas besoin de ça. Bref je ne conseille pas cette complémentaire.