A propos de cette fichue préposition « sur » utilisée à toutes les sauces

Ce matin sur Face de bouc,  comme j’en avais marre de lire les statuts de mes contacts bourrés de cette fichue préposition « sur » utilisée  dans toutes les phrases et surtout à mauvais escient,  je me suis fendue d’un petit status de rappel vite fait sur le gaz, histoire de râler un peu. hinhin !

vous savez il existe d’autres prépositions en français que la préposition « sur » que vous utilisez à toutes les sauces.
Souvenez-vous, ces fameuses prépositions « à », « au », »dans », « en », « vers » et pas que, que nous avions apprises à l’école.
‪#‎jedisçajedisrien‬ ‪#‎apprendreàcauserlaFrance‬ ‪#‎grammaire‬ ‪#‎Bescherelle‬ ‪#‎àMontpellieretpassurMontpellier‬ ‪#‎okjesuisdéjàsortie‬ ‪#‎maisjenenpensepasmoins‬

Et le commentaire  de l’ami Resse m’a ravie.  Du coup je ne peux m’empêcher de lui piquer « pour alimenter le dossier »  (tu ne m’en veux pas dis ?) :

Nous perdons notre temps mais sache que je m’échine également ‘sur ce dossier »… Le mieux que j’aie entendu étant (et je jure que c’est vrai):

ouais c’est pascal, la, je t’appelle sur (depuis) mon portable, je suis sur (à) Orly, j’attends Marcel qui arrive sur (dans) l’avion de Toulouse, ensuite on part sur (vers) Paris, on y sera sur le coup des (autour de) huit heures.

Et ma main sur (dans) ta gueule, tu la veux???

Hinhin, ce qu’il a entendu est énorme .  Il le raconte régulièrement à ses stagiaires qui adorent, confit-il.

Mais que dire de cette régression quant à l’utilisation de notre langue ?  La langue est l’arbre qui cache la culture.  Notre culture en a quand même pris un sacré coup, non ?

Madame est folle, madame jardine en plein cagnard

Non mais là je suis atteinte grave !

Commencer à midi pile à arracher les plantes mortes, dépoter, rempoter les plus résistantes, bref jardiner sans chapeau sous les rayons du soleil qui tapent de toute leurs forces sur mon balcon, j’ai vraiment un grain c’est sur !

Températures du jour :

Température extérieure sur mon balcon : 52°C Oui oui vous ne rêvez pas !
Température extérieure sur mon balcon ensoleillé : 52°C
Non non vous ne rêvez pas !
Température intérieure : 30°C
Température intérieure : 30°C

Allo docteur c’est grave ? vite vite une bonne douche bien froide !

Ça y est mon talon a enfin touché le fond, je remonte !

C’est le moins qu’on puisse dire ces 6 premiers mois de l’année ont été catastrophiques:
Ma vie professionnelle qui se casse la gueule, et ça je l’ai sacrément mal vécu ;
Mes charges qui augmentent puisqu’il a bien fallu que j’assure ma santé défaillante avec une bonne mutuelle ;
Mes finances qui, du coup, dégringolent mois après mois au point de ne plus pouvoir assurer la partie alimentaire ;
Les maladies graves des uns, les décès des autres, les douleurs morales et physiques à n’en plus finir ;
Le manque énorme de toute cette gente masculine familiale qui, du plus jeune au plus ancien, a fait un choix de vie ou suivi des obligations de vie dans lesquelles je n’existe pas du tout pour les uns, ou si peu pour les autres ;
Mes petits que j’aime qui s’ignorent alors qu’ils ne savent même plus pourquoi ils se sont fâchés me laissant seule avec ma peine et cette énorme tristesse au fond de moi qui me ronge ;
Le refus de certains membres de cette famille d’accepter ma capacité à les entourer de ma bienveillance quand il s’agit de combler leurs manques, et de les aider à surmonter leur chagrin, et leur refus à comprendre que moi aussi j’ai besoin d’eux ;
Le tout assaisonné mois après mois par des news médiatiques plus que noires qui me font penser que je n’ai rien à faire dans ce monde là !

Ça, plus ça, plus ça… et j’en oublie, pour une petite bonne femme comme moi, qui essaie désespérément d’assumer et supporter seule sur ses frêles épaules tout ce qui lui tombe sur le coin de la figure depuis des décennies sans rien dire à personne, sauf à la rigueur sur son blog, parce qu’il y a toujours pire ailleurs, bref tous ces évènements ont complètement perturbé ma santé mentale.

Je me suis retrouvée comme engluée dans un filet, sorte de toile d’araignée qui se serre de plus en plus. Manquant d’air, mon corps a commencé à basculer, à se manifester. Oh il y a bien plus de 6 mois déjà. Mais en ce début d’été, c’est ma tête qui a lâché, j’ai déconnecté complet. Je ne savais plus que pleurer, et culpabiliser de n’être qu’une incapable, une bonne à rien. Je n’arrivais plus à me raisonner.

Malgré la générosité de 2 personnes attentives à mes délires facebookiens qui ont rempli mon frigo, et la bienveillance de mon meilleur ami « Darling » qui ne m’oublie jamais même parti dans l’ouest, je n’ai pas repris pieds pour autant.

Vidée, attristée, affaiblie, plus capable de réfléchir posément, j’ai perdu toute envie de me ressaisir, et me suis laissée glisser doucement mais surement dans cette espèce de trou sans fond jusqu’à ce qu’une toute petite goutte d’eau me fasse encore verser des larmes, larmes de trop. Et là, lasse de peine, de déception et de chagrin, je n’ai plus eu que l’envie de dormir pour ne plus me réveiller. Et oui !
En plus, c’était facile, malade, je suis plus ou moins suivie, plutôt mal que bien, et j’ai à disposition de quoi me fabriquer un joyeux cocktail. Oh cela ne m’a pas fait grand mal, mais j’ai quand même perdu la notion du temps, du jour, de la nuit, pendant une semaine, ou deux, ou plus, je ne sais plus. De toute façon, je ne savais plus trop où j’en étais, ni à quoi je pouvais bien servir, et je n’avais plus aucune motivation, alors j’avalais et me laissais sombrer dans des états comateux… et non ce n’était pas à cause de la chaleur comme je le prétendais… Plutôt l’effet d’une vraie dépression !

Et puis, et puis, et puis, puisque de toute façon tout le monde s’en foutait que je dorme ou pas, que je m’en sorte ou pas, que j’existe ou pas, que j’aille bien ou pas, que je bosse ou pas, que je mange ou pas, j’ai décidé de foutre le camp, pas en vacances non, mais partir pour de vrai, ailleurs, dans un autre pays, pour découvrir d’autres coutumes, d’autres gens, pour vivre autrement, pour oublier, moi, les autres, cette vie.
J’ai vidé mon sac sur Facebook en pleurant (encore), et là quelques contacts qui me connaissent de longue date ont enfin compris que « wonder woman », comme ils disent, avait bel et bien touché le fond.

Et hop voilà qu’aussitôt une amie m’invite à venir prendre l’air chez elle le soir même. Invitation acceptée bien sûr, tellement j’étais contente de les revoir son mari et elle, depuis le temps… Ils avaient organisé une soirée barbeuk. J’ai donc fait de nouvelles connaissances, discuté de tout, de rien, écouté, oublié. Ce fut vraiment une soirée douce et très agréable comme je les aime. Un premier petit sauvetage mine de rien.
Le lendemain rebelote, autre sortie, cette fois entre filles, on a terminé à la plage et nous nous sommes baignées à la nuit tombée. J’adore me baigner la nuit dans la mer. Alors que d’aucuns auraient peur de tout ce noir, moi je me sens rassurée ! (y a-t-il un psy dans a salle ???). J’en ai profité pour donner de grands coups de talon dans le sable pour remonter à la surface, comme un besoin de renaissance (non finalement plus besoin de psy…).
Et le surlendemain, troisième sortie salvatrice grâce à laquelle j’ai retrouvé d’anciennes connaissances pas vues depuis hou là là… avec qui j’aimais et j’aime toujours autant discuter « boulot » et chahuter. Ça a été également l’occasion de me faire de nouvelles relations dans ce secteur d’activité que j’aime tant, de la communication On-Line, du Web, de la photo, dont je me suis retrouvée éloignée ces 4 dernières années pour avoir du travailler à contre cœur dans un autre secteur bien éloigné, parce que pas le choix ma foi pour cause de chômage.

Donc après ces 3 jours me voilà still alive, pas encore tout à fait rassemblée dans ma tête fourmillante de tout ce que j’ai vu, entendu, appris, rencontré, mais en tous les cas vidée en partie de ces ondes négatives qui me tirent vers le fond.

Aujourd’hui, comme a si justement suggéré une nouvelle rencontre, je suis une femme en cheminement. En cheminement de reconstruction personnelle et professionnelle, c’est sûr, car j’ai encore une fois tout à reconstruire, ici ou ailleurs, et puis j’ai d’abord mon corps à soigner, il est si mal en point.

Alors voilà, petit à petit, chaque jour suffit sa peine, je remonte, je l’ai décidé…. Mais attention très fragile !

Il est si difficile de communiquer surtout avec sa famille

« Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même… »

Bernard Werber

Franchement oui, c’est pas de la tarte de communiquer avec les membres de sa famille….

Je renonce

On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif

On ne peut définitivement pas aider quelqu’un de têtu à ne pas s’autodétruire s’il a décidé quoi qu’il arrive de n’en faire qu’à sa tête en dépit de sa santé et de sa réputation.

A mon niveau je ne peux plus rien faire, ni aider, ni accompagner, ni soutenir, rien !  Je renonce, d’autant que de trop m’investir je finis par me détruire moi-même !

Suis en déroute totale, un vrai désastre !

Oups cette fois c’est la marde ! j’ai raclé le cochon, les fonds de tiroirs, le porte monnaie, et voilà ce qu’il reste:

sousous

Même le compte est lessivé, plus assez pour payer le loyer, les impôts (ben oui j’en paie encore),  et ces putains de factures SFR.  Ouf le reste est passé c’est déjà ça, surtout la mutuelle santé…

Je parle même pas des frais de santé qu’il a fallu que j’avance et qui vont m’être remboursés grâce à cette fichue mutuelle que j’ai du reprendre  pour assurer mes arrières, surtout dans mon état. Saloperie qui me coute les deux bras.  Mais bon les frais ne font qu’entrer sortir, ou l’inverse…  C’est déjà ça.

Mais bon dieu c’est la marde, me voilà de nouveau dans la catégorie des pauvres !Plus de charges que de revenus comme la plupart des français.

J’en suis à me demander si je ne vais pas revendre ma voiture pour combler une partie du crédit…. Mais ici sans bagnole…. déjà en étant seule.  Pfffff…

Bref c’est la grosse marde ! comme disent les canadiens !

Tiens ça me fait penser à une connaissance à la retraite, chanceusement nantie elle, qui me demandait sur un ton  outrecuidant :

Mais comment peut-on se mettre dans des situations pareilles ?

Mais le chômage, chère madame, le chômage  ! ça peut tomber sur n’importe qui ! En plus la dessus il suffit de tomber malade et c’est la fin des haricots !

Bon allez j’avoue tout, il me reste encore 3 tickets restaurant à 8€, une vraie richesse ! c’est la teuf !

Quand je pense que certaines connaissances savoyardes que j’ai revu en de triste circonstances se sont imaginées, comme je m’étais expatriée dans le Sud depuis plusieurs années, que  je vivais à Nice pétée de tunes, villa tout confort et j’en passe. Ah mais mouaaaarf quoi !

Nan nan les gars, remettez les pieds sur terre, et rangez votre jalousie mal placée. J’ai pas gagné au loto. Je vis à Montpellier, du côté des pauvres,  entre le petit bard et la paillade dans un hlm, et croyez moi les années de  chômage, de resto du cœur et le frigidaire vide je connais.

2015-06-29 14.36.45

Çà calme hein !!!!

Je parle même  pas de ceux qui savent, qui ont honte de moi, et qui m’évitent soigneusement des fois que ça soit contagieux, et puis ça fait désordre un pauvre dans ce monde du paraitre.  Si si j’en connais !

Bande de nazes !

Râlerie du soir, bonsoir !

Les conseilleurs, les fokon yaka, qui surtout ne connaissent rien de ma vie, et ne sont bien sûr pas les payeurs, m’achèvent le moral quand je ne l’ai pas, plutôt que de me le remonter !
Ah là là il y en a qui ne peuvent pas s’en empêcher de te dire tu devrais faire ci, faire ça et ça ira mieux, sans savoir si tu ne fais pas déjà ce qu’ils disent depuis des années !
Apprenez que, quand quelqu’un n’est pas bien, vaut mieux fermer sa gueule que de balancer des conseils à la con surtout quand on ne connait strictement rien de la vie de la personne et encore moins le pourquoi de sa chute de moral ! ça ne fait qu’envenimer les choses, et surtout l’état dépressif. Oui oui parfaitement ça énerve et vos conseils mal venus sont toxiques plutôt qu’autre chose.
En plus,  ces braves conseilleurs, ça ne leur viendrait même pas à l’idée de me téléphoner pour me donner un coup de main quand j’ai besoin d’aide , perdue  toute seule que je suis chez moi,  comme faire mes courses quand je ne peux pas me déplacer ou je ne sais quoi encore. Non,  ils préfèrent se donner bonne conscience derrière leur clavier en me balançant des fokon yaka sur leur réseau favori, et surtout en me laissant patauger dans ma merde.

Non mais c’est vrai quoi, des gens meurent de cancer autour de moi.  Une de plus cet après midi, 1 mois après mon beau-frère, une amie proche de mes enfants, qui n’ont même pas voulu que leur maman vienne les réconforter….  et évidemment je suis bouleversée, achevée, d’autant que chaque fois qu’ils leur arrivent quelque chose de terrible, l’un ou l’autre, ils ne veulent pas de mon réconfort, de mon soutien. Reste où t’es ! Bref…

Je ne suis pas non plus particulièrement en bonne santé et je ne peux pas tout faire toute seule.  Je suis obligée de payer des gens pour m’aider alors que j’ai même pas assez de rond pour payer mes charges et encore moins à manger.  Je ne peux même pas partir m’oxygéner en vacances pour évacuer toutes les merdes de ce début d’année.  Alors franchement  les fokon yaka, ça me saoule à la fin !

Si vous n’êtes pas capable d’aider les gens concrètement,  laissez moi donc  tranquille toute seule avec ma déprime et mes douleurs.

Vos Fokon Yaka, vos tu devrais  faire ci, tu devrais faire  ça ! c’est de la merde ! Apprenez donc à écouter plutôt,  voir même à lire avant de la ramener.

Sur ce je reprends pour la énième fois une bonne dose de médocs pour me calmer et bonsoir la foule, A un de ces 4 !

Bref un billet pour rien mais bon dieu que ça fait du bien !