Alors la retraite, c’est pour quand ?

Bon et bien voilà, j’ai reçu l’estimation de l’assurance retraite me concernant. Les choses sont claires, si je veux toucher une retraite à taux plein, faut que je m’arrête le 01/11/2023 ! à 67 ans donc, ce qui me laisse une sacrée marge !

Si tout va bien, l’estimation me calcule, après 47 ans de vie active ponctuée de périodes de chômage, un mensuel de 1000 euro et des brouettes…. C’est en brut bien sûr, pas en net, c’eût été trop beau.

Je pourrais  éventuellement m’arrêter avant, genre à 62 ans me dit le papier, mais… bon vous l’aurez compris, vue l’estimation annoncée en arrêtant 5 ans plus tôt, ça ne le fait vraiment pas…  faut payer les charges , le loyer (et bien non je ne suis pas propriétaire), et bouffer un minimum quoi ! et comme je n’ai eu que deux enfants et pas trois, il n’y aura pas de majoration…

Il va donc  me falloir bosser pendant 12 ans encore, et je dis bien bosser, pas chômer.

Cross the fingers. Me reste plus qu’à espérer que la mission que j’ai trouvée me porte chance… Parce que, quand je pense au mal que j’ai eu ces dix dernières années à trouver un job, quand je vois la dégringolade de ma courbe de salaires annuels depuis 2000, tout ça pour cause de senioritude aigue, et accessoirement de crise… ça me fiche vraiment les boules, il faut bien le dire !

Non sérieux, les entreprises, faut changer de mentalité là, ça peut plus durer. On n’est pas foutu à 45 ans. Pour beaucoup  il nous reste encore  plus de 20 ans à bosser quand on a cet âge là, c’est énorme 20 ans ! Faites un effort merde ! Vous ne savez pas ce que vous perdez en plus, en faisant la fine bouche face aux anciens. pfff…

D’ailleurs, il faudrait que ça rentre une bonne fois pour toute dans les esprits, sauf exceptions, un quinquagénaire n’est pas arrivé à l’âge de la retraite ! c’est le sexagénaire qui s’en approche. Et je dis bien s’en approche, car la retraite à taux plein c’est plus vers les 70 ans que vers les 60 ans…

Et si vous ne voulez vraiment plus de nous, ben il reste quoi comme soluce ? flinguer tous les seniors dès qu’ils atteignent l’âge fatidique de… 45 ans. Remarquez, on réglerait comme ça, et le problème du chômage, et celui des retraites, et celui de pauvreté des retraités, et celui de la sécu, parce que ça coûte cher les vieux, ça tombe malade, c’est sujet à l’absentéisme, toussa, toussa ! hahaha ! nannn je rigole ! On pète la forme qu’est-ce que vous croyez !

Trêve de plaisanterie, ça n’empêche qu’il me reste à ce jour encore 12 ans à bosser…  ou plus encore, si le chômage continue à s’incruster…

 

Pas de restos du coeur cette année !

Non non n’ayez crainte, ce n’est pas une mauvaise nouvelle que j’annonce là. C’est une bonne ! Et quand il y en a des bonnes autant les annoncer. C’est tellement rare avec  ce flot de nouvelles tristes qui nous noie chaque jour, et nous mine le moral.

Alors donc, la bonne nouvelle est que, grâce à ma mission d’intérim qui dure depuis la mi-septembre, je peux enfin m’acheter miam-miam comme je veux. Je n’ai donc pas besoin pour l’instant d’aller m’inscrire aux Restos pour bénéficier du panier hebdo.

Je ne vous raconte pas le poids d’angoisse en moins.  Je ne me voyais vraiment pas cette année passer un hiver comme les années précédentes.

J’espère que les choses vont perdurer dans ce sens, et que cette mission (voir plus si affinités… ) va me tenir l’estomac, et le reste, le plus longtemps possible. En tous les cas je fais en sorte que…  keep fighting and stay aware ! comme dab quoi ! 😉 🙂

« Little Girl Blue » pour mes coups de blues, ou « merde, fait chier c’est WE ! »

Chaque fois que j’ai un coup de blues, j’écoute ce morceau.  Et oui ! je berce mes humeurs en musique…  « Little Girl Blue »  par Janis, c’est radical, j’ai des frissons, le coeur qui se serre, une montée de larmes, et…

Et là j’ai un coup de blues… le reuteuteu du vendredi aprèm surement avec sa baisse de pression subite.

Après la semaine remplie d’urgences, de déjeuners avec les collègues, d’échanges dans l’open space, de chambrages, de rires, de sourires, de coups de gueule, de concentration, et de boulot bien sûr !  la fin de semaine  me renvoie en pleine face à ma putain de  solitude.

Quand je bossais autrefois je n’aimais déjà pas les WE à cause de ça. Et puis il y a eu le chômage, l’isolement qui s’est installé encore plus avec une solitude permanente lourde et sans contraste ; avec des jours et des saisons qui se suivent et se ressemblent,  noyés de larmes intérieures et remplis de luttes quotidiennes  contre les fokon-yaka, les discriminations, les humiliations, et j’en passe …   un gros package saupoudré de pauvreté et de précarité qui m’a fait oublier longtemps le rythme des travailleurs, du genre la semaine c’est boulot et le WE  c’est… heuuu ! ah oui repos !

Aujourd’hui, alors que j’ai trouvé un job, que je bosse (le temps que ça durera, croisons les doigts), et bien que  je sois vraiment  très contente de ça, oh combien !  parce que bon sang  que ça fait du bien de se sentir utile, et de gagner un peu de sous ! Et bien revoilà de nouveau ces fichus Week-end que je n’aime pas !

la semaine j’existe, le WE je ne sers plus à rien, je suis de nouveau transparente, et je pleure en musique…  et pourtant j’en ai besoin de ces WE, je suis fatiguée comme tout le monde de ma semaine. Mais bon j’aimerais bien qu’ils soient un peu plus rigolos quoi ! et pas juste une longue pause sans rien, où je n’ai qu’à penser à cette merde dans laquelle on s’enfonce depuis des années. pff déprimant !

Finalement ma vie se passe au boulot, il n’y a que la fatigue qui m’arrête, en dehors c’est le vide (sauf exception bien sûr ;))

Bon ! et bien je sens que je vais me remettre à bloguer pour meubler ces fichus WE hivernaux ! vais pas me laisser démonter tout de même, vais continuer à me battre hein ! d’ailleurs rien que le temps d’écrire, le coup de blues est déjà passé ! hop ! hop ! hop !

 

« bonheur néolibéral » mes fesses !

Aujourd’hui c’est le cinquième anniversaire de la mort de Milton Friedman, prix Nobel d’économie en 1976, fondateur de l’école monétariste de Chicago, Et théoricien de la révolution néo-libérale.

A cette occasion,  une bande de blogopotes de la gauchosphère a décidé d’envoyer une petite bafouille à ces grands bouffeurs de thèses, dirigeants, gens des médias,  bref à ces braves gens qui nous enfument chaque jour un peu plus, nous qui sommes le méchant peuple,  à grand coup de régressions sociales parce que merde les marchés quoi ! pour leur poser la question qui tue : Alors quoi le bonheur ? c’est pour quand ?

« Madame, Monsieur,

Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.

Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – ne sera qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…

Disons le net : nous sommes sceptiques.

Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :

Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?

Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.

Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.

Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées. »

Cette humble bafouille a été adressée par mail à Jean Quatremer, Éric Le Boucher, Sophie de Menthon, Laurence Parisot, Jean-François Copé, Michel Godet, Agnès Verdier-Molinié, Alain Madelin, H16, Jean-Michel Aphatie, Hervé Novelli, Laurent Wauquiez, Hugues Serraf, Jacques Attali, Jean-Marc Sylvestre, Franz-Olivier Giesbert, Pascal Salin et Monique Canto-Sperber ;

liste non close reprise chez le Monolecte.

Les participants : le Monolecte donc, et Océane, Mipmip, CSP, SeeMee, Seb Musset, Marco, Dadavidov, Vogelsong, Intox2007, Dedalus, Christian, …

Il est demandé aux lecteurs de faire tourner cette lettre toute la semaine sans oublier le hashtag twitter : #bonheur_neoliberal. Siouplaimerci.

Si d’autres blogueurs veulent participer, welcome. Moi c’est fait. Vivement les réponses ! hinhinhin !

update :

le pearltree de SebMusset pour lire tous les participants.

blog en désuétude

Alors ça c’est un billet exprès pour un pote qui me dit que mon blog est en train de tomber en désuétude. Hinhinhin !

J’ai rien à dire, rien à raconter, rien aux dents, … mais c’est juste pour lui voilà !

Ben quoi j’ai plus le temps moi. J’ai trouvé un job en intérim et en plus il n’est pas dans le Net, alors plus trop le temps de radoter en ligne en ce moment… Mais je suis toujours là, bien là ! 🙂

D’ailleurs, p’tête je devrais faire des billets avec des photos pour meubler… 😉