Hein ? Késetudi ? Mais ne gueulez pas si fort bon dieu !

Mal aux oreilles, quand j’étais petite j’avais déjà mal aux oreilles, surtout la gauche, mais comme on ne voyait rien, je faisais des manières. Donc surtout ne rien dire, ne pas se plaindre, pour éviter les remarques, et finir par croire que finalement c’était normal d’avoir mal aux oreilles. Mais bon sang que le bruit me gênait déjà, jusqu’à me taper sur les nerfs quand les gens hurlaient ou parlaient trop fort. Et m’isoler toute seule dans une cachette au calme me faisait tellement de bien.

Le temps a passé, il y a une dizaine d’années, j’ai subi plusieurs opérations accompagnées de quelques traitements de chocs, anti inflammatoires, anti dépresseurs et autres coktails par injection. Un train sifflant s’est alors doucement installé entre mes deux oreilles. Pas trop fait attention, d’autres chats blessés à fouetter que ces bourdonnements dans ma tête du soir au matin. Mais nom de dieu, le niveau sonore a commencé à sacrément augmenter un peu partout dans les lieux publics… et bobo noreilles de plus en plus. Le ras le bol m’a pris et j’ai commencé par ne plus sortir, plus de spectacle, plus de concert,…. Le ciné, déjà limite, était devenu insupportable ! De toute façon, c’est tellement fort leur bazar que je n’entends rien à ce que racontent les bonzommes qui gesticulent à l’intérieur de l’écran. Et puis, trop fauchée, j’avais aussi une bonne excuse !
Et ces restau trop bruyants, ces brasseries infernales, ces soirées, où les gens braillent au point que la moindre conversation ne ressemble plus qu’à un obscur brouhaha douloureux. La foule dans les centres commerciaux, les coups de klaxon, les deux roues, la sonnerie du téléphone, la musique à fond, les voix stridentes de certaines personnes, les gniards qui hurlent, tout ce vacarme est insupportable et me fait mal ! Heureusement que mes petits n’ont jamais braillé comme des tordus, je n’aurais pas tenu le choc.
J’ai donc passé mon temps, et je continue à passer mon temps à me tenir loin des écoles, des piscines et des parcs à l’heure où les mamans emmènent leurs bambins. De plus en plus, je me réfugie chez moi, tranquille zen, loin de tous ces lieux bruyants, de tous ces cris et chuchotements, de tous ces sons qui me rendent dingues en m’agressant douloureusement les oreilles… Un petit fond sonore léger et non agressif pour calmer tout ça, pour ne plus entendre le merdier dans ma tête, et voilà.

Pendant toutes ces années, les sifflements sont donc allés crescendo. J’ai fini par prendre conscience que c’était des acouphènes. J’ai enfin consulté un ORL. Il a constaté une perte auditive (-40 d’un côté, -20 de l’autre), m’a dit que je faisais de l’hyperacousie douloureuse. Pas grand chose à faire, a-t-il ajouté. C’est pas le nerf auditif, mais c’est l’oreille interne qui est atteinte. Déjà fragilisée pour diverses raisons (et pif et paf !), elle a été achevée par la prise de ces cocktails médicamenteux par injection qui lui ont été fatales, toxiques quoi ! Soigner une partie du corps peut avoir des conséquences sur une autre. C’est ce qui s’est passé. Va falloir continuer à vivre avec ça, suivre l’évolution de la chose, et prendre un traitement permanent pour réduire les sons dans ma tête. Et continuer à m’éloigner du monde, de la foule, du bruit, comme toujours pour éviter d’en prendre plein les oreilles…

En tous les cas me voilà rassurée… tout ça n’est pas le produit de mon imagination.

Quand je buzz pour « Chaque femme est un roman » d’Alexandre Jardin

Selon Alexandre Jardin, le monde féminin n’est qu’un gigantesque point d’interrogation.

Il se trouve que les femmes qui ont percuté ma vie m’ont toutes métamorphosé, d’une manière ou d’une autre. Or j’ai une grande passion pour le changement, pour les êtres qui m’apprennent à désapprendre ce que je sais, à raisonner en dehors des clous. Le fait est que ce rôle crucial a été tenu, dans ma vie, exclusivement par des femmes. Et j’ai follement aimé qu’elle me changent ! Qu’elles m’apprennent le fonctionnement paradoxal de la vie, et surtout de l’amour. Pour moi, rien n’est plus féminin qu’un point d’interrogation. A mes yeux, le monde des femmes est fondamentalement celui de l’interrogation, du doute, de la remise en question chronique, bref, du roman intérieur.

chaque femme est un romanEt pourquoi je cite Alexandre Jardin ? et bien parce qu’il sera présent le vendredi 30 mai à Castelnau le Lez et le samedi 31 mai à la Comédie du Livre de Montpellier. Il y présentera son dernier ouvrage Chaque femme est un roman publié aux éditions Grasset. Et aussi parce que j’ai reçu un message de InMédiatic me demandant de bloguer l’info. Bien que d’ordinaire je ne réponde pas à ce genre de sollicitation, pour une fois je me suis laissée faire. Allez savoir pourquoi… Et non, ça ne me rapporte rien, même pas le bouquin…

Bref pour revenir à Alexandre Jardin, il clôt avec ce nouvel ouvrage sa “trilogie” familiale. Le Zubial disait sa dette à l’endroit de son père ; Le Roman des Jardin remerciait sa famille ; Et pour finir, Chaque femme est un roman rend hommage à toutes les femmes qui ont marqué sa vie, sa mère, ses instits, ses profs, ses p’tites amies, j’en passe et des meilleures… de gonzesses. Chacune a droit à son chapitre, genre nouvelles.

Il paraît que ce bouquin bourré d’anecdotes est une petite merveille de drôlerie et de poésie. Je ne l’ai pas lu, je ne sais pas si je vais le lire. Mais que ça n’empêche pas ceux/celles qui souhaitent une petite dédicace d’aller à Castelnau vendredi à 19h30, à l’école Mario Roustan, ou encore à la comédie du livre samedi. Alexandre Jardin sera sur le stand de la librairie Sauramps dès 11h30… Perso, je ne pense pas pouvoir y aller.

Voir l’interview d’Alexandre Jardin dans l’émission  »Dans quel étagère »

Gewurztraminer et salade chaude de fèves

Une poignée de fèves fraiches dans mon panier "au pré de chez vous" m’a inspirée une petite idée d’accord mets/vin pour commencer ma dégustation de vins blancs d’Alsace.
Je vous rappelle que j’ai reçu il y a une semaine un superbe colis[1] du CIVA (Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace) par l’intermédiaire de l’ami Fred de Mai. Il contenait les sept cépages de cette belle route des blancs d’Alsace : Sylvaner, Pinot Blanc, Pinot Gris, Pinot Noir, Riesling, Muscat d’Alsace et Gewurztraminer.

Alors je me suis dit, mes fèves si je me les cuisine épicées, elles s’accorderaient très bien avec le Gewurztraminer 2006. Hein ? pourquoi pas ?

Je les ai donc écossées, j’ai éliminé la peau épaisse qui les recouvre. Dans une casserole, j’ai porté à ébullition un soupçon d’huile, 1 verre d’eau, du gingembre, du paprika, et un peu de sel. j’ai rajouté mes fèves, que j’ai laissé cuire environ une dizaine de minutes à la louche. j’ai délayé une cuillerée de maïzena dans le jus de cuisson pour épaissir ma sauce, rajouté du persil frais haché sur la fin. Fait réduire la sauce, et voilà hop dans l’assiette et y a plus qu’à déguster. Fèves et Gewurzt

Le Gewurztraminer 2006 s’est parfaitement marié avec cette petite salade chaude bien épicée d’autant plus que je n’y suis pas allée de main morte sur les épices, genre monsieur Plus. Son côté légèrement moelleux en bouche a apporté un peu de douceur à mon plat.

Et pour le dessert, je me suis croquée quelques amandes mêlées de raisins secs. Huumm les arômes de litchis et de rose du Gewurztraminer ont alors explosé, c’était divin.

J’ai profité de ce repas pour faire un peu de lecture et enrichir mes connaissances sur la "sélection de Grains Nobles". Ce vin très rare, uniquement issu des cépages Gewurztraminer, Pinot gris, Muscat et Riesling, est produit lors des meilleures années. Il est obtenu par tris successifs des grains atteints de pourriture noble. Le travail est dur et long pour de petites quantités. La concentration rend l’identité du cépage plus discrète, au bénéfice d’une puissance, d’une complexité et d’une longueur en bouche exceptionnelles, un vrai chef d’oeuvre !

Et voilà ce sont mes petits plaisirs tout simple de solitaire. 🙂

J’ai gagné 275.000 € ! sans blague ?

Espèces d’escrocs, bande de mugus, arnaqueurs en tous genre, vous ne m’aurez pas ! ah mais ! Grrrrrr….

Voilà l’objet de ma râlerie du jour, un vilain scam dans ma boîte aux lettres :

de LOTTO MEGAMILLION à lotto.megamillion.01@gmail.com
Objet : !!!!!!!!!!!! FELICITATION !!!!!!!!!!!!!!

FELICITATION VOUS ETES L’HEUREUX (SE) GAGNANT (E) DE LA SOMME DE 275.000€ SPECIAL MEGAMILLIONS VEUILLEZ PRENDRE CONNAISSANCE DE LA PIECE JOINTE POUR VOIR LA CAGNOTTE QUE VOUS AVEZ GAGNE.N’OUBLIER PAS AUSSI DE REMPLI LES DEMANDES DU DOCUMENTS EN PIECE JOINTE.

CONTACT DE L’HUISSIER POUR ENTRER EN POSSESION DE VOTRE GAIN

E-mail : mega_millions.lawyer@yahoo.fr

Tel : 44 702 407 2689

Accompagné du pdf qui va bien bien sûr, pour soutirer les coordonnées des plus naïfs : Megamillions Marc Andersseen price

Bien que la loterie américaine megamillions existe, ne vous laissez surtout pas avoir par ce genre de mail. Danger, c’est une arnaque à la fausse loterie, un vulgaire scam destiné à pigeonner les plus crédules. La moindre réponse vous entrainerait dans une spirale sans fin dans laquelle vous laisseriez des plumes pour ne pas dire beaucoup d’argent.
Alors, allez zou, poubelle !

quelques définitions

  • Sur hoaxbuster : arnaque loterie – tombola
  • Via le lexique du petit papa noël
    1. Mugu (prononcer mougou) : nom désignant un arnaqueur africain sur Internet (african scammer).
      Cela signifierait « idiot » en igbo, un dialecte nigérian. Pour parler d’eux, les scambaiters emploient aussi le terme « lad » (garçon, gars). La victime d’un mugu est un maga.
    2. scam : terme anglais signifiant « arnaque », « escroquerie ». Le scam africain porte également le nom de « scam nigérian » (Nigerian Scam) et de « scam 419 » (4-1-9 Scam) en raison du numéro de l’article du code pénal nigérian punissant le Advance Fee Fraud, l’arnaque par avance de faux-frais.
      Principe : un message nous promet une forte somme d’argent sous forme de commission sur un transfert de fonds, ou le gain d’une loterie à laquelle vous n’avez, bien entendu, jamais participé !

Gilets de sécurité et triangle de pré-signalisation obligatoires

Allez aujourd’hui, je vous le fait dans la communication d’info utile…

Par décision du Comité Interministériel de Sécurité Routière du 13 février 2008

Pour renforcer la sécurité des usagers en cas d’immobilisation du véhicule sur la chaussée ou ses abords à la suite d’un arrêt d’urgence, et en complément des feux de détresse qui restent obligatoires, un gilet de sécurité et un triangle de pré-signalisation devront être présents dans tous les véhicules, à compter du 1er juillet 2008.
Pour être mieux perçu des autres usagers, le conducteur doit revêtir son gilet rétro-réfléchissant avant de descendre de son véhicule et placer le triangle sur la chaussée, à une distance minimale de 30 mètres de l’obstacle à signaler ou du véhicule en difficulté .
Si le véhicule est immobilisé en sortie de virage, le triangle devra être installé en amont de l’entrée de ce virage.

gilettriangle

Ces équipements (gilet, triangle et boîtier du triangle) doivent justifier de leur homologation par un marquage CE.
Le non respect de cette obligation (pour l’un ou l’autre de ces équipements) est passible d’une contravention de 4ème classe, amende forfaitaire 135 € (minorée : 90 €, majorée : 375 €).

Y a plus qu’à faire les courses pour équiper son auto ! sinon gare aux amendes…

Plus d’info sur

Soleil, soleil, Je ressors mes vieux hublots

Crote de bique ! J’ai fait tomber mes lunettes de soleil de vue à la monture-ultra-moche-proposée-par-opticien-arnaqueur du 3ème étage ! Pas trop envie d’aller les récupérer. Alors qu’à celà ne tienne, je fouille dans mes tiroirs pour ressortir mes vieilleries, parce que je les ai gardées mes vieilleries. Zou je range les mochetés achetées pas cher en bord de mer, enfin du temps du franc, et voilà ce qu’il me reste.

lunettes de soleil

En haut à gauche, c’est des lunettes de vue reconverties, fin du siècle.
En haut à droite, c’est un modèle Vuarnet Vintage.
Juste au dessous, encore plus vintage, mes premières lunettes de soleil, elle ont au moins 40 ans.
Celle du bas à droite avec les verres bleus, date de fin 80, début 90.
Les petites rondes façon power flower, des années 90.
Et celles aux verres violets façon aviateur sont les plus récentes, je les ai depuis environ 7 ans.

Et la question est : Je ressors lesquelles ? Vu que la tendance à l’air d’aller vers les hublots qui mangent le visage, je pencherais pour les Vuarnet Vintage. En plus côté protection solaire, c’est quand même ce qu’il a de mieux. Non ? où celles de mes 10 ans ?

Ce qui est dommage, c’est qu’elle ne sont pas de vue. En parlant de lunettes de vue, je ne vous fait pas l’étalage, mais là aussi j’en pas mal en stock, et de toutes les couleurs. J’adore les lunettes…
Alors si jamais un opticien a des envies d’un buzz sur des lunettes de soleil de vue… je dis ça, je dis rien…

Quelques pensées entre bougainvilliers et jasmin

Ce matin, je suis allée me poser dans le patio de la clinique Saint Roch en attendant mes résultats. La tête en arrière, j’ai fermé les yeux pour humer les senteurs qui se dégagent du gros jasmin en fleurs. Cet endroit est très agréable et propice à la détente. Déjà que je me sentais particulièrement bien, parce que pas bobo la piquouse super bien faite pour une fois, je me suis enfoncée dans la zenitude la plus totale au milieu des fleurs.

C’est jouli, non ?

Le patio de Saint Roch

Sinon à part ça, ben ça c’est pas arrangé mon bazar, normal. J’attends le coup de fil du Dr House pour qu’il me dise quoi qu’on fait maintenant…De toute façon je ne ferai rien du tout dans l’immédiat car ma situation professionnelle est bien trop précaire pour que je puisse m’occuper de ma santé sérieusement. C’est comme ça la vie !

Et toi, t’as des amis ?

C’est la question qu’a posé L. aux convives célibataires qu’elle avait invité hier autour d’un apéro histoire de faire avancer le scmilblic.
L., j’ai fait sa connaissance au club de la presse, on ne s’était pas revu depuis septembre 2007.

T’as des amis avec qui organiser ce genre de choses de temps en temps. Se recevoir les uns chez les autres, comme ça simplement autour d’un verre, sans chichi ?
Heu ben non, et toi ? Ben non, moi non plus….
Toutes autant que nous étions, avons répondu non malheureusement.
Une quinqua a même rajouté qu’elle venait de lacher tout un groupe d’amis qu’elle avait depuis une trentaine d’année, car elle n’arrivait pas à se situer parmi eux. Ils profitaient d’elle, de sa générosité, de sa créativité et de son imagination pour se grandir eux-même. En contrepartie ils la tiraient vers le bas, la critiquant au moindre prétexte, ou l’ignorant quand ils n’avaient pas besoin d’elle. Un jour, elle s’est retrouvée 15 jours clouée chez elle pour des raisons de santé à ne pas pouvoir bouger. Personne ne s’est inquiété, personne n’est venu l’aider. Elle en a eu assez et a dit stop. Ses « amis » n’ont pas compris….

Un peu comme moi finalement dans un autre registre. j’en ai eu assez de donner de ma personne dans des associations, des clubs alors que je me sentais en permanence comme un cheveu sur la soupe.
Prendre des photos, faire des reportages, animer des sites pour d’autres, qui au bout du compte ne vous intègre jamais vraiment parmi eux, ne communique pas avec vous, vous oublie au moment des fêtes, des vacances, des barbecues entre amis, et surtout quand vous avez besoin d’un coup de main.
Toujours la dernière assise à la place qui reste, une fois que les autres se sont installés par affinité lors des repas ; Toujours à part dans les déplacements à essayer de me raccrocher à un groupe ou un autre…
ignorée la plupart du temps, cataloguée souvent, sans parler de tous les donneurs de leçon yakafaucon qui ne sont jamais là quand il faut.
Alors j’ai tout arrêté aussi. Ca n’a inquiété personne, et je n’ai revu personne.

Et l’histoire est la même pour beaucoup de femmes seules surtout d’un certain âge…
Au bout du compte, je préfère rester à la maison, de plus en plus déconnectée certes, mais de plus en plus tranquille. Et ça me va très bien. Il est vrai que trop souvent blessée, je n’ai plus confiance en grand monde, et la foule m’effraie.
Parfois je me surprends à rêver de retrouver des potes d’autrefois sur Copains d’avant, du temps où on avait encore ce vent de liberté qui nous soufflait sur la tête et l’insouciance de la jeunesse. A cette époque là on se fichait pas mal du paraitre et la moindre connerie était prétexte à rigoler. Mais hier c’était hier, et demain…..

Enfin, hier on s’est quand même promis de se refaire un autre apéro un de ces 4, histoire de créer du lien…