Ce « sur » qui m’arrache les oreilles, … ou les yeux

Non mais sans dec ! elle vous a fait quoi la préposition « à » ? vous savez celle que l’on est censé utiliser devant le nom d’une destination géographique, comme par exemple lorsque l’on dit :

J’habite à Toulouse. Ils travaillent à Berlin. Il est à Chicago. Elle va à Casablanca.

Je sais bien qu’une fois sortis de l’école, nous nous dépêchons d’oublier ce que nos professeurs nous ont enseigné. Mais là franchement il y a de l’abus !
Y a boycott ou quoi ? pour que tout le monde, médias inclus et surtout eux, nous balancent du « sur » à toutes les sauces ! Même des « spécialistes » de la rédaction en abusent. Ca devient agaçant à la fin !
Je n’écoute même plus certaines radios, comme France Bleu Hérault par exemple, tellement c’est lourd d’entendre toute la journée « sur » Montpellier par ci, « sur » Béziers par là.

Parce que non, non, et non, on ne dit pas :

Il y a des bouchons sur Montpellier. Je vais sur Paris. Quelqu’un peut-il m’héberger sur Paris ? La conférence aura lieu sur Nîmes. Ils retournent sur Nice. C’est la fête sur Marseille. Je travaille sur Béziers. Je cherche un logement sur Bordeaux. J’achète mes produits bio sur Jacou.  Vous cherchez un lieu d’expo sur Montpellier ? (en plus il faudrait écrire « cherchez-vous… ? » ou « est-ce que vous cherchez… ? », mais bon ! )

Juste pour rappel, « sur »  est une préposition de surface.  Elle traduit une idée :

  • de superposition ;
  • de vue d’en haut ;
  • de sensation de hauteur ;
  • de verticalité par rapport aux pieds (de haut en bas) ;
  •  de mise en évidence par rapport à la base ;
  • d’horizon en perspective ;
  • de domination.

Alors, à moins d’être en avion (nous descendons sur la ville de …),
ou d’attaquer une ville (nous marchons sur la ville de … pour la prendre d’assaut),
ou d’être un oiseau de proie (s’abattre sur … ),
utiliser la préposition « sur » devant le nom d’une ville lorsque cette dernière n’est pas considérée comme une surface est un abus de langage dont il serait bon de stopper la contagion !

Allez, je vous colle un petit coup de règle de grammaire pour nous rafraîchir la mémoire. Vous savez, de celles que l’on apprend à l’école :

Sont utilisées devant une destination géographique, comme le nom d’une ville, d’un lac, d’un pays, etc.,  les  prépositions : à, au ou en.
Si la destination est une ville,  la préposition ‘à’ est utilisée, sauf :

  • dans le cas d’une ville commençant par LE. Dans ce cas la préposition « au » est utilisée : Je vais au Havre ;
  • ou dans le cas d’une ville commençant par LES. Dans ce cas la préposition « aux » est utilisée : Je vais aux Ulis.

Allez un petit effort, ce n’est pas si difficile tout de même de parler correctement le français ! D’autant que les étrangers le parlent beaucoup mieux que nous…

PS:

Ah oui j’oubliais, pensez aussi à utiliser les prépositions « dans » ou « vers » hein !?

Blabla, glouglou, vinum, Sommières

Ce 15 août j’étais de sortie. J’ai accompagné l’ami Igor à Sommières au salon des vins des producteurs de l’AOC Sommières, « Vinum ».
J’avais envie de retrouver cette ambiance conviviale des dégustations que l’on ne trouve plus aux estivales de Montpellier, ni au Mas de Saporta à Lattes l’été, désormais saturés de monde et de bruit.

Vinum restant encore un endroit idéal pour découvrir tranquillement les bons vins du coin tout en papotant avec les vignerons et les connaisseurs, autant en profiter.
Comme dit Igor il suffit d’arriver le matin pour faire tranquillou la tournée des popotes glou glou, et prendre des notes.

Alors mieux que des blablas, quelques photos de cet agréable moment :

Y avait du bon vin…
…bien frais !
Et pas que…
Y a aussi eu des retrouvailles amicales…
Des dégustations…
des notes de prises, n’est-ce pas Igor ?
Une petite pause fraîcheur sous les platanes au moment du déjeuner…
En musique…
Et en toute liberté…

Toujours traité à part le vilain petit canard…

Ce soir j’ai le coeur gros. Encore une fois j’ai appris que j’ai été exclue d’une fête de famille.
Les mariages, les noëls, les anniv., les big fêtes qui rassemblent tout le monde, je n’ai droit à rien ! même les enterrements, et oui je ne fais pas partie des intimes il parait…

J’ai du faire quelque chose de vraiment très grave dans une autre vie pour que cette famille qui est la mienne ne veuille pas de moi, de mon affection, pour qu’elle me traite comme une étrangère depuis toute petite, me laissant seule face à mes questionnements et mes larmes.

Toujours traité à part le vilain petit canard…

Bon et bien voilà, vous ne voulez pas de moi lors de vos réunions familiales, vous m’ignorez depuis des décennies, me laissant patauger dans mon incompréhension, ma peine et ma solitude, parfois même dans ma misère. Vous ne me trouvez pas assez bien pour vous, pour que vous m’acceptiez en votre sein, alors que je suis votre fille, soeur, tante, cousine…

Et bien rassurez-vous, je vais vous soulager d’un poids. Je ne veux pas de vous à mon enterrement, personne, je dis bien PERSONNE ! 0 membre de ma famille. C’est pas la peine de vous pointer ou d’envoyer vos sincères condoléances hypocrites à mes enfants. Je préfère partir seule, sans vous, comme j’ai vécu !

A bon entendeur !

Et maintenant je vais sécher mes larmes, arrêter d’avoir envie de mourir, vous oublier, du moins essayer, et passer à autre chose, encore…

Vous pouvez continuer à faire comme si je n’existais pas !

Ben oui ça me fait de la peine ! Qu’est-ce que vous croyez ?

Moins fort le son SVP !

Ça fait une éternité que je rêve de trouver un endroit paisible ou boire un verre tranquillement le soir, où on puisse discuter sereinement avec des gens, avec juste un petit fond musical qui nous berce. Un endroit pour décompresser et oublier le stress de la semaine, tout simplement.

Et bien non ! Arrête de rêver ma fille. Il semblerait que ce genre d’endroit n’existe plus.
Depuis que la mode du DJ à tout prix est née, on ne peut plus aller nul part sans que nos tympans soient agressés par des sons trop forts où on atteint presque la limite de faire sauter le disjoncteur. Et je dis bien agressés.
Un bar, une paillotte, une inauguration de lieu, une fête chez des gens, n'importe où, à peine installés, à peine envahis par une montée subite du son d'une musique bien crispante, menée de main de maitre par un DJ en herbe se prenant pour un Sinclar à Ibiza.
Le mec il ne passe pas de la musique, il fait de la sonorisation, c’est dire !
Son boum boum boum bien fort donne juste l’envie subite de repartir vite fait.

Déjà que ce type de musique sans début ni fin est particulièrement stressant, après une semaine bien fatigante, c’est pas fait pour relaxer les gens, loin de là.
Si en plus les décibels sont montées au point qu’on ne puisse même plus discuter sans monter la voix, c’est juste insupportable.

Je ne parle même pas des concerts, du cinoche, des estivales sur l’esplanade l’été à Montpellier, et autres trucs du genre, là je ne peux même plus y aller sans prendre des bouchons pour atténuer les sons excessifs.
Tiens, hier il y avait un festival électro à l’autre bout de la ville, mais vraiment loin par rapport à chez moi, carrément à l’opposé. Pas de problème, du nord au sud et de l’est à l’ouest, tout Montpellier et les villages environnants en ont profité. Et boum, boum boum toute la nuit !
C’était la faute du vent qui était défavorable, prétexte-t-on. Tu parles !

Je veux bien qu’on nous dise qu’il faille faire un effort au moins une fois par an pour ce genre d’évènement, mais là non, le son à donf, c’est tout le temps et c’est partout !
Et n’importe quelle musique, quand c’est trop fort, c’est trop fort ! C’est plus de la musique, c’est du bruit. On ne peut pas apprécier.

Pourtant j’aime les bons sons, et j’écoute très souvent toutes sortes de musique avec mes écouteurs, réglés convenablement pour ne pas achever mes petites oreilles.

Bref, le nombre d’endroits que j’ai fui, le nombre de soirées que j’ai écourté, le nombre de sorties que j’évite à cause de trop de décibels, je ne compte même plus.

Les gens sont sur les nerfs en permanence, ils ne supportent plus rien, et se plaignent d’acouphènes et de migraines… Mais ne vous étonnez pas !

En tous les cas si l’affichage citadin pouvait être suivi d’effet, oh combien on vivrait mieux ensemble, tous!

Silence
Un peu moins de bruit !

Non, sans déconner, protégez vos oreilles, moins fort le son, SVP !