Il est si facile de s’évader…

Il y a des jours comme ça ou rien ne va, ou le moral s’éffondre, ou la force et la foi n’y sont plus… il y a des jours comme ça ou un grand rayon de soleil surgit pour chasser ces lourds nuages noirs qui plombent la vie.

Ce grand soleil c’est Christine, qui par son joli billet inspiré de mes balades photos au Grau du Roi, m’a redonné un peu de courage à l’ouvrage.
Et comme elle me le rappelle si bien, il ne faut pas que j’oublie ce que moi-même je dis : "je vis dans une magnifique région où il est si facile de s’évader pour oublier…"

Alors pour vous évader aussi, goûter au soleil et à cette si belle lumière qui nous enveloppe, je vous invite à visiter la camargue des traditions chez Christine…

Dimanche champêtres au Pic

Les champêtres du Pic m’avaient emballée l’année dernière, alors j’ai remis ça cette année. Toujours organisée par nos 3 couples de vignerons complices, Jocelyne et Jean-Claude Thérond du Mas Gourdou, Fabienne et Alain Bruguière du Mas Thélème et Véronique et Guy Ratier du domaine de la Vieille, cette deuxième édition s’est déroulée encore une fois dans la détente et la convivialité. Contrairement à ce que la météo avait annoncé, nous avons eu un temps magnifique, alors tant pis pour les absents qui ont eu peur de cette pluie qui n’est jamais tombée.

Pour changer de la balade dans les parcelles de l’année précédente, chaque domaine nous a proposé cette fois un thème et une dégustation.

  • Ainsi Fabienne du Mas Thélème nous a raconté l’historique de la viticulture en Languedoc-Roussillon. Puis Alain nous a offert de déguster deux cépages sortis de cuve au milieu des parcelles où ils ont été récoltés : une délicieuse Syrah aux arômes caractéristiques de violette et de zan, et un Grenache bien fruité qui promet une belle rondeur ;
  • Jean-Claude a simulé les vendanges dans sa cave et nous a présenté un vin blanc de table fort sympathique légèrement sucré, avec ses 15g de sucre résiduel. Cette « Gourmandise » du même nom, issue de Grenache et de Clairette est idéale pour l’apéro ;
  • Guy, quant à lui, nous a expliqué la climatologie et la géologie en Pic Saint Loup, pour terminer en nous faisant découvrir un rosé de saignée, « La fille de Gélone 2006 », que je dirai gastronomique. Issu de Syrah et de Grenache, cet AOC a des arômes très épicés et poivrés, un peu les baies roses.

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Après cette matinée de découverte, nous nous sommes tous retrouvés sous la pinède pour déguster les crûs de nos 3 vignerons et déjeuner sur l’herbe. La compagnie Atirdel, déjà présente l’année dernière, est revenue pour notre plus grand plaisir bercer notre après midi de leurs animations, poésies, douces musiques et danses improvisées.

En fin de journée, avant de rentrer au bercaille, je suis repassée au Mas Thélème avec ma copine Martine, pour prendre 2 bouteilles de Carpe Diem sur ma souscription.[1]

Notes

[1] En effet, pour s’équiper en barriques neuves, Alain et Fabienne avaient lancé une souscription en 2005 à laquelle j’ai participé. Ainsi de temps en temps je prends des nouvelles de la cuvée Exultet 2005 qui, de la barrique est aujourd’hui passée en cuve. Et J’en profite pour prendre 2 ou 3 bouteilles d’autres cuvées en attendant que celle-ci soit mise en bouteille.

Informaticien ! vraiment ?

je reviens un peu sur "les fondamentaux" de ce que sont l’informatique et les informaticiens parce que j’entends de plus en plus de gens en ce moment qui se prétendent informaticiens alors qu’ils ne font qu’utiliser des outils bureautique ou web…

Et oui quoi, ce n’est pas parce que vous savez installer un blog par exemple à partir d’un outil de conception de blog que vous êtes informaticien… Ce sont les mecs qui ont conçu l’outil pour vous permettre de le faire qui le sont, plus exactement les développeurs, pas vous.
Ce n’est pas non plus parce que vous surfez sur la vague, que vous savez utiliser un navigateur, mettre à jour votre messagerie, ou votre connexion Internet que vous êtes informaticien ou que vous faites de l’informatique…

Alors c’est quoi l’informatique ? me diriez-vous. Il existe une définition toute simple qui l’explique très bien : C’est la science du traitement de l’information.

Et l’information c’est quoi ? Ce sont des nombres (calcul scientifique, gestion), des textes (traitement de texte, documentation, bases de données), des traits (dessin), des formes géométriques (CAO) ou des règles de décision (systèmes experts) que l’on appelle données. Les bons de commande, les factures, qui transitent sur des grosses machines sur des logiciels de gestion, sont un autre exemple de données.
Celles-ci sont traitées par les informaticiens pour que les utilisateurs puissent les manipuler, les modifier, les envoyer, les stocker de façon totalement transparente sur leur ordinateur. Pour cela les informaticiens utilisent des codages, des algorithmes ou autres méthodes.

Les métiers d’informaticien sont multiples, ils concernent le domaine matériel (hard) et/ou le domaine logiciel (soft). Ils se rapportent aussi bien à la recherche, qu’à la conception de systèmes, ou encore à la production, la gestion et la maintenance.

Il se trouve que j’ai été informaticienne dans ma carrière et que dans le cadre de mes diverses fonctions j’ai exercé plusieurs métiers, dont voici la liste plus ou moins dans l’ordre :

  • analyste programmeur : Je spécifiais techniquement les besoins des usagers en terme de flux d’information et ensuite je développais dans un langage adapté le logiciel de gestion qui allait leur permettre de gérer leurs données (en Bal multicritères sous système d’exploitation prologue, et oui ça date de plus de 20 ans !).
  • administrateur de bases de données : j’étais chargée du bon fonctionnement de bases de données.
  • spécialiste en systèmes réseaux : J’installais, configurais plates-formes de communication, moyens-systèmes, contrôleurs, logiciels d’émulation 5250, 3270…
  • support technique, ingénieur technique : J’assistais les utilisateurs, les distributeurs dans l’installation de produits d’interconnexion de réseaux, je les formais.
  • rédacteur technique : Je produisais diverses documentations relatives aux produits.
  • testeur : je testais les logiciels d’émulation d’environnement moyens et grands systèmes et les localisais (anglais -> français)
  • webmestre : J’étais chargée du développement de sites Internet et je dis bien développement, pas animation ou installation à partir d’un outil existant comme je le fais aujourd’hui, et ce en html et javascript, et oui c’était il y a une quinzaine d’année, je faisais avec ce qu’il y avait à l’époque. J’étais également chargée de la maintenance technique des serveurs.
  • … etc

Depuis 2000, je ne suis plus informaticienne, j’utilise les outils que les informaticiens mettent à disposition pour diffuser l’information et rédiger du contenu sur des supports multimédia.
J’ai toujours dans ma manche le métier de webmaster, mais je suis dorénavant orientée dans le suivi éditorial, le contenu, la communication interactive …
Je maîtrise certes l’installation d’un blog, mais j’utilise des outils comme Dotclear par exemple, auquel je n’ai absolument pas participé au développement. Bien sûr, je mets de temps en temps les mains dans le cambouis en tapant dans le code pour améliorer ceci ou celà selon mes désidératas personnels parce que j’ai quelques restes, mais ça ne va pas bien loin. Même, si je réalise aussi parfois quelque sites statiques en XHTML/CSS, de là à dire que je suis encore informaticienne, non.

Alors maintenant où sont les vrais informaticiens parmi tous ceux qui prétendent l’être ? …. J’ai cousu des habits pour mes poupées, ce n’est pas pour autant que je suis couturière.

Pavots and co

Après la série coquelicots and co, je suis retournée dans le jardin d’Igor en fin de journée pour admirer les pavots. En effet Igor m’avait appelée le week-end dernier pour me signaler l’éclosion dans son jardin de magnifiques pavots blancs et il m’avait proposé de passer quand je voulais prendre les stars du moment en photos.
Malheureusement le temps que j’ai le temps de passer, les pavots blancs ont passé. Par contre ils restaient encore les rouges et les roses, magnifiques aux pétales légèrement froissés donnant sous les rayons du soleil une impression de taffetas. D’autres fleurs encore, aussi merveilleuses les unes que les autres, avaient éclos. Décidément ce jardin recèle de merveilles que je ne me lasse pas de découvrir… [flickr_set id= »72157600262205303″]

Comme dab, ceux qui utilisent le navigateur de Micromou non mis à jour, et qui ne voient pas le slideshow, cliquez ici pour voir les photos sur flickr

Pourtant j’avais juré que..

Et oui je sais, j’avais juré que je ne me laisserai plus prendre par ce putain[1] de système : « les années d’expérience on s’en fout, si tu veux un poste convenable il te faut le diplôme truc et pas un autre, ou le concours machin qui va bien« , j’ai quand même craqué et j’ai envoyé mon dossier d’inscription au concours d’attaché territorial 2007, spécialité administration générale … ouch, j’ai déjà mal au bide rien que d’y penser…

Comme d’habitude, ça m’a pris comme ça, d’un coup. En début de semaine, j’ai vu que les inscriptions étaient ouvertes sur le site du CNFPT, et je me suis dit, tiens ! j’ai un diplôme qui me sert strictement à rien, mais alors à un point que vous ne pouvez pas imaginer, que j’en ai les boules[2]… Si au moins il pouvait me servir à ça, accéder à ce concours qui me permettrait de retrouver un poste de cadre dans la fonction public à défaut de le retrouver dans le privé[3], pourquoi pas [4]! C’est quand même mieux que de peigner la girafe au chômage, ou que de s’abonner aux remplacements de toutes sortes, ou autres missions bouche trou plus que très courtes qu’on vous concède par compassion, surtout après 25 ans de carrière tout à fait convenable.

Ouais parce que dans quelques mois, à la fin de mon remplacement, si je ne m’active pas, je vais me retrouver à la case départ chômage où à des postes de plus en plus au bas de l’échelle. Et à un moment où à un autre, faut arrêter le délire, je ne suis pas une débutante et j’ai encore 15 ans à bosser moi !

Donc voilà, va falloir que je potasse de nouveau à fond en essayant de ne pas perdre tous mes moyens à cause de la trouille. Parce que figurez-vous que les concours ou autres exams ça me rend malade, crise de foie et tout le toutim pour de vrai. Que même au bac, j’ai raté la matière où j’étais la plus forte à cause de ça à l’écrit, au point d’aller gerber en sortant de la salle, oui, oui, oui ! Heureusement que j’ai cartonné à l’oral[5], j’vous le dis !

Bref, comme j’avais signalé dans un blog-it express (en haut à gauche de mon blog) cette décision à tomber à la renverse, en émettant quand même quelques doutes quant à mes réelles capacités[6], l’ami Igor l’a lu et, dans sa grande bienveillance, m’a proposé de me servir de répétiteur… Alors là, devant un tel honneur, je suis obligée de m’y mettre pour de bon. Aïe, aïe, aïe, j’ai mal au bide…

Voilà donc ce à quoi va falloir que je me prépare :

Epreuves d’admissibilité

  • Composition portant sur un sujet d’ordre général relatif aux grands problèmes politiques, économiques, culturels ou sociaux du monde contemporain depuis 1945 (4h).
  • Composition d’Economie Générale (3h).
  • Rédaction d’une note (spécialité Administration Générale) – analyse d’un dossier soulevant un problème d’organisation ou de gestion rencontré par une collectivité territoriale (3h)

Epreuves d’admission

  • Commentaire suivi d’une conversation avec le jury à partir soit d’un texte court, soit d’un sujet de réflexion (20mn).
  • Interrogation orale sur la matière gestion administrative (15 mn)
  • Epreuve orale d’anglais (30 mn)

Fin septembre, faut que je sois au top de chez top, les épreuves commencent mi octobre. Alors j’écris tout ça, parce que si je ne l’écris pas, avec le manque de confiance que j’ai en moi et mes envies permanentes de me cacher dans un trou de souris, je ne pourrai pas faire face à ce nouveau challenge que je m’impose[7], et commencer quoi que ce soit…

Au sec ! C’est parti ! Heeeeeellllllllllllllllp !

PS:

Oui les enfants, je sais ce que vous allez penser. Déjà pour le Master… Mais je suis toute seule et il faut bien que je trouve un moyen quel qu’il soit pour me sortir de cette impasse des choses de la vie dans laquelle je suis… C’est pas le nouveau cliché déconnecté des réalités sorti de la bouche de notre nouveau président « Travailler plus pour gagner plus » qui va me sortir de mon merdier. Parce que déjà avant de travailler plus, il faudrait avoir un boulot, et de préférence qui corresponde aux compétences de chacun et pas complètement décalé, histoire de bouffer.

Notes

[1] excusez moi du terme, mais c’est vraiment ça, je ne vois pas d’autre mot !

[2] Un Master de l’École des Mines, bof ! ça n’a pas la cote, à éviter.

[3] qui ne veut plus de moi à cause de mon « grand âge » de quinqua, enfoiré de système.

[4] Toujours à 1500 euro brut et des soupières par mois bien sûr, faut pas rêver non plus. Quand on est tombé à ce niveau de salaire de cadre on n’en décrotte plus. 1500 euro net au smic, c’est juste pour faire joli pour les élections, c’est pas la réalité ! poil au nez !

[5] sur les neurones et les synapses, chui tombée ! haha ! les doigts dans le nez jusqu’à l’omoplate ! trop facile ! Même que j’ai fait des p’tits dessins au tableau pour expliquer la chose, et tout et tout..

[6] A force de dégringoler, de me faire bouffer ou évincer par d’autres qui ont le même niveau que moi mais qui sont plus requins, j’émets de gros doutes quant à mon intelligence…

[7] Non mais parfois, je me demande ce qu’il me passe par la tête !

Personnage de cire

photo Sarko"Tiens, on n’en a pas assez de l’original, faut qu’on nous ressorte son double de cire du Musée Grévin !" me suis-je fait comme réflexion quand j’ai vu la photo
Visage figé, surexposé, teint jaunâtre, fond jaunâtre, position raide, silhouette lourde, tournée vers le passé, ce sont les premières impressions que j’ai eu quand j’ai vu cette photo, sans parler de l’éclairage qui accentue le côté cire.

Puis j’ai lu. Et j’me suis dit en moi-même, "Ah bon, c’est la photo officielle, et bé ! ça fait pas jeune président dynamique tourné vers l’avenir tout ça."

En regardant mieux, ça rappelle un peu les anciennes photos officielles des gouverneurs américains … Mais bon, pas terrible quand même !

Marianne2007.info : Diffusion de la photo officielle du président Nicolas Sarkozy

Le petit canard noir

Quoiqu’il fasse, quoi qu’il lui arrive, quoi qu’il raconte, et peu importe le comportement des autres vis à vis de lui, le petit canard noir ne peut être que l’élément négatif de l’histoire de sa vie. Ils en sont persuadés, ça ne peut pas être autrement, c’est toujours de sa faute, c’est lui qui se comporte mal.

Au moment où il s’y attendait le moins, alors qu’il était arrivé à se détacher de tout ça, jusqu’à oublier qu’il était le petit canard noir à leurs yeux, après des années de travail sur lui, le petit canard noir a pris en pleine face la petite phrase assassine qui l’empêche de dormir…

Le petit canard noir voudrait pouvoir leur dire : stop ! mais arrêtez donc une bonne fois pour toute d’interpréter, de transformer, d’inventer, de juger. Ouvrez les yeux et regardez moi tel que je suis et non plus comme un vilain petit animal.

Mais ils ne veulent rien entendre, ni voir, ni comprendre. Ils sont dans leur monde, un autre monde rempli de leurs certitudes. Rien ne changera jamais. C’est inéluctable, le petit canard noir restera toujours le petit canard noir à leurs yeux. C’est ainsi.