Pépé Jo

Il est 2h30 et je ne dors toujours pas. Je ne sais pas pourquoi mais depuis que je suis couchée je pense à pépé Jo. Je l’aimais bien pépé Jo. Je me souviens de sa main douce qui tenait ma petite menotte quand il m’emmenait avec lui dans ses balades ; des heures que nous passions à regarder et écouter les gens dans la rue ou au bistrot ; des grains de cachous qu’il croquait avant de rentrer pour atténuer le goût de la bière qu’il venait de boire, pour éviter les remontrances de son épouse. J’aimais tant ces moments d’évasion passés avec lui. Il me rassurait, m’apaisait et je me sentais en sécurité en sa compagnie.
Quand je suis rentrée à l’internat, je ne l’ai quasiment plus vu, cela me rendait triste. Et puis un jour il est tombé malade, le cancer. Je ne savais pas qu’il avait un cancer mon pépé Jo que j’aimais tant. Je crois que je ne savais même pas ce qu’était le cancer. On n’expliquait pas les choses de la vie en ce temps là.
Un mercredi après-midi, où plutôt un jeudi, à l’époque ça devait encore être le jeudi, alors que je devais partir en promenade avec les internes que les familles ne sortaient pas, une amie de mes parents a débarqué avec sa fille.
Je me demandais bien ce qu’elles venaient faire là, d’autant plus qu’elles ne venaient jamais et que je détestais cordialement cette fille de mon âge avec qui on me comparait tout le temps tellement elle était mieux que moi, elle ! C’est là que, du pas de la porte de l’étude, j’ai appris la nouvelle. J’ai l’autorisation de son père, je viens la chercher pour l’après midi, son grand-père est mort et il faut lui changer les idées, expliqua la mère à la pionne qui ne voulait pas me laisser partir.
Le choc a été terrible, indescriptible. Je suis devenue livide, et n’ai plus pu sortir un mot de la journée. Puis la mère et la fille m’ont trimbalée je ne sais où, au Mont Carmel sans doute, je me souviens des arbres que je fixais. Il faut que tu sois gentille avec elle, elle a perdu son grand-père, disait la mère à la fille qui ne comprenait pas ma prostration, mon regard vide.
Je voulais pleurer mais je ne pouvais pas, pas devant ces étrangères que je n’aimais pas et qui ne m’aimaient pas non plus. Elles n’auraient jamais du être là dans un tel moment, et encore moins m’apprendre cette chose si terrible. Pépé Jo, non, je ne veux pas le croire !
Après cette sortie interminable et insupportable, elles m’ont ramenée à l’internat comme un paquet qu’on dépose. Puis, seule dans le vestiaire, je me suis effondrée. Tout s’est mis à tourner autour de moi comme si le monde s’écroulait. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, par terre dans un coin à vider ma douleur, ne sachant plus où j’étais. Des bras, me blottir, je voulais me blottir, mais ce vide autour de moi, si grand…
A partir de ce jour là, pendant toute ma scolarité, j’ai pensé chaque jour à mon grand-père, à son visage me souriant comme s’il veillait sur moi. Aujourd’hui, il m’arrive encore souvent de penser à lui, il m’a tant manqué. Il m’aimait lui, je le savais.

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Quand je serai grande, je serai …

Et voilà, y avait longtemps ! une chaîne venant de Cath cette fois, mais bon celle là toute nouvelle est sympa. Il s’agit de révéler ce qu’on aurait rêvé de devenir plus tard "quand on sera grand(e)" ….
Après avoir longuement gratté mon cerveau poussiéreux, j’ai donc ouvert 2-3 tiroirs oubliés pour y retrouver quelques vieux rêves enfouis de petite fille et d’adolescente.

Dans les années 60, certainement marquée par la notoriété de Jim Clark qui était bien sûr mon idole, j’adorais faire vroum vroum dans le jardin avec des petites voitures, des porsches de préférence. Je traçais des circuits, m’inventais des courses et gagnais tout le temps comme de bien entendu. bref je rêvais d’être PILOTE de formule 2.

Ensuite, j’ai pris goût aux poupées, surtout celles qui avait des cheveux, beaucoup de cheveux, pour les coiffer, faire des chignons, des tresses. Mon truc c’était surtout les coiffures tarabiscotées et originales, et devenir coiffeuse me tentait bien.

Puis, quand j’étais à l’internat, j’ai eu ma période sport. La danse d’abord, j’étais assez douée. Passionnée de moderne jazz, je révais de danser dans les ballets de Béjard, jusqu’à ce que mon genou pète violemment et mette fin à ma carrière de danseuse, j’avais 14 ans. A partir de là j’ai été interdite de sport, mais j’ai quand même continué le ski, moins certes, mais à fond. Malheureusement mon genou me faisait trop souffrir pour que je devienne une championne et si rêve il y avait, il s’est très vite évanoui pour faire place à la dure réalité.

Qu’à cela ne tienne, la musique j’adorais et j’adore toujours, surtout le rock et à l’époque ça rockait vachement bien. Alors oui je me serais bien vue chanteuse de rock, ou même de rythmes and blues , si j’avais eu la voix. Malheureusement, on ne pas pas dire que je chante terriblement bien et le rêve est resté … un rêve. Dans une autre vie peut-être …

Après le bac, j’ai eu le passage grand chirurgien, l’influence familiale certainement. Mais bon, fallait passer par médecine avant, et la souffrance des gens me faisait beaucoup trop souffrir, alors, ça ne pouvait pas le faire …

Et aujourd’hui, et bien je ne sais plus très bien ce que je voudrais devenir plus tard quand je serai grande..
J’ai passé une grande partie de ma carrière dans le milieu informatique et les TIC. J’ai fait ce que j’ai pu, quand j’ai pu, comme j’ai pu, mais pas toujours ce que j’ai voulu, et j’étais loin de m’imaginer une vie comme celle-là aussi remplie de solitude et de coups durs.
Peut-être qu’un jour je trouverai ma place dans cette société et que mes rêves inconscients deviendront réalité, allez savoir ![1]

Bon maintenant je passe la chaîne aux quelques rares visiteurs qu’il me reste …. ils se reconnaîtront. 😉

Ah j’oubliais le principal, j’ai longtemps eu un vieux rêve fou caché, épouser un propriétaire de domaine dans le Bordelais … avec des vignes partout, partout et même des chevaux. Le genre de truc qui donne largement de quoi s’occuper. Qui sait, c’est pas dit que ça ne m’arrive pas un jour dans une autre région … 😉

Notes

[1] Peut-être que je rêve tout simplement d’une famille unie dans un petite maison conviviale.

Aujourd’hui, journée nationale du dodo

Ca alors, je viens de faire une découverte ! Aujourd’hui c’est la journée nationale du sommeil, et je ne savais même pas que ça existait une journée pareille, et en plus c’est la 7ème !

La fatigue des français est souvent liée à un sommeil déficient
À l’occasion de la 7e Journée Nationale du Sommeil, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (ISV) a fait appel à TNS Healthcare pour mesurer la proportion de Français concernés par la fatigue, comment cette fatigue est perçue et à quel point elle peut révéler ou être associée à des perturbations du sommeil. L’enquête révèle que 53 % des Français ont ressenti le besoin de s’allonger pendant la journée pour se reposer au cours des 6 derniers mois ! Par ailleurs, il semble que 17 % d’entre eux sont somnolents et s’endorment dans de multiples circonstances. Cette fatigue, qui est souvent liée au manque de sommeil et aux troubles du sommeil, implique d’adopter de bons comportements et de consulter son médecin traitant[1]. ….

Ah ben pour le coup, je me sens vachement concernée là. Je suis fatiguée à un point. Ce matin je serais bien restée au lit pour continuer mon gros dodo. En plus la journée, je rêve de belles siestes réparatrices et je ne peux m’empêcher de somnoler quand je regarde la télé ou lis un livre. Et pour finir, je n’attends pas le week-end avec impatience pour sortir mais pour dormir. Grosse fatigue quoi !

Mon nounours, où est mon nounours ? que je retourne me coucher pour dormiiiiiiiir ….

Notes

[1] Je sens qu’il va y avoir du monde chez les toubibs 😉

Pour mieux vieillir, yaka suivre les conseils de Cacahouète

En ce moment le département de l’Hérault lance une action pour sensibiliser les séniors à mieux vieillir. Il s’agit tout simplement pour les plus de 50 ans[1]de préserver leur santé en ayant un bon suivi diététique au quotidien et une activité sportive adaptée histoire de stimuler la mobilité et la souplesse. Bref rien de bien compliqué quand on a déjà une bonne santé au départ.

Alors moi c’est pas difficile, je suis l’exemple de Cacahuète, qui, elle, a tout compris.

C’te grosse pratique le farnientchitsu sur la pelouse, sport très doux, pas violent, agit sans à-coups sur la colonne veineuse et préserve les articulations abimées par le temps. L’idéal quoi, surtout quand on a un genou foutu comme le mien !

cacahuète

Et pour les apports en calcium, le yaya ! où y a tout ce qu’il faut pour lutter contre la dénutrition ….


Et elle pête la forme, la cacahuète.

cacahuete

Alors elle est pas belle la vie quand il est aussi facile de rester en forme malgré le temps qui passe …

Notes

[1] Tiens ! je suis devenue une sénior !

Je fume et je vous emmerde, c’est mon droit !

Il fut un temps pas si lointain où les fumeurs avaient de l’éducation et du savoir vivre et s’inquiétaient auprès de leurs voisins de table si la fumée ne les dérangeait pas. Ils attendaient même patiemment la fin du repas pour apprécier, telle une gourmandise, leur cigarette avec le café. Bref, il ne s’agissait pas là d’enfumer les autres mais bien de prendre du plaisir.
Il semblerait que ce temps là soit bien révolu et que ces fumeurs qui se disent agressés par les lois, soient devenus odieux avec les non fumeurs sous prétexte de liberté[1] ….

C’est l’expérience que nous avons vécu samedi soir chez Véro, une ancienne cave coopérative transformée en restaurant à Congénies dans le Gard.
La mauvaise compagnie[2] y jouait un opéra bouffe post-soviétique intitulé la cuisine du père Igor, et il nous a semblé opportun avec quelques copines d’accompagner l’ami Igor, du même prénom mais pas de la même compagnie, pour tester l’endroit.

Chez Véro dans le GardComment appeler ça sans être trop dure ? un traquenard. Pourtant l’endroit assez original donne matière à organiser quelques soirées très sympa : une grande salle, le bar d’un côté, les comédiens de l’autre et le public attablé au milieu.
Malheureusement, non seulement la pièce était trop longue, les comédiens récitaient et ça sonnait faux enlevant toute drôlerie, mais le pire était dans la salle… Nous étions cernés par les fumeurs, et pendant les 2h de représentation, les jeunes fumeuses de la table d’à côté ont battu les records… Elles n’ont pas arrêté, clope sur clope, faisant des manières à chaque bouffée pour se donner un genre, à un point que je me demande où est le plaisir.
A la fin de la pièce, l’une d’entre nous, les yeux rougis et frôlant la crise d’asthme, osa leur demander gentiment de ralentir la pompe à cancer. Clairement, la réponse a été négative. La loi étant, il n’en était pas question. Et nous sommes ainsi devenus les vilains fauteurs de trouble devant subir les regards désapprobateurs de ceux qui étaient dans leur bon droit … de fumer comme des pompiers.

Nous avons donc rapidement mangé notre goulash, délicieux au demeurant contrairement à la piquette qui l’accompagnait, et nous sommes partis sans prendre ni dessert, ni café, heureux de quitter cet endroit enfumé ou le civisme n’a pas sa place, en nous promettant bien sûr de ne plus nous faire avoir…

Et vivement l’année prochaine que nous puissions sortir librement n’importe où et pourquoi pas, revenir quand les conditions seront meilleures pour tous !

Comme le restau est dans une ancienne cave coop., nous avons pissé dans une cuve. 😉 Si, si, la preuve :

toilettes dans la cuve

On voit même des restes d’acide tartrique sur les parois[3].

Notes

[1] Article 4 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 26 août 1789 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

[2] Bien nommée !

[3] Ceci n’est pas une critique mais une remarque amusée devant l’originalité du lieu …

Ne m’appelez jamais mamie

Ma grand-mère avait la délicatesse de me dire et surtout de m’écrire que je ne serai toujours qu’une bonne à rien. J’ai fini par brûler ses lettres au fond du jardin à la fin des années 80 pour conjurer le mauvais sort et avancer dans ma tête. Seulement elle devait avoir raison vue l’évolution fulgurante de ma carrière et le fait que je sois incapable de faire quoi que ce soit de bien malgré mes efforts …

Elle avait aussi d’autres appréciations très sympathiques à mon égard, comme de dire par exemple à mes plus jeunes soeurs que je n’étais qu’une bâtarde. Les pauvres petites, ne sachant pas ce que ça voulait dire, ont un jour fini par mettre les pieds dans le plat en me demandant la signification des propos de leur chère grand-mère. Et comme je suis née d’un mariage totalement légitime … Enfin bref, je vous passe la peine que j’ai pu ressentir. D’ailleurs et quand bien même, je n’étais pas une criminelle, juste une petit fille puis une adolescente comme toutes les autres, et je ne méritais pas d’être traitée comme ça.

Elle avait aussi le chic de déclarer quand je venais passer le week-end à la maison : "Mais qu’est ce qu’elle vient faire là celle-là ? on ne l’attendait pas !" … Je me souviens même d’une fois où, après 8h de train de nuit couchée dans le couloir, malade, j’ai du aller me réfugier chez une copine pour récupérer jusqu’à reprendre mon train qui me ramenait à la fac. Tout ça parce que ma venue dérangeait.

Cette grand-mère se faisait appeler mamie. Ne m’appelez jamais mamie, je hais les mamies ! Du moins les mauvais souvenirs que ce terme fait ressurgir en moi …

Clic clac sur tout, et surtout sur n’importe quoi !

Et voilà, je l’ai mon nouvel APN[1], depuis 1 semaine. Et je n’arrête pas de faire mumuse pour le tester. Clic, clac, écran, clavier, chien, chat, de la macro au grand angle, avec ou sans flash, tout y passe … Une vraie gamine avec son nouveau jouet. Faut dire que ça faisait 9 mois que l’ancien déconnait et ça commençait à me manquer sérieux, alors là maintenant je me rattrape. Pour le moment je ne garde pas grand chose, car c’est vraiment du n’importe quoi.

test macro

Attila

Notes

[1] Panasonic DMC-FX30

Exit client-roi, vive client-moi, séduisez-moi !

J’ai été étonnée de recevoir la semaine dernière une information de campagne de buzz pour un bouquin de marketing sorti il y a deux ans ! Mais bon étant donné que l’un des auteurs est en train de lancer sa start up et que le bouquin a été élu meilleur livre 2006 par l’association des commerciaux de France, pourquoi pas !

Il s’agit donc d’en remettre une couche sur l’ouvrage d’Henri KAUFMAN et Laurence FAGUER[1], «Le marketing de l’ego» paru aux éditions Maxima.

Comme "Impertinences" a très bien parlé du bouquin à sa sortie, je vais vous la faire très courte en vous dirigeant vers le billet qui va bien : Où Impertinences revient sur un blogueur déjà interrogé : Henri Kaufman.
Je rappellerai juste que l’ouvrage incite, sur un ton humoristique, les responsables du marketing à mieux écouter leurs interlocuteurs afin de mieux comprendre comment les séduire. Et je résumerai la chose ainsi :

Moi cliente, moi sensible, moi aimer qu’on s’intéresse à moi, alors toi, entreprise, moins penser à ton chiffre d’affaire, penser mieux à moi, séduire moi et moi rester toute à toi, sinon moi voire ailleurs …


Adoptez cette banner

Notes

[1] Henri Kaufman est président de EHS BrannCommunider, et Laurence Faguer dirige Customer Insight Consulting

Créations artistiques rigolotes à partir de vieux machins

La semaine dernière je suis allée à Béziers dans le cadre du boulot et par la même occasion j’ai vu une superbe exposition entre rêve et poésie dans le hall d’entrée de l’hôtel du Département. Comme elle dure jusqu’à la fin du mois[1] , je vous en parle car elle vaut le coup d’oeil par son originalité. Le thème de l’expo, c’est la récup et le bricolage de vieux machins, matériaux usagers pour les réhabiliter dans autre chose qui soit, pourquoi pas, artistique.
Les 2 créateurs exposants sont dans le ton car l’un, Alain Fornells, met tout son savoir-faire dans la réalisation de "meubles modestes" à partir de cagettes, bidons usagers, et l’autre, Filip, assemble matériaux et pâte à modeler pour créer de drôles de petits personnages volants, "Les béberts".

  • Alain Fornelles vit et travaille à Bassan (34). Les meubles qu’il créé sont rigolos comme tout. chacun raconte une histoire avec des mouvements, du son ou des formes particulières. Des mécanismes rustiques déclenchent des surprises. il suffit par exemple de toucher la poignée d’un tiroir pour déclencher le fonctionnement de l’hélice d’un avion posé sur une commode, ou encore ouvrir une porte pour que des figurines se mettent à danser et tourner. Certains cachent même de vraies maisons de poupée d’antan. C’est gai, coloré, ludique et comme dit Alain Fornells, ses meubles modestes nous invitent dans son pays qui n’existe pas mais que l’on peut rencontrer dans nos propres rêves. Et moi c’est vraiment le genre de truc qui me fait replonger dans mes rêves de petite fille.

exposition Alain Fornells à Béziers

  • Filip vit et travaille à Saint Jean de la Blaquière (34). influencé par la bande dessinée, il crée ses personnages avec de la pâte à modeler et les engins volants à partir de récupérations diverses. Chacune de ses oeuvres entre ciel et terre est unique et c’est souvent le premier accessoire qui détermine la forme des "béberts migrants".

exposition Filip à Béziers

Notes

[1] Meubles modestes et béberts migrants d’Alain Fornells et de Filip – Exposition jusqu’au 30 mars 2007 – Hôtel du Département – 173 avenue Foch – Béziers

Marseillan autrement …

Samedi 17 mars je suis allée à une sortie à Marseillan organisée par le Convivium "Terrasses du Haut-Languedoc" de Slow Food. Pour ceux qui ne le savent pas, Marseillan ne se situe pas du côté de Marseille, mais dans le coeur de l’Hérault, au bord de l’étang de Thau et du canal du Midi.

Avant de partir pour notre circuit découverte des richesses du coin, j’ai fait la connaissance sur le port de Jean-Marc, du site des savoir-faire du Languedoc-Roussillon, venu avec sa caméra pour nous filmer. J’en profite pour vous inviter à visiter ce site car il est vraiment très très intéressant et riche d’informations sur le terroir languedocien.

Le port de Marseillan

J’ai également retrouvé Igor et deux de ses amies, Serge bien sûr, l’organisateur de la journée et sa famille, et des anglais qui ont investi dans la région.
Selon la formule consacrée, le beau temps était au rendez-vous et nous avons démarré la journée en embarquant sur l’"Etoile de Memani" pour une balade sur l’étang de Thau entre les parcs à huîtres. Nous étions accompagné d’une très sympathique guide qui nous a expliqué la richesse du bassin où 12000 tonnes d’huîtres et 3000 de moules sont produites chaque année, et où vivent une multitude d’espèces animales dont les hippocampes, signe de la pureté de l’étang. La lumière sur les îlots de tables était superbe, aussi j’en ai profité pour tester mon APN tout beau, tout neuf, tout compact. Bon j’ai encore quelques progrès de prise en main à faire, mais ça viendra. 😉

Tables à huîtres sur l'étang de Thau

Nous avons poursuivi notre visite par un mas conchylicole où Claudia, notre guide, nous a décrit le dur labeur des conchyliculteurs, pour lesquels patience et minutie sont de précieuses qualités. Puis elle nous a proposé une dégustation d’huîtres accompagnée d’un très bon picpoul de la cave coopérative du coin. Alors là, moi qui ne suis pas du tout amatrice d’huître, je peux vous dire que c’est la deuxième fois de ma vie que j’en mange d’aussi bon coeur et sans compter, la première étant à Mèze il y a environ 3 ans …. A croire que je ne peux manger que des huîtres de Bouzigues et en plus uniquement au bord de l’étang de Thau …

Mas conchylicole à Marseillan

Nous sommes ensuite allés déjeuner au restaurant "le Chalut" à Marseillan plage[1]. Au menu nous avions soupe de poissons, bourride du pêcheur, fromage et glace. L’adresse est à retenir car nous nous sommes régalés. Le cuistot est d’ailleurs très fort sur les sauces, la rouille épicée au safran était excellente et je n’ai pas pu m’empêcher de me goinfrer de croutons tartinés (pas bien !). La sauce qui accompagnait la bourride était elle aussi délicieuse, huuummm, j’en salive encore.

Après le repas nous avons eu droit aux douceurs en allant visiter la chocolaterie "Douceurs d’Oc" où j’ai été très agréablement surprise. En effet ça faisait des années que je n’arrivais plus à retrouver ce plaisir gustatif que j’avais lorsque je savourais les ganaches de la Maison du Chocolat, et voilà qu’en dégustant celles préparées par Emmanuel Servant, miracle je le retrouve ! Du coup, après avoir écouté les secrets de fabrication de l’artisan, réconciliée avec le chocolat, je me suis offert un petit sachet d’assortiment.

Chocolats de Douceurs d'Oc

La journée s’est ensuite terminée par la visite des chais Noilly-Prat. Les blancs de blancs sont élaborés artisanalement à partir de clairette et de picpoul élevés séparément en foudre pendant un an, puis à ciel ouvert dans des demi-muids pendant une autre année. Le secret du goût vient des herbes ajoutées lors de l’assemblage et de la macération. Et évidemment comme c’est un secret, on ne connait pas toutes les herbes et épices ajoutées, mais on peut dire qu’il y a entre autres des chardons, de la gentiane, de la noix de muscade, etc …. Tout cela donne du Noilly Prat Dry, que j’aime bien, aux arômes de camomille et de coriandre ; du Noilly Prat rouge sur le clou de girofle et le quinquina, que j’aime moins ; et du Noilly Prat ambré aux parfums de vanille, orange et cannelle qui ne s’achète qu’à Marseillan, et que j’apprécie moins car trop sucré pour moi. J’ai donc ramené du sec pour l’apéro.

Noilly-Prat à Marseillan

Et voilà ma journée ! sympa non ?

Notes

[1] Bar Restaurant Le Chalut – 1 Avenue Méditerranée – 34340 MARSEILLAN PLAGE – Tél. : 0467218890