Pézenas et ses portes

J’ai fait une petite balade à Pézenas (Val d’Hérault) hier avec un ami. J’aime bien ce bled, Il y a plein de richesses patrimoniales à découvrir,  enfin surtout dans le centre piétonnier parce que le pourtour n’est pas des plus attrayants.

Ce qui m’a surtout intéressée hier, c’est l’architecture et surtout les portes colorées des bâtisses. Je ne me suis pas arrêtée sur les portes très travaillées des hôtels particuliers dont il faut payer le plan de la visite, mais plutôt sur les portes des maisons ordinaires qui ne manquent pas de charme non plus, même si elles ne sont pas toutes très entretenues.



Enfin  bref il va falloir que l’on revienne plusieurs fois pour en découvrir plus sur l’histoire, l’architecture et les musées…. Il y a de quoi s’occuper.

Et l’été s’achève. Bilan…

Pfff dingue comme le temps passe vite, l’été est déjà terminé.

Finalement de cet été je n’en retiens uniquement que les bons moments.

Les 15 jours  passé en juin chez fifille en Savoie pour enrayer ma dépression et me laver le cerveau des toxicités des mois précédents, et où une belle fête d’anniversaire m’a donné du baume au coeur, et  redonné un peu de joie de vivre.

Une belle rencontre le 25 août, avec qui on se prévoit voyages, sorties, dépaysements, partages de bons moments.

Et le reste du temps, la plage des Aresquiers où je suis allée me détendre, nager, marcher, lire, quasi chaque jour, presque toujours en solitaire.

Il y a eu quelques autres bons moments partagés avec des copin(e)s sympas, mais ceux là sont les principaux, car ils ont un impact sur mon quotidien.

Tout le reste n’est que peanuts dont je ne me souviens même pas, grâce à mon blog finalement où j’évacue ces instants T pas toujours cool pour les oublier tout de suite après.

Aujourd’hui l’automne coloré arrive. Je l’espère heureux, serein et plein d’échanges…

La musique du jour de mes funérailles

Tout va bien,  je suis de « bonne humeur », j’arrive pas à dormir comme dab,  et pour la énième fois j’écoute en boucle « little girl blue » de Janis Joplin. Donc du coup je pense que le minimum serait de passer ce morceau le jour de mes funérailles hein ! Il est déjà n fois sur mon blog….

De quoi ! ça vous gêne que je parle de la zique de ce jour là . Ben pas moi !

D’ailleurs dans la foulée, ou dans le désordre, j’aimerais bien aussi « I Can’t Give Everything Away » de David Bowie,

et tant qu’on y est pourquoi pas rajouter  « If God will send his angel » de U2. J’ai vu le film la cité des anges,  j’ai un peu (beaucoup) larmoyé devant, et j’ai bien aimé la musique du film, dont ce morceau.

Et « Wild horses » des Rolling Stones peut-être aussi …

Et pour finir, au moment où on m’emmène dans la salle de crémation, je vois bien « The end » des Doors ….

ou mieux « Always look on the bright side of life » des Monty Python haha !

Voili, voilou ! Bon je peux changer d’avis d’ici là, à priori j’ai encore le temps…. ou pas ! Mais ça correspond bien à mon humeur du moment. Youp à boum !

J’ai une qualité, la fainéantise !

Je suis fainéante  et j’en suis fière. Et je dirai même plus ma fainéantise est une de mes qualités.
Mais pourquoi donc  ? me demanderiez-vous.

Et bien tout simplement, comme je suis une grosse feignasse, je fais tout au fur et à mesure pour être tranquille et libre ensuite de faire ce que je veux sans avoir l’esprit encombré d’obligations à traiter avant des dates butoirs.

Je n’ai pas de courrier qui traîne, ou de retards de RV à prendre, de retards d’impôts, de déclaration, de paiement, de dossiers à compléter et à envoyer (genre dossier retraite bien lourdingue), etc…
Non rien de tout ça ! Bureau nickel ! papiers nickels à jour en temps et en heure !
Tout simplement parce que j’organise ma vie pour pouvoir  glander un maximum l’esprit serein.

Bref  je n’attends pas la saint glinglin pour agir. J’agis dès que la nécessité d’une action de ma part arrive, et ensuite je fainéantise sans inquiétude ni complexe, en me désintéressant complètement de ce qui est fait. Next, le passé n’existe plus.

Et oui, cher président Matruc,  je suis une fainéante et fière de l’être, parce que grâce à ma fainéantise, j’ai une autre qualité, l’organisation !  et toc !

Au passage une pensée à mon père qui m’a inculquée « la méthode » quand j’étais ado alors que je rêvassais au lieu de bosser, me mettant complètement à la bourre.  Il m’a dit en râlant « Tu veux avoir du temps pour rien foutre, rêvasser, fainéanter, sortir, et bien fais tout ce que tu es obligée de faire et qui t’embête aussitôt qu’on te le demande. Après, libre à toi de faire ce que tu veux ou de ne rien faire ! Et n’oublies jamais que la plus grande qualité du fainéant c’est l’organisation ! »

Je n’ai donc jamais oublié ce qu’il m’a dit, et j’ai bien appliqué la leçon.

 

Encore les Aresquiers

Un petit billet juste pour faire plaisir à un ami vigneron qui préfère quand  je parle de mes escapades à la plage des culs nus que des choses factuelles qui ne sont pas toujours des plus gaies.

Donc oui aujourd’hui j’étais encore aux Aresquiers à profiter des caresses des vagues et de la douceur du soleil de Septembre avec les touristes en moins.

Nage, marche dans l’eau, lecture, farniente, un petit moment de détente que j’ai terminé par un petit apéro à la guinguette de Sorito, ma petite pause d’après plage de l’été.

Voilà, je profite à fond de la mer tant que le temps le permet et que l’eau est bonne, et par la même occasion je profite de la magnifique vue du coin sur le canal du Rhône à Sète qui longe les étangs !

Il y a 20 ans, je me souviens

Je me souviens rarement où j’étais, ou ce que je faisais au moment d’événement précis  du passé, mais je me souviens très bien où j’étais le 31 août 1997.

Durant les mois d’été de cette année là, j’étais à Taverny dans le 95, en centre de rééducation fonctionnelle et de réadaptation.

Je me souviens de cette montée d’angoisse quand j’ai découvert au sortir de l’ambulance les bâtiments vieillots dans lesquels on allait m’enfermer, des larmes que j’ai versées tellement j’ai eu l’impression de retourner à l’internat.

Je me souviens de ces personnes autrement plus traumatisées que moi par leurs accidents ou agressions, qui essayaient courageusement de se reconstruire et de surmonter leurs blessures.
Je me souviens de cette gardienne d’immeuble dont les pieds avaient été tranchés net à la hache au niveau des chevilles par un fou .
Je me souviens de cet infirmier au corps brisé en mille morceaux à coups de barre de fer par un drogué en manque, alors qu’il était de garde de nuit. Un traumatisme cérébrale lui avait en plus fait perdre la tête.
Je me souviens de ce couvreur tombé d’un toit à moitié paralysé.
Je me souviens de la tristesse de cette tahitienne corsetée qui n’avait pas eu d’autre choix que de quitter son île et sa famille le temps de retrouver une mobilité à peu près correcte.

Je me souviens de toutes ces tiges de fer qui dépassaient de ces corps brisés et reconstitués, des cliquetis qui raisonnaient dans les couloirs, des cris de douleurs, des gémissements, mais aussi des rires, des courses de chariot, des batailles de béquilles…

Je me souviens de cette infirmière de nuit pas très sympa, de l’heure de la piqûre où tout le monde se mettait au garde à vous le ventre à l’air.

Je me souviens de ces séances de bain écossais, si douloureuses et si inefficaces…

Je me souviens du passage sonore du Concorde au-dessus de nos têtes tous les jours à la même heure dont il ne fallait surtout pas louper d’admirer l’élégance !

Je me souviens de l’heure des infos où nous garions chariots et béquilles devant la télé, seul moment où nous découvrions ce qui se passait dehors.

Et c’est comme ça que le 31 août 1997 nous avons appris, avec consternation et sans vraiment trop y croire, le décès de Lady Diana.

Je me souviens que ce jour là, nous avons été très choqués par les images de l’accident. Et tous fragilisés par notre état physique et moral, nous avons laissé échapper des larmes sur sa triste fin.
Les circonstances de sa mort sont alors devenues le feuilleton de notre convalescence.

Les Aresquiers du matin

Une occasion de dormir aux Aresquiers me tombe dessus à 10h du soir pour profiter du lever du soleil, et hop je saute dessus. C’est mon côté dingo.

Comme j’adore me baigner dans la mer la nuit, j’en ai profité pour faire ma trempette de minuit. Ouais une trempette parce que l’eau était quand même un peu fraîche hier pour faire un grand plouf.

Mais quel pied de s’allonger ensuite dans le sable doux pour admirer le ciel étoilé jusqu’à s’assoupir.

Pour le lever du soleil, je l’ai un peu raté, j’étais encore endormie.

Par contre la plage des Aresquiers le matin de bonne heure, c’est vraiment top ! Que des locaux qui se connaissent, tranquillité, blablatage, siestage, trempage, bronzage… jusqu’à midi quand les touristes arrivent. Là on cède la place à la foule des estivants chargée de glacières et de parasols,  et allez hop à demain, nous on file au frais !

C’est la deuxième fois que je vais à la plage des Aresquiers tôt le matin, et franchement je préfère cette ambiance paisible à celle du soir des after workers où se glissent toujours quelques mateurs et dragueurs qui ont toujours le chic pour faire des remarques déplacées sur les piercings, tatouages ou autres originalités  des uns ou des autres.

Mon doudou, mon réconfort

Je vous l’avais confié il y a quelques temps, j’ai un doudou. Il est mon seul réconfort. Oui à mon âge je sais, ça fait débile, mais c’est comme ça ! et je m’en fout de ce qui se fait ou pas suivant l’âge qu’on a !

Avant j’avait des chats qui m’accompagnaient partout, mais depuis le décès du dernier, plus aucun chat ne m’a choisi. Je ne les achète pas, ils me choisissent.  Par contre, un jour je suis tombée sur ce cochon, un vrai coup de foudre ! j’ai toujours rêvé d’avoir un cochon, un vrai de compagnie. A défaut je suis tombée sur mon Bob. Et depuis on ne se quitte plus.

Vous allez trouver ça puéril mais il me suit partout où je vais, en vacances, en déplacement, à l’hôpital, partout…. Hop dans le sac !

Peut-être parce que je n’en ai pas eu quand j’étais gosse, ou peut-être tout simplement parce que j’ai besoin de douceur, que j’ai besoin de me blottir, besoin qu’il comble ce trop plein de solitude (oui je lui parle, c’est naze mais c’est comme ça !).

Le pire, je suis comme les gosses, à force de le traîner partout, il faudrait que je le lave, mais non je ne peux pas, il est trop plein de mon odeur naturelle si réconfortante. Et J’ai peur que l’odeur trop chimique de la lessive enlève tout le plaisir de cette alchimie odorante et rassurante qui nous enveloppe mon doudou et moi.

Et quand ça ne va pas, je  le sers très fort, lui caresse le bout du nez,  lui tortille l’oreille, le sens, et je m’apaise en m’évadant dans un autre monde.

Chacun son truc pour calmer ses angoisses, ça c’est le mien, surtout après ma chute d’hier….

Et patatra boum par terre

Il y en a qui titube et qui se casse la figure parce qu’ils ont trop bu, et bien pas moi. Cette semaine j’ai pas arrêté d’être entre deux eaux en ne buvant que de l’eau, c’est un comble.

Avant hier je titube pour la énième fois, mais cette fois rien pour me retenir et bing me voilà par terre entre le canapé et le mur. Bien sûr je mets un temps fou pour me relever, mais tout va bien rien de cassé.

Et hier rebelote, je fais pire. Je titube et patatra, boum par terre, je m’écroule  entre un meuble et une grande plante, cassant net en son milieu la branche maitresse (rip), et me retrouvant ko par terre le pot entre les jambes et le dos contre le meuble, sonnée.

Bon je me ressaisis tant bien que mal, me relève comme je peux, constate les dégâts sans trop bien comprendre comment j’ai bien pu faire mon coup, et pourquoi j’étais dans ce coin de la pièce. Du sang coule sur mon oeil, rien de grave juste une égratignure au dessus de l’arcade, et sur le coin de l’oeil. Je tache  le lino en marchant, rien de grave, juste une éraflure sur le pied.  J’éponge, je nettoie, je désinfecte, je range,  je m’allonge, KO et mal au dos, mais tout va bien. Suis une dure à cuire, pas encore morte, raté pour cette fois!

Mais nom de dieu de nom de dieu, che se passa ? Certes, j’ai pas trop à manger en ce moment, mais mon corps a largement de réserves, c’est pas le manque de bouffe qui va me faire tituber et perdre conscience comme une ivrognesse tout de même.

Inventaire des médocs, et ayèèèèèè j’ai trouvé. C’est ce putain de Lyrica (traitement contre la fibromyalgie), j’ai fait un léger surdosage sans faire gaffe et bing je me suis pris tous les effets indésirables d’un coup, état de confusion, somnolence, démarche non coordonnée d’où les badaboums, et j’en passe…. Le bon gros poison quoi !

Allez hop poubelle le poison (direction pharmacie plus exactement !), repos total, et ça va tout de suite mieux !

Sérieux avec tous les effets indésirables de ces foutus médocs, je préfère ne plus rien prendre du tout, et ne m’occuper que de soigner mon œsophage, ça j’ai pas le choix, sinon je ne peux plus m’alimenter.

Enfin bref, tout ça on s’en fout de comment je vais, c’est juste histoire de meubler, j’ai rien à raconter de sympa en ce moment. Et comme personne ne prend de mes nouvelles et bien j’en donne…

maj:

j’ai pensé après coup, vu que la température dans l’appartement ne varie plus qu’entre 31° et 35° depuis un bout de temps , qu’il n’était pas impossible que mon corps soit passé en mode coup de chaleur avec tous les symptômes qui vont avec. En plus je ne suis pas sortie m’aérer à la plage depuis 15 jours, du coup le problème de mes étourdissements et chutes viendrait peut-être bien de là.

 

J’encaisse plus, trop c’est trop !

Certes aux dernières nouvelles, je suis quelqu’un ‘aigri d’après une personne « bienveillante » qui ne cherche qu’à me rendre service. Mais bien sûr ! Lui par contre n’aime pas les gens , tellement sa haine en transpire  tant il crache de venin sur les autres dans ses commentaires.  Bref chacun son problème…

Et mon psy de me suggérer que Je devrais réfléchir à quitter Montpellier parce que vivre seule dans un endroit où on connait beaucoup de monde est peut-être encore plus difficile. sic ! Manquait plus que ça !

N’est-il pas plus difficile pour vous de vivre aussi seule dans une ville où vous connaissez autant de monde ? m’a-t-il questionnée en ces termes.


Grand vide, désarroi, désespoir…
Envie de  partir ou mourir ou dormir longtemps
Et puis me réveiller un jour
Dans un autre temps…


J’en ai oublié de lui dire que je ne dormais plus la nuit….

Peut-être suis-je très solitaire dans cette ville. Mais c’est là que je vis ma vie. C’est là que je me suis installée depuis tant d’années seule, sans que personne ne me demande jamais comment je fais pour m’en sortir sans soutien. C’est là que j’ai mes habitudes. C’est là que j’ai participé à plein d’assos en tant que bénévole. C’est là que je connais plein de monde et de réseaux. C’est là que je me suis bataillée pour obtenir des boulots et c’est là que  j’espère arriver bientôt jusqu’à la retraite, si je tiens le coup. C’est là qu’il y a la mer pas loin, mon défouloir, dont j’ai tant besoin pour me ressourcer. C’est là que je suis arrivée à me faire quelques rares amis.

Tout est peut-être superficiel, éphémère, mais j’ai tant déménagé qu’ailleurs je ne connais personne, ou si peu ! Tout recommencer toute seule comme ça dans un lieu inconnu sans soutien, et à mon âge en plus, franchement non ! Revenir en arrière encore moins ! Le passé est le passé, chacun a évolué de son côté, et je ne vis pas avec les histoires d’hier !

Mais bon sang, de bonsoir,  bande de yaka fokon, j’irais où  d’abord ??? hein !!!! Au chômage, sans moyen, je ne peux même pas déménager dans un quartier qui me conviendrait mieux dans ma propre ville, alors m’expatrier dans un lieu inconnu pour me retrouver encore plus isolée, là où chacun à sa vie, son propre noyau familial dont je ne fais plus partie, et qui ne s’inquiète même pas de savoir comment je m’en sors toute seule ici, même quand je suis malade ou hospitalisée. heuuu non, non et non !

Il ne me reste quoi, après toutes « ces gentillesses » à mon égard ? Hein ? Ben rien, strictement rien ! Ma projection dans l’avenir s’arrête à la journée du lendemain, ou à la rigueur au RV suivant si j’en ai un. A quoi ça sert de continuer dans ces conditions  ? Oui la vie me pèse depuis toujours.

Les bisounours, et les bons conseilleurs qui ne connaissent strictement rien de la vie de ceux qu’ils conseillent, et qui sont incapables de leur tendre la main quand ils en ont besoin me font chier et là je sature !

Je n’arrive plus à encaisser, je n’arrive plus à être à l’écoute de ceux qui ne savent que s’écouter parler, trop c’est trop. Foutez moi la paix, vous qui jugez, ou qui pleurnichez sur votre propre sort sans être capable de vous rendre compte que vos voisins ont une vie bien pire que la votre sans personne pour les soutenir ni les aimer. Fermez là , habillez-vous d’un peu  d’humilité et regardez donc autour de vous !

Oui je sature et je pète les plombs  !! Trop c’est trop !

Et oui j’ai le cœur gros près à exploser de tout ce temps gâché passé et présent ! Je voudrais enfin dormir longtemps et puis me réveiller un jour dans un autre temps…

Humeurs rangées dérangées et dérangeantes d'un électron libre