Histoire de bac, d’exams, de QI d’huître, de trac…

En cette période de Bac et de Brevet, me voilà à réfléchir sur les sujets que j’ai eu à l’époque. Et bien niet ! je suis bien incapable de m’en rappeler. Tout ce dont je me souviens c’est l’angoisse qui me tenaillait le ventre lorsque j’ai passé les matières du Bac, et surtout la nausée jusqu’au vomissement lors de ma matière la plus forte. J’ai d’ailleurs du la repasser à l’oral pour cause de malaise sur ma copie, bleurp ! enfin surtout pour cause de mauvaise note.  A part ça pfff ben pas grand chose d’autre.

Par contre, je me souviens que j’étais dispensée de l’épreuve d’EPS pour cause de genou, et oui je traine ça depuis toute jeune. Et je me souviens aussi très bien que mon père pensait que je ne l’aurais jamais ce fichu bac, trop nulle que j’étais.

Du coup, lors des résultats, j’ai mis un sacré moment à admettre que je l’avais pour de vrai, et mon père aussi d’ailleurs. Vu mon niveau plus que moyen, c’était tellement extraordinaire, exceptionnel, incroyable que je réussisse cette étape qu’une petite fête a été organisée à la maison avec des potes pour arroser ça. La seule qui ait été organisée en mon honneur d’ailleurs. Faut dire  qu' »ils » allaient enfin pouvoir se débarrasser de moi en m’expédiant vers de lointaines études, alors oui, ça se fête ce genre d’évènement  !

Par la suite j’ai passé d’autres exams, jusqu’au bac +4 même, et  ça m’a toujours rendue malade, bleurp !  Bien trop peur que mon manque d’intelligence soit mis en exergue noir sur blanc ou à l’oral.  Pourtant il fallait y aller. Même une course de ski, ça me rendait malade. Évidemment, je déteste toute sorte de compétition. Et je ne vous parle même pas de parler face à un public, l’horreur ! et le permis de conduire, même ça ! Mes jambes tremblaient tellement quand j’ai passé l’exam, qu’il a fallu s’arrêter le temps que ça se calme, la honte !

Je crois bien que cette trouille me poursuit depuis ce jour de CM2 où suite à des tests psychologiques, la psy m’avait déclarée qu’au vu des résultats j’étais bien trop bête pour passer en 6ème. D’après elle, je ne pourrais avoir que des difficultés. En clair j’avais le QI d’une huitre ! Je ne vous raconte pas l’humiliation. En plus cette conne a étalé sa science sur mon manque d’intelligence devant tout le monde. Sic !

Et pourtant je suis passée en 6ème. Mes résultats tout au long de l’année étant bons, il n’y avait donc pas de raison de me faire redoubler.

Ensuite, malgré cette médiocrité intellectuelle dont j’ai fait preuve ce jour là, pour cause de mal être dans ma vie d’enfant surement,  je n’ai jamais redoublé. J’ai eu mon brevet et mon bac ! J’ai même eu des résultats tout à fait honorables lors des autres exams que j’ai passé tout au long de ma vie. Pour une bécasse qui stresse au point de tomber malade chaque fois qu’elle doit être jugée sur quelque chose, c’est pas trop mal non !

Quand je pense à tous ces cons d’adultes qui ont contribué à faire de moi une introvertie, solitaire, souffrant de complexe d’infériorité, franchement je ne les remercie pas !

Quoi qu’après tout ça m’est égal, tant qu’on ne me demande pas d’être le leader de quoi que ce soit et de parler en public tout va bien, ça ne m’empêche pas d’avancer  transquillou dans mon coin. Et surtout qu’on ne me demande plus de passer un quelconque exam, je vieillis et mon QI… ben avec le temps il ne s’est pas arrangé, hinhin !

3 réflexions au sujet de « Histoire de bac, d’exams, de QI d’huître, de trac… »

  1. Bah tu sais moi, à 7 ans, parce que je refusait d’écrire, il m’on trouvé un QI de 136 et pourtant quelques années plus tard ils ont voulus me virer en cinquième du circuit scolaire traditionnel (bon ok, je ne foutais toujours rien !). Et finalement on s’en sort bien quand même 😉
    Il n’est jamais facile de ne pas rentrer dans les cases, mais ce n’est pas bien grave au final 😉
    L’essentiel est que toi tu sache que tu est quelqu’un de bien 🙂

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