Bien que vacataire, j’ai eu un entretien annuel comme un titulaire. Et J’ai été mal notée. Pas à cause de mon travail, ma maitrise des outils, mes bonnes connaissances du métier ont été reconnues, et c’est écrit dans le rapport. Donc rien à dire sur mon adaptation au poste de ce côté, ni sur mon comportement avec les "clients", puisqu’ils sont ravis de travailler avec moi. Mais j’ai quand même été mal notée. Je dois encore m’améliorer pour être apte au poste selon ce qui a été dit lors de l’entretien, a écrit mon chef. Bien sûr ce qui a été dit lors de l’entretien n’est pas écrit noir sur blanc comme les appréciations sur mes compétences, parce que ce qui a été dit lors de l’entretien n’a rien à voir avec le boulot qu’on me demande. Et tout bien réfléchi si ce qui a été dit lors de l’entretien avait été écrit noir sur blanc, je pourrais sans problème l’utiliser comme preuve de discrimination.

Je suis la dernière arrivée, les autres ne changeront pas, ils sont comme ils sont, c’est à moi de changer de caractère, insiste la hiérarchie…. Malgré l’eau que j’ai mis dans mon vin depuis 8 mois après un premier appel à l’ordre pour une peccadille oubliée, ça n’a pas suffit. Il se trouve qu’un jour on m’a un peu trop titillé les nerfs et j’ai répondu. Ce qui n’a pas plu à la hiérarchie. Depuis j’ai fermé mon clapet, mis ma fierté au fond de ma poche avec mon mouchoir par dessus, mais pas assez…
En clair la hiérarchie souhaite que je m’aplatisse complètement devant certains collègues, même quand ils me cherchent des noises. La petite dernière dans une équipe de personnes bien ancrée depuis une vingtaine d’année n’a même pas le droit de ruer dans les brancards, même une fois tous les 6 mois, de ceux qui lui aboie dessus sans raison.
Elle doit tout simplement remercier avec le sourire toute réflexion désagréable, toute agression verbale, toute moquerie, et surtout ne pas répliquer quand ces messieurs cherchent à la faire trébucher.
C’est injuste, a reconnu mon chef de service, mais c’est ainsi.

Comment je me sens après ça ? Tout simplement humiliée encore un peu plus. Mais je ne changerai pas, c’est décidé.
Jusque là je me suis toujours adaptée à chaque nouveau boulot, à chaque nouvelle équipe. Mais là il ne s’agit plus d’adaptation, mais de soumission aux sauts d’humeur de mes collègues. Et il est hors de question que je rentre dans ce jeu là.
C’est dommage, car le travail n’est pas désagréable et une bonne entente générale dans l’équipe aurait été formidable, puisque le reste va. Mais bien que je ne puisse lutter contre des individus sur protégés qui pensent être dans leur bon droit, je ne craquerai pas. Je ne leur donnerai pas le plaisir de céder, même s’ils savent que dehors, à mon âge, je n’ai plus beaucoup de chances de trouver un job et qu’ils en profitent…

Articles similaires

  • Pas d\\\\\\\'article similaire

Laisser un commentaire

*