Non, je ne suis pas graphiste … !

  • Ah vous êtes chargée de comm ! mais vous me feriez bien un p’tit logo …
  • heuuuuu, ben non, désolée je ne sais pas faire …
  • Ah bon ! pourtant c’est votre métier ?!
  • Non pas vraiment, je ne suis ni designer, ni directrice artistique, ni graphiste ….

Combien de fois, après m’être présentée, m’a-t-on demandé de réaliser logo, affiche, messages visuels et j’en passe… Combien de fois, ai-je du répondre en doutant de plus en plus de mes capacités que je ne savais pas faire et expliquer mes savoir-faire … je ne compte plus. En tous les cas, c’est incroyable, le chef d’entreprise d’aujourd’hui a beaucoup de mal à identitifer les différents métiers liés au monde de la communication et surtout à comprendre l’utilité d’un communicant.

Alors juste pour recadrer tout ça, et aussi pour me rassurer sur mes fonctions, quelques définitions de métiers tirées du site nadoz.org trouvé au hasard dans google. Il y en a d’autres bien sûr, mais pourquoi pas celui-là !

Le graphiste

Un mot qui se décline en différents métiers : designer graphique, designer publicitaire, graphiste internet, infographiste, maquettiste… Car le graphiste exerce sa créativité sur différents supports : couvertures de livres, journaux, affiches publicitaires, dépliants commerciaux, logos, cartes de visite d’entreprises, emballages, pages Internet, cédérom, habillage TV/vidéo, signalétique…

Mission : créer un visuel à l’aide de textes et d’images qui transmettent le message exprimé par le client.Le graphiste intervient au niveau de la conception de la maquette. Mais il doit pouvoir assurer le suivi de fabrication. Il travaille en osmose avec le directeur artistique dans une agence, ou avec le client quand il est indépendant (free-lance).

Formations :

une formation supérieure en arts graphiques ou expression visuelle (BTS, écoles des beaux-arts, écoles Estienne, Olivier de Serres, Arts-Déco, ECV, ESAG…) est nécessaire

Le chargé de communication

Organiser une exposition, un salon, des conférences ; programmer une campagne de promotion pour un film ; améliorer des relations au sein d’une entreprise… Les activités d’un chargé de communication varient en fonction de ­l’entreprise pour laquelle il travaille.

Par exemple : le responsable des relations publiques est en contact avec l’extérieur, notamment avec les médias. Sa fonction se rapproche de celle d’un attaché de presse. Le responsable de la commu­nication interne favorise la circulation de l’information au sein de l’entreprise et renforce les liens entre les salariés : réalisation et diffusion d’un journal interne, mise en place des congrès et des séminaires, jusqu’au modeste mais toujours efficace verre de l’amitié.

Le but d’une campagne de communication est de promouvoir la marque de l’entreprise. Le chargé de communication peut être amené à gérer des situations de crise : accidents, produits ­alimentaires infectés, etc. On débute en tant qu’assistant de communication. Le chargé de communication peut être spécialisé en commu­nication financière ou événementielle, par exemple.

Les qualités ? L’ouverture d’esprit, de ­l’aisance dans les rapports humains, la capacité à travailler en équipe, des idées, une ­grande disponibilité. Et de la rigueur, pour respecter un budget.

Formations :

bac + 2 (BTS communication des entreprises ; DUT information communication, école de communication), avec expérience ; bac + 4/ + 5 (Institut d’études politiques IEP, école de commerce, école de communication, CELSA, DESS, master).

les métiers associés

* Attaché(e) de presse

* Directeur(trice) de la communication

* Responsable des relations publiques

Le webmestre

Au début, un internaute averti et bidouilleur pouvait devenir webmestre du jour au lendemain : il lui suffisait de créer une page perso , connaître quelques principes de navigation et un peu de code html. Aujourd’hui, rien à voir. Jugez ­plutôt à partir d’une offre d’emploi récente : … Vous maîtrisez les logiciels Dreamweaver, Illustrator, Photoshop, FireWorks, ImageReady, Flash 4 ou 5. Vous connaissez les langages html, JavaScript, php, les formats gif, jpeg, png, psd, eps, ai, swf, fla, qxd, php3…

Responsable de la gestion et du suivi d’un site web au quotidien, le webmestre de nos jours est plutôt spécialisé. Le webmestre éditorial ­s’occupe du contenu du site web : création de rubriques, collecte de l’information et mise en page des textes. Le webmestre technique concentre son action sur le fonctionnement du site : administration du serveur, intégration du code html, gestion des bases de données, etc. Les sites marchands cherchent plutôt des ­compétences commerciales et marketing chez leurs webmestres : création de trafic, fidélisation des internautes… Quel que soit son profil, le webmestre doit maintenir le site à jour et assurer une veille technologique.

Formations :

de bac + 3 (licence pro) à bac + 4/ + 5 (maîtrise de sciences et techniques MST, DESS master, école de multimédia).

Et moi, où est-ce que je me situe dans tout ça ?

Et bien, pas d’erreur, si on se rapporte à ces fiches métiers, mon cursus se rapproche bien du profil de chargé de communication et de webmaster. ouf ! me voilà rassurée, je suis encore « étiquetable ».

Donc je vous le confirme sans plus aucun complexe, je ne suis pas graphiste et je ne vous ferai pas vos plaquettes commerciales, logos ou autres supports visuels, vous risqueriez d’être profondément déçus … ah et puis j’oubliais, je ne suis pas non plus publicitaire, et encore moins formatrice en techniques d’expression orale … mais là je pense qu’il n’est plus nécessaire que je fasse de copier/coller ;-).

3 réflexions au sujet de « Non, je ne suis pas graphiste … ! »

  1. Bonjour, mon entreprise voudrait un nouveau logo, à la fois décalé mais sérieux, chaleureux mais stable, élégant sans faire pompeux, dans des couleurs dynamiques mais sans faire trop flash. On a 1000 euros. C’est pour mardi. OK ?

  2. Et encore Vinvin… j’ai reçu, il y a quelques semaines, un cahier des charges pour un site web dont le bugdet était de… 500 EUR ! Non, ils n’avaient pas oublié de zéro, ce n’était pas une erreur de frappe.

    Sur un autre projet de site, quand j’ai répondu que « Euh, non, je ne fais pas le graphisme » je me suis entendue répondre : « Mais vous faites quoi alors ? Doit-on comprendre qu’il y aurait besoin d’autre chose pour faire le site ? » Sachant que l’interlocuteur n’était pas un client, mais un « communicant » ça fait grand froid dans le dos :-/

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