On a tous en mémoire des tubes que nos parents écoutaient en boucle et qui ont marqué notre enfance. Entre Frank Sinatra, Otis Redding, les surfs et tant d’autres, chez moi le WE c’était divers et variés.
Je ne sais pas pourquoi, un coup de blues peut-être, mais ce soir un morceau me revient particulièrement en tête :
« Sag Warum ? » du luxembourgeois Camillo Felgen (1959). Le slow qui tue des années 60 !
Je ne comprenais rien à ce qu’il racontait, le monsieur, mais ça chaloupait bien. Aujourd’hui j’ai la traduction. Sortez vos mouchoirs, ou serrez votre douce dans vos bras, in french dans le texte :
DIS POURQUOI ??
Chaque nuit j’erre, je suis seul, je me demande: Pourquoi?
Les journées sont interminables
Et je me demande: Pourquoi?Où es tu partie? Je t’appelle souvent, mais tu n’entends pas.
Tu ignores à quel point je suis seul
Et je me demande: Pourquoi?
Dis: Pourquoi?Je voulais être heureux
Et tu me laisses seul.
Quand reviendras tu, dis,
Quand rebrillera le bonheur pour nous?Oh oui, ce serait bien, d’être près de toi, de marcher ensemble;
Pourtant, je suis seul, je suis toujours seul
Et je me demande : Pourquoi?
Dis: Pourquoi?












Souvenirs… et en prime une petite leçon d’allemand. Merci à toi !
Petite leçon d’anglais pour changer…
Vous dansez, Mademoiselle ?
aaaah les Platters ! les boums, le temps où les garçons invitaient les filles à danser, les grands frissons, tout ça, tout ça… file, file, file le temps…
La pochette aussi fait bien ses années 60. La pipe qu’on allume et les bouffées de fumée qui s’échappent, un coté cowboys solitaire planté dans un décor en noir et blanc, on dirait Robert Mitchum dans « La nuit du chasseur », film météorique de l’histoire du cinéma.
Et surtout cette voix grave, ce slow qui tue comme tu dis, main dans la main les corps lovés l’un contre l’autre. Ah ces années 60, Sag Warum !
ouais, ça laisse rêveur…
C’est la machine à remonter le temps
On prend un coup de jeune et un coup de vieux en ré-écoutant ça !