Les maires hors la loi ça suffit !

Ça suffit ces élus qui ne veulent pas respecter les lois en raison de leurs convictions religieuses.

Bon dieu ! Les convictions religieuses n’ont rien à faire avec les lois de la République !!

Notre pays est laïque, LAÏQUE ! Elle sert à quoi aujourd’hui la loi de 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État ? Hein ? L’intrusion de la religion dans la sphère publique n’est pas acceptable !

A partir du moment où une personne est élue, elle doit appliquer et faire appliquer les lois de la République, que ça lui plaise où non, ou alors elle fait autre chose que de la politique. Elles ne sortent pas du chapeau bon sang ces lois ! Elles sont votées par l’Assemblée Nationale et le Sénat et validées par le Conseil constitutionnel.

Sérieux, ça suffit ces maires hors la loi, qui en plus donnent un très mauvais exemple aux citoyens quant au respect de la législation. 
Les convictions de chacun c’est une chose mais l’ordre public en est une autre. On ne peut pas vivre ensemble sans loi ni règle. Si tout le monde faisait comme eux, il n’y aurait plus de société, plus de vie en commun possible. Si toutes les religions présentes en France imposaient leurs lois en fonction de leurs croyances, on ne s’en sortirait plus.
On a un déjà un gros problème de respect des règles dans ce pays, si en plus les maires en rajoutent, c’est plus possible ! Leur exemple devient la porte ouverte à tout et n’importe quoi, des contestations les plus farfelues au refus d’obéir aux lois qui ne nous conviennent pas.

Mais qu’est-ce qu’ils veulent ces maires ? Que le pouvoir revienne à celui qui le prend par le refus des règles, la discrimination, la force et la violence. Que notre pays deviennent comme le Burundi, sans loi ni justice !

Ça suffit bon sang ! Il n’y a pas de chacun ses lois ! Quand on est représentant de l’État, d’accord ou pas d’accord, on applique ou on démissionne.

À Bollène, la maire Marie-Claude Bompard refuse de marier un couple de femmes.

Flattée, on découvre encore mes tiroirs

Voilà bientôt 9 ans que ce blog me sert d’exutoire, et je suis à chaque fois très surprise quand j’apprends  que des internautes découvrent encore mon blog et trouvent quelques intérêts à lire quelques uns de mes billets. En effet dernièrement j’ai été très flattée de recevoir les messages de 2 personnes m’informant de leur découverte des  tiroirs de ma tête au cours de leurs flâneries bloguesques.

Evelyne pour commencer  s’est arrêtée ici grâce à mes histoires de guibole. Ayant subie la même opération que moi,  mes comptes-rendus et anecdotes sur le sujet l’ont rassurée sur le  temps qu’il faut pour s’en remettre, pour plier ce fichu genou et pour que les douleurs s’estompent enfin. M’en voilà ravie.
Son petit mot m’a aussi donné l’occasion de découvrir son blog personnel de réflexions et d’idées intitulé Reconnecter les générations entre elles. Découverte d’une part fort intéressante surtout quand on adhère comme elle aux valeurs universelles, et d’autre part fort impressionnante quand on prend connaissance du cursus de la dame.

Ensuite  Cécile, qui elle ne m’était pas complètement inconnue puisque nous nous sommes rencontrées en 2012 à Montpellier lors de l’évènement IRL  « Les humains au coeur des réseaux ».  A ce propos, même si l’entreprise dans laquelle je travaille est totalement déconnectée des réseaux et de tout ce qui se passe à Montpellier, j’essaie autant que possible de ne pas complètement perdre le contact avec le milieu, d’où la rencontre.  Et donc Cécile, qui ne savait pas particulièrement que j’avais un blog, est tombée sur le mien via un commentaire que j’avais posté sur le sien. Du coup  elle a écrit un billet me citant dans ses découvertes, ce dont je suis très flattée.
Quant à son blog, C² – C’est au Carré, il  est plus orienté professionnel que personnel. En effet elle est conceptrice rédactrice freelance et propose des prestations en stratégie de communication, conception rédaction et community management. Mais ça ne l’empêche pas quand même d’y raconter ses découvertes, expériences et tranches de vie avec beaucoup de fraicheur.

Donc voilà, de blog en blog, de message en message, j’ai fait à mon tour de nouvelles connaissances. Ainsi la blogosphère est encore bien vivante, et reste un espace d’expressions, d’échanges et de belles découvertes de toutes sortes. Longue vie !

Le Times New Roman m’a tué les yeux

Pour ceux qui ne le savent pas je suis rédactrice technique et je passe donc toute la journée devant mon écran à concevoir/rédiger/mettre à jour des docs techniques, documents qui sont diffusés aussi bien via le Web qu’imprimés sur papier. Comme nous avons bien entendu une charte graphique à respecter, j’utilise des templates. Et il se trouve que la majorité de ces fichus templates a pour police principale le « Times New Roman », aaarghhhhh !

Et bien je vous assure, toute la journée avec cette fichue police devant les yeux, je n’arrive même plus à me concentrer sur les textes ; J’ai les yeux qui se croisent, les paupières pesantes, grosse fatigue quoi.
Cette police m’a non seulement tué les yeux, mais elle me sort carrément par les trous de nez ! peux plus la voir !
Ça m’a tellement pris le choux ces caractères qui piquent, que depuis 2/3 mois, mine de rien en douce, je bascule progressivement mes docs en « Arial ».

Et bien vous savez quoi ? ça va beaucoup, beaucoup mieux. Si, si ! J’ai moins de mal à travailler sur mes textes, et mes yeux s’en trouvant d’un coup apaisés, m’en remercient grandement par moins de migraines. Bref un peu de douceur dans ce monde de brutes, ça fait pas de mal. D’ailleurs même les lecteurs me disent que les docs paraissent plus claires alors que je n’ai changé que ça, hinhin !

Et oui, la lisibilité de la police Times New Roman n’est pas si évidente que ça pour tous, surtout pour les personnes malvoyantes, et celles qui ont la vue qui baissent comme moi.
Sachez le, quand on a des soucis avec ses petits yeux, il est très difficile de distinguer les lettres j, t, i, l et f sur du texte en Times New Roman, de plus les lettres b et h peuvent être confondues, et les paragraphes en italique avec cette police sont juste épuisants à déchiffrer.
Alors imaginez quand vous travaillez avec ça toute la journée sous le nez. Enfer et damnation !

Certes le Times New Roman est conseillé historiquement pour les impressions papier, et les fontes sans serif telles qu’Arial, Verdana, Helvetica, Universe etc. pour le Web. Mais je vous assure, pour les docs qui font double usage, écran et papier, l’Arial c’est quand même ce qui passe le mieux pour une lecture confortable. Mes yeux ont testé !

Donc voilà j’ai réglé le problème : de l’Arial partout ! En plus comme les docs partent en traduction, ça pose moins de problèmes de conversion vers les caractères des langues exotiques.

Bon, là je ne vous parle que du type de police utilisé. Il est évident que la taille, l’espacement du texte, le contraste et la mise en page ont également une grande importance pour une bonne lisibilité. Tous ces éléments doivent définitivement être pris en compte pour qu’un texte soit accessible.

Ah au fait en passant, petit message pour ceux qui ont la sale manie d’écrire tout en capitales. Non seulement sur le Web vous nous cassez les oreilles, car pour rappel écrire en capitales c’est gueuler, mais en plus les lettres sont tellement difficiles à distinguer qu’on zappe le texte. Alors en plus si vous mettez vos titres en capitale, c’est bête hein qu’on ne les lise même pas.
Allez, pensez plutôt texte accessible si vous voulez vous faire entendre ! 😉

Abandonnite, mon ennemie !

Je vis avec ça depuis que je suis toute petite, je le sais. Non pas que j’ai été abandonnée, mais plutôt que j’ai eu un terrible manque affectif enfant qui a complètement perturbé le cours de ma vie. Le départ brutal d’un parent ; l’autre débordé par sa vie professionnelle, politique, et ma foi également personnelle ; une fratrie séparée, d’ailleurs n’est-ce pas ça qui a été le pire ? Quoi qu’il en soit ces évènements ont fait que j’ai été laissée pour compte et mise à l’écart dès la prime enfance sans repère affectif.
Et j’ai grandi ainsi, avec cette souffrance en moi mélangée à un sentiment de vide, de trou béant dans le ventre. Un mal-être permanent que je me demande même comment j’ai pu arriver à avancer et rebondir avec ça dans le bide.

Ça aurait pu s’arrêter là, mais ma vie sentimentale a aussi été quelque peu traumatisante. Un mari qui commet un abandon de famille pour commencer, et ensuite, mélange de violences et de ruptures, la suite n’a pas été des plus brillantes non plus. Sans parler des gens que j’ai aimé profondément qui m’ont laissée le cœur brisé, dont un qui s’est suicidé, et un autre qui m’a plantée du jour au lendemain alors que j’étais hospitalisée

Bref cette multitude de mises à l’écart vécue tout au long de ma vie, ces départs à tout jamais, ces cassures, rejets et abandons, ces coups de fil où on m’a répondu « ne viens pas on est assez nombreux », ont fait que je me suis très vite installée dans une sorte de solitude pour me protéger de cette souffrance, rêvant néanmoins d’être entourée et aimée, mais vivant aussi de culpabilisation et de dévalorisation. Car oui j’ai certainement du faire des actes terriblement répréhensibles et graves pour tant de rejets.

En conséquence, toute séparation étant devenue extrêmement douloureuse, j’ai fini par fermer mon cœur il y a bien longtemps à toute relation sentimentale de peur d’être encore laissée tombée ou mise de côté par l’autre.

De même que, de peur d’être rejetée et d’entendre encore ce genre de réflexion servie plus jeune, « mais on ne t’as pas dit de venir toi, qu’est-ce que tu fais là ? », je ne vais pas chez les gens, qu’ils soient proches ou pas, tant que je ne suis pas ouvertement invitée à venir.

Et pour éviter tout sentiment douloureux de rejet ou d’abandon, je fuis toutes les relations superficielles, qui n’amènent à rien d’autre que de se sentir seule parmi les autres ; je fuis les relations à distance, comme ces copains qui te baladent un moment par mail et qui finissent par retourner à leur vie te laissant dans ton vide ; je fuis les intéressés qui n’approchent les autres que parce qu’ils ont un truc à vendre ou un service à demander ; je fuis tous ces gens à histoires qui utilisent et jettent les autres sans manquer de les casser au passage.
Et je rêve dans mon coin de relations simples empreintes de chaleur humaine, de complicité et d’ouverture d’esprit.

Voilà, pas eu besoin d’aller voir un psy, ça fait parti des évidences, je le sais, je suis abandonnique. Reste à débloquer ces émotions enfouies en moi depuis des années et laisser échapper ma tristesse et ma colère pour de vrai, et surtout reste à apprendre à ne plus avoir peur du rejet.