Internat

Tant que j’y suis à vider les tiroirs de ma tête, j’ai ces quelques souvenirs que j’avais écrits sur un bloc il y a quelque temps suite à une discussion à la galerie photos à propos d’un film dont je ne me souviens curieusement plus du titre … Il s’agissait d’Internat et ce film a fait ressurgir de ma mémoire quelques souvenirs les plus enfouis.

Internat, j’ai passé 7 ans à l’internat[1]

Je savais que j’avais été mise là officiellement pour le latin mais officieusement parce que ma très jeune belle mère avait du mal à supporter une belle-fille aussi grande que moi, les murs étaient suffisamment fins à la maison pour que j’entende. Et puis sa fille à elle était née. Donc voilà, c’était plus simple comme ça pour elle.

Internat … les dortoirs de 40 lits, les lavabos communs, l’hygiène douteuse, le froid, les fenêtres à guillotines ; le passage de l’enfance à l’adolescence dans l’indifférence totale, la découverte de la féminité au coin d’une poubelle en se demandant bien ce que cela pouvait être … l’humiliation ressentie quand les copines, qui elles savaient, ont expliqué ; les fins de semaine d’une journée, du samedi soir au dimanche soir, juste le temps de faire les lessives, de se laver et de repartir avec du linge propre ; les promenades du jeudi après midi ; un grand-père qui s’en va, une étrangère qui m’apprend la nouvelle ; les rêves d’évasion, loin si loin, les périodes d’amnésie, surtout ne pas se souvenir, et ce sentiment de vide permanent accentué par des crises d’angoisse ; L’autorité, la discipline, la surgé, la peur des grandes moqueuses jusqu’à en être méchantes, la routine, l’oubli … Les trois premières années, loin de toute affection, furent les plus difficiles à supporter.

Et puis en troisième, ce fut l’année où tout a commencé à changer progressivement, nous allions en cours à l’externat des filles, les premiers garçons ont fait leur apparition en classe, trois. Ce fut le temps des premiers copains, copines ; l’époque des shorts, des maxi manteaux et des minis jupes que nous portions malgré les interdictions.
Ce fut aussi l’année du 5-7 à St Laurent du Pont[2], le grand vide dans les classes après la catastrophe, les cercueils qu’on amène un à un dans le gymnase sous les fenêtres de l’Internat, plus de 100 …

Puis la seconde, enfin je faisais partie des grandes, plus de moqueries des ainées, plus de grands dortoirs, nous avions chacune notre boxe avec un lavabo, mais toujours le froid, le givre à l’intérieur des vitres. Nous dormions à deux toutes habillées avec bonnet, chaussettes dans un tout petit lit pour nous tenir chaud. Ce fut la naissance de vraies amitiés, des premiers souvenirs agréables, des longues soirées à discuter en cachette à voix basse. Et puis nous avions changé d’externat, nous étions passées côté garçons, les classes étaient enfin mixtes, le début de l’équilibre. C’est aussi cette année là que j’ai violemment pété mon genou à la danse, mon refuge. Je le paye si cher aujourd’hui !
Et les pervers, et oui il y avait aussi des pervers, ils se planquaient dans les montées d’escalier le long de la rue pour nous surprendre quand nous descendions en rang, ou entre le gymnase et l’Internat ou encore au Parc du Verney. Les grandes vannaient, les petites avaient peurs ….

Les souvenirs des deux dernières années se mélangent, elles ont passé tellement vite jusqu’au bac. Puis les copains, copines, amies, amours qu’on quitte pour ne plus jamais les revoir parce qu’un livre se ferme et qu’une nouvelle vie commence. Coco, Kopeck, Sylvie, Mémé, Paulette, et tant d’autres, que sont-ils tous devenus ?

Internat, 7 ans d’une vie, avec à la fois si peu et tant de souvenirs et ce sentiment indescriptible de vide au fond de moi qui est toujours resté comme si une partie de mon enfance m’avait échappé.

Notes

[1] Internat Louise de Savoie – Chambéry 73 – de 1967 à 1974

[2] 1970: le 5-7

Vidage de tiroirs

Comme j’ai la tête un peu farcie en ce moment, un petit « vidage de tiroirs » de choses et d’autres pour l’alléger s’impose, rien de tel pour redémarrer d’un bon pied qui n’est d’ailleurs pas trop mauvais en ce moment.

Ma situation :

Rien de nouveau, toujours pas de boulot et pas de logement, les dossiers sont à jour pour l’obtention d’un logement social, mais les organismes prennent leur temps, sûrement parce que j’ai encore un peu de temps devant moi, la date butoir est en septembre mais surtout parce que je n’ai pas d’appui pour passer en haut des piles.

Les enfants

Ca va, je suis ravie, j’ai vu la petite famille de ma fille, mes pupuces sont adorables. Mon fils passe ses vacances dans le coin avec sa compagne et vient voir sa môman pour déjeuner ou pour qu’on fasse des petites balades ensemble. De ce côté-là, tout va bien.

Le reste de la famille :

Du recul est pris avec une moitié de famille (je suis d’une famille recomposée ou éclatée, c’est comme on veut). Cette moitié n’apprécie pas mon comportement, son niveau de tolérance à mon égard est très limité, j’agace au quart de tour, et je suis très vite jugée. Et oui, nous n’avons pas vécu ensemble ou si peu, cette moitié ne m’a pas vu grandir, ne sait pas qui je suis, ne connaît rien de mon quotidien, de mes relations avec les gens, et encore moins de mes démarches pour m’en sortir. Les rapports en sont un peu faussés et sont surtout sans confidence ni complicité.

L’autre moitié de famille, et bien il faudrait que je l’appelle car je n’ai pas de nouvelle depuis deux mois.

Option vivre chez quelqu’un :

Rien que d’imaginer mes cartons et mes meubles stockés quelque part et moi dans une chambre chez quelqu’un avec qui je n’ai jamais vécu de relations complices, de lâcher prise, de vrais échanges, etc… en ayant que le strict minimum à disposition pour ne pas encombrer, ne pouvant vivre à mon rythme, n’osant pas bouger, devant faire attention à tout ce que je dis et ce que je fais pour ne pas heurter les susceptibilités sensibilités, complètement dépendante de mes hôtes et sans savoir pour combien de temps, et bien non, surtout à mon âge et dans la situation de recherche d’emploi dans laquelle je suis, et je l’ai dit de façon passionnée telle que mon caractère peut l’être.
Et ça c’est la raison du comportement pas apprécié et de la prise de recul. Pas grave, ça passera avec le temps et si ça ne passe pas et bien tant pis, ça ne changera pas grand chose à ma vie. De toute façon il ne fallait pas me prendre à froid non plus dans un contexte non approprié.
Et puis si on veut m’aider, rien de plus simple, qu’on m’aide à trouver un logement au lieu de m’imposer des situations et des solutions qui me compliquent la vie.

Quoi d’autre … et bien rien pour le moment, le moral est plutôt bon malgré quelques pointes d’angoisse, mais ça c’est un peu normal.

Fringologue

Le suffixe –logue désigne normalement le scientifique spécialiste de la science qui porte le suffixe -logie : Le psychologue spécialiste en psychologie, le géologue en géologie, le radiologue en radiologie, l’astrologue en astrologie, etc …

Et bien nous à Montpellier nous avons une fringologue, spécialiste en fringologie, la science des fringues, si si … la preuve 🙂

Chute de 20°

Un week-end à 35-40°, chapeau, coups de soleil, et tout et tout … Et pouf, patatra, aujourd’hui, là, maintenant, tout de suite, grand ciel bleu et … 19°.

Mais où ai-je donc rangé ma petite laine ? huhuhu 🙂

Bon au moins ça ne dure pas, dans l’après-midi c’est remonté à 23°

Chopé pour la ferrade !

Samedi, je suis allée à un mariage qui s’est déroulé dans une Manade dans le Gard (et non je ne me suis pas habillée en Smarties 😉 ).

Ca a été l’occasion d’assister à quelques animations dans l’arène dont la traditionnelle ferrade (marquage) d’un jeune veau dit « anouble » dans le but de le reconnaître dans le troupeau ou dans une autre Manade s’il s’échappe. Le jeune animal n’est pas facile à attraper, très vif et nerveux, il cherche par tous les moyens à rejoindre sa mère. Voilà donc une technique pour faire basculer l’anouble au sol. Le manadier chope une patte, et hop ! anouble

La suite en image dans ma galerie flickr. galerie supprimée.

Comment je m’habille ?

Les bonnes idées de ma princesse numéro 2

  • Je vais à un mariage samedi et je ne sais pas encore comment m’habiller …, pense tout haut Mamou en repassant devant sa petite fille.
  • Mais t’as qu’à t’habiller en « Smartiiiiize » Mamou !
  • Ah ben oui, t’as raison, au moins comme ça je suis sûre de ne pas passer inaperçue …
  • Ben vouiii, répond béatement la pupuce.

Pause paillotte pour mes princesses

Une petite virée dans une paillotte en bord de mer pour se désaltérer après les courses et demain … la plage !

lezard beach

Remarque :

Paillotte rayée de mon carnet d’adresse car avant même le grand boum de la saison, zéro sourire, personnel stressé et stressant, trop d’attente, boissons pas assez fraiches, et help yourself pour avoir la carte, ça promet ! et heureusement que mes petites sont bien élevées et ont su patienter malgré la soif.