Hommage à mes blogopotes

Aujourd’hui j’ai envie de rendre hommage à tous mes blogopotes. Bah oui !
Ils sont toujours restés présents dans ma vie durant toutes ces longues années de blogging exutoire. Bientôt 8 ans qu’ils supportent mes hauts et mes bas, surtout mes bas, et qu’ils suivent ma route sur ce blog et FB. Ça vaut bien un hommage !

Alors que dans la vraie vie, les gens s’intéressent à moi ou m’ignorent suivant ma situation boulot / chômage, et leurs intérêts propres, alors que mes récents ami(e)s se comptent sur les doigts d’une main,eux ne m’ont jamais lâchée.

Vous êtes exceptionnels, mes blogopotes, d’avoir tenu aussi longtemps ! Votre fidélité me touche.

Merci pour vos messages de soutien quand j’étais au plus bas. Merci pour m’avoir bien souvent tenu la tête hors de l’eau, alors que je me retrouvais seule face à mes doutes et mes moments difficiles. Merci pour vos encouragements. Aucun de vous ne m’a jamais enfoncée, au contraire.

Durant toutes ces années, nous avons tous pris des chemins différents. Nous avons tous progressé, évolué, certains même sacrément ! Bravo ! Mais vous êtes toujours là, près de moi, sur FB et Twitter, et vous continuez à me suivre, et à m’encourager. Merci !

j’ai rencontré certains d’entre vous dans la vraie vie, je ne doute pas de vous rencontrer tous un jour.

Dans le désordre, Cath, Marcus/Richard, Môssieur Resse, Jathenais, Gilsoub, mon dessineu de Jean-Mi…chel, Agnès, Claudine maintenant avec Fabio dont les voyages et les photos me font rêver, Corinne, Cécile, Folie, Denis, Marie-Aude, François parti vers d’autres cieux mais qui restera toujours présent dans mon coeur, avec compagne, Olivier, Christophe, les comédiennes Caroline et Frédérique, Fred et Faby, Myriam, Cyrille, Monique, … Pourvu que je n’oublie personne ! 😉

Love sur vous, et un milliard d’ondes positives !

je suis une slasheuse, what else ?

Ça fait des années que je ne rentre plus dans aucune case, et encore je ne suis même pas sûre d’être rentrée un jour dans une case.
Ça fait des années que je suis bien incapable de répondre à la question « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? », et encore moins à celle « Quel est votre métier ?« .

Analyste programmeur / spécialiste systèmes réseaux / Ingénieur après vente / Product marketing manager / Chargée de com / Webmaster / Chargée de projet Web / Responsable markcom / coordinatrice technique dans la PAO / Rédactrice technique / auteur à l’occasion  et encore je ne mets pas tout,  respirons, respirons… j’ai rebondi de « / »  en  « / » (slash dans le texte) en fonction des situations, du chômage, de mes envies et opportunités.

Pas de la génération  « X », et encore moins de la génération « Y »,  je me reconnais par contre dans la génération slash dite #slashgen, cette génération transversale sans critère d’age (et là j’insiste) où l’on retrouve les touche à tout en quête de renouvellement permanent.  Ceux qui ont compris qu’il y a bien longtemps qu’on ne garde plus un job ou une activité pour la vie !

Certains slasheurs slashent uniquement pour assouvir leurs passions, moi j’alterne ou je cumule les envies et les obligations. Et oui, on ne fait pas toujours ce que l’on veut, surtout passé un certain âge, et il faut bien vivre mon pauvre Môssieur.  Alors, ce que je ne peux pas assouvir dans ma vie active, je le slash dans ma vie privée, et là je deviens  photographe amateur  / blogueuse / socialnetworkeuse / curieuse de tout / électron libre . 🙂

Je suis une slasheuse quoi ! Comme elle, lui et eux.

Pleurer ses 17 ans

Une journée ensoleillée d’avril, le tourne disque installé dans le jardin, tendrement enlacés ils dansaient le slow.  Du haut de leurs 17 ans, ils se laissaient bercer au son de la musique, sans trop penser à leur avenir. Ils étaient juste bien ensemble.

Ça faisait un moment déjà qu’ils s’étaient trouvés. L’été du BEPC à la piscine…  et depuis, insouciants, c’était lui et elle, elle et lui. Ils passaient les WE, les vacances ensemble et fréquentaient la même bande de copains.

Elle, elle aimait être à ses côtés. Elle se sentait apaisée oubliant le mal-être qu’elle portait en elle, et les tourments familiaux dont elle ne lui parlait jamais. Elle retrouvait sa gaité et son insouciance à ses côtés.
Lui, amoureux, impressionné, la regardait comme un gros sucre d’orge, l’enrobant de tendresse, se demandant tout le temps s’il ne rêvait pas qu’elle soit là près de lui.
Ses parents à lui l’appréciaient, et elle les aimait aussi. Elle aurait presque voulu être adoptée pour rester dans cette famille là chez qui elle aimait se réfugier.

Ils ne se sont jamais disputés, jamais fâchés. L’histoire aurait pu continuer longtemps ainsi. Ils auraient pu se marier et avoir beaucoup d’enfants…  

Mais la vie en a décidé autrement. Elle est partie.

Sa famille à elle ne la voulait pas à la maison. Après l’internat, le bac, elle devait faire ses études ailleurs, loin, chez l’autre partie de sa famille.

Replongée dans ses tourments, en quête permanente d’amour familial, pensant qu’en partant elle le trouverait enfin, elle s’est laissée faire, le laissant seul.

Il a été si malheureux sans elle, mais il ne lui a jamais dit les mots.
Elle a été si mal là où elle était. Loin de cette passion, de ses amis, elle se sentait si peu à sa place. Mais elle n’a pas su l’appeler pour lui dire.

On ne souhaitait pas qu’elle revienne. Pourtant elle est revenue. Et bien sûr elle fut mal accueillie. Et elle ne sut plus où aller. Il ne le sut pas.

Il fréquentait alors une autre bande de copains proche de sa famille à elle. Il pensait pouvoir ainsi se rapprocher à nouveau d’elle.
Mais elle pensa au contraire qu’elle ne comptait plus pour lui.
Elle fuyait tous ces gens trop proches de ses tourments familiaux qui la rejetaient comme le faisaient les siens.
Il ne le savait pas.

Elle s’éloigna cette fois volontairement pour ne pas souffrir plus et continua sa vie autrement, sans lui…

Triste qu’elle s’éloigne, il continua aussi la sienne sans elle…

Ils n’ont jamais cassé. L’histoire ne s’est jamais terminée. Ils n’ont juste pas su se parler, parce qu’en ce temps là, on ne disait pas les choses. Et puis ils étaient si jeunes. Et ils se sont perdus de vue, laissant leur histoire en suspens.

Un jour pourtant ils se sont croisés, mais là encore ils n’ont pas su se dire les mots, trop d’émotion. Et ils se sont de nouveau perdus de vue.

Et 38 ans plus tard, il l’a retrouvée. Cette fois il est venu la voir chez elle et avec toute cette infinie douceur qu’il a toujours porté en lui, il a enfin commencé à lui parler, à lui dire ce qu’elle aurait tant aimé entendre. Et elle lui a parlé aussi. Ils avaient tant de choses à se dire, à se raconter.
Et il est reparti dans sa vie à lui. Parce qu’ainsi va la vie.

Aujourd’hui assaillie par tous ces souvenirs là, qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle-même, émue, bouleversée, le coeur gros, et toujours aussi seule, elle pleure ses 17 ans.