Mélange d’incultures

Une sortie d’école et des mamans qui viennent chercher leurs enfants, deux dames se croisent. La première porte le hijab, et la seconde, noire, porte une jupe au-dessus du genou et des escarpins, le genre de tenue que je portais quand j’avais 30-35 ans, bref rien de particulier ni d’indécent, sauf un superbe rouge à lèvres carmin avec le vernis assorti qui ressortaient sur sa peau foncée.

D’un coup la première interpelle la seconde « Toi avec ton accoutrement tu fais honte aux femmes musulmanes ! »
!!!!!???? Et la deuxième interloquée de répondre « Mais c’est quoi ton problème, je suis catholique moi d’abord ! Et puis je fais ce que je veux de ma vie dis donc ! »

Tranche de vie courante à Montpellier, là où les incultures se mélangent et où certains sont persuadés que les noirs sont forcément musulmans…

Venus

Entendu aujourd’hui sur Nostalgie, Venus des Shocking Blue.

Retour aux années 69/70, l’internat, tout ça, tout ça… Le groupe, des néerlandais, cartonnait à l’époque avec ce morceau. J’avais d’ailleurs le 45 Tours. Souvenirs souvenirs, et voilà l’occasion de me dandiner un peu plus sur ma chaise.

Et oui, pour l’anecdote, les écouteurs quasi toute la journée sur les oreilles, j’écoute Nostalgie au boulot. Les autres radios me stressent quand je bosse avec leur musique boum boum boum ou leurs blablablas, celle-ci m’apaise. Les musiques d’hier étaient plus cools pour les oreilles, et plus dansantes aussi, farpètement !
Je me dandine donc, bas la mesure et bouge la tête en rythme tout en bossant, si si. C’est mieux que de criser sur les bruits de clavier dans l’openspace. 😉
J’ai l’air un peu dingue comme ça, mais bon comme tout le monde pense que je ne suis pas toute nette comme gonzesse, ça complète le tableau hin hin !

Donneuse de leçon

Tiens, samedi  j’ai encore une fois eu droit à la donneuse de leçon de service. Sans qu’on ne lui demande rien, elle est venue interrompre une conversation que j’avais avec un pote sur la solitude assumée pour m’expliquer comment je devais oh combien changer d’attitude pour trouver un mec. Comme si j’en cherchais un… Du coup elle a fait fuir mon pote. sic !

– Alors voilà tu comprends tu dois faire des concessions, tu ne dois pas dire que tu n’aimes pas ci, que tu n’aimes pas ça.  Tu vois, tu as dit à machin que tu n’aimais pas le jus d’orange et bien faut pas.

!!! heinnn mais de koikèce ???

Et bien la nana, sur un ton de maitresse d’école qui s’adresse à un bambin dur de la comprenette, m’a reprochée d’avoir dit à un mec qui me proposait un verre de punch alors que j’avais un verre de rouge à la main, que ben non merci quoi. Bah oui je préférais rester au rouge, et en plus le jus d’orange avec le rouge ça ne me réussit pas vraiment, lui ai-je dit. Le mec sans humour et certainement vexé que je ne goute pas à son breuvage made by himself  a certainement du me traiter de conne auprès de la donneuse de leçon dans la foulée. Mais bon je m’en tape, à ce niveau là, ça vole bas, très bas. 

– Et puis tu comprends, tu as trop de critères (hein ? mais qu’est-ce qu’elle connait de mes critères en admettant que j’en ai ?). Tu fuis les fumeurs (Ah c’est donc ça ! J’avoue je la fuis, elle empeste par tous les pores le tabac froid). Si tu veux rencontrer un mec tu dois accepter les fumeurs, parce que tu vois moi qui fume (naan sans blague?), j’ai rencontré un mec qui fume pas et du coup je fume moins (really ? et ben qu’est-ce que ça devait être avant !). Alors toi aussi tu peux rencontrer un mec qui fume et qui du coup va fumer moins… blablabla… (On s’en fout!).

Bon ouais machine, je pourrais éventuellement flirter avec un fumeur,  mais et d’une, si ça ne le dérange pas ton mec d’embrasser une haleine de chacal qui pue le tabac froid c’est son problème, moi il est hors de question que je me force pour rentrer dans ton moule et faire plaisir à ta galerie, qui s’en fiche d’ailleurs. En plus la fumée me pique les yeux, me fait tousser, me brule l’oesophage, et je ne supporte pas les odeurs de tabac froid sur la peau, les fringues, les cheveux, et tout ce qui m’entoure, ça m’écœure, point barre !
Et de deux cocotte, je signale juste en passant que JE NE CHERCHE PAS DE MEC !  Je ne cherche rien, nada ! Alors circulez y a rien à voir !

Et de la laisser causer avec son petit ton supérieur pensant fortement: Mais de quoi me mélège ? Bon sang, c’est dingue ça,  peuvent pas s’occuper de leurs fesses ces gens en couple, et surtout fraichement maqués. On ne vous demande rien et surtout pas de nous changer, nous, les solitaires. Ce n’est pas parce qu’on est seul(e) qu’on cherche obligatoirement un compagnon.

Ma vie va très bien comme elle est merci ! Et je suis très bien comme je suis merci ! ah mais ! J’ai pris mes habitudes de tête à tête avec moi-même depuis bien longtemps et franchement, si je dois rencontrer quelqu’un le hasard s’en chargera tout seul sans que je me déguise en quelqu’un d’autre. Epicétou ! Non mais sans blague !

Pfff mais qu’est-ce que j’apprécie rester toute seule tranquille chez moi loin de ces donneurs de leçons !

Attila, mon vieux compagnon, n’est plus

Voilà c’est fini, mardi, jour de la rentrée des classes, j’ai amené Attila, mon vieux compagnon, chez le véto et à ma plus grande tristesse je suis revenue sans !

Je me doutais bien qu’un jour ou l’autre le moment fatidique allait arriver, au mois de juillet j’ai même pensé que c’était son dernier été. Je m’y préparais donc mais, quand ça arrive vraiment…

Chaton trouvé dans la rue, ma fille l’avait ramené à la maison. Bien sûr nous l’avons gardé. Et les enfants partis, il est devenu depuis mon seul compagnon de vie.

Pendant 17 ans il a accompagné mes joies, mes peines, mes maladies, mes déménagements, mes escapades et ma solitude. 17 ans de tête à tête, ça compte !

Et puis un jour il s’est mis à vieillir, comme les humains, mais beaucoup plus vite.
Il a commencé à maigrir, beaucoup,  à craquer de partout au point que j’avais peur que ses vieux os ne se brisent, aussi je faisais de plus en plus attention quand je le prenais pour le câliner.
Puis il y a 15 jours tout s’est accéléré. Il a arrêté de faire sa toilette, même dans mes bras comme il en avait pris l’habitude. Il s’est mis à refuser ses croquettes, seul le thon écrasé passait et encore, mal aux dents surement.
Dans la foulée il n’a plus fait ses besoins, sauf une ou deux fois mais involontairement, et là je le suivais à la trace.
Bref il se trainait comme un vieillard incontinent perclus d’arthrose et de rhumatisme de sous le lit, sa nouvelle retraite, à la baignoire pour boire au robinet, maigrissant à vue d’œil.
De temps en temps il me racontait bien sa vie douloureuse, me répondait quand je lui parlais, mais il ne sortait plus qu’un filet inaudible.
Il n’y avait plus que ses grands yeux qui restaient encore expressifs dans ce corps tout maigre.

Je ne pouvais manifestement pas le laisser continuer dans cet état là, et non sans angoisse, j’ai fini par prendre RV.

Le diagnostic a été sans équivoque. Sans parler de l’insuffisance rénale et des soucis respiratoires, l’échographie a montré un nuage à la place du foie. Il avait une grosse tumeur et des épanchements plein l’abdomen. Une question de jours… C’était soit le prolonger quelques jours de plus à coup de piqures, soit le soulager définitivement.

Je ne vous raconte pas le moment de la décision… coup de fil à fifille quand-même pour avoir un second avis… Larmes et tremblements… Le serrer une dernière fois très fort sur mon coeur…

A la première piqure il n’était déjà plus là. Il a vomi un peu, grincé des dents, et il s’est éteint comme ça les yeux grand ouverts. Le coeur n’a pas tenu. Il était si fatigué…

RIP mon Titi d’amour !