Caroline à Monaco

Non je ne vais pas vous parler de Caroline de Monaco, mais vous raconter une aventure qui est arrivée à mon amie Caroline à Monaco dans les années 60, alors qu’elle était toute petite .

Son père était en visite chez des amis à Monte-Carlo. Leur jolie petite maison donnait sur un parc luxuriant, ou peut-être étaient-ce les jardins du casino. Caroline ne se souvient pas très bien, elle était si petite du haut de ses 5-6 ans.
Par contre ce dont elle se souvient, c’est qu’attirée par les superbes plantes exotiques qui ornaient ce parc, elle s’était évadée de l’enceinte du jardin, vêtue de son seul maillot de bain et de ses sandales. C’était nouveau pour elle, toutes ces belles plantes, ces escaliers paysagers, ces rambardes sculptées… Caroline, curieuse de nature, se laissa transporter de-ci de-là par les merveilleuses senteurs que lui amenait une légère brise douce et chaude. Il n’y avait pas âme qui vive et elle s’éloignait de plus en plus de la maison.
Alors qu’elle se penchait pour mieux humer le parfum d’une magnifique grosse fleur d’un rouge éclatant, un homme la fit sursauter. Grand, cheveux noirs, teint mat, vêtu d’une sorte de bleu de travail, il avait surgit derrière elle, sans qu’elle ne l’entendit arriver.

  • Que fais-tu là petite-fille ? lui demanda-t-il d’une voix mielleuse.
  • Rien monsieur, je regarde les fleurs.
  • Tu es toute seule ?
  • Vouiii. Répondit Caroline en baissant timidement les yeux, et se sentant tout d’un coup coupable d’être découverte.
  • Tu aimes bien les fleurs, n’est-ce pas ? Relevant la tête, Caroline opina.
  • Je travaille ici, je connais bien ce parc, veux-tu que je te montre d’autres fleurs encore plus belles ? Continua l’homme sur un ton rassurant.

Caroline acquiesça de nouveau. Mais avant qu’elle n’ait eu le temps de dire ouf, l’homme la souleva de terre pour la serrer très fort contre lui. Surprise, elle essaya de se dégager.

  • N’aies pas peur, Susurra l’homme rapprochant son visage du sien. Caroline n’avait pas l’habitude qu’on la prenne dans les bras. Inquiète, elle se demandait bien ce que lui voulait cet homme.

La serrant encore plus fort, il quitta le chemin pour se dissimuler derrière un massif verdoyant et fleuri. Il glissa alors subitement une main sous le maillot de bain de Caroline et se mit à lui caresser les fesses…

  • « Caroline… caroline… » appelait la voix avec insistance . « Où es-tu ? Caroliiiiine… Caroliiiine… » La voix était là, tout prêt sur le chemin. L’homme sursauta, reposa Caroline à terre, et disparut aussi discrètement qu’il était apparu.

La maitresse de maison l’aperçut alors, prostrée et transpirante. Elle lui prit la main, et tout en redescendant vers la maison, elle la sermonna gentiment.

  • Et bien Caroline, qu’est-ce que tu fais là ? il ne faut pas partir comme ça toute seule dans le parc. Tu pourrais te perdre, rencontrer des inconnus qui pourraient te vouloir du mal. Allez, viens, il y a suffisamment de place à la maison pour jouer.

De peur de se faire gronder, puis de peur qu’on la prenne pour une menteuse, Caroline n’a jamais parlé de cette rencontre. Elle comprit beaucoup plus tard, qu’elle avait échappé de justesse à quelque chose de terrible…

7 réflexions sur « Caroline à Monaco »

  1. @Ardalia
    Pas à tout effectivement. Et elle en garde certainement quelques séquelles au fond d’elle sans qu’elle veuille se l’avouer.

    @Jean-Mimi
    Mais tes conneries sont aussi parfois très fines…. 😉

  2. moi, je devais avoir 11/12 ans quand ayant oublié un livre de cours chez mon amie, je suis ressortie de chez moi pour aller le chercher, elle n’habitait pas très loin, j’ai donc pris l’ascenseur pour monter chez elle, seulement un homme en pardessus que je n’avais jamais vu, l’a pris en même temps que moi, et j’avoue que 4 étages semblent une éternité quand le même homme vous dit de ne pas avoir peur, qu’il ne va pas vous faire de mal et qu’il commence à vous toucher. Ce n’est heureusement pas allé plus loin, il est redescendu par le même ascenseur et je ne l’ai jamais revu mais j’ai eu très peur !!! j’avoue que longtemps je suis montée à pied ou bien j’attendais d’être seule pour prendre à nouveau un ascenseur !!!!

  3. Ouais, encore un chouette post!
    Ca me rappelle (vaguement) un post précédent à propos de l’Exodus.
    Ca fait du bien hein de se vautrer dans le malheur.
    Ca fait "avancer le schmilblick" d’une façon quelconque?
    Non!
    Ca "éclaire les foules"?
    Non!
    Ca présente des "éléments nouveaux" (et intéressants…) sur le problème?
    Non!
    C’est juste de "l’émotionel" (gratuit, à profiter!)
    Y en a qui méritent bien de rester dans leur merde, ça leur plait tellement, et puis ça remonte la cote du blog, super!

  4. @GPI
    Si ça ne te plait pas ce que j’écris, tu peux très bien aller voir ailleurs si j’y suis. Chez Jean-Mimi par exemple.
    Ici, ce n’est pas un forum, c’est chez moi et je fais ce que je veux.

    Et non, ce genre de billet ne remonte pas la cote du blog. la seule chose qui remonte la cote d’un blog c’est de parler cul.

    D’autre part je ne suis pas dans la merde et Caroline non plus. Tu n’es pas obligé d’être insultant à ce propos.

    Pour finir, je m’en tape le coquillard de ne pas être populaire.

Laisser un commentaire